PROLOGUE :
Moi : Mr NGUIAMBA, où en sommes nous avec le projet « Mbouda »
Ngu : Nous avons terminé avec l'étude de terrain, il y a juste quelques jours et les premiers résultats sont satisfaisants.
Moi : si nous décidions de mener le projet à terme, quels seraient les besoins en pourcentage de la population ?
Ngu : il en ressort que 85 % de la population pense qu'un effort considérable devrait être fait en matière de salubrité, il n'y a pas de concurrence , de service faisant dans le recyclage d'ordures ménagers.
Moi : le gouvernement a tout de même une quote-part importante dans ce secteur.
Ngu : oui, mais ils se cantonnent par le biais de l'entreprise nationale HYSACAM, à faire du ramassage d'ordure, puis de stocker dans un dépôt. Pour les piles électriques, les piles biologiques, les gaz frigorigènes, tout ce qu'il y a à récupérer dan les fours micro-ondes, il y a là un secteur à explorer.
Moi : le secteur du recyclage est en nette expansion ou n'est tout simplement pas encore à l'ordre du jour ?
Ngu : La logistique verte et particulièrement la collecte, le traitement et recyclage des D3E ou DEEE, n'est pas encore une filière assez courue. Si nous nous lançons dans ce secteur, je suis sure et certains que nous serions en position de monopole.
Moi : très bonne idée, bon travail Mr Nguamba. MrSandjon, avez-vous une idée des parties prenantes et du cout financier que nous devrions supporter pour mener à bien ce projet ?
San : je sais que pour le dépôt des dossiers et entamer la procédure, il faudrait prévoir 7 500 000fcfa en plus du fait qu'il faille prévoir un terrain, des installations, prévoir des inspections, acquérir les certifications ISO 9001, ISO 14 001,26 000 et j'en passe. Tout ceci a un cout considérable mais cela nous garantirait un rayonnement assez important sur le plan national et international. Nous pourrons user du marketing et management environnemental, l'entreprise serait éco-citoyenne.
Moi : je vous ai écouté avec attention, le projet parait assez intéressant mais lourd. Nous pourrions la première année impliquer gouvernement.
Ngu : c'est une très bonne idée
Moi : écoutez, nous nous retrouvons dans une semaine pour faire le point. J'ai des réunions de pilotages toute cette semaine avec d'autres chefs d'entreprises. C'est là, une occasion de rencontrer les confrères, la concurrence dans le secteur du développement Durable. Merci messieurs et Bonne journée.
« Merci et à vous autant »
Ouff, 1 heure de réunion intensive tous les lundis matins pour booster l'équipe, leur communiquer les objectifs de la semaine. Je suis crevé, le week-end n'a pas été de tout repos. Entre ma famille, précisément maman qui souhaite me voir passer devant le maire et le reste de la famille qui me sollicite toute le temps; je n'ai vraiment pas de repos.
Je sens poindre une migraine carabinée, je sonne ma secrétaire Maryline (dédicace à Maryline Moussavou) qui rapplique quelques minutes plus tard :
Mar : vous m'avez mandé ?
Moi : Euh..oui, trouvez-moi de l'aspirine, s'il vous plait !
Mar : oui, patron
Elle s'en va en roulant des hanches, j'ai un petit sourire ; les femmes sont tellement prévisibles.
Bientôt 5 ans, 5 années que Maryline est à mon service. Elle aurait bien voulu passer du poste de secrétaire à celui de maitresse ou d'épouse. Non pas, qu'elle soit une laide femme, non, j'ai appris avec le temps et l'âge, qu'on ne mélange jamais plaisir et travail.
Malgré tous les efforts qu'elle fait pour m'attirer dans ses filets, j'ai toujours mis un point d'honneur à la traiter avec respect et me tenir à carreau. Pendant que je m'évertue à la traiter avec considération, on dirait qu'elle devient aveugle. Ses vêtements sont de plus en plus serrés et raccourcis à tel point que je suis obligé de temps à autre de lui faire des remarques concernant son apparence.
Maryline est une jeune femme de 27 ans, brune mais vraiment très brune, à tel point qu'elle donne parfois l'illusion d'être métisse. Elle a un corps à damner un saint, une taille fine, des rondeurs et une opulente poitrine qui lui donnent une forme de guitare le tout bien proportionné pour ses 1m70. Dire qu'elle a tout ce qu'il faut là ou il faut est un doux euphémisme.
Mar : patron ?
Moi : Oui Maryline dis-je en ouvrant les yeux.
Mon regard tombe sur son décolleté vertigineux. J'ai une vue imprenable sur sa poitrine, il me suffirait juste de me baisser, d'un léger mouvement du doigt ou de la bouche pour avoir les pointes entre mes lèvres.
Oh, mais qu'est ce qui m'arrive ? je secoue la tête dans tous les sens, ferme les yeux, me redresse et prends le verre d'eau et les comprimés qu'elle me tend.
Moi : vous annulerez tous mes rendez-vous pour aujourd'hui, je vais me reposer un tout petit peu.
Ma : oui, patron dit-elle en sortant
Je la suis du regard et c'est le bruit fait par le téléphone vibrant sur mon bureau qui me sort de la rêverie. Je regarde l'appelant et j'ai instantanément la banane.
Moi : bonjour ma belle
« Bonjour bébé ca va ? »
Moi : oui, merci et toi ?
« Ca va, bien dormi ? Tu m'as manqué cette nuit, tu sais ? »
Moi : Ah bon ?
« Mais oui, le lit était froid, j'avais besoin de te sentir, avec moi, en moi. Pourquoi ne souhaites-tu pas que nous emménagions tous les deux ? »
Moi : tu le sais bien ma puce, je ne suis pas encore prêt
« Cela fait quand même pas mal de temps que nous sommes ensemble, qu'attends-tu de moi ? »
Moi : tu sais très bien que ce n'est pas toi le problème, donnes-moi un peu de temps
« Tu as déjà eu 5 années de ma vie, il t'en faut encore combien ? »
Moi : pourquoi remets-tu toujours ce sujet sur le tapis ? Pourquoi ne pourrions pas nous voir et profiter du présent ? Tu sais très bien que demain est un autre jour.
