Debout depuis 6h30, je dois mon énergie à ce café pris à 7h45 dans une boulangerie en ville.
Il est 20h10 et je suis encore dehors, et pas près de rentrer.
Je n'ai répondu à aucun appel de mes amis, je n'ai surtout pas envie de penser au week-end avant cette vente.
Le client se rapproche de moi et :
Lui : j'en ai pour combien?
Moi : 750.000.000 millions de fcfa
Lui : il n'y a pas moyen de discuter?
Moi : si bien évidemment !
Je demande à l'agent présent de me passer les documents et ensemble on discute du prix.
Je ne suis pas du genre à descendre moins que la valeur du bien, toutefois ce client fait preuve de beaucoup de sagesse dans son approche.
On convient ensemble d'une somme plus ou moins correcte avant de signer les documents.
Après cette signature je lui tends ma main avec un sourire aux lèvres.
Et un de plus !
Je suis un compétitif et je n'ai pas peur de relever certains défis.
Je n'ai pas cette renommé pour mon sourire mais grâce à la sueur de mon front !
Je suis dans ce domaine depuis quelques années et je suis bien loin des échecs du début.
*Dans ma tête*
Je vais sur WhatsApp toutes les 5 minutes pour voir si je n'ai pas manqué son appel.
Il est 22h30 et toujours !
Alors que je m'apprête à l'appeler, mon téléphone sonne.
Je regarde et je vois son nom !
Je laisse sonner deux fois avant de répondre. Je ne sais pas pourquoi je le fais chaque fois qu'il appelle.
Peut-être parce que je veux lui laisser penser que je fais autre chose et que je n'attends pas désespérément ses coups de fil.
Ce qui est faux ! Et pas qu'un peu !
Tous les jours j'attends que mon téléphone sonne. Voir son numéro s'afficher sur mon téléphone me fait un bien fou.
Moi : allô?
Lui : bonsoir madame.
Moi : bonsoir, pourquoi tu appelles aussi tard?
Lui : j'ai terminé assez tard !
Moi : huuum
Lui : pourquoi tu hum?
Moi : j'ai cru que tu étais quelque part.
Lui : non, je travaillais.
Moi : j'espère !
C'est exactement le même scénario chaque fois qu'il appelle.
Je lui prends la tête pour des conneries alors que je sais bien qu'il travaille !
Armand-Pascal est directeur immobilier, oui il gagne bien sa vie, je sais !
Lui : qu'est-ce que tu as sur la tête?
Moi (touchant ma tête) : un bonnet !
J'ai enlevé ma perruque mais j'ai encore le bonnet sur la tête !
Mince !
C'est la première fois qu'il me voit dans ma perruque !
Je l'ai toujours sur la tête, qu'il pleuve ou neige.
Lui : tes cheveux sont où?
C'est vraiment une question d'homme ça !
Moi : sous ce bonnet.
Lui : ah d'accord.
Moi : qu'est-ce que tu fais avec une poêle à l'heure là?
Lui : je n'ai rien pris en rentrant et j'ai faim.
Moi : si j'étais là tu n'allais pas faire ça.
Lui : il est temps que tu viennes.
Moi : peut-être, oui !
Je ne supporte pas le fait qu'il se fasse à manger tout seul. J'ai l'impression d'être impuissante et inutile.
Lui : mais ce n'est pas si grave. Je vais me faire revenir un steak.
Moi (rigolant) : je ne doute pas une seule seconde.
Il ne sait pas faire grand chose alors je ne suis pas surprise qu'il fasse un steak.
Il laisse son téléphone sur la table de la cuisine et s'occupe de son repas.
Rien que le voir me fait fondre, mais littéralement !
Lui (se tournant vers moi) : pourquoi tu as ce sourire?
Moi : tu es sexy !
Lui (me faisant un grand sourire) : tu as des problèmes !
Moi : je suis sérieuse.
Je m'appelle Dayane Mve et c'est ça mon quotidien ! Appeler mon homme qui vit dans un autre continent, discuter avec lui jusqu'à m'en dormir et refaire la même chose chaque jour !
J'ai 26 ans et du haut de mes 1m72 (pas si haut, je sais) je porte bien mon corps. Je n'ai clairement pas une forte poitrine, encore moins un fessier baveux mais j'ai des hanches très aguicheuses, ça il faut le dire !
Mon joli visage rond fait tout autant mon charme que ma belle peau noir dont je suis obsédé !
