Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Romance > Animosité et amour
Animosité et amour

Animosité et amour

Auteur:: Plumes palpitantes
Genre: Romance
Chaque instant, je jette un coup d'œil à ma montre et là, je crois vraiment qu'ils ne vont plus venir. Tu fais pitié Safiétou, Wallah! Découragée, je décide de rentrer dans l'hôtel. Je vais aller prendre ma valise et demander où se trouve l'aéroport le plus proche pour m'en aller d'ici. Je rentre direct au Sénégal et ensuite je demanderai le divorce. Même si les Konaté vont me jeter dehors et sans sous, je me débrouillerais quand même.

Chapitre 1 Chapitre 01 & 02

J'espère seulement que ces flics ne me laisseront pas tomber. Je me demande ce qui me serait arrivé si je ne comprenais pas anglais. Dieu merci, je ne l'ai jamais négligé.

Je suis devant l'hôtel depuis sept heures et démi entrain d'attendre ces flics. Il est maintenant huit heures et quart. Je crois qu'il m'ont posée un lapin. Je me sens tellement ridicule!

Chaque instant, je jette un coup d'œil à ma montre et là, je crois vraiment qu'ils ne vont plus venir. Tu fais pitié Safiétou, Wallah!

Découragée, je décide de rentrer dans l'hôtel. Je vais aller prendre ma valise et demander où se trouve l'aéroport le plus proche pour m'en aller d'ici. Je rentre direct au Sénégal et ensuite je demanderai le divorce. Même si les Konaté vont me jeter dehors et sans sous, je me débrouillerais quand même.

J'ai juste envi de pleurer. Cheikh se conduit comme un être sans cœur. Comment a-t-il pu me faire cela? On se retrouvera au Sénégal et je lui dirai ce qu'il mérite d'entendre.

Je tourne mes talons pour rentrer dans l'hôtel quand un Klaxon me stoppa. Je tourne lentement la tête....heureusement! Les flics sont là. Je laisse échapper un soupire de soulagement suivi d'un sourire idiot. Nous nous saluons et je saute dans leur voiture qui se met en route aussitôt.

Flic1: We have one hour miss. (Nous avons une heure mademoiselle).

Moi: Ok! Thank you very much.

Flic2: Accordering to you, where should he be? (Selon vous où devrait-il être?)

Il doit normalement être quelque part dans cette île ou dans une autre. Ce dont je suis sûre est qu'il est au Bahamas. Mais connaissant les Konaté, je sais qu'on devait être dans un très grand hotel comme grand père me l'avait dit.

Moi: Sir? Which is the largest, the smartest and the most beautiful hotel in the Bahamas? (Monsieur? Quel est l'hôtel le plus grand, le plus chic et le plus beau de Bahamas?)

Ils regardent tous les deux.

Flic2: Euh..

Flic1: It's in Atlantic Paradise Island. (Il se trouve à Atlantis Paradise Island).

Hmmmm

Moi: Let's go there pleaze. (Allons là-bas s'il vous plait).

Celui qui est au volant hoche la tête et change de direction. Il nous amène d'abord au gap pour que je prenne un peu de liquide (argent) car selon eux j'en aurai besoin. Ensuite, il roule jusqu'à cette sorte de quai que je reconnais fort bien. C'est là où s'était posé l'avion.

Moi: What are we doing here? (Qu'est ce qu'on fait là?)

Ils décendent sans me répondre, je fais de même. Ils se dirigent vers un homme et parle un peu. Je ne comprend pas la langue qu'ils parlent en ce moment car ce n'est pas l'anglais. Après avoir fini de parler, l'un d'eux revient me voir.

Flic1: He will take you to the Atlantis Paradise Island with his boat. (Il va vous amener à l'Atlantis Paradise Island avec sa chaloupe).

Flic2: And then you'll manage to find the hôtel and your husband. (Et après vous vous débrouillerez pour trouver l'hôtel et votre mari).

Moi: Ok. Thank you very much. That's very kind of you, really! ( D'accord. Merci beaucoup. C'est gentil à vous, vraiment).

L'un d'eux me donne son numéro au cas où et je les remercie une dernière fois avant de monter dans cette chaloupe.

Qu'est ce qui me fait penser que Cheikh est dans cette île qu'ils m'ont indiquée? On ne sait jamais.

Je regarde le beau paysage, la mer est d'un bleu si clair qu'on croirait pouvoir voir ce qui se trouve sous l'eau. C'est vraiment beau, Bahamas!