« Pourquoi me fais-tu ça ? As-tu peur d'assumer devant les tiens ? »
Moi : non, tu sais bien que non, tu sais que je t'aime n'est ce pas ?
« Sniff, pourquoi nous fais-tu souffrir autant ? J'ai l'impression que tu te fous de moi et que tout ce qui t'intéresse est de lever la jambe »
Moi : je vais arrêter là cette conversation, tu sais que je n'aime pas les femmes qui pleurnichent à tout bout de champ.
CLIC...Je raccroche et vais me coucher sur le canapé, c'est la sonnerie de mon portable qui me réveille. Il est temps que je rentre, je dois faire mon sac de voyage.
****Le lendemain matin****
Il est 11 h, je suis assis à l'arrière de ma Pajero, la clim à fond, Emma est au volant. Je m'endors sur un air de Tala André-Marie, il a toujours eu l'air de me faire vibrer avec un bon Bend-skin. Nous allons à Mbouda pour les réunions pilotes et les rendez-vous que j'ai avec l'administration locale.
3 heures plus tard, nous arrivons à l'hôtel. Le chauffeur gare juste devant, je descends avec mon attaché-case et me dirige à l'accueil.
Moi : Bonjour
« Bonjour Monsieur et Bienvenu. »
Moi : merci
« Avez-vous fait un bon voyage ? »
Moi : oui merci, est-elle prête ?
« Bien sur Monsieur, tenez !»
Moi : merci, dis-je en prenant la clé
Je prends l'ascenseur et fais le tour de la suite. Je vais prendre une douche et au moment où je sors de la douche, j'entends toquer. Je vais ouvrir, ce n'est que le room-service qui vient déposer mes affaires. J'ai faim, je suis toujours en peignoir, je commande à manger.
La nuit venue, après avoir fait le tour de l'installation, m'être entretenu avec les différents gérants, je rentre dormir.
***2 heures du matin***
Je suis entrain de dormir lorsque je sens des picotements le long de mon pied.
Sans ouvrir les yeux, je me penche un peu me gratte et me rendors.
Quelques minutes plus tard, je me réveille complètement. Je m'assieds et pose la main sur le cœur car il bat beaucoup trop vite.
Tous mes sens sont en alerte, mes cheveux se dressent sur ma tête, j'essaie de me calmer, me maitriser mais je n'y arrive pas.
Je m'étire et tourne en rond dans la chambre, sans trop savoir ou aller, que chercher et que faire. Je sais juste que tous mes sens sont en alerte.
Je m'installe devant la télé et au moment ou je vais appuyer sur les touches de la télécommande, j'entends un léger bruit. Je me lève et fais le tour de la suite pour m'assurer que tout est fermé.
Je me fais surement des idées, j'ai l'impression de devenir paranoïaque, je me masse les tempes et tend la main vers le panier de fruit.
Je suis entrain de voir le film lorsque je vois des ombres devant la porte de la chambre. Je mets le volume et observe.
J'entends la clé tourner dans la serrure, je me lève et bondis derrière l'immense canapé rouge comme un félin.
« Va dans la chambre »
« Toi, tu vas regarder dans la salle de bain »
Quelques minutes plus tard,
« Il n'y est pas ! »
« Quoi ? Mais on l'a vu entrer dans la suite de nos propres yeux »
« Attendez, attendez un peu »
Je sens un canon se poser sur ma tempe, j'ai les yeux fermés et mes mains sont jointes.
« Bonsoir Dieu-ne-dort »
Je ferme les yeux, j'ai à peine le temps de respirer que je perds connaissance.
Je reviens à moi quelques minutes plus tard, j'ouvre les yeux et ne reconnais pas les murs de la suite.
Je referme les yeux, je m'assieds et ouvre les yeux pour reconnaitre les murs de ma chambre à Douala.
Je tends les oreilles et reconnais la voix de ma mère dans la chambre voisine, oui je suis revenu à mon point initial.
Quoi ? Vous ne comprenez rien à rien n'est ce pas ?
Vous souhaitez que je vous raconte mon histoire ? Arrêtez de houspiller ma chroniqueuse et je suis tout à vous.
Ah, comment je m'appelle ? Everild Dieu-ne-dort mais appelez moi Everild tout simplement.
Riez si vous voulez, je m'en fous, de toute façon je suis habitué à ce que mon prénom provoque cet effet.
Pour en revenir à tout à l'heure, Je me suis toujours dit que ça ne m'arriverait jamais et voilà.
Humm...Appelez-moi, Everild...
Partie 1 : Trios
Luc : Boss, il faut te lever
Moi : non, dis donc, j'ai encore sommeil
Luc : tu sais que l'on a un devoir surveillé ce matin, il faut faire un effort
Moi : j'ai encore la tête dans le sac, loucass ( lire en ewondo et insister sur la dernière syllabe)
Luc : oh, je t'ai déjà demandé de ne plus m'appeler loucass, nous ne sommes pas au village ici.
Moi : si ca peut t'empêcher de m'embêter
Luc : tu connais l'homme là, tu loupes un devoir surveillé, pour le rattraper, c'est un vrai chemin de croix.
Moi : Ah, j'ai déjà acheté son livre, il veut encore quoi ?
Eh oui, l'une des pratiques les plus courantes à l'université comme partout ailleurs consiste à s'assurer une bonne note en achetant le livre ou le fascicule du professeur. Le chargé du cours, est un absentéiste reconnu de tous; c'est d'ailleurs ce qui confère à ces cours, lorsqu'il daigne se déplacer pour en prodiguer, le statu de « sésame ».
Un devoir surveillé avait été programmé depuis deux semaines. Luc et moi, bien que n'étant pas des étudiants assidus, sommes calés en Chimie. C'est donc comme on le dit vulgairement, une de nos matières de base, il faut donc assurer.
Moi : c'est bon, je me lève mais vraiment, il m'énerve ce proff.
Luc : à qui le dis-tu ?