Je suis en France depuis quelques mois pour une formation. Précisément à Paris, ce séjour m'a beaucoup apporté en terme de connaissances.
Je suis en couple avec Armand ça va faire 8 mois et je suis contente d'être avec lui. Pascal est particulier, différent des hommes que j'ai déjà fréquenté.
Loin d'être l'homme parfait, il me traite avec suffisamment de respect.
Armand Pascal a 33 ans et vient d'une bonne famille, une chose qui a forcément pesé sur la balance mais pas influencé mon choix.
Je ne regarde plus la poche des gens, enfin plus que ça.
Cette habitude m'a souvent été reprochée mais partant de rien, je me dois de penser à mon avenir.
Je ne viens pas d'une famille pauvre, mais ma modeste famille touche se bat véritablement pour joindre les deux bouts.
De nationalité Gabonaise 100% j'ai grandis et vécu dans cette ville toute ma vie.
Armand Pascal (se tournant vers la caméra) : j'ai fait une belle vente ce soir.
Moi (m'intéressant à ce qu'il dit) : de combien cette fois?
Lui (tournant son steak) : 750 millions.
Moi (surprise) : vous ne vendez pas vos logements au pauvre en tout cas !
Lui (rigolant) : ce n'est pas notre cible, en effet !
Moi : mais les gens ont vraiment de l'argent dans ce pays.
Lui : la crise économique ne touche que certains.
Il vend des maisons à 1milliard, parfois 2.
Moi (le regardant) : monsieur Tey, je suis fière de toi.
Je ne savais même pas que certaines maisons avaient cette valeur au Gabon. Encore moins que les Gabonais étaient prêts à mettre autant sur la table pour avoir ces biens.
Moi : tu ne sors pas ce soir?
Lui : je voulais bien mais je suis fatigué.
Moi : c'est bien, reste avec moi.
Lui : ça ne me dérange pas.
Je le regarde terminer sa cuisine avec un sourire aux lèvres chaque fois qu'il se tourne vers moi.
De mon côté je suis allongée sur mon lit en pyjama.
Lui (sortant de la cuisine) : tu ne m'as toujours pas donné de date pour ton retour.
Moi : je vais te faire signe pour le jour exact.
Lui : d'accord.
Moi : je te manque?
Lui : pas tant que ça.
Moi : Pascal !
Lui : tu connais déjà la réponse.
Moi : je veux l'entendre.
Lui : tu me manques.
Moi : je suis un chien?
Lui : tu me manques mon bébé.
Moi : tu me manques aussi mon amour.
Lui : tu n'as même pas honte.
Je rigole et je continue de le regarder manger.
J'ai hâte de le revoir !
Je n'ai fait que deux mois avec lui avant de quitter Libreville.
J'étais triste mais mon départ valait la peine.
J'avais besoin de cette formation, pour moi et même pour lui.
C'est d'ailleurs à ce moment que je me suis dit qu'il avait une influence positive sur moi.
Il ne m'a rien dit et pourtant j'ai pris certaines décisions dans le but qu'il soit fier de moi à la clé.
Lui : j'espère que tu vas revenir avant le mariage.
Moi : quel mariage?
Lui : je t'avais parlé du mariage dans ma famille.
Moi : ah ouais, j'espère aussi.
Je reste au téléphone avec lui jusqu'à ce qu'il s'apprête à dormir.
Lui : bonne nuit bébé.
Moi : bonne nuit mon amour.
-Deux semaines plus tard-
*Dans la tête d'Armand Pascal*
Il est 18h30 et je suis au boulot en pleine relecture de contrat.
Je dois quitter les locaux dans moins de 10 minutes en direction de l'aéroport mais je sais que ça ne va pas être possible.
Je prends 20 minutes de plus et je demande à un agent de gérer la suite du dossier en lui expliquant ce qui lui reste à faire.
Je quitte finalement mon lieu de travail à 19h07 et je fonce la récupérer.
*Dans la tête de Dayane*
Quel vol !
Entre les turbulences et mon mal de l'air, j'en ressors k.o
Il fait chaud à Libreville c'est pas croyable !
J'enlève le pull de mon ensemble que j'attache autour de la taille en attendant les bagages.
Dieu merci je vois vite mes deux valises que je me presse de tirer avant d'arranger ma perruque et de mettre un chewing-gum dans ma bouche.
Un petit coup de parfum sur moi et je passe la police.