J'avance jusqu'à la coque et me mets là-bas. Quelques gouttes d'eau me frappent sur le visage quelque fois quand l'eau entre en choc avec la chaloupe. Ça me rappelle ''Coumba Castel'', Gorée, nos sorties pédagogiques....

Bref, j'en oublie même ce que cet idiot m'a fait. Mais c'est vraiment beau ici. J'arrive à appercevoir un bel endroit. Je crois qu'on va bientôt arriver. Je suis super pressée et stressée à la fois.

Je sortis de mes pensées quand je sentis la chaloupe s'arrêter. Qu'est ce qui se passe?

Moi: What's happening sir? (Qu'est ce qui se passe monsieur?).

Il me regarde comme si je lui avais parlé chinois. Je crois que ce n'est pas la peine d'insister, il ne comprendra rien. Ça doit être quelque chose de passager. Le monsieur se déplace pour aller voir ce qui se passe dans la cabine. Une minute après, un homme de tenue y sort, sûrement le capitaine à bord.

Lui: Excuse me miss.

Je lui fais face.

Moi: Yes? (Oui?).

Lui: We are sorry but we have a problème (nous sommes désolés mais nous avons un petit problème).

Il n'a pas un accent anglais. On dirait un français.

Moi: Do you speak french? (Est ce que vous parlez français?)

Lui: Oui oui, je suis français.

Je fais mine d'être soulagée. Il me tend la main.

Lui: Pierre, commandant à bord.

Ah on dit commandant à bord! Je lui serre la main.

Moi: Safiétou, euh...pas de titre.

Nous rions un peu.

Moi: Qu'est ce qui se passe?

Lui: Nous sommes en panne.

Moi: En panne? Comment je vais faire pour aller là-bas alors?

Lui: Ne vous inquiétez pas! Il y a une autre chaloupe qui viendra à la rescousse dans quarante minutes.

Moi: Quarante minutes?!

Je regarde la distance qui nous sépare de l'île. Elle n'est pas si grande.

Moi: Je crois que je peux nager cette distance.

Lui: Êtes vous sûre?

Je n'ai pas envi de passer quarante minutes ici. Alors sans regarder derrière moi, je plonge dans l'eau puis je commence à nager. Ça fait une éternité que je ne l'ai pas fait. J'ai nagé jusqu'à la plage et arrivée, j'étais à bout de souffle. J'ai du coup mal aux épaules et mes jambes sont toutes engourdies. Qu'est ce qui m'a pris? Me voici toute trempée maintenant.

Je me lève du sable et commence à marcher. Mais la beauté de cet endroit, wapapapapapap! Je vous laisse imaginer tout simplement. Tout est bien dessiné, bien structuré.

Je ne passe pas inaperçu en tout cas. Certains me regardent et se moquent ensuite; d'autres me regardent bizarrement... je choisis tout simplement de les ignorer même si je me sens encore plus petite devant eux. Alors on m'indique où l'hôtel se trouve. Au moins personne ne s'est enfuit ici quand je les interpelle.

Mais Wallah, je sais que je vous est dit que cette île est belle, splandide et faut voit l'hôtel! Oh mamia! Je reste à l'entrée entrain de le détailler des yeux. Quelques instants après, j'entre. Presque tout le monde me regarde mais j'espère seulement qu'ils me diront que l'imbécile qui me sert de mari est là.

Je me dirige vers la réception et demande à voir Cheikh Bamba Konaté. Elle me répond qu'il est là.

Je ne saurait expliquer ce que mon cœur m'a fait à cet instant.

Moi: I'm Safiétou Gaye Konaté, his wife. (Je suis Safiétou Gaye Konaté, sa femme).

Elle me détaille d'abord des yeux, de haut en bas puis de bas en haut. Alors, je sors ma carte d'identité et ma carte banquaire de ma poche et les déposr sur le comptoir. Elle les prend du bout de ses doigts et lit ce qui est gravé dessus. Elle hoche la tête et me donne ensuite le numéro de la chambre. Je recupère mes cartes que je range dans une poche de mon jeans puis monte sous le regard intérogateur de beaucoup de gens.

Là je suis devant la chambre indiquée. Que dois-je dire ou faire? Une colère folle m'anime et en même temps, je suis fortement intimidée. Alors je toque.

Tok-tok-tok!

Rien.

Tok-tok-tok-tok!

Toujours rien.

BAM BAM BAM BAM!

