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Au coeur du scandale ( tome 2)

Au coeur du scandale ( tome 2)

Auteur:: Rilou
Genre: Autres
Il nous arrive parfois d'être confronter à des situations où nous devons choisir entre notre cœur et notre raison... si l'un est dicté par ce qu'il éprouve, l'autre par contre se veut d'être juste à condition que nos intérêts personnels ne demeurent pas un frein. comment faire face à des situations rocambolesque ? comment lutter contre nos démons ? nos envies ? nos désirs ? et nos peurs? quel choix opéré lorsque malgré nous, on se retrouve au cœur d'un scandale ? entre mensonge, égoïsme et secret, je vous convie à me suivre dans ce roman qui reflète de manière abrupte, cette face cachée de la société....

Chapitre 1 Altercation

Tome 2

Chapitre 1

« Peu importe à quel point on est résistant, un traumatisme laisse toujours une cicatrice »

Noor

Il y a le genre de douleur que l'on ne peut ignorer. Une douleur si grande, qu'elle bloque tout le reste et fait disparaître le reste du monde, jusqu'à ce que la seule chose à laquelle on pense, c'est à quel point on souffre.

Je me rappelle comme hier, du jour où, malgré toutes les supplications qui sortaient de ma bouche, malgré toutes les larmes qui coulaient de mes yeux, malgré cette douleur lancinante qui m'habitait, je me suis fait éjecter comme une malpropre par la personne en qui j'avais le plus confiance.

Flashback

Je n'arrive toujours pas à y croire, non ! Ne me dites pas que c'est Dalila qui vient de me foutre à la porte.

Il ne m'a pas fallu plus d'une nanoseconde pour me rendre compte de l'ampleur de la situation dans laquelle je me retrouve.

Aucun mot ne peut décrire ce que je ressens à cet instant.

Cette souffrance me transperce tout le corps ! Son regard, cette haine que j'ai vue à travers son regard me file la chair de poule.

Je suis adossée contre la porte, impossible pour moi de bouger ! j'ai à la limite l'impression d'avoir perdu l'usage de tous mes membres.

Savez vous à quel point c'est douloureux lorsque la personne qu'on aime plus que tout au monde nous regarde d'une manière différente ?

Non, Il doit forcément s'agir d'une erreur !

Je me suis remise à cogner à la porte en gardant espoir qu'elle puisse m'ouvrir, mais plus les secondes passaient, plus je me rendais compte qu'effectivement, j'étais seule ! elles m'avaient abandonnée !

C'est très difficilement que j'ai réussi à séché les larmes qui coulaient sur mon visage.

Ce n'est qu'après cela que j'ai rassemblé le peu de force qui me restait pour m'éloigner de cette maison.

Je suis en train de marcher sans savoir où je vais ! Mes jambes me portent sans pour autant me porter ! Mon cœur, oui, il n'y a que cet organe de mon anatomie qui ressent toutes mes émotions.

Je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi ? Comment ? A vrai dire, le mépris et la réaction de Dalila me fait plus mal que ce que son mari m'a fait.

Qu'ai-je fais pour mériter tout ça ? Qu'ai-je fais mon Dieu ? Pourquoi laisser une telle chose m'arriver ? Pourquoi est ce que ma famille m'a abandonné ? Pourquoi ?

****

Cela fait des heures que je marche sans destination fixe. Le soleil est sur le point de se coucher et je ne sens pratiquement plus mes jambes.

J'ai dû m'asseoir sur un banc public à cause des crampes d'estomac que je ressentais. J'ai terriblement faim ! et je n'ai rien sur moi. Ni téléphone, ni argent, ni rien du tout !

Je n'ai pas pu m'empêcher d'éclaté à nouveau en sanglot. Mon mal est enraciné au fin fond de mes entrailles.

Comme je le hais ; je hais cet homme qui me fait vivre cela avec chaque fibre de mon corps. Je le hais à la hauteur de ma souffrance ! je le hais comme je n'ai jamais haï de toute ma vie !

Inconnu : Mademoiselle, vous allez bien ?

Quand ce dernier a posé ses mains sur moi, j'ai directement sursauté.

Inconnu : excusez-moi ; je suis sincèrement désolé ! Cela fait un moment que je vous vois pleurer et je voulais être sûr que vous allez bien !

J'ai posé un regard hagard sur lui ;

Inconnu : vous n'avez pas besoin d'aide persista t-il ?

Moi : allez-vous en criais je presque avec une voix que je ne me connaissais pas

Il a posé un regard plein de pitié sur moi avant de balbutié des excuses et s'en aller !

Je l'ai regardé disparaître au loin en me demandant ce qui allait advenir de moi et de mon bébé ! que dois je faire ? Vers qui vais-je me tourné ?

Fin du flash-back

C'est ce jour-là que j'avais compris ce que c'était d'être seule au monde ! C'est ce jour-là que j'ai ressenti pour la première fois, la peur !

Je ressens encore sur mon dos, les coups porter à mon encontre ! Ces mots qu'elles sortaient entre deux essoufflements : chienne, sorcière, pute, comment oses tu accuser mon mari d'une telle abomination ? Comment ? Après tout ce que j'ai fait pour toi ? Sors, sors de chez moi m'avait elle traîné avant de refermer la porte de la maison derrière elle.