En sortant je balais rapidement le monde qu'il y a à la recherche d'Armand Pascal.
Je décide de m'arrêter dans un coin pour l'appeler quand quelqu'un se tourne vers moi.
Un monsieur d'1m94, beau teint noir, souriant.
C'est Armand qui salue une femme.
Je le regarde par la suite venir vers moi et je n'ai qu'une seule envie, sauter dans ses bras.
Une fois en face de moi, il me tire dans ses bras et :
Lui : bonsoir bébé.
Son odeur, oulala j'ai attendue ce moment !
Je lève par la suite ma tête pour lui faire un bisou rapide.
Lui : tu as fait un bon vol?
Moi : pas du tout, mais alors là, du tout.
Il demande aux gars qui traînent souvent à l'aéroport de prendre mes bagages.
Je le suis pour payer le parking et j'ai ce petit sourire là qui ne me lâche pas. C'est vraiment l'effet qu'il a sur moi cet homme.
Armand Pascal (me montrant du doigt) : ma voiture est par là.
Je le suis sans rien dire; je ne pense qu'à une chose, prendre une douche froide !
Il faut trop chaud c'est pas croyable !
Une fois dans la voiture, il remet un billet au petit qui nous a aidé et on s'en va.
Moi : il fait chaud !
Lui : quand je te disais ça.
Moi : je ne pensais pas à ce point.
Lui : ah c'est l'Afrique !
Le trajet se passe bien, je lui pose toutes les questions du monde et il y répond avec beaucoup d'humour.
Une fois chez lui, son gardien se charge de mes bagages tandis que tous les deux on se dirige au salon.
Moi : pourquoi j'ai l'impression qu'il y a une touche féminine dans ta décoration?
Lui : je te vois venir.
Moi : non mais je suis sérieuse.
Lui : tu n'as pas laissé ça?
Moi : non il n'y avait pas ce meuble.
Lui : je l'ai depuis 6 mois maintenant.
Moi : j'étais déjà en France.
Je lui tire la langue avant de m'éclipser dans sa chambre.
Alors que je vais dans la salle de bain, je l'entends rentrer avec mes deux valises.
Je prendre une bonne douche tiède plutôt que froide avant de le rejoindre dans la chambre.
Armand Pascal (au téléphone) : la valeur est la même.
Il parle encore de boulot !
J'ouvre une valise et je tire un pyjama (ensemble en soie rose, culotte et top en dentelle).
Alors que je m'apprête à enfiler cette tenue Armand me psss
Moi : je ne suis pas un chien !
Lui (coupant le son sur son téléphone) : tu ne mets pas de string?
Moi (touchant ma fesse droite) : pour que tu le déchires?
Il rigole et :
Lui : je veux être en copie du mail. Je te rappelle demain matin !
Ça y est il monsieur raccroche.
Il me regarde et :
Lui : donc quand tu mets ça tu n'as rien en bas?
Moi (mettant le top) : ça t'intéresse tant?
Lui : plus ou moins.
Je vais vers lui en remuant mes hanches, sourire aux lèvres.
Je sais qu'il veut quelque chose ce soir, je le connais !
Moi (ma bouche près de la sienne) : tu es content de me voir j'espère.
Lui : et comment !
Il me soulève et je profite pour croiser mes jambes autour de sa taille.
Moi : tu sens les 6 kilos en plus?
Lui (ses mains sur mes fesses) : où il faut !
Il m'arrache un sourire avant de m'embrasser.
Ses lèvres contre les miennes, et ses dents qui mordillent mes lèvres me font perdre le nord.
3 minutes plus tard, je décolle mes lèvres des siennes et je le regarde.
Moi : je te laisse te rafraîchir.
Il me fait descendre et va prendre sa douche.
La soirée est jeune, pas besoin de se presser !
Pendant qu'il prend sa douche je vais voir ce que je peux cuisiner rapidement.
J'opte pour des travers de porcs avec des haricots verts à la vapeur, simple et efficace.
Lorsqu'il vient me rejoindre 30 minutes plus tard il est encore au téléphone.
Lui : madame est là.
Je le regarde pour deviner à qui il s'adresse.
Lui (après la réponse de la personne) : pas ce soir !
Il prend une petit bouteille d'eau et ressort de la cuisine.
Je continue ma cuisine seule, sans compagnie.
Lorsque je termine je sors les assiettes et couverts pour faire la table.