Moi : donnes moi 5 mn, je vais me doucher et je reviens
Luc : fais seulement vite tara
Un quart d'heure plus tard, nous étions en route pour la faculté des sciences. Nous sommes arrivés à l'amphi, qui pour l'occasion était pleine à craquer. Nous avons repéré des places libres au milieu, j'avais d'abord été tenté de m'assoir au shaba( derrière) mais c'est l'option que choisissaient bien des étudiants, je veux dire ce qui ne travaillaient pas.
Le professeur est arrivé et 3 heures plus tard, Luc, Philippe appelé phil, et moi étions assis chez la vendeuse de beignets. Pour le petit déjeuner, nous avions coutume de prendre croissants, yaourt et dans la mesure du possible un jus ou une bière pour ceux qui se défendaient assez bien dans le domaine.
Phi : Comment avez-vous trouvé le devoir ?
Moi : mais ca va, je m'attendais à plus difficile
Luc : il a été gentil cette fois, mais le prochain là ce sera seulement le rattrapage.
Moi : comment tu sais ?
Phi : l'homme là a souvent des dégagements qui me wanda ( m'étonnent)
Luc : krkrkrkrk
TIN...TIN...TIN....
Phi : mais c'est quoi ça ? Comment tu nous souilles comme ça ?
Luc : s'il y avait les petites ici, notre swag (prestance, beauté, etc) serait par terre.
Phi : on va te porter plainte pou non respect du code des frimeurs
Luc : je te dis, non seulement la sonnerie de ton tel là ressemble à celle que tu entends quand la personne que tu appelles n'a pas de réseau mais mates moi ça phil
Phi : le parpaing, la brique si tu veux.
Luc : c'est le genre que tu oublies dans un taxi, le taximan et les passagers te rappellent même.
Phi : attends que les bandits te coincent avec ça, ils vont te taper, ils vont te donner des vétos.
Luc : péri frèèèèèère ( petit frère), on ne marche plus avec ce genre de téléphone, cherche un autre parce que si nous on prend ça, on ne peut même pas shoua ( revendre), comme tu nous as perdu le temps, paie la taxe de passage. Si on t'attrape encore, tu passeras un sale quart d'heure.
TIN...TIN...TIN..
Moi : allo
« Bonjour »
Moi : bonjour Elsa, ca va ?
Els : oui, merci et toi ?
Moi : ca peut aller, mais tu es ou ?
Els : je suis chez moi
Moi : cool, tu commences bien la journée ?
Els : oui, mais dis-moi, tu fais quoi ce soir ?
Moi : pourquoi, tu m'invites ?
Els : tu sais bien qu'une pauvre fille comme moi, ne peut un gros poisson comme toi.
Moi : krkrkrkr, Elsa, Elsa, bon , je passe te chercher à 20 h devant l'INJS ( Institut Nationale de Jeunesse et des Sports)
Els : ok, tu es un amour
Moi : oui ma belle, te voir est toujours un plaisir.
Els : bonne soirée, bisous.
Moi : à ce soir.
CLIC..Je raccroche et mange sans prêter attention aux deux autres qui attendent que je leur fasse un rapport détaillé.
Luc : c'est comment ?
Phi : tu veux qu'on t'envoie une demande d'explications ?
Moi : krkrkr, vous êtes pires que des femmes.
Luc, Phi : tchiiiiip
Moi : c'est une petite là, vous vous souvenez de la go que j'avais rencontré au carrefour Warda.
Luc : elle là qui est claire là, elle a des formes jusqu'à ?
Moi : oui, celle-là même
Luc : elle peut aussi t'appeler ? Certaines filles aiment se prendre la tête, tu sais bien que le gars te plait mais tu fais la maline.
Moi : aka, laisses ça, celle-là, je vais bien la serrer d'ici peu. Elle me demande de l'inviter ce soir
Phi : tu vas l'emmener ou ?
Moi : il y a un restaurant du coté de Longkak, on va se détendre un peu et je vais tâter le terrain
Luc : ah là, je reconnais mon pote, Dieu ne dort jamais de ton coté hein
Phi : je te jure kia kia kia kia kia
Luc : tu lui as même déjà parlé de ton deuxième prénom ?
Moi : vous êtes malades ? Vous croyez que j'ai envie d'être la tête de Turque de tous ?
Phil : krkrkrkkr
Moi : bon, moi j'y vais
Luc : mais pourquoi tu es susceptible comme ça ?
Moi : il y a des TD ( travaux dirigés) de physiques dis donc
Phi : c'est vrai, allons-y
Je ne me suis pas encore présenté hein...Je suis un digne fils de l'ouest-Cameroun, j'ai 22 ans, je suis en année Licence Chimie à l'Université de Yaoundé 1. Vous voulez surement savoir ce que mes parents font dans la vie ? Si j'ai des frères et sœurs et...et...Vous aurez des réponses tout au long de l'aventure.
Je suis un fin dragueur, j'ai la tchatche, je ne dirais pas facile mais je me débrouille. Sans être un addict de la mode, je fais quand même attention à ce que je porte. L'apparence physique à un certains âge, dans certains milieux a de l'importance; je ne vous apprendrais pas que les filles y sont sensibles.
Je vais au CRADAT en passant par des raccourcis derrière l'amphi, un quart d'heure plus tard, j'arrive et toque. J'entends du bruit à l'intérieur et quelques minutes plus tard, elle ouvre avec un gros sourire.
Moi : bonjour cricri
Cri : bonjour Ivy
Moi : bonjour dis-je en pinçant les lèvres.
Elle m'appelle Ivy , elle sait pourtant que je déteste qu'elle m'appelle comme cela et surtout devant ses copines. J'entre et vois ses deux amies de toujours, Faith et Joade. Je vais donc me faire un plaisir de vous décrire le trio de choc.
Christelle, vous l'avez surement compris est ma titulaire. Cela fait deux ans que nous sommes ensemble, c'est une fille claire de peau, de seins ni trop gros, ni trop petits. Elle a des pieds arqués, des yeux de biches, une bouche qui demande à être prise tout le temps, des doigts de fée car elle cuisine divinement bien. Elle a une taille, je ne dirais pas fine mais de bons pistolets et une peau soyeuse.