Rien qu'à ces souvenirs, j'ai le cœur brisé en mille morceaux !

Je ne peux pas fermer les yeux sans pour autant revivre toutes ces scènes horribles !

Il y a des instants inoubliables, des instants qui s'enfoncent comme de minuscule aiguille dans notre chair et dans nos nerfs, qui pénètrent profondément et d'une façon tranchante dans notre mémoire, que le temps ne pourra jamais effacer.

Et comme si tout cela ne suffisait pas, j'ai perdu mon bébé après d'horribles heures de souffrances ! je l'ai perdu alors qu'il était le seul qui me permettait de ne pas sombrer totalement.

Je me demande comment je parviens encore à tenir debout alors que tout est brisé en moi. Je me demande comment j'arrive à tenir debout après tout ce que j'ai enduré et continue d'endurer !

C'est lorsque j'ai entendu mon téléphone émettre une vibration, que je suis revenue malgré moi à la terre ferme.

Moi : Allô ?

Je n'arrive toujours pas à croire que ma sœur me recherche.

Alioune : on peut parler ?

Moi : oui on peut ! répondis-je en essayant de me reprendre !

Alioune : comment vas-tu ?

Moi : j'aimerais savoir pourquoi !? le questionnais je sans détour.

Elle ne peut pas revenir tout bonnement comme ça, du jour au lendemain !

Je ne la déteste pas, loin de là ! d'ailleurs même si je le voulais, je ne peux pas !

Alioune : pourquoi ? s'enquit il visiblement troublé.

Moi : pourquoi est ce que Dalila me recherche ? Que me veut elle ?

Après m'avoir chassé au moment où j'avais le plus besoin d'elle, pourquoi veut elle revenir dans ma vie ? s'est-elle une seule seconde inquiété de ce qui allait m'arriver ?

Alioune : elle regrette tellement si tu savais !

Moi : et pourquoi regrette t elle ?

Alioune : donne lui l'occasion de te parler stp. Je crois qu'elle est la seule personne qui puisse répondre à tes interrogations.

J'ai tellement trimé si vous savez ! J'ai trimé comme jamais !

Pourquoi m'ont-elles livré à moi-même en sachant que j'étais enceinte ? En sachant que si j'étais enceinte c'était parce que son mari m'avait violé ? Pourquoi ont-elles été aussi radicales ? Aussi méchante ? Pourquoi ne se sont-elles pas soucier de moi ?

Moi : la seule personne que je regrette de faire souffrir dans toute cette histoire, c'est mon père !

Je pense à lui tous les jours. J'ai maintes fois eu envie de l'appeler pour lui dire que j'allais bien, mais je ne pouvais pas le faire.

Je regrette de lui avoir fait du mal ! mais que pouvais-je ?

Alioune : sache simplement que toute ta famille est à ta recherche ! écoute, rien de ce que je dirai ne pourra effacer la peine que tu as endurés ! Toutes les souffrances auxquelles tu as dû faire face, mais je te demanderai juste une petite chose : accepte de me rencontrer dans un cadre plus calme afin qu'on en discute à tête posé.

Moi : et pourquoi vous ferais je confiance ?

Alioune : je te laisserai choisir le lieu, le jour, la date et l'heure. Si tu ne veux pas que ta sœur soit au courant, je garderai le secret jusqu'à ce que tu sois prête, mais permets moi simplement de t'aider.

Moi : je vais devoir vous laisser répondis je avant de raccroché !

Rien ni personne ne pourra effacer de ma tête, de mon cœur et de mon âme tout ce par quoi je suis passé.

Mendy

Il ne fallait pas être devin pour se rendre compte que ces deux-là se connaissaient.

Il y a des signes qui ne trompent pas, comme le regard !

Et ce qui a encore plus confirmé mes soupçons, c'est lorsque Farah s'est rendu au toilette et que j'ai vu Wassim lui emboîté le pas quelques temps après.

J'étais partagé entre incompréhension et curiosité. était ce Farah, la fille dont il m'avait parler ? Celle avec qui il entretenait une relation extraconjugale ? Celle qu'il ne voulait pas perdre ?

Même si je ne voulais pas me rendre à l'évidence, les faits parlaient d'eux même !

De toutes les femmes qui existent sur cette terre, pourquoi as t il fallut que ce soit elle ?

A vous dire vrai, elle ne donne pas l'impression d'être le genre de femme qui peut se mettre dans une telle relation, raison pour laquelle je lui avais donné ses conseils.

J'essaie de comprendre comment c'est arrivé, mais je n'y arrive pas ! et Cela m'a quasiment coûté une partie de mon sommeil.

Je me suis rendu au boulot ce matin, la tête pleine de questions et la mine défaite.

J'ai envie d'appeler Wassim pour avoir des réponses à mes questions, mais je préfère que cela vienne de lui.

Si mes soupçons sont fondés et qu'il tient à elle, il m'appellera forcément pour savoir ce qui se passe entre nous.

Je n'ai également pas fait signe à Farah ! j'ai besoin d'en savoir plus avant de persister dans cette voie.