En passant je le vois petit pied sur grand devant la télé.
Quelle belle vie il a !
8 minutes plus tard la table est prête alors je vais l'appeler.
Il tire mon bras et me fait tomber sur le canapé.
Moi : amour j'ai faim.
Lui : je sais.
Moi : tu sais et tu me retiens ici?
Lui : oui.
Il me coince entre ses jambes et fait exprès de mettre son bras droit sur mon visage.
Moi : Pascal je vais te mordre !
Lui : oh pardon ! Je sais que vous tuez maintenant les hommes.
Il enlève ses jambes et me laisse me lever.
Lui : on y va.
Ses mains autour de ma taille, il me suit jusqu'à la salle à manger.
Une fois devant la table il prend place et attend que je le serve.
Lui (me regardant) : demain on va bruncher au Radisson.
Moi : d'accord.
Lui : et ta maman?
Moi : je n'ai même pas envie d'en parler.
Ma relation avec ma mère est complexe. On ne se parle depuis quelques mois et à vrai dire je préfère ne pas y penser.
Je ne supporte pas qu'on me rabâche constamment les mêmes choses alors que je tente bien que mal à devenir une meilleure version de moi.
Depuis que je suis avec Armand je suis bien parce que lui ne le juge pas.
Tzs Tzs
Armand : c'est ton téléphone.
Je regarde mon téléphone et j'hésite avant de répondre.
Lui : pourquoi tu ne réponds pas!
Moi : je mange.
Lui : tu peux répondre.
Je prends mon téléphone et je réponds :
Moi : allô?
La personne : bonsoir, c'est Dayane?
Moi : oui c'est qui s'il vous plaît?
La personne : je vous appelle de la part d'une agence qui a déjà sollicité vos services l'an dernier. J'ai une cliente qui souhaite vous rencontrer pour discuter business.
Moi : je peux avoir un mail récapitulatif avec toutes les informations nécessaires? À l'issue de ce mail je vais voir recontacter. Je précise que ce mail doit inclure le cachet, merci bien.
Lui : ok d'accord.
Moi : bonne soirée.
Lui : pareillement !
Je raccroche et je respire un bon coup !
Bienvenue à Libreville !
J'ai peut-être oublié d'émettre que je suis le compte Instagram Gabonais avec le plus d'abonnés !
Pourquoi?
C'est mon passé dont je veux me détacher.
Autrefois le luxe était mon mot d'ordre. Je ne vivais que pour ça, ne parlais que de ça.
Armand Pascal : ça va?
Moi (faux sourire) : oui.
Beaucoup me connaissent comme étant une influence, ce terme qui veut tout et rien dire à la fois.
Il m'est arrivé de poster des photos de moi avec des larmes aux yeux mais avec une caption/légende du tonnerre !
J'ai gagné beaucoup de sous et de visibilité en faisant la femme fatale sur internet.
Aujourd'hui, ça fait des semaines que je ne poste rien car je veux me débarrasser de certaines étiquettes.
Je suis en couple et heureuse.
Je me sens bien avec Armand Pascal et je ne veux pas que ma vie gâche ma relation.
C'est la première relation depuis des années où je veux réellement aller quelque part.
15 minutes plus tard je reçois un mail business et j'hésite avant de l'ouvrir.
Je décide de ne pas le faire ce soir et de m'occuper de mon amour.
Je débarrasse la table avec l'aide de monsieur et je fais la vaisselle le plus rapidement possible.
Une fois la cuisine propre, je vais le rejoindre au salon.
Moi (déposant sa main derrière mon cou) : on est bien là !
Lui : tu veux pas un verre de vin?
Je me redresse pour boire dans son verre et :
Moi : non, je vais boire dans le tiens.
Lui : ok.
Même pas 1h que monsieur somnole.
Mon pauvre, il travaille tellement.
Je dépose ma tête sur son torse et je le sens gémir.
Moi : il est de dormir mon amour.
Lui : je n'ai pas sommeil.
Il se redresse et m'allonge sur le dos. Il profite pour se mettre sur moi et inonder mon visage de bisous.
Moi : on a tout le temps pour le faire.
Lui (me faisant un suçon au cou) : je n'ai plus sommeil.
Je n'ai même pas le temps de placer une autre phrase qu'il glisse sa main droite sur mon téton gauche.
Je le regarde faire et je profite de la belle vue, son visage.
