TITRE : AU CŒUR DU SCANDALE
TOME 1
PROLOGUE
Je ressens encore son souffle contre moi, la violence avec laquelle il me maintenait pour m'éviter de bouger, cette voix à la fois inconnu et familière qui ne cessait de me répéter
Laisse toi faire, laisse toi faire et tout se passera bien.
Cette main posée sur ma bouche pour m'empêcher de hurler, cette sensation d'étouffement que je ressentais en me débattant de toutes mes forces.
Je revis cette scène en boucle, dans ma tête, dans mon corps, dans mon âme, je suis hanté par cette nuit qui changera à jamais le cours de ma vie.
Et Cette douleur lancinante, insupportable, pénible que j'ai ressentie lorsque sans pitié, il s'enfonça d'un coup sec.
Dégoûter je l'étais par cet homme qui se donnait un malin plaisir à entrer et sortir en moi. Ce mouvement qui me donnait l'impression de perdre une partie de ma personne, ce sentiment d'impuissance qui m'a contraint à me laisser dominer par cet animal.
Je ne suis plus la même. J'essaye par tous les moyens possibles d'oublier, mais je n'y arrive pas. Comment y arriver d'ailleurs alors que je porte la grossesse de cet homme ?
Comment arriver à oublier cette terrible humiliation, cette terrible douleur, cette terrible épreuve en sachant que je porte une partie de lui en moi ? je me sens sale, crasseuse, fade et insipide. Que de qualificatif horrible pour décrire mon « moi » intérieur.
- Jusqu'à quand comptes tu garder le silence ? Pourquoi ne me révèles-tu pas une bonne fois pour toute l'auteur de ta grossesse ? Te rends tu comptes de la posture dans laquelle tu me mets ? J'ai convaincu les parents pour qu'ils te laissent vivre avec moi et c'est comme ça que tu me remercies ? En me ramenant une grossesse ? Pourquoi ? Qu'ai-je fais pour mériter cela ?
Je me suis contenté de la regarder à travers mes larmes. J'aimerais pourtant lui répondre, mais les mots sont comment dirais je, bloqué au fond de ma gorge.
Je n'arrive pas à m'exprimer et pourtant Dieu sait à quel point j'ai envie de lui dire, à quel point j'ai besoin de ses bras pour me réconforter, de sa chaleur pour m'apaiser, Dieu sait à quel point ça me tue de voir cette douleur que je lis dans ses yeux et me dire que j'en suis responsable.
- J'en ai marre se leva t elle en hurlant ! je te donne jusqu'à demain et je te jure que si tu ne me dis pas qui t'as enceinté, je te tirerai s'il le faut par les cheveux pour te traîner chez les parents me menaça t elle en me pointant du doigt.
Je l'ai une énième fois regardé sortir de la chambre en silence !
Pourquoi m'as t il fait ça ? Que lui ai-je fais ? Pourquoi m'avoir violé ? Détruit ma vie ? Qu'ai-je fais pour mériter ça mon Dieu, qu'ai-je fais ?
Je ne peux pas continuer comme ça. Il m'a tout volé, mon innocence, ma joie, il a détruit une partie de ma vie.
Moi qui jadis étais une fille pleine de joie, une étudiante brillante, une femme de caractère, je ne suis plus que l'ombre de moi-même.
C'est en silence que les larmes coulaient sur mon visage. Il n'y a que mes larmes qui témoignent de la profonde douleur que je ressens.
****
Je ne sais pas à quel moment je me suis endormie, mais c'est le bruit de la porte de ma chambre qui me tira brusquement de mon sommeil.
- Espèce de chienne, comment as-tu osés ?
Avant même que je ne comprenne exactement ce qui se passait, je recevais des coups les uns plus violents que les autres.
- Non maman, arrête tenta de la convaincre ma grande sœur.
- Je vais la tuer, je vais tuer cette pute qui veut me honnir devant la terre entière.
Par instinct, je me suis mise à protéger mon ventre.
- Maman arrête hurla t elle à nouveau.
C'est très difficilement qu'elle a réussi à se mettre entre nous.
- Je suis consciente de la situation, mais ce n'est pas en la rouant de coup qu'elle nous dira qui est l'auteur de sa grossesse.
- Comment as-tu pu la protéger ? pourquoi l'as-tu couvert ? Depuis quand sais tu qu'elle est enceinte ? hein ? Et toi Noor, comment as-tu pu ?
- Tu m'avais promis qu'on allait essayer d'arranger les choses tenta t-elle de lui faire entendre raison.
J'ai l'impression d'être une étrangère dans mon propre corps. Je n'arrive toujours pas à y croire.
- Arranger quoi ? Si ton père l'apprend je suis une femme morte, te rends tu comptes de ce que tu as fait s'adressa t elle à moi ?
J'ai reçu une autre gifle qui a atterrit cette fois ci sur ma joue.
- Maman arrête de la battre je t'en prie s'interposa t elle entre nous.
- Lève toi me tira t elle, lève toi et conduit nous chez le père de ton bébé ! eh Dieu, mais pourquoi ? Avec tous les problèmes que j'ai, pourquoi as t il fallut que j'enfante d'une femme volage ? D'une pute ? D'une moins que rien ? Qu'ai-je fais pour mériter d'être la mère d'une catin qui ne sait pas fermer ses jambes ?
Ces mots me font plus mal que ses coups. Entendre tous ces mots sortir de la bouche de ma génitrice me fait atrocement mal. C'est pire qu'un poignard en plein cœur.
- Pardonne moi me contentais je de répondre en pleurs.
- Te pardonner quoi ? Tu es une fille morte, sache que quand ton père l'apprendra, il nous mettra toutes les deux à la porte. N'est ce pas c'est ce que tu voulais ?
