" non ..."
" Non , pourquoi lui ? "
"Pourquoi ?"
Pourquoi ? C'est la dernière question que je me pose avant de le voir.
Il est comme d'habitude, vêtu tout en noir.
Comme un corbeau qui vient dévorer le corps d'un cadavre.
"Le corps d'un cadavre qui est le mien"
Il s'approche de moi d'un pas lent, le bruit de ses chaussures résonnent dans cette étroite...
"Cellule."
"Une cellule ?"
"Une cellule !"
Ma vue devient flou a cause des larmes qui commencent à coulées, je panique, je suffoque devant cette être qui se réjouit de mon malheur. Il est la cause de mon malheur. J'essaye de me débattre contre les chaînes qui me retiennent prisonniers mais rien a faire, malheureusement je n'ai pas de force surhumaine pour briser de l'acier. Alors je dois simplement, accepter mon misérable sort, qui est de périr entre les mains de cette être abject
Il s'arrête de marcher, constatant qu'il est arrivé à destination, c'est a dire : près de mon frêle petit corps comparer au sien. L'homme s'accroupit devant moi et me regarde avec ses yeux azure, je déglutit devant ce fort regard et je déglutit encore plus en entendant ça voix rauque...
- t'aurais pas dû.
- Anita ¿no has visto mi cuaderno? Cria Adrianna dans toute la maison. ( Anita, tu n'as pas vu mon cahier ?)
Je soupire et lève les yeux au ciel d'exaspération devant le manque d'organisation de ma chère sœur, Adrianna.
- regarde sur ton bureau ! Crie-je a mon tour.
Je l'entends pousser un lent " ahh " Signe qu'elle a trouvée ce qu'elle cherchait, je lâche un petit ricanement en la voyant courir dans tout les sens dans notre petit appartement qui n'est pas très grand mais qui nous permet d'avoir un toit où se réfugier malgré le bas salaires que je gagne.
- alala, je vais être en retard pour mon examen !
- ça t'apprendras à ne pas mettre ton réveil la veille. rétorquée-je en me plaçant dans l'encadrement de la seule chambre de cette baraque.
- aghh, au lieu de te moquer tu pourrais m'aider, c'est gratuit tu sais ?
- c'est si gentiment demander comment puis-je refuser. Ricane-je en me dirigent vers une Adrianna débordée.
Après quelques minutes de : ramassage d'affaires scolaires et de choix de vêtements, nous sommes arrivées à terminer la préparation de ma sœur et nous voilà prête à partir vers deux destinations différentes, elle va vers son lycée et moi vers mon emploi.
Je n'ai que 19 ans mais j'ai arrêtée mes études tôt. Très tôt. Malgré mes excellentes notes je ne pouvais pas continuer ma vie d'adolescente sans me soucier de l'aspect financier de ma famille et plus exactement de ma sœur qui n'as que 17 ans, elle doit continuer ses études et surtout continue de vivre sans problème et sans se soucier de quoi que se soit comme la plupart des jeunes d'aujourd'hui.
- à ce soir hermana ! Me lança la jeune fille me sortant de mes pensés. ( Ma sœur
- à ce soir, et fait attention en rentrant !
- ne t'inquiètes pas, je t'aime !
" Je t'aime aussi." Souffle-je en souriant a mia hermana.
Je l'a regarde s'en aller petit à petit entre les ruelles de notre quartier à Juárez qui regorge de racailles en tout genre : dealeur, violeur, serial killer et la liste est longue. À chaque fois qu'on sors de notre maison on croise les doigts pour ne pas faire une mauvaise rencontre qui peut nous coûter la vie.
Après avoir sortie de mes pensés je me d'ériger vers mon lieu de travail, une villa somptueuse avec deux piscines extérieures et intérieures, une décoration a en coupé le souffle et un jardin époustouflant remplie de fleurs en tout genre, une très belle maison certes mais peu chaleureuse et sans aucun charme. c'est la demeure de Monsieur Sanchez, un business man très connu au Mexique, il possède plusieurs entreprises de je ne sais quoi, tout ce que je sais c'est que cette homme est une banque sur pattes, ce n'est pas difficile de le remarquer vu qu'il change de voiture comme il change de slip.
Ça fait presque 4 mois que je travaille pour lui en tant que femme de ménage et ça fait exactement 4 mois que j'essaie de ne pas commettre un meurtre.
Oui, je parle bien de tuer mon employeur mais j'ai toutes les raisons du monde pour avoir des pulsions meurtrières comme par exemple : Les putes de Monsieur qui me dévisage chaques soirs et surtout les attouchements.
Et oui, mon patron est un pervers qui profite du fait que je sois dans le besoin pour me touché de temps en temps, une main qui me touche les fesses par là et un regard pervers par-ci. La routine quoi.
Enfin arrivée à destination, le garde posté juste derrière une grande grille me sourit comme d'habitude et m'ouvre l'accès directement et me laisse pénétrer les lieux, je traverse le jardin en passant devant la piscine et les transats qui sont occupés par des prostituées qui me dévisagent une à une ." Génial ..." Pense-je. Je continue ma route jusqu'à l'intérieur et je commence mon rituel, c'est un dire : je me dirige vers la pièce sous les escaliers qui ressemble fortement a un placard à ballet, je sors mon uniforme de travail de mon sac à dos bleu , je l'enfile et c'est parti pour une journée de plus dans cette enfer.
Un énième regard a ma montre qui m'annonce que mon calvaire va bientôt prendre fin.
"22H."