Il me débarrasse par la suite de mon top pour facilement mettre mon sein droit dans sa bouche tandis que sa main descend vers mon maillot.
J'ai le sourire, je sais bien ce qu'il s'apprête à faire, oui !
Une fois sa main dans ma culotte il lève sa tête et :
Lui (souriant) : on dirait que quelqu'une aime ce qui se passe.
Je mouille, bien évidement !
Il remet mon sein dans sa bouche et j'ai un frisson dans le dos à cause de la fraîcheur de sa langue.
Moi (passant ma main gauche sur ma jambe gauche) : Armand Pascal !
Il joue de sa main droite et je sens des papillons dans mon ventre.
En l'espace de quelques secondes je le sens se débarrasser de ma culotte. Je lève mon bassin pour faciliter la tâche et aussitôt la culotte au sol qu'il a sa tête entre mes jambes.
Je suis dans une position inconfortable et je sais qu'il fait exprès pour que je ressente davantage qu'il fait.
Le bassin en haut, je tremble des jambes tandis que monsieur me dévoile ses talents.
Mes yeux se vont dans tous les yeux jusqu'à se fermer.
Quand je sens que je suis prête à perdre les sens je m'agrippe au canapé et je tire mon corps.
Lui (murmurant) : pas si vite.
Je sens comment ça vient, je le sens, j'ai besoin qu'il me chevauche.
Je...
Moi : A-r-m-a-n-d
Il lève mes jambes, les croise et s'introduit rapidement en moi.
Moi : ahhh !
Il ne lui a fallu que quelques allers et retours pour me faire jouir dans une langue inconnue.
Lui (me regardant) : bonne arrivée.
Il se lève et m'aide à me redresser.
Je suis sale, mais heureuse.
Il s'en va en direction de la chambre en chantonnant tandis que je fais tout pour salir le moins de choses possible.
Une chose dans la chambre je vais me nettoyer dans la salle de bain avant de m'en dormir dans ses bras.
Bip bip bip
Moi (gémissant les yeux fermés) : huuuuum
Je le sens arrêter son réveil et venir me serrer dans ses bras.
Moi (contente) : hum.
Je me cambre bien pour être dans une vraie position cuillère.
Ce genre de réveil me fait du bien !
15 minutes plus tard il se détache de moi et quitte le lit.
Lui : brunch dans une heure !
Je fais mine de ne rien entre pour glander au lit.
Il revient après sa douche me sortir du lit en tirant la couette.
Il sait qu'il suffit de faire ça pour que je quitte le lit.
Je ne supporte pas rester sans couette.
Lui : 35 minutes.
Moi : quelqu'un nous attend?
Lui : je veux t'apprendre à être à l'heure.
Moi : la réponse est non?
Lui : 32 minutes.
Moi : la réponse est non.
Lui : 30 minutes madame.
Je me lève et je vais prendre une douche avant qu'il ne me fasse une remarque sur le temps que je perds à me préparer.
Après la douche, je sers juste bien la serviette autour de ma poitrine avant d'enchaîner avec une maquillage rapide.
Je fais mes sourcils, je mets du fond de teint, eye-liner, crayon, mascara et je m'arrête là.
Je le sens passer et repasser, pas possible de faire plus !
Je vais prendre une tenue dans une valise avant de l'enfiler.
Je porte une robe blanche ample attachée au dos (longue), des mules jaune et un sac en paille brun.
Armand porte une chemise blanche Ralph Lauren, bermuda en popeline (mykonos) et des mocassins (daim x mors).
Tout frais, tout beau avec sa clé en main, son portefeuille et ses lunettes de soleil.
Moi : je suis prête.
Il me regarde me fait un sourire.
Je suppose que je suis au top !
Je le suis dehors et ensemble on quitte les lieux en direction du bord de mer.
20 minutes plus tard, alors qu'on entre dans la salle pour le brunch, je me rends compte que plusieurs personnes me reconnaissent.
En passant près des tables j'entends même les gens parler de moi.
Une fois sur une table de deux je dépose mon sac qui ne contient pas grand chose et je vais me servir en même temps que mon chéri.
Je prends des saucisses lorsqu'un monsieur s'arrête devant moi.
Lui : Dayane?
Moi : oui? On se connaît?
Lui : vous ne me connaissez pas mais c'est avec moi que vous avez parlé hier au téléphone.
Moi : ah d'accord !
Lui : d'ailleurs j'attends un retour.