Faith quant à elle est une fille au teint chocolat avec des yeux globuleux, on dirait un caniche. Elle a deux pieds gauches, avec un corps assez bien proportionné. Elle est légèrement plus grande que cricri mais reste tout de même dans la moyenne. Elle est je dirais jolie mais pas belle.
Joade, Joade, celle-là m'a donné des insomnies des jours et des jours. C'est l'archétype de la fille qui se sait belle, jolie et intelligente. Une fille qui se sait belle est déjà un vrai boulet car elle va t'en faire voir de toutes les couleurs, si en plus elle est jolie et intelligente, mon Dieu, c'est la galère assurée. C'est une jeune demoiselle qui dès son bas âge à toujours eu ce qu'elle voulait. C'est une fille grande, plus claire de peau que Cristelle, avec une bouche immense, des yeux rieurs, une opulente poitrine et un bassin, aie, un bassin, nom de Dieu. Je trouve que le Seigneur a exagéré son cas, on ne peut donner tout à quelqu'un, ce n'est pas juste. Joade est un concentré de tout, pour clore le sujet, elle est ravissante et la plus jeune de la bande.
Quoi ? On ne peut plus apprécier, c'est mauvais ? J'entends venir les supputations, est-ce commettre un crime de lèse-majesté que de reconnaitre la beauté des copines de sa chérie ? Je suis un homme et un vrai, évaluer le potentiel des autres ne m'a jamais dérangé mais que les autres évaluent celui de ma femme, c'est la castagne assurée, avis à ceux qui se reconnaitront.
Cri : entre bébé
Moi : bonjour dis-je à l'intention de Joade et Faith
Ell : bonjour Ivy
Cri : alors, ca a été ce matin ?
Moi : oui et toi ?
Cri : ca peut aller
Moi : comment ca va, les filles ?
Joa : ca va dit-elle en minaudant et me regardant droit dans les yeux
Fai : ca va, j'espère que tu prends soin de notre sœur hein.
Moi : elle, c'est ma femme. Sans elle, je ne peux plus vivre.
Joa : humm, on vous connait, vous là.
Mo : vous buvez quoi ?
Cri : chéri, tu n'es pas obligé non plus
Moi : non, laisse cricri. Ce sont elles qui gardent ma femme, lorsque je ne suis pas là. Avec elles à tes cotés, je suis sure de ne jamais avoir la concurrence.
Fai : tu nous estimes à quelques jus près n'est ce pas ?
Moi : doucement les filles, trois femmes pour moi tout seul ? Je vais fuir si vous continuez comme ça. Bon, je vous invite au restaurant la Mbamoise.
Fai : ca c'est un vrai mec, Christelle, tu vois ? Ce ne sont pas les faux gars de dehors là
Joa : tu te débrouilles Ivy mais cela ne veut pour autant pas dire qu'on ne t'a pas à l'œil.
Moi : c'est juste un plaisir que je vous offre, chérie va t'habiller ou mieux, attends je viens avec toi.
Faith : huhumm, les murs ne sont pas épais hein, il ne faut pas oublier.
Christelle et moi baissons juste la tête, nous sommes gênés car la dernière fois que je suis rendre visite à ma puce, je les ai trouvé là. J'ai prétexté vouloir me reposer dans la chambre et cricri m'a suivi quelques secondes plus tard pour soit disant vérifier si tout allait bien. Les secondes sont devenues un quart d'heure, un coup bien et vite tiré, nous en avions tous les deux envie.
Cri : faith !
Fai : quoi ? je disais seulement
Joa : ok, nous sommes là
La porte à peine fermée, je la plaque dessus et l'embrasse fougueusement. Surprise, elle l'est au début mais finit par y répondre et prendre gout. Mes mains se baladent sur ses seins et ses fesses, je m'apprête à introduire ma main dans son string lorsqu'elle se dérobe.
Cri : non
Moi : pourquoi non, fis-je boudeur ?
Cri : elles nous attendent
Moi : Pffff
Cri: Chéri, arrête ça tu veux ? O pourra se rattraper au retour
Moi : ok, dis-je en lui faisant des petits bisous dans le cou.
Cri : bon, je vais m'habiller...Euh, je vais mettre une robe-bustier, ma greffe est encore bien, mon vernis parfait.
Moi : il ne faudrait pas que ce soit court non plus.
Cri : Lorsque tu m'as connu, je m'habillais déjà ainsi. Je te rappelle que c'est d'ailleurs ce qui t'a vraiment plus chez moi. Vous n'aimez pas que vos femmes ou copines fassent çi ou ça alors que c'est la première des choses que vous regardez dehors.
Moi : Chéri, je ne suis pas les autres !
Cri : tchiiip
Moi : je déteste que tu me répondes de cette façon.
Cri : ok
Moi : ok, tu me saoules ou ok, j'ai compris ?
Cri : comme tu veux !
Moi : bon, je vais attendre au salon avec les autres.
Cri : non, tu restes là !
Moi : pourquoi
Cri : pour avoir ton avis.
Trois quarts d'heure plus tard, nous étions dans le taxi qui nous emmenait au restaurant. Faith était assise devant. Joade, Christelle et moi à l'arrière et au milieu. Christelle était entrain de raconter je ne sais quoi lorsque mon regard se pose sur le décolleté de Joade, ses seins qui se dressent fièrement.
Joa : le mec qui est passé nous voir devant l'amphi là voulait quoi ?
Fai : lequel ?
Joa : celui qui était là lorsqu'on a terminé le cours de finances
Fai : Ah, je ne sais pas
Joa : mais cricri, ce n'est pas toi qui discutait avec lui ?
Cri : non oooo
Joa : tu ne connais pas quelqu'un mais tu ris aux éclats avec ?
Fai : Ah, celui-là ? C'est un de mes dragueurs dis donc.
Joa : mais tu viens de dire que..
Cri : tchiiip, Joade, quand on parle des vrais choses, toi tu arrives toujours à gâter l'ambiance.
Fai : tu vas maintenant faire que Ivi nous voit comme des filles qui ne sont pas sérieuses.
Joa: ce n'est pas la peine de s'énerver hein, je demandais juste.