Comment regarderais je à nouveau mon père dans les yeux ?
- Je t'en prie maman, aide moi la suppliais je en l'attrapant.
Elle s'est dégagé de manière tellement brusque, que j'ai failli tomber.
- Ne me touche pas, enfant maudite ! ne repose plus tes mains sur moi hurla t elle en m'assénant une autre gifle encore.
- Maman, calme toi stp essaya une énième fois de la résonné ma sœur.
- Lève toi, lève toi me tira t elle.
Je n'ai pas tardé à atterrir au sol.
- Conduit nous chez le père de ton enfant et gare à toi me menaça t elle en me pointant du doigt. Gare à toi si tu nous mens.
- Stp Noor, tenta de me convaincre ma sœur. Stp conduis nous chez lui et on essayera de régler les choses à l'amiable.
- Amiable ? Quel amiable ? D'ailleurs, prends tes bagages et prépare toi à le rejoindre.
- Non maman, non m'agenouillais je à ses pieds. Je.. Je ne peux pas.. Ne me chassez pas disais je à travers mes larmes.
- Stp Noor, conduit nous chez l'auteur de cette grossesse.
- Je ne peux pas, je ne peux pas.
Ce qu'elles me demandent est impossible. C'est comme faire passer un chameau par le chas d'une aiguille.
- Il m'est impossible de révéler cela.
- Pourquoi est ce que tu ne peux pas ? S'énerva ma sœur qui tentai depuis tout ce temps de garder son calme.
- Tu as encore le temps de l'écouter ? Viens par ici me tira t elle.
- Stp maman, arrête réussit elle à me dégager une énième fois.
Je vis chez ma grande sœur depuis plus de trois ans maintenant. Et Si vous voulez tout savoir, je la considère même plus que ma mère car aussi loin que je me souvienne, c'est toujours elle qui a pris soin de moi.
Maman n'a jamais eu mon temps. A chaque fois que j'allais vers elle, elle trouvait toujours un moyen de me repousser.
Ce qui l'intéresse c'est comment se faire de l'argent et comment se faire voir par la société. Vous rendez vous compte que ma grande sœur est celle qui veillait sur moi quand j'étais malade, c'est elle qui m'a appris à mettre une serviette hygiénique ? Qui me conseillait, m'aidait toujours ?
C'est pour cela qu'après son mariage, elle a tout fait pour que je vienne habiter chez elle.
Cela a été difficile à cause de papa, car contrairement à maman, lui il m'a toujours témoigné de l'amour et de l'attention.
Il disait qu'il préférait que je reste à ses côtés, mais face à l'insistance de ma grande sœur, il n'avait pas eu d'autres choix que d'abdiquer.
Et pourtant, tout se passait bien dans ma vie, je me consacrais à mes études malgré tous les hommes qui me tournaient autour jusqu'à ce fameux jour.
- Si tu persistes dans ton entêtement, je serai obligée de te laisser avec maman me prévint elle
- Stp Dalila, stp aide moi supplias je en hoquetant.
- Depuis que je suis au courant pour ta grossesse, je fais tout mon possible pour que tu me parles, pour que tu t'ouvres à moi, je t'ai aidé, j'ai essayé de comprendre, j'ai mis mes sentiments de côté pour essayer de te comprendre, mais rien, tu refuses de me parler.
Avant même que je ne réponde, maman s'est mise à jeter toutes mes affaires sur moi.
- Je te laisse deux secondes, deux secondes pour nous dire qui t'as enceinté sinon je te jure que tu ne passeras pas la nuit ici.
Il y a des torrents de larme qui coulent sur mes joues. Je.. je ne sais pas quoi faire.
- Parle nous stp insista t elle à nouveau.
Quelques secondes se sont écoulées avant que maman ne me tire à nouveau pour me faire sortir.
C'est par les cheveux qu'elle me traina jusqu'au pas de la porte.
- Aide moi je t'en prie, aide moi Dalila.
Elle est restée figée durant quelques secondes avant de se décider à intervenir à nouveau.
- Noor, regarde moi s'agenouilla t elle à ma hauteur. Je te promets que je t'aiderai, que je ne t'abandonnerai pas, que je ferai tout pour te soutenir et pour t'accompagner. Stp, dis nous qui t'as fait ça et je te jure que je me battrai toujours à tes côtés.
- Je... Je ne peux pas répondis je une énième fois après des secondes silences.
C'est en poussant un soupir qu'elle s'est levée.
- Donc tu vas nous faire le plaisir de dégager d'ici me poussa à nouveau maman.
- Maman stp, stp ne me fais pas ça. Aïe, tu me fais mal, arrête maman !
Ma grande sœur qui était en train de pleurer, regardait la scène en silence.
Parle-nous alors ! dis-nous qui t'as fait ça.
Elle s'apprêtait à ouvrir la porte de la maison lorsque je leur ai dit :
- C'est Selim.. C'est selim qui m'a violé sortie-je sans réfléchir.
Maman était tellement étonnée, qu'elle m'a relâché brusquement, me faisant retomber par la même occasion.
Il y régnait un silence de cimetière jusqu'à ce que Dalila s'avance vers moi en hurlant
- Selim, tu as dit Selim ? Je vais te tuer, je vais te tuer se déchaîna t elle sur moi en me rouant de coup............
Tome 1
Chapitre 1
« Le regret ne vient que parce que notre conscience nous accuse, elle nous reproche d'avoir minimisé les conséquences de nos actes »
'' Un an plus tard''
Nawila
Je me présente Nawila Diop. Sénégalaise de père et de mère mauritanienne. Je suis l'unique enfant de mes parents. Je suis âgé de 28 ans, femme mariée, sans enfant.