Je ne vous cache pas qu'elle me plaît beaucoup mais si elle est en relation avec lui, ma dignité d'homme ne me permet pas de la courtisé !

Je suis très sincère dans ma vie ! et s'il y a une chose que je ne fais jamais, c'est me lancer dans des situations ambiguë.

Mon travail me prend assez la tête pour me jeter dans une relation qui ne m'apportera que des soucis.

Collègue : je peux ?

Il est debout sur le palier de la porte de mon bureau.

Moi : oui vas y ! comment vas-tu ? Assied toi.

Collègue : je vais bien merci et toi ? Tu ne m'as pas l'air dans ton assiette.

Moi : j'ai passé une mauvaise nuit, mais ça me passera ! alors, du nouveau sur l'affaire LY ?

Je parle rarement pour ne pas dire jamais de ma vie privée au boulot !

Collègue : pas encore, mais nous sommes toujours dessus.

Moi : ok ! continuons à creusé dans ce cas.

Collègue : ça marche !

Nous étions en train de parler de l'actualité du pays, lorsque mon téléphone a émis un appel entrant ! je vous laisse deviner qui c'est.

Wassim : Allô ?

Moi : salut !

Wassim : salut ! comment vas-tu ?

Moi : bien merci et toi ?

Wassim : il faut qu'on se voit me dit il en ignorant ma question.

En voilà un qui ne passe pas par quatre chemins.

Moi : Où ?

Wassim : au Jet café à 19h ça te va ?

Moi : j'y serai !

Wassim : bien !

J'ai poussé un soupir après avoir raccroché ! plus vite j'aurai des réponses à mes questions, plus vite je saurai quelle attitude adopté.

****

Lorsque je suis arrivé au lieu du rendez-vous, je l'ai trouvé assis dans une des tables.

Moi : je ne t'ai pas trop fait attendre ?

Wassim : oh non, ça va ! Cela fait à peine quelques minutes que je suis arrivé.

Moi : super alors ! on commande ?

Je n'ai rien avalé de consistant depuis ce matin.

Wassim : ce sera juste un café pour moi.

Moi : ok !

Il y a un point que vous allez remarquer : je suis très directe.

Cela peut être perçu comme un défaut ou une qualité en fonction de la personne à qui j'ai affaire.

C'est après avoir donné nos commandes à la serveuse qu'il m'a demandé :

Wassim : tu te doutes de la raison qui m'a poussé à t'appeler ?

Moi : Farah ?

Wassim : oui c'est elle ! me répondit il d'un ton dur.

Moi : tu sors avec elle ?

Wassim : c'est à moi de te poser la question !

Il se fou de qui celui là ?

Moi : qui est l'homme marié entre toi et moi ?

Wassim : je ne suis pas ici pour que tu me rappelles ma situation matrimoniale riposta t il sur le même ton.

Il ne manque pas de bol!

Moi : et pourtant, c'est un point super important. D'ailleurs, Si je me rappelle bien, tu m'avais dit que tu entretenais une relation avec une autre fille et que tu tenais à elle c'est de Farah dont il s'agit ?

Wassim : je t'ai posé une question à laquelle j'aimerais que tu répondes ! tu sors avec elle ? comment vous connaissez vous ? Depuis quand ?

Heureusement que je sais faire preuve de tact, contrairement à lui. Car si je le suis sur cette voie, j'ai peur qu'une dispute violente n'éclate entre nous.

Moi : on peut continuer à jouer au jeu des questions réponses jusqu'à demain si tu veux ! mais comme je sais que nous avons d'autres occupations, et que ta femme doit sûrement être en train de t'attendre, coupons court stp répondis je agacé par son comportement.

Il m'a sondé du regard durant un court instant, sûrement pour essayer de savoir dans quel état d'esprit je suis.

Wassim : Mendy, je ne suis pas ton ennemi, loin de là !

Moi : qui a parlé d'ennemie ici ? J'aimerais simplement que tu fasses bien les choses, c'est tout !

Il a semblé réfléchir durant quelques secondes avant de me répondre

Wassim : oui il s'agit d'elle, raison pour laquelle j'aimerais savoir comment vous vous connaissez et si vous sortez ensemble.

Moi : et ta femme dans tout ça ? Le fait que je sois au courant que tu as une maîtresse ne te fais pas plus peur que ça ? Ce qui t'intéresse c'est de savoir si je mange dans le même plat que toi.

Wassim : écoute moi très bien me répondit il en me défiant du regard ! ce que je fais de ma vie ne te regarde absolument pas ! par contre, je déteste qu'on marche sur mes plates-bandes.

Moi : ma foi, tu me menaces ? m'offusquai-je.

Wassim : prends le comme tu veux !

Alors là ! je vais de surprise en surprise.

Moi : et si je te disais qu'elle me plaît et que j'ai envie de lui faire la cour ?

Quoi, je peux bien profiter et l'embêter non ? il faut qu'il sache qu'il ne me fait pas peur, loin de là !

Wassim : impossible ! impossible car Farah est à moi et rien qu'à moi me répondit il sur un ton ferme.

Je n'ai pas pu m'empêcher d'être amusé par son assurance et son audace. Il s'entend parler ?

Moi : et pourtant c'est Nawila ta femme ! comment peut elle être à toi ?