J'entends la voix de Cheikh.

Lui: I'm coming! (J'arrive!)

Mon cœur commence à battre fort. Mais ce n'est pas le moment de stresser. J'avais promis de me servir de mes pouvoirs de femme non? Chose promise, chose due. Je pose une main sur le mur, une autre sur ma hanche pour adopter ainsi une position de ''pute''. Je sens que j'ai l'air d'une sadique en ce moment et je veux vraiment pas pleurer, il faut que je l'affronte.

Il m'ouvre la porte et me regarde bouche bée.

Moi: Surpris?

Cheikh: .....

Moi: Surpris?

Cheikh (bouche bée): .......

J'ai l'air d'une vraie garce, je le sais.

Moi: Tu veux jouer? On va jouer!

Cheikh: Sale pute!

Moi: Pute toi même et ta gueule!

Et je le pousse pour entrer. Waw! Une si grande chambre...mais je n'ai pas le temps de la contempler. Je continue d'avancer et qu'est ce que je vois? Une femme sur le lit, elle est couchée sur le ventre, donc ne peut pas me voir. Je suis censée être à sa place en plus, je ne vous dis pas ce que je ressens en ce moment.

Je me retourne alors pour faire face à Cheikh.

Moi: Qui est ce? Ta pute? Ah monsieur m'a laissée tomber dans une île où je ne connais rien ni personne et va sauter sur la première venue? Eh ben ça ne marchera pas comme ça avec moi.

La fille: What's happening? (Qu'est ce qui se passe?)

Moi: Vas y, réponds à ta pute!

Lui: Je vais te décortiquer comme une arrachide, fais moi confiance.

La fille se lève en se servant du drap pour se couvrir le corps. Je suis dégoutée WALLAH.

Moi: Dégage ta salope d'ici ou je le fais moi même.

Lui: Vas y, fais le toi même si elle peut te comprendre.

Ah il pense que je ne comprends pas anglais!

Je me tourne vers la fille.

Moi (d'un ton froid) : Get out! (Dégage!)

Elle: What? (Quoi?).

Elle est sourde?

Moi: I told you to get out, and clear the hell out of here BEFORE I GET ANGRY MORE!! ( Je t'ai dit de dégager, et fous le camp d'ici AVANT QUE JE NE M'ÉNERVE PLUS!!).

Elle file après avoir jeté un dernier regard à Cheikh. Celui ci me regarde encore, stupéfait. Aah! Je suis fière de moi.

Lui: Co....comment tu fais pour avoir deux facettes à la fois. Et pourtant j'étais à un cheveux près de croire que tu étais une fille bien.

Moi: Tu as quelque chose à dire toi? Si c'est une question de deux facettes Wallah ne me blame pas car tu as chaque jour une cruauté à me montrer. Tu croyais vraiment que tu t'étais débarrassé de moi? Tu as tout faux monsieur!

Lui: Vieille pute de merde j....

Moi: Moi une pute? Et toi t'es quoi alors? Ne reste pas silencieux réponds moi!!! Si moi je suis une pute t'es quoi toi? Et puis tu me parles de filles bien, est ce que tu sais faire la différence entre le bien et le mal??

Lui: Tu as bu??

Moi: Est ce que j'en ai l'air?

Je le quitte de vue et cherche la salle de bain que je retrouve facilement. C'est super grand. Il y a deux grands lavabos à côté desquels sont déposés des produits pour des soins corporels. Il y a y un grand baignoire et une douche. Même ma colère ne m'empêche pas de sourire.

Je sors pour enlever tout ce qui se trouve dans ma poche, oh, j'ai oublié, j'ai plongé avec l'argent. Tant pis. Je mettrai les billets sous le soleil. J'entre dans la salle de bain, m'apprête à me déshabiller quand je me souviens que je n'ai pas d'autres habits, génial!

Je suis une parfaite idiote. Et maintenant il faut que j'aille emprunter quelque chose à ce con. Je viens de marquer un point sur lui et je vais encore aller le supplier pour qu'il me prête quoi porter. Je suis une parfaite idiote. Je ne connais toujours pas la raison pour laquelle j'ai plongé.

Tchiiiiiip! Je suis très énervée en plus!

Je sors de la salle de bain, il y a Cheikh assis en face, les billets dans ses mains.

Il me regarde avec mépris.

Lui: C'est tout ce qu'ils t'ont payé?

Moi: Tchiiiiip!

Lui: Où est ce que tu as passé la nuit?