Je travaille dans l'entreprise familiale de mon père où j'occupe le rôle de directrice adjointe. Je gère la majeure partie de ses affaires d'ailleurs.
Mon père fait partie des hommes les plus influents du pays. C'est un homme hors paires qui a su se faire respecter de tous.
Aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais manqué de quelque chose dans ma vie.
Mes parents m'ont toujours couvert et cajolé. Mais cela ne m'a pas empêché de commencer à travailler très tôt.
C'est à l'âge de 16 ans que papa a commencé à me faire entrer dans le monde du travail. En période de vacance, il m'emmenait souvent en voyage d'affaire avec lui, malgré les protestations de maman.
Et quand j'ai eu mon Master, j'avais déjà assez de compétence pour gérer plusieurs de ses affaires.
C'est d'ailleurs au cours d'une réunion avec nos collaborateurs, que j'ai rencontré mon mari qui occupait le poste de comptable dans la firme dans laquelle il bossait.
Mon statut et niveau de vie ne m'a pas empêché de tomber sous son charme. Comment pouvais je d'ailleurs être insensible à cet homme qui attire dès le premier regard ?
Du haut de ces 1m90 et de son teint clair, il émanait de lui une attraction qui m'a rendu tout de suite folle de lui.
Je vous raconterai au fur et à mesure, comment notre histoire a évolué.
Sachez simplement que nous sommes mariés depuis deux ans et je suis super heureuse de l'avoir comme mari.
****
La journée d'aujourd'hui a été épuisante. Là je suis sur le chemin du retour, au côté de mon mari.
Wassim : pas trop fatigué mon cœur ?
Nous avons passés une journée super stressante.
Moi : bof, assez fatiguée mais ça va répondis je en posant ma tête sur son épaule.
Wassim : je te ferai couler un bon bain et je te ferai un bon massage pour te remettre d'aplomb.
Plusieurs personnes dans mon entourage m'ont déconseillées, quand je voulais le mettre à la tête d'une des entreprises de papa, de le faire.
J'ai entendu de tout : les hommes sont méchants, il est avec toi pour ton argent, il te la mettra à l'envers et j'en passe.
Si j'avais écouté ces personnes, je ne serai pas là aujourd'hui à vivre mon compte de fée.
Parce qu'en plus de fructifier les biens de papa qui l'aime d'ailleurs, il est le parfait compagnon dont toutes les femmes rêve.
Attentionné, doux, il veille sur moi au grain et comble le moindre de mes caprices.
Moi : j'en ai énormément besoin.
Rien que d'imaginer ses mains sur moi, il y a ma température corporelle qui s'élève.
Wassim : compte sur moi alors me répondit il en me baisant le front.
Le reste du trajet s'est passé dans le plus grand des silences, jusqu'à ce qu'on accède à notre villa.
Quand le chauffeur s'est garé, il m'a ouvert la portière pour que je descende. Et c'est main dans la main que nous avons regagnés notre domicile.
C'est notre bonne qui vient de nous ouvrir. J'ai au total 4 employés de maison.
Une qui nettoie la maison, l'autre qui s'occupe de la cuisine exclusivement, un jardinier et un gardien.
Nous vivons dans l'une des maisons de papa qui a été construite exclusivement pour nous.
Bonne : bienvenue nous dit elle !
Moi : comment vas-tu ?
Elle : je vais bien Madame.
Moi : demande à la cuisinière de réchauffer le dîner, on descendra d'ici une trentaine de minutes ok ?
Elle : ok madame !
Nous sommes montés dans notre chambre après cela.
Wassim venait à peine de refermer la porte derrière lui, lorsqu'il m'a attiré à lui.
Wassim : te voir conclure cette affaire aujourd'hui, m'a donné envie de te faire l'amour. Tu étais diablement sexy dans cette pièce me souffla t il à l'oreille.
Il nous arrive de travailler ensemble comme ce fut le cas aujourd'hui.
Moi : tu attends quoi alors ?
La robe que je portais n'a pas tardé à jonché le sol. Rien de tel qu'une partie de jambe en l'air pour retrouver la forme.
Dalila
Je me sens extrêmement mal. Je n'ai même pas de mot adéquat pour décrire ce que je ressens. L'horloge affiche trois heures du matin, mais impossible pour moi de fermer l'œil.
D'ailleurs, Je ne sais même plus à quand remonte la dernière fois que j'ai eu une nuit de sommeil paisible.
Pas un jour ne passe sans que je ne me pose des questions. Et si elle avait raison ? Et si on avait été injuste envers elle ? Qu'est elle devenue ? s'en est elle sortit ?
Mon mari, l'homme qu'elle avait désigné comme l'auteur de sa grossesse, comme l'homme qui l'avait violé, était-ce la vérité ? Non, cela ne peut pas être le cas.
Maman et moi, nous nous étions mis d'accord pour monter une histoire de toute pièce dans l'unique but de couvrir notre acte.
Donc lorsqu'il était rentré ce soir-là et avait demandé après Noor, je lui avais dit qu'elle s'était enfuie après nous avoir révélé dans une lettre qu'elle était enceinte.
Cela l'avait perturbé et il avait même déployé tous les moyens nécessaire pour la retrouver, en vain ! un homme coupable aurait il agit de la sorte ? Bien sûr que non ! C'est d'ailleurs cela qui m'avait conforté.
Si au début j'ai cru que j'allais pouvoir vivre avec ce poids sur ma conscience, le regret et le doute n'ont pas tardé à germé en moi.