Wassim : Mendy, on se connait depuis belle lurette et je ne sais pas ce que tu as derrière la tête, mais oublie ! Oublie la et raye la complètement de ta vie car j'étais là avant toi.

Moi : tu t'entends parler ? M'interloquais je ! tu te rends compte au moins qu'on parle d'une jeune femme célibataire ?

Wassim : c'est elle qui t'as dit qu'elle était célibataire ?

Moi : elle l'est pour moi étant donné qu'elle n'est pas mariée !

Wassim : ne joue pas à ça avec moi me menaça t il à nouveau !

Moi : sinon quoi ? D'ailleurs, tu as signé monogamie ou bien Nawila sait qu'elle a affaire à un homme qui veut être polygame ?

Je n'ai pas eu besoin qu'il ouvre la bouche pour avoir la réponse à ma question ! j'ai touché juste!

Moi : attend Wassim, enchaînais je face à son silence. Tu as signé monogamie et tu oses retenir cette jeune fille en lui vendant des rêves ?

Il vient de perdre le peu d'estime que j'avais pour lui ! Je ne le savais pas aussi méchant que ça. Pourquoi est ce que les hommes font des choses pareilles ?

Je suis sûr que Farah n'est pas au courant ! Aucune femme ne peut être au courant de ce genre d'information et s'accrocher à la relation.

Wassim : dis moi un peu, si j'ai signé monogamie, polyandrie, polygamie, ça te regarde en quoi ? Où est ton problème dans tout ça ? c'est avec toi que je baise ?

Moi : pas la peine de faire étalage de ta vulgarité parce que je peux me montrer plus vulgaire que toi. J'aimerais juste savoir pourquoi tu lui fais perdre son temps ? Elle ne le mérite pas ! Je suis sûr qu'elle ne sait pas que tu as signé monogamie.

Wassim : c'est moi qu'elle aime. Même si tu remues ciel et terre, elle ne t'aimera jamais. Et je ne tolèrerai ni de toi ni d'une tierce personne de se mettre en travers de mon chemin car tu risquerais de ne pas me reconnaître me répondit-il en ignorant royalement ma question.

Moi : Wassim, je te prierai de changé de ton avec moi car je ne fais pas partie des hommes qu'on menace. Comporte-toi en homme responsable stp.

Wassim : si je t'ai appelé, c'est par respect pour notre amitié.

Moi : amitié ? Ripostais je amusé ! c'est comme ça que tu t'adresses à une personne que tu considères comme ton ami ? Ne me prends pas pour un con stp. D'ailleurs, je ne peux pas être l'ami d'un homme qui se comporte de manière aussi immonde !

Wassim : je veux que tu lui foutes la paix Mendy !

Moi : Au départ, j'avais décidé de sortir complètement de sa vie, mais vois tu, la donne a complètement changé. Tu ne peux pas vouloir le beurre et l'argent du beurre en même temps. Soit tu divorces de Nawila et tu marie Farah, soit tu laisses Farah aux hommes responsables comme moi. répondis je sur le même ton.

On s'est défiés du regard durant un court instant avant qu'il ne se lève en vrac

C'est après avoir jeté quelques billets sur la table qu'il m'a dit

Wassim : on n'en restera pas là !

Moi : tu sais où me trouver dans ce cas !

S'il y a bien une chose que je déteste, c'est qu'on me menace et me manque de respect ! S'il veut la guerre, il l'aura !....................

Chapitre 2 Sous le choc

Tome 2

Chapitre 2

« La jalousie dure plus longtemps que l'amour. On est déjà bien détaché l'un de l'autre ; on est même déjà attaché ailleurs, qu'on s'imagine encore avoir des droits sur l'autre. »

Wassim

Je ne m'étais jamais senti aussi mal qu'à l'instant où je vous parle.

Je ressens comme une sensation de colère vis-à-vis de Mendy d'avoir osé me défier et de peur à l'idée de perdre Farah !

Jusqu'à lors, j'ai du mal à croire que ce soit elle, ma Farah qui était dans ce restaurant avec lui. Que ce soit elle qui m'a envoyé paitre comme si elle avait affaire à un vulgaire déchet.

La haine que j'ai lue dans ses yeux le jour là, me hante toujours ! J'avais passé la soirée la plus misérable de toute ma vie.

Malgré le self contrôle dont j'essayais de faire preuve, je n'arrivais pas à réprimer cette terrible douleur à l'idée qu'elle ait passé toute la nuit avec lui.

Je pourrai tuer, je tuerai s'il le faut si j'apprenais qu'elle a couché avec lui.

Et comme si cela ne suffisait pas, Mendy a osé me narguer ? Il m'a parlé comme s'il avait affaire à un inconnu ? Osez me traiter, moi d'égoïste ? Cela ne se passera pas comme ça.

Et dire que Nawila l'a vu, qu'elles se sont serrés la main, je suis dans un état second. Si je ne lui parle pas, je pèterai sans doute un plomb.

Quand j'ai quitté le restaurant, j'ai directement pris la direction de chez elle. Nawila a tenté de me joindre mais je suis trop remonté pour pouvoir lui parler.