Moi : je m'en charge dans la journée.
Je lui fais un faux sourire et je vais rejoindre Armand sur la table.
Le regard des gens est gênant !
Lui : tu parlais avec qui?
Moi : c'est le monsieur qui m'a contacté hier pour le boulot.
Lui : quel boulot?
Armand ne comprend pas cette histoire d'influencer et je ne suis pas prête à bien le lui expliquer.
Moi : je vais d'abord prendre connaissance de son mail.
Lui : tu n'as aucune idée?
Moi : du tout !
Lui : ok.
Lorsqu'il se lève à nouveau pour se servir je sors mon téléphonie pour lire le mail.
C'est pour un placement de produit ! Le cachet n'est pas mal alors je réponds à ce mail.
Il m'arrive de faire des placements de produits sur mon compte Instagram car bien que d'autres nationalités africaines me suivent, les Gabonais sont présents.
Armand Pascal : dès qu'on rentre je me change et je vais m'occuper en express d'un client.
Moi : tu travailles tous les jours !
Lui : ce client est important bébé.
Je le regarde sans rien rajouter.
*Dans la tête d'Armand Pascal*
Je sens des regards sur nous depuis que nous sommes là.
Je ne sais pas si c'est Dayane ou moi que les gens regardent autant.
Dayane : leur brunch n'est pas mal depuis le temps.
Moi : il y a plus de choix ici surtout.
Elle pique une tranche de bacon dans mon assiette en me faisant un sourire.
Elle : c'est gentil ça.
Je me lève à nouveau et cette fois en passant devant une table de quatre, j'entends une femme dire ceci :
Elle : il doit être riche, est-ce que Dayane peut sortir avec un pauvre.
Sarcastique je vais me servir et je reviens à ma place.
Moi : tu connais les femmes à notre gauche?
Elle (regardant discrètement) : non pourquoi?
Moi : j'ai entendu ton prénom.
Elle : hum
-Quelques jours plus tard-
Il est 18h22 et je viens de publier une photo sur Instagram après plusieurs mois (mon placement de produit).
Chaque fois que je publie une photo je m'empresse de lire les centaines de commentaires et critiques.
Maintenant encore plus car je n'ai pas envie qu'un mauvais commentaire joue sur mon humeur.
Lorsque je n'aime pas ce que je lis je supprime le commentaire !
Ce soir Armand Pascal doit dîner avec des amis à lui et ça tombe bien, je vais enfin les rencontrer.
Tzs Tzs
Moi : allô?
Armand Pascal : je suis en route dans moins d'une heure.
Moi : ok.
Lui : tu peux déjà te préparer.
Moi (rigolant) : je vais être à l'heure amour.
Lui : hum, à toute.
Il raccroche et je laisse tomber mon téléphone sur le lit.
Je vais près de ma valise et je cherche une tenue. J'aime autant cette partie que je la déteste.
Je passe toujours plusieurs minutes à chercher quoi mettre pour au final choisir une tenue simple.
Tzs Tzs
Je me lève et je vais voir qui m'appelle. Je vois qu'il s'agit d'un numéro privé alors je réfléchis.
Moi (répondant) : allô?
La personne : bonsoir.
J'ai des frissons dans le dos.
Moi : bonsoir Pierre.
Lui : je cherche à te joindre depuis des mois.
Moi : je n'étais pas au Gabon.
Lui : je sais, tu étais sur Paris. Mais tu pouvais au moins me contacter.
Moi : ...
Lui : depuis que tu es de retour, pas un seul coup de fil, ni même un message.
Moi : je...
Lui : enfin bref, où es tu?
J'éloigne le téléphone de mon oreille et je respire un bon coup.
Moi : pour?
Lui : le chauffeur doit te remettre une enveloppe.
Moi : ça ne va pas être possible.
Lui : pourquoi?
Moi : je ne t'ai pas demandé de l'argent Pierre.
Lui : mais est-ce cela signifie que tu n'en as pas besoin?
Moi : oui.
Lui : que se passe-t-il ?
Moi : c'est à moi que tu le demandes? Tu es bien drôle.
Lui : tu fais plus de 6 mois hors du pays, sans m'appeler, me laissant payer ton appartement, ton staff et tu me trouves drôle?
Moi : cet appartement, je n'y suis plus depuis longtemps.
Lui : et? Est-ce que je le savais? Jusqu'à ce jour une enveloppe est remise au proprio.
Moi : ...