Est-ce la peur de découvrir le véritable visage de l'homme avec qui j'ai uni ma vie que j'ai préféré gardé le silence ? Où est ce pour justifier l'acte lamentable que j'ai commis en chassant ma petite sœur qui m'avait supplié de lui venir en aide ?
Mais s'il était coupable, allait il remuer ciel et terre pour qu'on la retrouve ? ça n'a pas de sens ! ça n'a aucun sens grimaçais je de douleur en me massant les tempes.
C'est avec le cœur lourd que je me suis levée du lit pour me rendre à la cuisine.
J'étais en train de prendre un cachet à cause de mes migraines, lorsque les larmes que j'ai essayé tant bien que mal de réprimé m'ont aveuglés.
C'est en tenant le pan du travail, que je me suis accroché, pour éviter de m'écrouler.
Je me suis mise à pleurer, comme si ces larmes pouvaient changer quelque chose à la situation. Comme si mes larmes pouvaient apaisé mon âme.
Mon Dieu, pourquoi me suis-je montrer aussi dure avec elle ? J'ai fait preuve d'une cruauté qui n'a pas de nom. Si seulement je pouvais revenir en arrière.
C'est en tremblant, que j'ai composé le numéro de maman.
Elle a décroché au bout de la troisième sonnerie.
Moi : Maman, sorties difficilement.
Maman : que se passe t il Dali ? Tu pleures ?
Moi : j'ai mal maman. J'ai trop mal ! dis je en redoublant mes pleures.
Je suffoque à la limite de douleur !
Maman : parle moi ma fille. Pourquoi es tu dans un tel état ?
Moi : où se trouve Noor maman, où est elle ?
Maman : je pensais qu'on en avait déjà finie avec cette histoire me répondit elle sur un ton condescendant.
Moi : pourquoi te montres tu aussi indifférente ? ne s'agit il pas de ta fille ?
Je n'ai jamais compris comment elle a réussi à passer outre sur nos agissements. Elle vit sa vie de manière tellement paisible qu'on croirait qu'elle s'en fiche complètement de ce qui aurait pu lui arriver.
Maman : elle ne l'est plus depuis ce fameux jour. Je l'ai sorti de ma vie et tu devrais en faire de même. Pour moi elle est morte ok ?
J'ai ressenti la chair de poule me parcourir tout le corps à la fin de sa phrase.
Maman (poursuivant) : que veux tu Dalila ? En plus de s'être fait engrosser, elle a osé accuser ton mari de l'avoir violé, que veux tu de plus ? Hein ? Ecoute, demain viens à la maison et on en reparlera ok ? Il se fait tard !
Elle ne m'a même pas laissé le temps de répondre, qu'elle avait déjà mis fin à l'appel.
Comment une mère peut se comporter de manière aussi horrible ?
*****
C'est en sentant des mains me parcourir le corps, que j'ai émergé d'un sommeil tumultueux.
Selim : mon amour, j'ai envie de toi me souffla t il à l'oreille.
Quand il a voulu introduire ses mains sous ma robe, je l'ai directement stoppé.
Moi : quelle heure fait il ?
Selim : six heures du matin pourquoi ?
Moi : j'ai mal à la tête, répondis je la voix pâteuse.
Selim : tu trouveras quelle autre excuse demain ?
Je compte à peine le nombre de fois que nous avons couchés ensemble ces derniers mois. Je n'arrive pas, je n'arrive plus à me donner entièrement à lui.
Je n'arrive pas à faire taire cette voix qui me souffle à chaque moment : « et s'il était coupable » ?
Moi : stp Selim !
Selim : il n'y a pas de Selim qui tienne. Tu sais quoi, ne viens pas te plaindre après lorsque je te ramènerais une coépouse. J'espère pour toi que tu auras la force d'assumer ce que tu es en train de créer s'énerva t il.
Etant déjà habitué à ses menaces, je n'en ai pas tenu cas. Il est sorti de la chambre en ne manquant pas de claquer la porte comme à son accoutumé.
Il faut que je trouve une solution, ll faut que je retrouve ma sœur. Si jamais il lui est arrivé quelque chose, jamais, je dis bien jamais je ne me le pardonnerai.
****
Maman : pourquoi te comportes tu de la sorte ? Hein ?
Cela fait déjà une bonne dizaine de minutes que maman passe son temps à me hurler dessus.
Moi : je n'ai rien à me reproché.
Maman : Tu veux foutre ton mariage en l'air à cause de cette pute ? tu te refuses à ton mari alors qu'il n'a rien fait de mal ?
Moi : assez, hurlais je malgré moi. Il s'agit de Noor, de ta fille, de ma petite sœur, comment peux tu parler d'elle comme s'il s'agissait d'une parfaite inconnue ?
Maman : est ce à moi que tu t'adresses de la sorte ?
Moi : je compte faire tout ce qui est en mon possible pour la retrouver, et je le ferai avec ton aide ou pas dis-je en me levant.
J'étais venue pour qu'elle me remonte le moral, mais je regrette énormément.
Maman : rassois toi et vite m'ordonna t elle !
Moi : papa ne ressemble plus à rien. Il a perdu goût à la vie, je ne me rappelle même plus de la dernière fois que je l'ai vu sourire. Il est en train de mourir de chagrin et toi tout ce qui t'intéresse c'est de te faire de l'argent ? Mais quel genre de mère es tu ? Quel genre de femme ?
Je crois que je ne m'attendais pas à la gifle virulente qui vient d'atterrir sur ma joue.
Maman : que ce soit la première et la dernière fois que tu me parles sur ce ton m'as-tu comprise ?
Je me suis tenu la joue durant une nanoseconde, avant de sortir de la maison. L'avoir en face de moi m'horripile au coûte..............