Durant tout le trajet, j'ai appelé Farah un nombre innombrable de fois, mais ça a sonné dans le vide. Lors de ma dernière tentative, elle avait éteint son téléphone.

Si elle pense que je laisserai cela passé, c'est qu'elle a oublié à qui elle a affaire.

Dès que je me suis garé dans sa ruelle, je suis descendu à la hâte avant de sonner à sa porte.

Et ce n'est qu'au bout de la troisième tentative que j'ai entendu sa voix derrière la porte demandé :

Farah : c'est qui ?

Moi : c'est moi ; ouvre cette porte et tout de suite tonnais je hors de moi !

Quelques secondes se sont écoulées avant qu'elle n'apparaisse devant moi, le visage complètement déconfit.

Moi : il faut qu'on parle Farah, toi et moi devons parler.

Farah : je n'ai rien à te dire !

Moi : donc tu vas te contenter de m'écouter alors forçais je l'entrée avant de prendre place dans un des canapés.

Il faut que je me calme sinon je commettrai sans doute une énorme bourde

Mère Oumou

Flashback

Depuis que je suis dans ce parc avec Dali, j'ai tous les sens en alerte.

Si en venant ici j'avais décidé de lui dire toute la vérité, l'avoir en face de moi m'a fait perdre mon assurance.

Je ne m'attendais pas à ce que cela soit aussi difficile que ça ! et pourtant, ce n'est pas l'envie qui me manque, mais le courage n'y est pas !

C'est trop lourd et trop difficile à faire sortir de ma bouche.

Cela ne fera qu'attisé cette douleur et à rouvrir à nouveau cette plaie qui refuse de cicatrisé.

Dalila : tu ne m'as toujours pas expliqué comment tu sais que Selim a épousé une deuxième femme.

Je vois bien à son regard qu'elle est perturbé mais je ne peux pas tout lui dévoilé ! Pas comme ça, pas de cette manière.

Il faut d'abord qu'on retrouve Noor. Cela fait partie de mes priorités désormais.

Moi : j'étais chez lui hier parce qu'il avait demandé à me voir mais....

Dalila : Il voulait te voir pourquoi ? me coupa t elle

Moi : pour tenter de te faire revenir sur ta décision. Par contre en m'y rendant là-bas, je ne m'attendais pas à trouver une autre femme.

Dalila : une autre femme ? s'enquit elle surprise.

Moi : oui et c'est elle apparemment.

Même si elle essaye de ne rien laisser paraître, je vois bien qu'elle souffre de cette découverte, mais cela n'est rien comparé à ce que je lui dirai dans quelques minutes.

Dalila : il est dans son droit maman ! Pas de quoi en faire tout un plat me répondit elle d'un air agacé.

Moi : ce n'est pas tout dis je hésitante.

Dalila : qu'est ce qu'il y a ?

Moi : Cette femme avait un bébé avec elle dis je peinée à l'idée que mes soupçons soient vraiment fondés.

Dalila : un bébé ? me questionna t elle choquée.

Moi : un bébé qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Noor ! je crois ou plutôt j'en suis sûre qu'il s'agit de l'enfant que portait Noor dans son ventre ! je ne sais pas comment c'est arrivé, ce qui s'est passé, mais mon intuition me trompe rarement. L'enfant que cette femme a tenté de me cacher ressemble comme deux gouttes d'eau à Noor

Une seconde, deux, trois, quatre, cinq, toujours aucune réaction de sa part.

Il n'y a que les mouvements de sa poitrine qui se soulève et s'abaisse à un rythme anormal.

Je vois bien qu'elle est en état de choc, mais il faut qu'elle se montre forte. On doit tous se montrer fort !

Moi : Dalila, regarde moi la forçais je à le faire.

Quand elle a posé son regard sur moi, ses yeux se sont directement embués de larmes.

Dalila : tu... Tu veux dire que Selim en plus de l'avoir violé a pris son bébé ? Il a...

Je viens de la prendre dans mes bras. Elle est toute retournée. Mon cœur de mère est déchiré, mais je ne peux pas régler cette histoire seule.

Moi : je ne sais pas Dalila, peut être que je me trompe aussi mais ce bébé lui ressemble tellement.

Dalila : non, non je refuse de croire à cela essuya t elle rageusement ses larmes avant de se lever.

Moi : que fais tu ? questionnais je inquiète.

Dalila : je dois aller la voir, je dois aller constater par mes propres yeux que... Non, Selim n'a pas pu, Selim n'a pas osé sortit elle furax.

Moi : je t'en prie Dali, n'agit pas sous le coup de l'émotion car si cette histoire est réellement vraie, c'est que Selim est loin d'être une personne fréquentable.

Dalila : je m'en fiche me répondit elle avec rage. Je vais le tué, je vais le tué !

Et dire que c'est moi qui ai fait en sorte qu'elle l'épouse. Je regrette tellement, mais tellement de chose.

C'est très difficilement que je lui ai emboité le pas.

Moi : où comptes tu aller comme ça ?

Dalila : maman, je refuse de laisser passer ça ! je dois vérifier, il faut que je vérifie !

Elle s'apprête à prendre un taxi.

Moi : stp Dali, ne fais pas ça ! si tu le fais, tu le regretteras amèrement tentais je de la raisonner.