Moi : non, pourquoi ? Les discussions entre femmes, on m'a toujours appris qu'il ne faut pas s'en mêler.
Je l'ai dit pour dédramatiser la situation mais la rapidité avec laquelle Faith a dit que c'était l'un de ses dragueurs a attiré mon attention.
Peut-être que je me fais des idées...
Partie 2 : Joade...
Phi : nooon, pas cricri
Moi : comme je te dis là
Luc : c'est sur que c'est juste un dragueur
Phi : il veut plus mais elle non, cette fille t'a dans la peau
Moi : non, en fait c'est quand même bizarre, c'est fou de constater que la confiance dans un couple puisse être aussi fragile
Phi : le repas ?
Moi : plutôt bien, elle m'a paru normale, plus détendue
Luc : ses copines ?
Moi : elles sont "stone", je t'assure.
Phi : mais tu disais avoir l'impression que Joade te faisait des appels de balles
Moi : oui, que je me frotte à toi par inadvertance, que nos pieds se frôlent sous la table, que je me baisse pour ramasser le couvert tombé.
Luc : krkrkrkr, eh bein, ta journée a été remplie
Moi : je confirme
Phi : cricri ne disait rien ? Elle n'a rien vu ?
Moi : non, il faut dire qu'elle a quand même été discrète
Luc : et si elle pose directement son CV et sa lettre de motivation, tu fais quoi ?
Moi : est ce que je fabrique ?
Phi :kia kia kia kia, encore nos frères de l'ouest avec les femmes couleur « taxi », les femmes brunes.
Moi : aka, les contraires s'attirent
Luc : hummm, le jour ou cricri va vous attraper
Vous vous posez surement la question de savoir comment cela s'est terminé ? Eh bien, Joade a eu la lumineuse idée d'échanger nos portables sur la table. Nous nous sommes rendus compte au cours du repas que nous avions la même marque et le même style de téléphone mobile.
A un moment donné, j'ai eu une envie pressante, je me suis levé et j'ai laissé mon téléphone sur la table. De toute façon, Cricri n'a pas l'habitude de fouiller donc je lui fais confiance les yeux fermés.
Au moment de partir, j'avais déjà payé la note qui était quand même salée, il ne restait plus que les filles ne demandent des plats supplémentaires à emballer. Je disais donc, nous nous sommes séparés ; j'étais entrain de chercher mon taxi lorsqu'une sonnerie retentit.
Je n'ai bien sur pas reconnu la sonnerie, c'est en sentant le mobile vibrer dans la poche de mon pantalon que je me dis, c'est bien le mien. Je décroche
Moi : allo
Joa : allo
Moi : Euh..
Joa : c'est Joade
Moi : ah oui
Joa : nous avons apparemment échangé nos mobiles
Moi : oui
Joa : ou peut-on se retrouver pour que je récupère le mien ?
Moi : Retrouvons nous à Nkomkana, à *****
Joa : ok
Trois quarts d'heure plus tard, je suis là à attendre lorsque je vois Joade descendre du taxi. Elle s'avance vers moi en roulant des hanches. Elle porte un bustier et un bermuda et elle est juchée sur des talons. Elle a une greffe, les "cheveux de mort" que les femmes ont pour habitude d'arborer.
Moi : Joade, je croyais que tu ne viendrais plus
Joa : rien n'aurait pu me faire rater l'occasion de rencontrer le grand Everild
Moi : merci jeune fille
Joa : m'appeler jeune fille ou petite, n'y changerait rien; je sais que je ne te laisse pas indifférent
Moi : tu es la copine de Christelle, enfin, je le croyais.
Joa : je suis sa copine mais tu sais très bien que ces choses ne se commandent pas.
Moi : pardon ?
Joa : ne fais pas celui qui ne comprend pas, cela fait un moment que je t'envoie des signaux. Everild, tu es un bel homme, un homme promu à un bel avenir. I n'y a que des filles comme moi, des filles de ta trempe qui peuvent reconnaitre ceux qui sont comme moi.
Moi : humm, non Joade, il ne faut pas.
Joa : pourquoi pas ?
Moi : Joade, s'il te plait, j'aime Christelle.
Joa : peut-etre mais la réciproque est-elle vraie ?
Moi : pardon ?
Joa : tu l'aimes peut-être comme tu le dis mais elle, est ce vraiment le cas ?
Moi : oui et j'en suis sure, tu comprendras donc pourquoi, je ne peux rien faire avec toi.
Joa : tu es donc fidèle ?
Moi : oui, je suis quelqu'un qui n'aime qu'une personne à la fois.
Joa : même Elsa que tu dois rencontrer dans quelques heures ?
Moi : comment ?
Joa : elle a envoyé des messages, elle se languit déjà de toi
Moi : c'est une amie
Joa : une amie avec qui tu échanges des messages érotiques ?
Moi : mon portable et merci de me l'avoir ramené
Joa : tu ne me demandes pas de ne rien dire à Christelle ?
Moi : non, tu ne le feras pas puisque tu ne tiens pas à ce qu'elle apprenne que tu m'as fait un appel du pied.
Joa : c'est bien vu mais pourquoi ne pourrions nous pas apprendre à mieux nous connaitre ?
Moi : non merci
Joa : Everild, je ne suis pas la fille de n'importe qui, tu sais.
Moi : et tu te promènes en taxi comme nous ?
Joa : je ne tiens pas à être surveillé, tu mérites mieux que Christelle.
Moi : je ne crois pas, non
Joa : c'est ce qu'on verra
Moi : bonne soirée
Joa : humm, on se reverra et plus vite que tu ne le penses.
TIN...TIN...TIN...
Moi : allo
Els : tu es à quel niveau ?
Moi : je suis encore à Nkomkana
Els : ok
Moi : on se retrouve devant le Hilton dans une demi-heure, ok ?
Els : oui
CLIC...Je raccroche devant une Joade souriante et qui me regarde avec des yeux moqueurs. Je vais prendre la place dans la file pour attendre le taxi faisant abstraction de Joade.