Au coeur du scandale
Tome 1
Chapitre 1
« Le regret ne vient que parce que notre conscience nous accuse, elle nous reproche d'avoir minimisé les conséquences de nos actes »
'' Un an plus tard''
Nawila
Je me présente Nawila Diop. Sénégalaise de père et de mère mauritanienne. Je suis l'unique enfant de mes parents. Je suis âgé de 28 ans, femme mariée, sans enfant.
Je travaille dans l'entreprise familiale de mon père où j'occupe le rôle de directrice adjointe. Je gère la majeure partie de ses affaires d'ailleurs.
Mon père fait partie des hommes les plus influents du pays. C'est un homme hors paires qui a su se faire respecter de tous.
Aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais manqué de quelque chose dans ma vie.
Mes parents m'ont toujours couvert et cajolé. Mais cela ne m'a pas empêché de commencer à travailler très tôt.
C'est à l'âge de 16 ans que papa a commencé à me faire entrer dans le monde du travail. En période de vacance, il m'emmenait souvent en voyage d'affaire avec lui, malgré les protestations de maman.
Et quand j'ai eu mon Master, j'avais déjà assez de compétence pour gérer plusieurs de ses affaires.
C'est d'ailleurs au cours d'une réunion avec nos collaborateurs, que j'ai rencontré mon mari qui occupait le poste de comptable dans la firme dans laquelle il bossait.
Mon statut et niveau de vie ne m'a pas empêché de tomber sous son charme. Comment pouvais je d'ailleurs être insensible à cet homme qui attire dès le premier regard ?
Du haut de ces 1m90 et de son teint clair, il émanait de lui une attraction qui m'a rendu tout de suite folle de lui.
Je vous raconterai au fur et à mesure, comment notre histoire a évolué.
Sachez simplement que nous sommes mariés depuis deux ans et je suis super heureuse de l'avoir comme mari.
****
La journée d'aujourd'hui a été épuisante. Là je suis sur le chemin du retour, au côté de mon mari.
Wassim : pas trop fatigué mon cœur ?
Nous avons passés une journée super stressante.
Moi : bof, assez fatiguée mais ça va répondis je en posant ma tête sur son épaule.
Wassim : je te ferai couler un bon bain et je te ferai un bon massage pour te remettre d'aplomb.
Plusieurs personnes dans mon entourage m'ont déconseillées, quand je voulais le mettre à la tête d'une des entreprises de papa, de le faire.
J'ai entendu de tout : les hommes sont méchants, il est avec toi pour ton argent, il te la mettra à l'envers et j'en passe.
Si j'avais écouté ces personnes, je ne serai pas là aujourd'hui à vivre mon compte de fée.
Parce qu'en plus de fructifier les biens de papa qui l'aime d'ailleurs, il est le parfait compagnon dont toutes les femmes rêve.
Attentionné, doux, il veille sur moi au grain et comble le moindre de mes caprices.
Moi : j'en ai énormément besoin.
Rien que d'imaginer ses mains sur moi, il y a ma température corporelle qui s'élève.
Wassim : compte sur moi alors me répondit il en me baisant le front.
Le reste du trajet s'est passé dans le plus grand des silences, jusqu'à ce qu'on accède à notre villa.
Quand le chauffeur s'est garé, il m'a ouvert la portière pour que je descende. Et c'est main dans la main que nous avons regagnés notre domicile.
C'est notre bonne qui vient de nous ouvrir. J'ai au total 4 employés de maison.
Une qui nettoie la maison, l'autre qui s'occupe de la cuisine exclusivement, un jardinier et un gardien.
Nous vivons dans l'une des maisons de papa qui a été construite exclusivement pour nous.
Bonne : bienvenue nous dit elle !
Moi : comment vas-tu ?
Elle : je vais bien Madame.
Moi : demande à la cuisinière de réchauffer le dîner, on descendra d'ici une trentaine de minutes ok ?
Elle : ok madame !
Nous sommes montés dans notre chambre après cela.
Wassim venait à peine de refermer la porte derrière lui, lorsqu'il m'a attiré à lui.
Wassim : te voir conclure cette affaire aujourd'hui, m'a donné envie de te faire l'amour. Tu étais diablement sexy dans cette pièce me souffla t il à l'oreille.
Il nous arrive de travailler ensemble comme ce fut le cas aujourd'hui.
Moi : tu attends quoi alors ?
La robe que je portais n'a pas tardé à jonché le sol. Rien de tel qu'une partie de jambe en l'air pour retrouver la forme.
Dalila
Je me sens extrêmement mal. Je n'ai même pas de mot adéquat pour décrire ce que je ressens. L'horloge affiche trois heures du matin, mais impossible pour moi de fermer l'œil.
D'ailleurs, Je ne sais même plus à quand remonte la dernière fois que j'ai eu une nuit de sommeil paisible.
Pas un jour ne passe sans que je ne me pose des questions. Et si elle avait raison ? Et si on avait été injuste envers elle ? Qu'est elle devenue ? s'en est elle sortit ?
Mon mari, l'homme qu'elle avait désigné comme l'auteur de sa grossesse, comme l'homme qui l'avait violé, était-ce la vérité ? Non, cela ne peut pas être le cas.
Maman et moi, nous nous étions mis d'accord pour monter une histoire de toute pièce dans l'unique but de couvrir notre acte.
Donc lorsqu'il était rentré ce soir-là et avait demandé après Noor, je lui avais dit qu'elle s'était enfuie après nous avoir révélé dans une lettre qu'elle était enceinte.
Cela l'avait perturbé et il avait même déployé tous les moyens nécessaire pour la retrouver, en vain ! un homme coupable aurait il agit de la sorte ? Bien sûr que non ! C'est d'ailleurs cela qui m'avait conforté.