Elle est en train de héler un taxi sans pour autant m'écouter.

Moi : ma fille, regarde moi !

Dali : maman, je vais tous les tuer de mes propres mains. Ils ne peuvent pas s'en sorti aussi facilement ! mais qu'est ce qu'on a fait maman ? Comment avons-nous pu la laisser seule, livrer à elle-même ?

Revivre ces souvenirs me fait très mal ! je regrette énormément de m'être conduite de manière aussi horrible. Je ne suis pas digne d'être mère !

Moi : je sais qu'on s'est mal comporté et je te jure que si je pouvais revenir en arrière, tout ceci n'allait pas arriver, mais ce n'est pas de cette manière qu'on règlera les choses.

Quand je lis l'expression qui traverse son visage, je sais que je n'ai plus affaire à ma fille et que si je ne l'empêche pas d'y aller, elle commettra forcément une bourde.

Moi : Dalila, écoute moi ! tu m'avais dit que tu allais rechercher Noor, tu en es où ?

Dalila : ce n'est pas le moment de parler de ça !

Moi : bien sûr que si ! car si tu y vas, tu vas le regretter ! Dalila, l'appelais je à travers mes larmes ! ce n'est pas de cette manière que les choses entreront dans l'ordre, stp tu es plus sensée que ça, on doit bien faire les choses ! J'ai plus envie que toi de voir Selim payer pour tout ce qu'il a fait car si je suis sûre d'une chose, c'est qu'il l'a violé. Mais ce n'est pas pour cela que j'irai le confronter en sachant qu'il niera tout en bloc.

Et dire que j'ai demandé à ce porc de m'aider !

Dalila : maman, si tout ceci lui est arrivé, c'est à cause de nous, tout ça c'est de notre faute.

Moi : je sais, je sais répondis je en la prenant dans mes bras. Et crois moi quand je te dis que je ferai également tout mon possible pour la retrouver.

Et dire que tout ce qui arrive est uniquement de ma faute. Jamais je ne me pardonnerais d'avoir causé autant de mal autour de moi.

Fin du flashback

J'étais assise sur ma natte de prière à égrener mon chapelet, lorsque mon mari est entré dans la chambre.

Il m'a jeté un regard furtif avant de s'asseoir sur un tapis en face de moi.

Depuis le jour que je suis rentrée en pleurs en demandant après Dalila, il me regarde autrement.

Je vois bien à son regard qu'il est perdu, mais je fais comme si de rien était.

Je m'en veux de lui cacher toutes ces choses. Mais il y a de ces vérités, mieux vaut les garder tapis au fin fond de nous.

Toute vérité n'est pas bonne à dire. Dès lors qu'on est conscient qu'en révélant cela, ça causera des dégâts, il vaut mieux se taire !

Père Sy : tu peux parler ?

Je lui ai fait signe de la main de m'accorder quelques secondes. Après avoir formulé des prières, je me suis passé les mains sur le visage avant de reporter mon attention sur lui.

Moi : oui, j'ai fini.

Père Sy : comment vas-tu ? As-tu des nouvelles de Dali ?

Je l'appelle tous les jours pour m'enquérir de ses nouvelles.

Je ne pensais pas le dire un jour, mais je suis apaisé en la sachant avec son amie.

Elle m'a révélé la dernière fois que l'homme qui nous avait servi de chauffeur est en fait le détective qu'elle a engagé pour retrouver Noor.

Cela m'a malgré moi rappelé la sage-femme qui était venu me prévenir que des hommes enquêtaient sur le bébé que j'avais volé.

Et même si je n'ai pas fait mention de cela, je crois qu'il doit s'agir de l'un d'entre eux! ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi il fait comme s'il ne me connait pas alors qu'il doit être sans doute au courant de la vérité ! Où bien suis-je en train de me tromper ?

Tout ceci est vraiment ambigu ! Trop compliqué ! J'ai l'impression de m'enfoncer à chaque seconde qui passe dans les abîmes.

Moi : j'ai raccroché tout à l'heure avec elle et elle allait bien !

Père Sy : Al hamdoulilah ! et toi, ça va ?

S'il y a une qualité que j'ai toujours apprécié chez mon mari, c'est sa patience ! Il ne brusque jamais les choses.

Si c'était d'autres hommes, ils allaient forcément me contraindre à dire ce qui me tracasse mais lui, même si je sais qu'il souffre à cause de mon silence, il le respecte au moins.

Moi : je rends grâce à Dieu ! et je prie jour et nuit pour qu'il nous ramène Noor saine et sauve.

Il a posé un regard que je ne saurai décrypter sur moi avant qu'un faible sourire n'étire ses lèvres.

Père Sy : approche !

Je me suis approché de lui en posant ma tête sur ses cuisses.

Je me sens bien quand je suis proche de lui. Je ressens une assurance qui n'a pas de nom ! et je crois que c'est tout à fait normal quand on a la chance de tomber sur une perle rare.

Père Sy : je prie que Dieu apaise ta peine et qu'il nous protège ! Qu'il réunisse notre famille à nouveau, nous ramène notre fille saine et sauve et augmente son amour et sa baraka sur nous.