Quelques minutes plus tard, un taxi s'arrête devant moi avec à son bord, votre copine. Je fais comme si je ne l'ai pas vu, elle ne bouge pas et empêche carrément les autres voitures de circuler lorsque les autres taximen et piétons commencent à se plaindre.
J'ai tellement pitié du pauvre taximan que je monte et referme rapidement la portière et le chauffeur démarre en trombe.
Deux minutes que je suis dans le taxi, mon nez dehors lorsque je me pose la question de savoir si c'est là, l'attitude qu'un homme, un vrai, devrait avoir. Je me tourne l'air de rien vers Joade qui fait semblant de ne pas me regarder.
Mon regard tombe sur ses cuisses jaunes et sans tache. Elle dégage un parfum doux et fleuri, son maquillage est parfait. La brassière qu'elle porte met bien en valeur le bermuda vert qu'elle porte.
Joa : je ne mords pas Ivy
Moi : tu souhaites jouer dans la cour des grands, il parait.
Joa : oui, j'y joue depuis toujours Ivy. Fréquenter ceux de ta génération, pourquoi pas.
Moi : Christelle est-elle au courant de tout ceci ?
Joa : il n'y a de pire aveugle et dangereux que celui qui ne veut pas voir.
Moi : si tu as à dire, fais le et on en parle plus.
Joa : tu le découvriras tout seul, si tu le souhaites vraiment.
Moi : merci, bien.
Joa : je t'appellerais un de ces 4 matins pour un pot.
Moi : humm
Joa : tu es arrivé, je crois.
Moi : merci
Je descends et rejoins Elsa sur le trottoir d'en face. Je lui tends juste la main qu'elle attrape et nous allons au Hilton. J'ai souvent l'habitude d'y venir et à chaque fois c'est un pur bonheur, un ravissement pour les yeux.
Nous sommes allés au restaurant, avons commandé ; la discussion se passait dans une ambiance bon enfant jusqu'à ce qu'elle me demande :
Els :........
Partie 3 : Elsa
Nombreux sont, ceux qui pensent que Everild aime trop les femmes, Everild veut s'amuser avec trois femmes en même temps. Et puis quoi ? Que suis-je sensé faire ? Je n'ai que 22 ans, année Licence, que suis-je sensé faire lorsque je n'étudie pas ?
Je dois explorer de nouveaux horizons, parfaire ma technique de drague, chercher un job, tout ce qui est susceptible de m'occuper, j'ai besoin de m'amuser. Oui, je fréquente plusieurs femmes en même temps, ou est le mal ? Ou est le mal si je ne promets pas le mariage, si je ne promets pas la lune ou d'aller toucher le sexe des anges à ses filles. Je ne suis pas un vendeur de rêve ou un être qui passe le temps à escroquer sentimentalement les femmes.
Laissons là, toutes ces questions d'existentialisme et revenons au sujet qui nous intéresse tous : le fameux diner avec Elsa au restaurant Hilton à Yaoundé.
Els : j'ai passé un bon après-midi et une bonne soirée, merci Everild
Moi : de rien, tu es une princesse, il faut donc le mieux pour toi
Els : toi, tu es un charmeur. Si je résume bien, tu es en année licence à la faculté des Sciences
Moi : oui
Els : Généralement, les étudiants sont assez près de leurs sous et toi, pas. D'où te sort tout cet argent car manger au Hilton et prendre une chambre ici, n'est je crois pas à la portée de tous.
Moi : mes parents sans être riches, nous permettent mon frère et moi, d'avoir un bon niveau de vie. Les étudiants sont, comme tu le dis si bien près de leur sous pour survivre, ils viennent pour la plupart de leurs villages, les parents font des sacrifices et leurs donnent juste le minimum.
Els : je vois, désolée si cela a du te mettre mal à l'aise.
Moi : tu as parlé tout à l'heure de prendre une chambre d'hôtel ? Je n'ai rien réservé à ce que je sache et autant le dire, je ne le ferais pas, je n'ai pas le budget pour.
Els : humm, Ever, c'était juste pou te faire comprendre que si tu le souhaites, je prendrais une chambre pour deux.
Moi : Elsa, je suis peut-être un étudiant qui compte ses sous mais je reste tout de même un homme, fière et orgueilleux. Je ne permettrais pas à une femme de m'entretenir, je ne suis pas un gigolo.
Els : qui a dit que tu en es un ? Je suis une femme qui sait ce qu'elle veut dit-elle en posant sa main sur la mienne.
Moi : ce n'est pas l'impression que j'ai eu lorsque nous nous sommes rencontrés.
Els : tu conviendras avec moi qu'une femme qui accepte tout devient lassante et fatigante avec le temps.
Moi : tu avais l'air d'être inaccessible, Elsa.
Els : je sais, c'est là tout le charme d'une femme, le mystère; c'est cela qui crée l'intérêt.
Moi : je peux donc te qualifier de femme moderne ?
Els : oui, voilà. Je suis de celles qui pensent qu'une femme doit savoir ce qu'elle veut et pouvoir s'exprimer. Je suis de la nouvelle génération, lorsque je veux, j'ai envie d'un homme, je me sers tout simplement. Dit-elle en me regardant droit dans les yeux.
Moi :.............................
Els : je te fais peur ?
Moi : non
Els : Que penses-tu d'une femme qui draguent ? T'es-tu déjà fait draguer par une femme ?
Moi : je n'ai vraiment rien contre les femmes qui draguent mais pour moi, ca casse un peu l'image que j'ai de l'homme. J'ai l'impression que cela remet ma virilité en cause, j'ai l'impression de perdre ma condition d'homme.
Els : mais pourquoi ?
Moi : depuis la nuit des temps et même dans la bible, il est dit que l'homme prendra femme et s'occupera du bien-être de toute la famille. J'estime que c'est l'homme qui doit faire tout pour celle qu'il a choisi.
Els : tu sais Ever, il faudrait aussi évoluer avec son temps. Avant, la femme ne travaillait pas, elle attendait tout de son homme mais aujourd'hui nous allons dans les même écoles que vous, nous avons des diplômes et travaillons cote à cote.
Moi : tu es de celles qui pensent que la femme doit être égale à l'homme. Dis-moi Elsa, tu es une féministe ?
