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Antoine, Mon Âme Sœur

Antoine, Mon Âme Sœur

Auteur:: Mira Bliss
Genre: Romance
Cinq ans. Cinq ans s' étaient écoulés depuis que j' avais fui Paris, mon cœur en miettes, ma réputation en lambeaux de "mariée répudiée le soir de ses noces". Ce soir, au bras de mon nouveau mari, l' éminent juge Antoine Moreau, je suis de retour, espérant laisser le passé derrière moi. Mais une voix stridente déchire l' élégance de la soirée : « Tiens, tiens, regardez qui voilà. Élise Dubois en personne. » Sophie Laurent, mon ancienne domestique, pendue au bras de Marc Fournier, mon ex-mari. Il n' a pas changé : le même sourire arrogant, les mêmes yeux froids qui ont jadis brisé ma vie. Ils sont là, triomphants, crachant leur mépris sur la femme qu' ils ont détruite. Il se moque de moi, me proposant un poste de souillon. Ce qui me tue, c' est le souvenir de notre nuit de noces, de son amnésie "soudaine", de cette phrase glaçante : « Qui êtes-vous ? Que faites-vous dans ma chambre ? » Le cauchemar se répète, sous les yeux de tout Paris. Pourtant, cette fois, ce n' est pas la même douleur. Ce n' est plus un abîme de désespoir, mais une colère froide et maîtrisée. Je n' étais plus la jeune fille naïve qu' il avait détruite. J' avais survécu, reconstruite loin de sa cruauté. Mon calme le déconcerte. Je lui montre mon alliance en platine, ma bague aux saphirs, cadeau d' Antoine. Sa rage éclate : il m' agresse, me traîne au sol, cherche à m' arracher l' anneau, me menaçant d' un couteau de boucher. La panique m' envahit. C' est alors que la grande porte de la salle de bal s' ouvre. Une voix tremble : « Monsieur le Juge Antoine Moreau ! » Ma vengeance ne faisait que commencer.

Introduction

Cinq ans. Cinq ans s' étaient écoulés depuis que j' avais fui Paris, mon cœur en miettes, ma réputation en lambeaux de "mariée répudiée le soir de ses noces".

Ce soir, au bras de mon nouveau mari, l' éminent juge Antoine Moreau, je suis de retour, espérant laisser le passé derrière moi.

Mais une voix stridente déchire l' élégance de la soirée : « Tiens, tiens, regardez qui voilà. Élise Dubois en personne. » Sophie Laurent, mon ancienne domestique, pendue au bras de Marc Fournier, mon ex-mari.

Il n' a pas changé : le même sourire arrogant, les mêmes yeux froids qui ont jadis brisé ma vie. Ils sont là, triomphants, crachant leur mépris sur la femme qu' ils ont détruite. Il se moque de moi, me proposant un poste de souillon.

Ce qui me tue, c' est le souvenir de notre nuit de noces, de son amnésie "soudaine", de cette phrase glaçante : « Qui êtes-vous ? Que faites-vous dans ma chambre ? » Le cauchemar se répète, sous les yeux de tout Paris.

Pourtant, cette fois, ce n' est pas la même douleur. Ce n' est plus un abîme de désespoir, mais une colère froide et maîtrisée. Je n' étais plus la jeune fille naïve qu' il avait détruite. J' avais survécu, reconstruite loin de sa cruauté.

Mon calme le déconcerte. Je lui montre mon alliance en platine, ma bague aux saphirs, cadeau d' Antoine. Sa rage éclate : il m' agresse, me traîne au sol, cherche à m' arracher l' anneau, me menaçant d' un couteau de boucher.

La panique m' envahit. C' est alors que la grande porte de la salle de bal s' ouvre. Une voix tremble : « Monsieur le Juge Antoine Moreau ! » Ma vengeance ne faisait que commencer.

Chapitre 1

La musique de la soirée de charité flottait dans l'air, un murmure élégant qui couvrait à peine le bruit des conversations et le tintement des coupes de champagne. Je me tenais près d'une haute fenêtre, observant le scintillement des lumières de Paris qui s'étendaient à perte de vue. Cinq ans. Cinq ans s'étaient écoulés depuis que j'avais fui cette ville, le cœur en miettes et la réputation en lambeaux. Revenir ici, même pour une seule soirée au bras de mon mari, Antoine, était une épreuve.