Lui : je veux juste savoir où tu es pour l'enveloppe.
Moi : je t'ai dit que je ne voulais pas de cet argent.
Je l'entends donner des ordres à une personne et :
Lui : il va remettre l'enveloppe à ton gardien.
Avant même que je ne puisse dire quoique ce soit il raccroche.
Je balance mon téléphone sur le lit avec une telle rage !
J'ai l'impression que tout le monde me pompe l'air dans ce pays.
Je reste assise sur le lit une bonne dizaine de minutes avant de me diriger à la salle de bain.
Je prends une douche rapide et je vais me maquiller.
Une fois de plus j'opte pour quelque chose de simple car je n'ai pas de temps.
Alors que je mets du gloss sur mes lèvres j'entends quelqu'un entrer dans la chambre.
Lui : bébé?
Moi : oui?
Lui : tu es prête?
Moi : pas encore.
Lui : je prends une douche et on y va.
Moi : ok.
Je le laisse se doucher tandis que moi je vais m'habiller.
J'opte pour une robe portefeuille bleu canard, des opyum sandales Yves Saint Laurent (11cm) de couleur noir et un sac bandoulière YSL noir.
Tout ce qu'il y a de plus simple !
Une fois prête, je me mets sur le lit et je regarde Armand s'habiller.
Il porte une chemise blanche bexley, un pantalon chinos bexley (noir) et une chaussure de ville bexley noir.
Moi : je suis prête depuis 8 minutes !
Lui : on y va.
Il prend son portefeuille et attend que je sorte de la chambre pour fermer la porte derrière nous.
Moi : j'arrive je vais vérifier la porte de derrière.
Lui : ok.
Je vais vérifier la porte et je le rejoins dans la voiture.
Le trajet se passe bien, il me parle de sa journée et moi de la mienne.
Lui : du coup il te suffit de prendre des photos avec?
Moi : aussi simple que ça !
Lui : bah dis donc !
Moi : c'est génial n'est-ce pas?
Lui (regardant le rétroviseur) : je t'envie là bébé.
Moi : je m'envie moi-même parfois.
Parfois, il m'arrive de bosser pour des gens et gagner des grosses sommes + goodies (gâteries, cadeaux).
Ce côté là fait envier tout le monde et je le sais.
20 minutes plus tard il se gare devant un restaurant gastronomique Gabonais.
Je connais bien ce restaurant, je viens très souvent manger ici d'ailleurs.
À Libreville comme dans chaque ville, il y a des restaurants réservés à une certaine classe sociale.
Dans ce type de restaurant il est difficile de croiser n'importe qui.
Il y a très souvent des membres du gouvernement ou tous les autres riches du pays.
Ce restaurant est un lieu de distinction sociale.
Carte sans prix, il ne faut pas s'aventurer sans une carte bancaire ou chéquier.
Je descends du véhicule et me rapproche de mon chéri tout naturellement.
Il passe sa main autour de ma taille et me glisse quelque chose à l'oreille.
Lui : magnifique, comme toujours.
Je lui rends son sourire et j'avance.
Une fois devant la porte, un serveur vient nous ouvrir et nous fait un sourire.
Le serveur : bonsoir monsieur et madame.
Armand Pascal : on rejoint deux personnes.
Lui : deux hommes?
Armand : oui.
Il nous mène à eux avec le même sourire aux lèvres.
Une fois près de la table je vois un ami à mon chéri se lever pour nous saluer.
Ils se disent bonsoir (avec la tête) et Armand me présente.
L'un : Ted, enchanté.
L'autre : Joris, enchanté.
Je reste souriante jusqu'à prendre place.
Ted : je vais te laisser à côté de ta chérie.
Il se lève et se met face à moi, laissant la place à Armand Pascal.
Il ressemble même à ses amis !
Joris, vantard mais très souriant !
Ted, le genre qui se joue de tout !
En tout cas c'est le constat que je peux faire pour l'instant.
Ted (me regardant) : tu me dis quelque chose.
Moi : moi pas du tout.
Mon chéri : toi tu connais tout le monde Ted !
Ted : non mais son visage me dit quelque chose.
J'ouvre la carte et je la referme aussitôt, je sais déjà de ce que je veux manger.
Armand : je veux quelque avec des épinards.
Je lui conseille un plat et :
Joris : je vais prendre ça.
Moi (à mon chéri) : tu devrais tester.
Lui : ok, je vais tester.