Els : non, justement non. Je suis une personne qui sait ce qu'elle veut et là au risque de te faire peur, j'ai envie de toi.
Je viens de me prendre une gifle en pleine poire, une femme qui paie l'hôtel et me fait du rentre-dedans. Pendant que je suis entrain de réfléchir à comment, je vais lui faire comprendre que je veux conclure, elle me coiffe carrément au poteau.
Elle me donne l'impression d'être une panthère et moi une punaise à ses cotés. Je fais comment, je fais quoi maintenant ? C'est maintenant que je voudrais entendre les lecteurs et lectrices. Comment dois-je réagir ?
Els : Everild ?
Moi : Oui
Els : j'attends toujours
Moi : quel âge as-tu ?
Els : 21 ans et demi
Moi : quel établissement fréquentes-tu ?
Els : Ah ça, je fréquente l'UCAC (Université Catholique d'Afrique Centrale qui est une des universités les plus prestigieuses d'Afrique Centrale, elle est située à Ekounou à Yaoundé).
Moi : ok, ton niveau intellectuel
Els : tu veux parler de l'année ?
Moi : oui
Els : je suis en 5ème année, je termine le cycle cette année.
Moi : ok
Les lecteurs et lectrices, comprenez-moi .J'ai l'impression de me trouver nu devant cette fille. Nous avons certes le même âge mais intellectuellement, elle est plus avancée que moi. Financièrement, elle a l'air plus à l'aise que moi qui suis juste, sur ce plan.
Je vais vous dire les filles, dans une relation ou dans la plupart des relations, l'homme a besoin de savoir qu'il domine sa femme, il a besoin de savoir que lorsqu'il parle, elle l'écoute avec intérêt et qu'elle le regarde avec admiration. C'est là, l'essence de toute relation, vous avez l'air de ne pas me comprendre, ce n'est pas grave.
Moi : tu termines le cycle à 22 ans, tu as eu le bac à quel âge ?
Els : à 17 ans
Moi : ton secondaire, ou l'as-tu fait ?
Els : à Fustel de Coulanges (établissement français de Yaoundé); maternel, primaire et secondaire, je n'ai fréquenté que des établissements français.
Moi : je comprends beaucoup de choses.
Els : ................
Moi : Elsa, pourquoi moi ?
Els : pourquoi, quoi ?
Moi : il y a des français à l'UCAC, des fils de et j'en passe
Els : Les fils de, je les trouve rasoirs, je t'ai vu, tu m'as plu. Je ne dirais pas que je suis amoureuse mais je t'apprécie, je ressens un petit quelque chose pour toi.
Moi : Euh.....
Els : après tous ces atermoiements, que dis-tu ? On passa la nuit ensemble ou pas ?
Moi : ok
Els : puisqu'on a fini de manger, on peut soit se promener dans le Hilton, ce qui à mon avis n'a rien de romantique ou aller dans notre chambre.
Moi : Dans notre chambre, tu t'exprimes comme si tu en avais déjà réservé.
Els : si si, voilà la clé magnétique de la porte.
Moi : on peut y aller maintenant ?
Els : ok
Moi : bon, je vais payer
Els : non, je préfère que tu me laisses m'occuper de la note
Moi : non, laisse
Je lève la main et l'on vient déposer la note, j'ai failli tomber à la renverse lorsque j'ai vu le nombre de Zéros, la note était à 5 chiffres. J'étais sorti de chez moi avec 10 000fcfa, c'est la honte assurée. Je fais quoi maintenant ? j'ai longtemps entendu parler des filles qui feignent d'avoir des envies pressantes pour s'enfuir et là, je suis un homme, je ne peux pas. Anyambé, c'est mauvais. Après tout le laïus que je lui ai fait, je dois encore tendre la main pour demander. Everild, tu n'as pas dit que tu joues dans la cour des grands ? Assume donc !!!
Je détourne le regard et sors mon portefeuille à une vitesse terrible, même l'escargot est plus rapide que moi. Voilà, tout mon Swagg est par terre, j'ai l'impression que je vais attraper le torticolis si je tourne ma tête vers elle. Je suis sorti en me disant qu'il me resterait au moins quelques pièces pour pouvoir prendre le taxi demain ou ce soir au retour mais là, je suis dans la mouise.
Je sors le seul billet de 10 000 fcfa de mon portefeuille et le pose dans l'assiette, je fais la soustraction, il manque encore 22 000. Elsa je crois, qui avait ressenti mon malaise a juste sorti sa carte bleue. Opalo'o, elle a même une carte bleue alors que moi je n'ai que mon portefeuille et le cœur de mon matelas pour garder mon argent, me prémunir d'un vol.
On ne sait vraiment pas ce que l'on veut dehors, j'étais bien avec Christelle, c'est mon niveau mais j'en voulais toujours plus. Je suis confronté à la catégorie au-dessus et j'en perds mon latin.
Els : Ever, allons-y, si tu es toujours intéressé.
Moi : si si si
Nous nous dirigeons vers l'ascenseur puis empruntons un dédale de couloirs. Enfin, nous sommes dans notre chambre, nous faisons rapidement une visite des lieux. C'est une chambre luxueuse, avec une immense salle de bain et une immense baignoire ovale. Je suis soufflé mais il ne fait quand même rien montrer à la petite.
Je regarde Elsa, qui a elle, l'air blasé ; on dirait que tout ce luxe ne lui dit vraiment rien. Elle se dirige vers la baie vitrée, ouvre et va à la terrasse. Mu par la curiosité, je le suis et la vue que nous avons, est imprenable, c'est tout simplement magnifique !!!
Je vois là une immense piscine, des courts de tennis, breff, c'est très beau avec cette lumière ; je peux contempler un bout de Yaoundé by Night. Bon, ce n'est pas tout, je commence à avoir un peu chaud, je rentre dans la chambre en tirant Elsa par la main.
Moi : un bain ?
Els : pourquoi pas ?
Sans plus de cérémonie, je me déshabille devant elle. Heureusement que j'ai mis mon boxer Louis Vutton, cadeau d'un de mes cousins « mbenguistes ». C'est comme si je savais que j'aurais à montrer que j'ai du répondant.