Il était parti saluer un collègue magistrat, me laissant seule un instant. Je lissai nerveusement la soie de ma robe bleu nuit, une création simple mais d'une coupe parfaite. Antoine avait insisté pour que je la porte. Il disait qu'elle rappelait la couleur de mes yeux quand je souriais.

Soudain, une voix stridente et méprisante déchira la douce atmosphère de la salle.

« Tiens, tiens, regardez qui voilà. Je n'en crois pas mes yeux. Élise Dubois en personne. »

Je me raidis. Cette voix, je la reconnaîtrais entre mille. C'était celle de Sophie Laurent, mon ancienne domestique.

Je me retournai lentement. Elle était là, accrochée au bras d'un homme que je connaissais encore mieux. Marc Fournier. Mon ex-mari.

Il avait à peine changé. Le même sourire arrogant, les mêmes yeux froids et calculateurs qui m'avaient autrefois fait fondre. Il était devenu un avocat de renom, disait-on. Sa carrière avait décollé, bâtie sur les ruines de ma vie. Sophie, à ses côtés, portait une robe rouge criarde, couverte de bijoux ostentatoires. Elle me dévisageait avec un air de triomphe.

C'était eux, les artisans de mon malheur. Le souvenir de notre nuit de noces me revint avec une violence inouïe. La cérémonie avait été somptueuse, le clou de la saison mondaine parisienne. J'étais folle de Marc. Je pensais que nous allions construire une vie ensemble. Mais cette nuit-là, dans notre suite nuptiale, il m'avait regardée avec des yeux vides.

« Qui êtes-vous ? » avait-il demandé, le visage déformé par une confusion feinte. « Que faites-vous dans ma chambre ? »

Le médecin, appelé en urgence, avait diagnostiqué une amnésie soudaine et sélective. Il ne se souvenait plus de moi, de notre amour, de notre mariage. Il m'avait chassée de la chambre, puis de sa vie, me laissant seule face aux rumeurs et aux moqueries. « La mariée répudiée le soir de ses noces », « la pauvre folle qui s'invente un mariage ». Tout Paris s'était gaussé de mon humiliation.

Maintenant, il se tenait devant moi, le regard plein de dédain, comme s'il regardait un déchet sur le trottoir.

« Élise, » dit-il, son ton faussement enjoué. « Quelle surprise. Je ne pensais pas que tu oserais encore te montrer à Paris. Surtout dans une soirée comme celle-ci. Comment as-tu réussi à entrer ? Tu as fait le service ? »

Sophie ricana bruyamment, attirant l'attention de quelques invités proches.

« Ne sois pas si dur, chéri, » dit-elle en se pavanant. « Elle a peut-être trouvé un vieux protecteur sénile pour lui payer une robe. »

La blessure, que je croyais cicatrisée, se rouvrit un peu. Mais ce n'était plus la même douleur. Avant, c'était un abîme de désespoir. Aujourd'hui, c'était une colère froide et maîtrisée. Je n'étais plus la jeune fille naïve qu'il avait détruite. J'avais survécu. J'avais reconstruit ma vie, loin de sa cruauté.

Je le regardai droit dans les yeux, sans ciller.

« Marc. Sophie. Le monde est petit, n'est-ce pas ? »

Mon calme sembla le déconcerter un instant. Il s'attendait sans doute à des larmes, à des cris. Il s'attendait à la jeune femme brisée qu'il avait abandonnée.

Il retrouva vite sa contenance. Son sourire s'élargit, devenant plus cruel.

« Alors, dis-nous, Élise. Que deviens-tu ? Tu as trouvé un petit travail ? Femme de chambre, peut-être ? C'est un rôle que tu connais bien, n'est-ce pas, Sophie ? » dit-il en pinçant la taille de sa compagne.

Sophie gloussa, ravie de l'attention. « Oh, Marc, tu es terrible. Mais c'est vrai qu'elle a toujours eu l'air d'une souillon. Même avec ses belles robes, ça ne trompait personne. »

Les gens autour de nous commençaient à prêter l'oreille, leurs visages curieux se tournant vers notre petit groupe. L'humiliation n'était plus privée. Elle redevenait publique, exactement comme il y a cinq ans. Mais cette fois, je n'étais plus seule. Et ils ignoraient tout de ma nouvelle vie. Cette ignorance serait leur perte.