Si au début j'ai cru que j'allais pouvoir vivre avec ce poids sur ma conscience, le regret et le doute n'ont pas tardé à germé en moi.
Est-ce la peur de découvrir le véritable visage de l'homme avec qui j'ai uni ma vie que j'ai préféré gardé le silence ? Où est ce pour justifier l'acte lamentable que j'ai commis en chassant ma petite sœur qui m'avait supplié de lui venir en aide ?
Mais s'il était coupable, allait il remuer ciel et terre pour qu'on la retrouve ? ça n'a pas de sens ! ça n'a aucun sens grimaçais je de douleur en me massant les tempes.
C'est avec le cœur lourd que je me suis levée du lit pour me rendre à la cuisine.
J'étais en train de prendre un cachet à cause de mes migraines, lorsque les larmes que j'ai essayé tant bien que mal de réprimé m'ont aveuglés.
C'est en tenant le pan du travail, que je me suis accroché, pour éviter de m'écrouler.
Je me suis mise à pleurer, comme si ces larmes pouvaient changer quelque chose à la situation. Comme si mes larmes pouvaient apaisé mon âme.
Mon Dieu, pourquoi me suis-je montrer aussi dure avec elle ? J'ai fait preuve d'une cruauté qui n'a pas de nom. Si seulement je pouvais revenir en arrière.
C'est en tremblant, que j'ai composé le numéro de maman.
Elle a décroché au bout de la troisième sonnerie.
Moi : Maman, sorties difficilement.
Maman : que se passe t il Dali ? Tu pleures ?
Moi : j'ai mal maman. J'ai trop mal ! dis je en redoublant mes pleures.
Je suffoque à la limite de douleur !
Maman : parle moi ma fille. Pourquoi es tu dans un tel état ?
Moi : où se trouve Noor maman, où est elle ?
Maman : je pensais qu'on en avait déjà finie avec cette histoire me répondit elle sur un ton condescendant.
Moi : pourquoi te montres tu aussi indifférente ? ne s'agit il pas de ta fille ?
Je n'ai jamais compris comment elle a réussi à passer outre sur nos agissements. Elle vit sa vie de manière tellement paisible qu'on croirait qu'elle s'en fiche complètement de ce qui aurait pu lui arriver.
Maman : elle ne l'est plus depuis ce fameux jour. Je l'ai sorti de ma vie et tu devrais en faire de même. Pour moi elle est morte ok ?
J'ai ressenti la chair de poule me parcourir tout le corps à la fin de sa phrase.
Maman (poursuivant) : que veux tu Dalila ? En plus de s'être fait engrosser, elle a osé accuser ton mari de l'avoir violé, que veux tu de plus ? Hein ? Ecoute, demain viens à la maison et on en reparlera ok ? Il se fait tard !
Elle ne m'a même pas laissé le temps de répondre, qu'elle avait déjà mis fin à l'appel.
Comment une mère peut se comporter de manière aussi horrible ?
*****
C'est en sentant des mains me parcourir le corps, que j'ai émergé d'un sommeil tumultueux.
Selim : mon amour, j'ai envie de toi me souffla t il à l'oreille.
Quand il a voulu introduire ses mains sous ma robe, je l'ai directement stoppé.
Moi : quelle heure fait il ?
Selim : six heures du matin pourquoi ?
Moi : j'ai mal à la tête, répondis je la voix pâteuse.
Selim : tu trouveras quelle autre excuse demain ?
Je compte à peine le nombre de fois que nous avons couchés ensemble ces derniers mois. Je n'arrive pas, je n'arrive plus à me donner entièrement à lui.
Je n'arrive pas à faire taire cette voix qui me souffle à chaque moment : « et s'il était coupable » ?
Moi : stp Selim !
Selim : il n'y a pas de Selim qui tienne. Tu sais quoi, ne viens pas te plaindre après lorsque je te ramènerais une coépouse. J'espère pour toi que tu auras la force d'assumer ce que tu es en train de créer s'énerva t il.
Etant déjà habitué à ses menaces, je n'en ai pas tenu cas. Il est sorti de la chambre en ne manquant pas de claquer la porte comme à son accoutumé.
Il faut que je trouve une solution, ll faut que je retrouve ma sœur. Si jamais il lui est arrivé quelque chose, jamais, je dis bien jamais je ne me le pardonnerai.
****
Maman : pourquoi te comportes tu de la sorte ? Hein ?
Cela fait déjà une bonne dizaine de minutes que maman passe son temps à me hurler dessus.
Moi : je n'ai rien à me reproché.
Maman : Tu veux foutre ton mariage en l'air à cause de cette pute ? tu te refuses à ton mari alors qu'il n'a rien fait de mal ?
Moi : assez, hurlais je malgré moi. Il s'agit de Noor, de ta fille, de ma petite sœur, comment peux tu parler d'elle comme s'il s'agissait d'une parfaite inconnue ?
Maman : est ce à moi que tu t'adresses de la sorte ?
Moi : je compte faire tout ce qui est en mon possible pour la retrouver, et je le ferai avec ton aide ou pas dis-je en me levant.
J'étais venue pour qu'elle me remonte le moral, mais je regrette énormément.
Maman : rassois toi et vite m'ordonna t elle !
Moi : papa ne ressemble plus à rien. Il a perdu goût à la vie, je ne me rappelle même plus de la dernière fois que je l'ai vu sourire. Il est en train de mourir de chagrin et toi tout ce qui t'intéresse c'est de te faire de l'argent ? Mais quel genre de mère es tu ? Quel genre de femme ?
Je crois que je ne m'attendais pas à la gifle virulente qui vient d'atterrir sur ma joue.