Je me suis vite hâté d'effacer la larme qui coulait sur ma joue avant de répondre d'une voix emprunte à l'émotion.

Moi : Amine !

Je me demande quand est ce que toute cette histoire prendra fin ! car j'ai peur, très peur des retombées lorsque cette bombe éclatera..................

Chapitre 3 Nouvelle tournure

Tome 2

Chapitre 3

« La façon dont on gère notre douleur dépend de nous. La douleur, on l'anesthésie, on la surmonte, on l'étreint, on l'ignore, et pour certains d'entre nous, la meilleure façon de gérer la douleur, c'est de foncer tête baissée »

Dalila

Depuis que maman m'a fait cette terrible révélation, j'ai encore plus touché le fond de l'abîme.

Je repasse dans ma tête chaque évènement qui s'est produit depuis le jour que Noor m'a révélé que Selim l'a violée.

Je revois encore ce visage baignant de larme, cette peur dans ses yeux, sa demande à l'aide. Cette main qu'elle m'a tendu pour que je la saisisse, ses cris de SOS pour que je l'apaise, et chacune de ses scènes me perfore le cœur.

Mon cœur saigne, c'est terrible ! C'est horrible ! c'est ignoble de s'imaginer que j'ai couvert les actes d'un criminel.

Je suis autant coupable que lui ! Je l'ai aidé à démolir Noor et à la brisé ! Je porte en partie la responsabilité de tout ce qui lui est arrivé. Arrivera t elle un jour à me pardonner ?

Et ce bébé, Selim a un bébé avec une autre femme qui ressemble à ma petite sœur ?

Mais qu'est ce qu'il y a de logique dans ça ? C'est juste irrationnel ! Je suis en train de frôler la folie, j'ai trop mal !

Kira : Arrête de pleurer je t'en prie. Tu te rendras malade à cette allure.

Dès que je ferme les yeux, je revois le visage de Noor et de Selim ! J'entends dans ma tête l'écho de ses pleurs et la phrase de maman qui ne cesse de tourner en boucle.

Moi : je vais finir par devenir folle ! je... Je deviens folle Kira dis je avant d'éclater à nouveau en sanglot.

Ça me fait trop mal, j'ai trop mal !

Kira : je te comprends, je comprends ce que tu ressens, mais ce n'est pas en te faisant encore plus de mal que cela changera la situation. Essaye de prendre les choses sur un meilleur angle !

Moi : quel angle ? Dis-moi quelle infime partie puis je prendre pour me consoler ? Le départ de ma sœur, ce qu'elle a dû endurer et continuer d'endurer ? Ce chien que j'appelle mari ? donc depuis tout ce temps il sait où se trouve Noor ? Il m'a fait croire qu'il était parti à sa recherche alors qu'il couvrait ses traces ?

Quelle conne j'ai été ! Comment peut-on être aussi malveillant ? Je n'ai même pas de mot pour le qualifier !

Kira : Alioune a dit qu'il allait tirer cette histoire au claire, continuons à lui faire confiance.

Moi : justement Kira, c'est la peur de découvrir ce qui s'est réellement passé qui me tue à petit feu. Quand j'essaie d'imaginer ce qu'elle a enduré, c'est juste insupportable ; J'ai contribué à son malheur alors que je me devais de l'aider ! Comment ai-je pu me comporter de cette manière ?

Elle n'a pas eu d'autres choix que de me prendre dans ses bras ! Et comme si cela ne suffisait pas, elle n'est peut-être pas la fille de maman ? Elle a été volée ?

La mort ne serait-il pas plus apaisant pour moi que de continuer à vivre de cette manière ?

Kira : comme tu me l'avais dit, faisons confiance à Dieu et prions pour qu'il nous accorde une issue favorable.

Et dire que si je suis ici, c'est pour lui apporter mon soutien, me voilà en train de me faire consoler.

Moi : pardon de t'embêter avec mes histoires dis je en me détachant de ses bras.

Kira : tu n'as pas à t'excuser pour ça. Je serai là pour toi autant de fois que tu en auras besoin. Nous ne sommes pas amies pour rien.

Sachez une chose, le nombre de mois ou d'années ne définit pas une amitié.

Dès lors que vous êtes sincères l'un envers l'autre, votre amitié pourra braver tous les obstacles.

Moi : merci répondis je en séchant mes larmes.

Selim ne perd absolument rien pour attendre ! je jure sur tout ce que j'ai de plus cher qu'il le paiera ; il ne peut pas s'en sortir aussi facilement après avoir détruit la vie de Noor.

Alioune

J'ai poussé un soupir de fatigue en m'affalant dans le canapé. Après avoir allumé la télé, je me suis saisi de l'assiette de nourriture posé sur la table basse en face de moi.

Je ne me rappelle même plus de la dernière fois que je me suis nourrie convenablement.

Le boulot est en train de me voler tout, même ma vie !

Je passe mon temps à voler au secours des autres, à réfléchir pour trouver des solutions même aux situations les plus incompréhensibles.

Et comme si tout cela ne suffisait pas, je suis hanté par les cicatrices que j'avais vues sur le corps de Kira ! dès que je ferme les yeux, c'est sa nudité qui apparaît sous mes yeux.