Je lui tourne carrément le dos, c'est fait exprès. Je souhaite lui donner le temps de se reprendre au cas où mon soldat l'aurait effrayé. Je vois un panier contenant des sels sur le meuble juste à coté de la baignoire. Je fais couler l'eau et y mets des sels de bain, lorsque j'estime que l'eau est à la bonne température, je fais mousser et m'assois.
Je jette un regard à Elsa qui est maintenant en sous-vêtements, me regarde et joue à la coquine. Elle se déshabille lentement, une bretelle puis l'autre. Un bonnet et puis le deuxième.
Au fur et à mesure que je découvre, je suis franchement excité, elle est belle cette fille. Elle est comme une nymphe, ça là, si je ne touche pas ça, si elle ne jure pas par moi après cette soirée, il faut enlever mon nom. Elle a enfin enlevé son string et me l'a jeté à la figure, eh Dieu.
En entrant dans l'eau, elle me regarde droit dan les yeux, se passe la langue sur les lèvres. Nous sommes maintenant face à face.
Els : dis-moi, as-tu des fantasmes ?
Moi : euh..oui , comme tout le monde
Els : lesquels ?
Moi : on se livre à un petit jeu ?
Els : oui
Moi : à chaque fois que l'on se verra, je te dirais un et on le réalisera.
Els : dans la mesure du possible, ok.
Moi : j'ai envie de ...
Els : de quoi ?
Moi :que tu me su...
Els : une fellation ?
Moi : oui
Els : c'est encore un fantasme pour toi ?
Moi : oui
Els : es-tu puceau ?
Moi : non !
Els : tu as bien connu des femmes ?
Moi : oui
Els : et tu n'as jamais eu de fellation ?
Moi : non
Els : ok, pourquoi ?
On n'a q' à se respecter là, est ce que je vais lui avouer que Christelle ne m'a jamais fait une fellation ? J'entends déjà vos ricanements, mais moi je suis encore de la vieille école dis donc. Christelle et moi avons essayé mais quand j'ai senti ses dents sur mon affaire, cela m'a dégouté à vie.
Vous savez qu'entre garçons, nous avons pour habitude d'échanger sur le sujet. Les autres Phil et Luc, ont réussi à me convaincre que le faire, pouvait me procurer un plaisir inouï. Christelle a souvent essayé mais je suis resté sur le dernier essai, je suis catégorique, mon affaire dans la bouche d'une fille ? Humm, mes bijoux de famille, jamais !!!
Moi : je n'ai jamais demandé et je ne suis non plus adepte de certaines pratiques sexuelles.
Els : ok dit-elle en s'approchant
Elle vient se coller à moi, pose ses lèvres sur les miennes et m'embrasse à en perdre le souffle. Je m'y prends rapidement au jeu et la force à entrouvrir les lèvres cette fois. Je glisse ma langue dans sa bouche, elle a déjà une très bonne haleine. Je suce sa langue doucement et explore tous les recoins de sa bouche. Je laisse sa bouche et pose mes lèves sur son cou pendant qu'elle me mordille les lobes.
Je pose les mais sur ses fesses et les masse tout doucement. Elle gémi et se met à se frotter contre moi, ce qui me met en condition. J' essai de penser à une vielle dame pour me maitriser. J'explore son corps de mes mains, j'en deviens même ivre, elle a de l'expérience et sait ou me toucher, comment me faire réagir.
Nous avons commencé à nous découvrir pendant je crois une demi-heure, ce qui était trop pour moi. Je sentais que j'allais exploser et me reprenais toujours à la dernière minute. N'en pouvant plus, je tire sur la bonde et nous rince.
Lorsqu'on a terminé, je la porte et la dépose sur le lit de la chambre. J'allais me coucher sur elle lorsqu'elle me repousse gentiment et me force à m'assoir sur le bord. Je n'ai d'abord pas compris, elle descend au fur et à mesure et prend mon soldat dans sa main. Je frissonne et bloque lorsqu'elle approche ses lèvres.
J'ai un mouvement de recul mais me reprends à temps, je ne vais quand même pas perdre la face devant la go. Moi, le tombeur de ses dames, le bonbon alcoolisé des étudiantes de Ngoa-ékellé. Elle pose sa bouche chaude sur ma verge, sa langue et l'engloutit peu à peu. Je me sens happer, j'ai l'impression que je vais arriver dans sa gorge.
Elle le ressort et passe sa langue tout le long, imprime des mouvements de va et vient. Elle s'occupe, masse mes testicules en même temps. Je me sens partir, je prends carrément plaisir et me laisse aller. Elle s'occupe de mon membre pendant une dizaine de minutes avant de me repousser sur le lit et s'empaler centimètre par centimètre sur moi après m'avoir passé un préservatif.
Je reprends vite la main et lui donne des coups de butoir qui font bouger ses seins. Je la retourne et la moune pendant que je m'occupe de ses seins. Un quart d'heure plus tard, je jouis et me couche à ses cotés, le sourire aux lèvres.
Phi : kia kia kia , le baptême
Luc : je te dis
Moi : ah, cette fille a de l'expérience les gars
Luc : j'espère que tu as eu du répondant, dans le cas contraire, elle ne te rappellera même pas.
Moi : tu doutes ?
Phi : humm
Luc : tu la verras encore ?
Moi : oui et comment ?
Phi : gars, c'est elle qui a presque tout payé. Tu as même fait comment pour rentrer. ?
Moi : elle a fait venir son chauffeur, ils m'ont déposé avant de continuer.
Luc : fais quand même gaffe, tara
Moi : ok, je dois aller en ville, j'ai rendez-vous avec un ami de mon père qui veut me prendre dans son imprimerie juste pour arrondir mes fins de mois.
Phi : ok
Après une bonne douche, je prends le taxi pour le centre culturel français. A quelques mètres de ma destination, j'aperçois une silhouette que je crois reconnaitre, attablée. Je secoue la tête, heureusement qu'il y a des embouteillages donc je peux bien regarder.
Moi : non, mais qu'est ce....