Maman : que ce soit la première et la dernière fois que tu me parles sur ce ton m'as-tu comprise ?
Je me suis tenu la joue durant une nanoseconde, avant de sortir de a maison. L'avoir en face de moi m'horripile au plus haut degré. Je déploierai tous les moyens nécessaire pour la retrouver et ce, quoi qu'il m'en coûte
Au coeur du scandale
Tome 1
Chapitre 2
« Le mariage, neuf fois sur dix, trompe nos espérances et ne vaut pas ce que nous attendons »
Farah
Cette manière qu'il a de me toucher, de m'embrasser, de posé son regard sur moi me transperce jusqu'à l'âme.
Quand il pose ses mains sur moi, je me sens transporté dans un autre monde. Je ressens un plaisir indicible.
A chaque fois que je suis dans ses bras, j'ai l'impression que plus rien n'existe autour de nous. Comme j'aimerais que le temps s'arrête pour profiter éternellement de lui.
Wassim : je me demande pourquoi est ce que je ne t'ai pas connu plus tôt me dit il en faisant des cercles sur mes tétons.
Moi : Je me pose également la même question répondis je en me lovant dans ses bras.
Wassim : j'ai hâte que tu deviennes ma femme.
Moi : moi encore plus. Je t'aime tellement si tu savais.
Wassim : ah bon ? A quel point ?
Moi : laisse moi te montrer répondis je en montant sur lui.
Je n'ai pas tardé à ressentir son pénis prendre forme. J'adore l'effet que je lui fais !
Quand j'ai posé ma langue sur le bout de sa verge, il a poussé un grognement qui m'encourageait à faire plus.
Wassim : C'est fou à quel point tu apprends vite me dit il la voix emprunt au désir ;
J'ai laissé ma langue parcourir le long de sa verge avant de l'engloutir entièrement. J'aime le goût qu'il a ! j'adore l'avoir dans ma bouche.
Je me suis attelé à lui donner du plaisir en savourant cette bonne queue.
C'est au bout d'un petit moment que je me suis arrêté pour me mettre sur lui.
Je mouille comme pas possible.
Wassim : allez bébé, montre-moi à quel point tu es une vraie cochonne..
C'est en le regardant droit dans les yeux que j'ai introduit dans une lenteur inouïe, son pénis. Tout doucement, j'ai entrepris de faire des mouvements de va et viens pour l'insérer complètement en moi.
Et quand ce fus le cas, j'ai accéléré à mon plus grand plaisir. Comme c'est bon de l'avoir en moi.
*****
Un sourire a éclairé mon visage, lorsqu'il a rejoint la chambre, une serviette nouée autour des reins. Wassim est d'une beauté à couper le souffle.
Son teint clair, son corps d'athlètes et son beau visage font en sorte qu'il soit le rêve de toutes les femmes. Son sourire, n'en parlons pas ! cela pourrait faire tourner la tête, même à une nonne !
Parfois je me demande comment il a fait pour jeter son dévolu sur une fille aussi banale que moi. Il pourrait tellement avoir mieux.
Wassim : si je n'étais pas pressé, j'allais encore profiter de tes magnifiques courbes me dit il en m'embrassant.
Moi : c'est dommage car je m'en serai délecté à cœur joie.
Wassim : ne t'inquiète pas mon amour, ma femme doit bientôt voyager donc on passera tout le weekend ensemble ok ?
Moi : ok répondis je le sourire aux lèvres.
Wassim : tu passes la nuit ici ou bien tu rentres ?
Moi : je vais rentrer. Tu peux me devancer si tu veux, je vais prendre une douche.
J'étais en train de le dépasser, lorsqu'il me donna une tape sur les fesses.
Wassim : tu es magnifique me complimenta t il.
C'est avec le sourire jusqu'aux oreilles que j'ai rejoint les toilettes.
Nous sommes obligés de nous voir dans cet hôtel discret pour éviter qu'on nous surprenne. Mais quand je serai sa femme, tout ceci prendra fin.
Je pourrai enfin marcher à ses côtés et profiter de la joie de me faire appeler Madame Diop. Comme on dit, chaque chose en son temps.
Wassim : je comptais t'attendre mais je vais devoir te devancer me dit il en me rejoignant sous la douche. Je t'ai laissé 50 milles pour ton transport, je t'appellerai ce soir quand je serai libre ok ? Surtout tu rentres directement et ne laisse aucun homme t'approcher.
Moi : ok chef dis je en rigolant.
Wassim : je t'aime ma douce.
Moi : je t'aime aussi ! tu ne m'embrasses pas ? Le questionnais je tandis qu'il s'apprêtait à tourner le dos.
Wassim : comment ai-je osé oublier cela ironisa t il.
C'est après avoir échangé un baisé qui ne manqua pas de réveiller mes envies, que je l'ai regardé sortir. Putain, cet homme est beau, il est trop beau !
Moi : allez, rentre bien !
Wassim : toi aussi.
*****
C'est une trentaine de minutes après, que j'ai rejoint l'appartement que j'occupe en colocation avec une amie.
Je venais à peine de rentrer, lorsqu'elle m'a dit.
Rita : il suffit juste de voir ce sourire sur ton visage pour savoir que tu étais encore avec lui.
Cela fait déjà 9 longs mois que je suis dans cette relation et contrairement à moi, elle n'est pas du tout contente.
Moi : stp Rita, je suis épuisée.
J'ai passé toute la journée à m'envoyer en l'air et ce dont j'ai besoin, c'est de repos
Rita : fais simplement attention à tes arrières car le jour que sa femme sera au courant de ça, je ne donne pas garant de ton derrière !