Le choc de voir autant de bleu sur son corps m'a comment dire, traumatisé ! je ressens malgré moi l'envie de lui parler à tout moment pour lui rappeler qu'à côté de ces humains qui ont perdu leurs identités jusqu'à devenir animal, il y a toujours des êtres bons qui existent !

Mais quand je revêts ma carapace de détective, je me rappelle que je dois aider Noor, je dois aider une femme à retrouver sa fille, une victime à comprendre ce qui lui est arrivé, une sœur a apaisé sa conscience. Et sachez d'emblée que ce fardeau est très lourd à supporter.

Car parfois, malgré tous les ressentiments que nous avons, nous ne trouvons pas de réponse à nos innombrables questions.

Sinon pourquoi Selim as t il violé Noor ? Pourquoi la mère de Dalila l'as t-elle volé à cet hôpital ? Pourquoi Selim as t-il soudoyé cette femme pour prendre l'enfant de sa victime ? Pourquoi l'avoir confié à son autre femme ? Pourquoi est ce que cette dernière a accepté cela ?

Pouvez vous répondre à ces questions svp ? Pouvez vous m'aider à trouver des réponses dans cette boîte à puzzle ? pouvez-vous m'aider à reconstituer les pièces ?

Quand j'ai été mis au courant de la discussion que Dalila a entretenu avec sa mère, j'ai demandé à notre troisième collaborateur de se rendre sur les lieux pour vérifier si le bébé était toujours là-bas, mais il m'a dit qu'il n'y avait aucune trace de bébé.

Cela m'amène à me dire que Selim doit sûrement être au courant qu'on le surveille. Et qu'il faudra qu'on se montre plus prudent qu'avant.

Pourquoi n'ai-je pas encore dis à Dali que je sais où se trouve sa petite sœur ? C'est parce qu'il me faut d'abord discuter avec cette dernière et avoir son accord !

Et pour le moment, ce n'est pas gagné d'avance vu ses réticences qui sont tout à fait normal.

Mais Je lui dois bien ça ! Elle a le droit de choisir vu le chao dans lequel elle se trouve et dont elle est loin de se douter !

Pour ma part, je ferai tout ce qui est en mon possible pour qu'elle accepte de me rencontrer. Elle est la seule à pouvoir m'expliquer exactement ce qui lui est arrivé.

J'étais en train de porter le verre à ma bouche, lorsque mon téléphone a émis un appel entrant ! quand j'ai reconnu le numéro de la personne qui se trouvait à l'autre bout du fil, mon cœur a directement bondit dans ma poitrine.

Moi : Noor ?

Noor : elle vient de partir à l'instant me dit elle directement.

Moi : qui ça ?

Noor : la dame qui m'avait recueilli chez elle.

Je l'ai prévenu hier de ne sortir de la maison sous aucun prétexte, peu importe la personne qui lui demandera de le faire, à moins que ce ne soit sa patronne qui la commissionne.

De toutes les façons, Henri et moi on se relaie les tours pour la surveiller.

Je suis sûr que le camp adverse voudra encore la faire disparaître, ce qu'on ne peut se permettre de laisser arriver.

Moi : que te voulait elle ?

Cela me redonne de l'espoir qu'elle m'ait appelé. Au moins, elle ne se méfie pas de moi autant que je le pensais.

Noor : que je démissionne sous prétexte qu'elle m'a trouvé un meilleur Job ! Écoute, ce n'est pas comme si je te faisais confiance à 100%, mais je suis loin d'être dupe ! J'ai bien vu à son état que cela cachait quelque chose.

En un laps de temps, j'ai déjà remarqué qu'elle était à la fois très directe et très maligne.

Moi : et tu as raison. Même si je sais que tu dois te poser plusieurs questions à l'heure qu'il est, sache que les choses sont loin d'être ce qu'elles laissent paraître.

Noor : j'ai besoin de comprendre pourquoi ? Que se passe t il ? Pourquoi ai-je l'impression qu'elle n'est pas sincère avec moi ? Jusqu'à aujourd'hui, je n'avais encore jamais eu de raisons de douter d'elle mais là !

Moi : on peut se voir ? Je ne saurai tout te dire au téléphone. Accepte de me rencontrer stp.

Noor : je ne sais pas ! et Dalila ?

Moi : elle n'est pas encore au courant ! je la préviendrait que quand tu m'en donneras l'autorisation.

Un petit silence s'est fait à l'autre bout du fil avant que je ne l'entende pousser un soupir.

Noor : je pourrais m'absenter pour quelques heures demain.

Merci, merci mon Dieu pensais je !

Moi : à partir de quelle heure ?

Noor : 18h !

Moi : je t'appellerai ok ?

Noor : ok !

Moi : merci de me faire confiance et surtout, sois prudente.

Noor : Ce n'est pas comme si j'avais le choix termina t elle avant de me raccroché au nez.

Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire. Il faut que j'appelle Henri pour le mettre au courant ! Parler avec Noor m'aidera sans doute à trouver des réponses à mes questions mais également à pouvoir lui faire justice.

Il est temps de récolter les preuves pour mettre cet enculé derrière les barreaux et ce n'est qu'avec son aide qu'on y arrivera.........

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