Le serveur vient prendre nos commandes et revient en moins de 10 minutes avec nos boissons à Armand et moi (les deux autres en avaient déjà).
Tzs Tzs
Je regarde et je vois le numéro de mon gardien.
Moi : excusez-moi.
Je me lève et je vais aux toilettes.
Moi : allô?
Lui : bonsoir madame, bonne arrivée.
Moi : merci qu'est-ce qu'il y a?
Lui : j'ai une enveloppe pour vous.
Moi : il y a combien à l'intérieur?
Lui : je ne sais pas madame.
Moi : je veux savoir.
Lui : ok madame.
Je raccroche et je vais les retrouver.
Armand Pascal (chuchotant) : tout va bien?
Moi : oui mon amour.
*Dans la tête d'Armand Pascal*
Ted est convaincu qu'il « connaît » Dayane et il me fait rire à chercher d'où.
Joris : du coup tu fais quoi dans la vie Dayane?
Elle : je travaille pour les nouveaux métiers du web.
Lui : c'est-à-dire?
Elle : je suis influenceuse lifestyle.
Lui : cela consiste à quoi?
Je l'écoute expliquer et j'en apprends davantage sur son métier.
Avant d'être avec Dayane je ne connais pas ce métier. Du moins je n'y accordais pas autant d'intérêt.
En Europe, Amérique oui je peux comprendre mais en Afrique je ne vois pas comment influencer niveau lifestyle.
Lorsqu'on s'est rencontré elle m'a dit qu'elle faisait une pause car elle voulait aller suivre une formation en France.
Joris : je vois ! Je ne savais pas que ce métier était aussi intéressant pour le coup.
Elle : ça l'est.
*Dans la tête de Dayane*
J'ai souvent du mal à expliquer ce que je fais à la gente masculine.
Je sais qu'ils ont beau faire croire qu'ils comprennent qu'ils ne considèrent pas ce que je fais.
Toutefois la suite du repas se passe bien jusqu'à ce que je reçoive à nouveau un appel.
Je m'excuse mais reste à ma place.
Moi : oui?
Le gardien : madame je n'avais plus de crédit c'est pour cela que j'ai mis du temps.
Moi : je t'écoute?
Lui : 10 millions en liasse de 1 million.
Je marque une pause pour faire un petit sourire à Armand puis :
Moi : ok.
Je raccroche et j'arrête mon téléphone.
Je vois Ted jeter un coup d'œil sur mon téléphone puis regarder Armand Pascal.
Je regarde par la suite le serveur débarrasser mon assiette tandis qu'un autre dépose mon dessert.
Moi : merci.
Je sens qu'ils me regardent tous les deux.
Ce n'est pas méchant mais cela reste gênant.
Au moment de partir, Armand fait un chèque et se lève.
Je le suis dehors et avant de monter dans la voiture on dit tous les deux au revoir à ses amis.
Joris : un plaisir de te rencontrer.
Moi : plaisir partagé.
Ted (montant dans son véhicule) : à la prochaine Dayane.
Moi : à la prochaine !
Je vais monter dans la voiture et on quitte les lieux.
Mon amour : alors?
Moi : ils sont sympas.
Lui : en effet !
Pendant le trajet je réfléchis puis j'hésite à lui demander de me déposer à la maison car en y pensant je n'ai pas de voiture chez lui.
Ce qui signifie que pour sortir demain je vais devoir commander un taxi privé.
Mais je décide de ne rien dire et de le laisser nous conduire chez lui.
Une fois à la maison, il trace dans sa chambre et :
Lui : qui t'a appelé tout à l'heure?
Moi : qui, comment ça?
Lui (me regardant droit dans les yeux) : tu as reçu deux appels au restaurant. Tu t'es déplacé pour un et pour l'autre tu es restée assise.
Moi : mon gardien.
Lui : ok.
Je fais trois pas en sa direction et :
Moi : jaloux?
Je lui fais un joli petit sourire avant de caresser son visage.
Moi : je ne te savais pas jaloux.
Lui (baissant ses yeux vers moi) : je ne le suis pas.
Il me soulève et :
Moi (agrippant mes bras à son cou) : ahhh
Lui : j'aime ce bruit !
Il me fait un clin d'œil et m'embrasse langoureusement puis fougueusement.
Une nuit torride m'attend, comme je les aime !
*Dans la tête d'Armand Pascal*
Tic Tic Tic