Tout le monde connait la famille Ndiaye dans le Sénégal. Ce sont des personnes hyper friquées qui possèdent des entreprises un peu partout dans le monde.
Moi : je vais rentrer me reposer répondis je en ignorant royalement ses dires.
Une bonne nuit de sommeil m'attend après le moment formidable que j'ai passé avec lui.
Dalila
Je suis sûre que plusieurs d'entre vous me déteste, mais je me sens assez mal comme ça pour en rajouter une autre couche.
Et même si vous ne voulez pas savoir à qui vous avez affaire, je vais quand même me présenter.
Je suis Dalila Dieng, âgé de 30 ans et femme au foyer. Je suis mariée depuis cinq ans déjà et peut être que vous l'avez deviné, mais je n'ai pas encore d'enfant.
J'ai fait au total trois fausses couches qui m'ont énormément traumatisé. Depuis ma dernière fausse couche, j'ai peur de tomber à nouveau enceinte donc je prends des pilules à son insu.
J'ai fait des études en banque finance assurance mais j'ai dû renoncer à mon boulot quand je me suis mariée, parce que Selim ne voulait pas d'une femme active.
Si au début j'ai voulu m'interposer, il m'a fallu écouter les conseils de maman qui me disait que la place d'une femme se trouve dans son foyer.
Elle passe son temps à dire que la société nous a tellement fait un lavage de cerveau, que les femmes d'aujourd'hui peinent à trouver un mari.
Elle crie à qui veut l'entendre que celui qui a dit qu'une femme doit être émancipée est la raison pour laquelle nos sœurs n'arrivent plus à gérer un foyer.
Etes-vous de son avis ? Pour ma part, j'ai été obligé de renoncer à mon travail parce que je n'avais pas le choix.
Et parfois j'ai l'impression que c'est parce que je l'ai laissé faire, c'est parce que j'ai joué à ma carte de femme soumise que mon mari ne me respecte pas assez.
Détective : bonjour madame !
J'étais en train de siroter mon jus, lorsqu'il est venu prendre place en face de moi.
Mon mari a une très bonne situation donc avec les économies que j'ai pu faire durant ces dernières années, j'ai décidé de me prendre un détective.
Pas besoin de préciser que Selim n'est pas au courant.
Moi : comment allez vous ?
Il m'a été conseillée par une amie qui n'a pas manqué de vanter ses prouesses.
Détective : on peut se tutoyer.
Moi : bien ! tu vas bien j'espère.
Lui : je n'ai pas à me plaindre et toi ?
Moi : ça va !
Lui : et la famille ?
Moi : elle se porte bien et j'espère de même pour toi.
Lui : Al hamdoulilah ! alors, Kira n'a pas manqué de me dire à quel point tu comptes pour elle. Elle m'a également menacé en me disant que si je ne faisais pas bien mon boulot, elle allait m'arracher les yeux.
J'ai sourie à l'entente de sa phrase.
Moi : je reconnais bien là mon amie.
Lui : donc je ferai tout mon possible pour te venir en aide.
Moi : ok !
Lui : et si tu m'expliquais ?
J'ai sorti les dernières photos de Noor que j'avais.
Moi : il s'agit de ma petite sœur. Cela fait un an que je n'ai plus de ses nouvelles et j'aimerais savoir ce qu'elle est devenue.
Lui : que s'est il passer ?
Moi : elle est tombée enceinte et elle a disparu par la même occasion.
Je n'ose pas lui dire ce que j'ai fait. J'ai trop honte de moi.
Lui : ok je vois ; j'ai déjà eu à enquêter sur ce genre d'histoire. Mais j'aimerais savoir, vous n'avez pas cherché à contacter ses amis ? Elle faisait quoi dans la vie ?
Moi : elle était en Master. J'ai passé des mois à demander au peu de ces amis que je connaissais, mais aucune personne n'a été susceptible de m'aider. J'ai tellement peur qu'il lui soit arrivé quelque chose terminais je perturbé.
Il a pressé légèrement ma main, en signe de compassion.
Moi : aide moi à la retrouver je t'en prie. Je veux savoir comment elle va et si elle a donné vie à son bébé. Je veux lui dire que je serai toujours là pour elle. je veux qu'elle sache à quel point elle me manque.
Lui : je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour t'aider à la retrouver.
Moi : merci !
Je me suis essuyé le coin des yeux avec un mouchoir.
Lui : sur quel numéro puis je te joindre ?
Je me suis prise une puce spéciale. Je suis consciente des enjeux, mais je dois faire tout mon possible pour la retrouver.
Et il n'y aura que lorsque je saurais où elle est, et dans quel condition elle se trouve, que je vais une bonne fois pour toute chercher à savoir si oui ou non Selim était l'auteur de sa grossesse...
Oui je sais que j'aurai dû chercher à le savoir plus tôt, mais j'étais trop choqué, bien trop choqué pour pouvoir agir sur le coup.
Après avoir griffonné le numéro sur un bout de papier, je le lui ai remis.
Moi : merci de m'écrire d'abord avant de m'appeler. Mon mari ne doit pas être au courant de cette histoire.
Lui : ok madame, on fera comme tu veux
****
C'est avec le cœur lourd, que j'ai regagné ma maison. Je venais à peine de franchir le seuil de la porte, lorsque mon cœur a manqué un battement.
Selim : puis-je savoir où tu étais ? M'agressa t il directement.
Moi : tu es rentré depuis quand ?
Selim : je te demande où tu étais me questionna t il à nouveau.
Je m'apprêtais à lui répondre, lorsqu'il m'a asséné une gifle retentissante.
Selim : je te jure que si tu me trompes je vais te tuer me menaçait il en m'étranglant......................