Chapitre 2

Marc s'approcha de moi, son regard balayant ma silhouette avec une insolence calculée. Il baissa la voix, un murmure conspirateur et dégoûtant.

« Écoute, Élise. Je peux être magnanime. Tu as l'air... moins misérable que dans mes souvenirs. Je suis en train de monter mon propre cabinet d'avocats. J'ai besoin d'une assistante, quelqu'un pour classer des dossiers, faire le café. Je pourrais même te donner un petit appartement de service. C'est mieux que de traîner les rues, non ? »

Il attendait une réaction, un signe de gratitude ou de désespoir. Il voulait me voir m'effondrer, accepter ses miettes comme une faveur divine.

Je ne répondis rien. Mon silence sembla l'irriter plus que n'importe quelle insulte.

Sophie en rajouta une couche, se lovant contre lui de manière suggestive. Elle posa sa main sur sa poitrine, ses ongles rouges vifs contrastant avec la blancheur de sa chemise.

« Laisse-la, mon amour. Elle ne mérite pas ta gentillesse. Regarde-la. Elle n'a rien. Nous, nous avons tout. »

Elle l'embrassa sur la joue, un baiser sonore et vulgaire, sans jamais me quitter des yeux. C'était une provocation claire, une façon de me rappeler qu'elle avait pris ma place, qu'elle couchait dans le lit qui aurait dû être le mien.

Le souvenir de la vérité me frappa de nouveau, aussi clair qu'au premier jour. Ce n'était pas une simple amnésie. C'était un complot.

Le flash-back était gravé dans ma mémoire. Quelques jours après avoir été chassée, folle de chagrin et d'incompréhension, j'étais retournée à notre hôtel particulier, espérant le voir, espérant que sa mémoire soit revenue. Je m'étais cachée dans le jardin, près de la fenêtre du salon. Les rideaux n'étaient pas complètement tirés.

Et je les avais vus. Marc et Sophie. Ils riaient, un verre à la main.

« Tu as été parfait, mon amour, » disait Sophie en se frottant contre lui. « L'amnésique ! Personne n'y a vu que du feu. Son père était furieux, mais il ne pouvait rien faire. Pas de scandale, pas de divorce sordide. Juste une pauvre petite chose abandonnée par un mari malade. »

Marc avait bu une gorgée de son whisky, un sourire satisfait sur les lèvres.

« C'était la seule solution. Son père n'aurait jamais accepté notre mariage si j'avais rompu les fiançailles. Il m'aurait ruiné. Mais là... je suis la victime. Et une fois que l'héritage de sa mère sera débloqué et partagé, je toucherai ma part en tant que mari, même amnésique. Ensuite, on pourra dire que ma mémoire est revenue, mais que le choc a détruit mes sentiments pour elle. Élise est trop fière pour se battre. Elle disparaîtra. Et nous, ma chère Sophie, nous aurons l'argent et la liberté. »

J'avais entendu ces mots, chaque syllabe un coup de poignard. J'étais restée là, pétrifiée, le souffle coupé. Ce n'était pas une tragédie. C'était une trahison. Une conspiration froide, calculée, pour me voler mon nom, ma dignité et mon héritage.

J'avais trébuché en arrière, faisant du bruit. Ils s'étaient tus. La porte s'était ouverte. Je m'étais enfuie en courant, sans me retourner.

Cette nuit-là, j'avais eu une fièvre terrible. Mon corps et mon esprit avaient lâché. Je me souviens vaguement de mes parents, leur visage déformé par l'inquiétude. Mon père, un homme d'affaires habituellement si fort, avait les larmes aux yeux. Ma mère me tenait la main, murmurant des mots apaisants.

Ils m'avaient fait quitter Paris. Ils m'avaient envoyée dans le sud, dans notre maison de campagne près d'Aix-en-Provence, pour m'éloigner du poison de la ville et de la cruauté de Marc. C'est là-bas que ma longue et lente reconstruction avait commencé. C'est là-bas aussi que, bien plus tard, j'avais rencontré Antoine.

Ces souvenirs me donnèrent la force de leur faire face. Ils me regardaient toujours, attendant ma chute. Ils ne savaient pas que j'étais déjà tombée au plus bas, et que je m'étais relevée.

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