Plus qu'une heure et c'est fini "courage Anita, tu peux le faire." Après une longue journée de travail qui vire peu a peu a un cauchemar je ne peux souhaiter qu'une chose : rentrer et dormir.
Je viens tout juste de terminer le ménage. Une seconde fois. J'ai rangée toute la maison et même le Bordel qu'ont laissaient les prostituées sur la terrasse, et me voilà entrain de nettoyer le salon une deuxième fois car elles ont refoutu un bordel pas possible, faut croire que le silicone injecté dans leurs fesses a détruit le peu de neurones qu'elles avaient. Et cerise sur le gâteau, le connard qui me sert de patron n'a pas lâcher mes cuisses du regard, l'idée de foutre le feu à cette baraque et par la même organisation les laisser se faire brûler vivant ma effleurer l'esprit plusieurs fois aujourd'hui mais ma conscience n'a pas laissé mon côté psychopathe ressortir, alors je ramasse la meirda des puta et je me tais.
- Anita chérie, pourquoi tu fais cette tête ? Me demanda mon patron avec un verre à la main gauche et une poufiasse blonde à la main droit.
Je ne réponds pas et demeure silencieuse en continuant de ramasser les cadavres des bouteilles d'alcool déjà vide.
- oh, j'ai failli oublier, tu peux monter me ramener un cigare dans ma chambre ma biche ?
Je lève les yeux vers mon interlocuteur qui me fait un sourire répugnant, en ayant plus qu'assez de cette vu trop malsaine pour mon cerveau je décide de monter à l'étage pour lui ramener ça merde en espérant qu'elle le tura un petit feu.
Une fois à l'étage je pénètre la dernière chambre du couloir à droite. la pièce est très bien rangé par mes soins mais un détail me vient à l'esprit, j'ai nettoyer toute la chambre plutôt et je n'ai pas vu de cigare et Sanchez viens de rentrer donc il ne peux pas l'avoir oublier ici. A peine ai-je fini ma phase dans ma tête que j'entends un claquement de porte derrière moi, en espérant que je me trompe je me retourne vers le bruit et la foudre s'abat sur mon existence tout entière, je vois Sanchez adossé à la porte qui est désormais fermé à clé.
" Merde."
Adrianna :
Examens terminé je peux enfin souffler.
À la porte du lycée ma meilleure amie Marìa qui est une très bonne amie à ma sœur aussi m'attend devant le grand portail. Elle est blonde aux yeux bleus, elle fait presque ma taille mais elle me dépasse de quelques centimètres, un corps de rêve qui fait rêver la plupart des garçons de m'a classe et de tout le lycée et pour couronner le tout elle a un vrai visage d'ange qui ne montre jamais de signe de colère, elle est toujours souriante et aimable. Bref c'est ma meilleure amie. Marìa me vois de loin et me fait signe de la rejoindre.
- alors ? L'examen ? Me demanda-t-elle en souriant
- j'ai gérée, je suis sereine. Et toi ? Lui répond-je a mon tour en lui rendant son sourire.
- oh, oui ça va j'ai gérée aussi.
- tant mieux alors, tu vas faire quoi maintenant ?
Je demande ça car elle a pris l'habitude de venir Chez moi après les cours soit pour réviser ou juste pour discuter.
- je pensais aller au Parc du cartier, il fait beau et j'aimerais profiter du soleil, tu veux venir ?
- O que oui !
Après quelques minutes de marche nous sommes enfin arrivées au parc, le soleil rayonnant sur toute la verdure, la température est idéal ni trop chaud ni trop froid, les enfants courent dans tous les sens et les parents sont assis sur les bancs entrain de discuter entre eux.
En voyant ça on oublierai presque que la ville est dirigée par "El Diablo" le mafieux qui fait régner la terreur rien qu'avec son nom, il est dans le trafic de drogues et d'armes depuis bien longtemps et je ne crois pas que ça va s'arrêter bientôt, les bruits racontent qu'il est sur le point de déclancher une guerre pour obtenir plus de territoire, donc notre petit Arve de paix ne va pas durer très longtemps " je le déteste !" Tout le monde déteste ce narcos parceque si il n'était pas là on serait tous heureux et en sécurité.
- Ri tu peux nous ramener de l'eau s'il te plaît ? Me demanda la blonde en me sortant de mes pensés.
- Oui bien sûr, je laisse mon sac près de toi.
- D'accord je t'attends ici.
Je me lève et je part en direction du marchand qui est un peu plus loin de notre banc, c'est un monsieur qui doit avoir plus de 60 ans. En me voyant m'avancer vers lui il me sourit d'un sourire ridé mais adorable.
- Que puis-je faire pour toi mi niña ? ( Mon enfant)
- Je voudrais deux bouteilles d'eau, s'il vous plaît.
Le vieil homme me donne mes articles et je lui donne son argent, je le salut poliment et je me retourne vers mon point initial. Une fois arrivée au banc je ne comprends pas ce qu'il se passe, la place est vide il n'y a que mon sac qui l'occupe, je me retourne pour voir si Marìa est quelque part mais non, elle n'est nulle part et je remarque aussi que le Parc est désormais vide, aucun enfant ne court et aucun parent n'est assis sur les bancs. Je suis seule.
Je reste figer un moment avant t'entendre des voix masculines se rapprochaient de moi, se sont trois hommes vêtus tous de la même manière : t-shirt, jean et chaussures noires, et sans oublier l'accessoire indispensable pour ces monsieurs : une arme accrochée et bien visible en dessous de la ceinture de leurs pantalons.
- je crois que ce n'est pas ton jour de chance mi bonita. ( Ma jolie)