Moi: Ça t'intéresse? Putain c'est aujourd'hui que tu t'en soucies?

Je me dirige vers l'armoir.

Lui: Ne touche surtout pas à mes affaires saleté!

Moi (en avançant vers lui): Bien.

Je lui arrache mon argent et mes cartes que je remets dans une poche de mon jeans et je sors en claquant la porte très fort. Je descends les escaliers très rapidement et l'entends m'appeler. Je l'ignore royalement. Mais comme il est plus rapide que moi, il me rattrape et m'attrape sauvagement par le bras.

Moi (en me libérant de son emprise) : NE ME touche pas!

Lui: Tu as changé. Tu n'étais pas comme ça au Sénégal. Il a fallu que tu t'éloignes pendant un jour seulement et tu te comportes autrement.

Moi: Moi je me suis éloignée? Connard inverse les sujets et tu verras que c'est de ta faute!

Lui: Quoi? Il s'est passé quelque chose en si peu de temps? Ou...

Tu as rencontrer d'autres putes qui t'ont conseillé?

Je voulais l'insulter, lui cracher dessus, lui donner une bonne raclée, lui crier dessus jusqu'à ce que ma voix se casse mais c'est comme si mon corps ne me répond plus. Alors, je sors de l'hôtel en direction de la plage. Je vais simplement retourner à cet hôtel où j'étais pour recupérer mes affaires et revenir, c'est tout.

Je monte dans une chaloupe et file en direction de l'île Nassau. Je vais à l'hôtel, recupère ma valise puis retourne à Atlantis Paradise Island. Je retourne dans ce gigantesque hôtel et prends une chambre. Je me suis arrangée pour être en face de celle de Cheikh, génial!

Alors, pendant qu'on monte mes affaires, je vais d'abord manger pour ensuite aller dans la chambre que j'ai prise.

Je décide de rester devant la porte, j'ai envi que Cheikh me voit, j'ai envi qu'il sache que je suis en face de lui. Pfff! Pourquoi même? Je ne sais pas. Alors, je suis restée pointée là pendant au moins vingt minutes. Un instant après, je vois la poignée de sa porte se tourner. Je me précipite et fais semblant d'ouvrir la porte de ma chambre. J'entends ensuite sa porte s'ouvrir, j'ouvre ma chambre en même temps.

Cheikh: Qu'est ce que tu fous là?

Je me retourne.

Moi: Ça t'intéresse?

Lui: Oui ça m'intéresse.

Moi: Depuis quand?

Lui: Depuis le jour où tu es devenue ma femme.

Sa femme? Ça me fait réellement plaisir quand je l'entends m'appeler comme ça ''ma femme''.

Moi: Ta femme??

Lui: Et je ne te permettrai pas de faire tes saloperies juste en face de ma chambre.

Moi: Tchiiiiip.

Il me tire brusquement et m'entraîne dans sa chambre.

Moi: LACHE MOI!!

Il me plaque au mur puis m'attrape violemment les mâchoirs. Il plonge ensuite son regard dans le mien et je baisse immédiatement mes yeux. Son regard posé sur moi me met super mal à l'aise et il ne me lache pas des yeux. Je sais qu'il a envi de me tuer car le silence exprime plus de mots que la bouche elle même.

Il me lache finalement après une longue contemplation et sans comprendre ce qui se passe, je lève mes yeux et le vois s'éloigner. Il s'assoit sur le lit en me regardant dégouté.

Lui (voix faible) : Tu me déçois franchement....

Moi: .......

Il baisse sa tête.

Lui: Vas faire ta pute si tu en as encore envi. Je ne te retiens plus.

J'ai envi de lui dire que non je ne suis pas une pute, que non cette chambre c'est moi qui l'ai prise car je n'ai pas envi de dormir dans la chambre où mon mari m'a déjà trompée. Mais il comprends tout de travers.

Je sens une larme se glisser tout au long de ma joue et une autre sort.

Lui: S'il te plait dégage. Tu me dégoutes Wallah.

Moi: Et toi encore plus.

Lui: Je n'ai jamais vu une salope de ton espèce!

Moi: Et moi je n'ai jamais vu un porc de ton espèce, incapable!!

Lui (en se levant du lit) : DÉGAGE OU JE ME CHARGE DE TE FAIRE ÉVAPORER!!

Deux autres larmes s'échappent de mes yeux et je sors. J'entre dans ma chambre et plonge sur le lit. J'ai pleuré comme pas possible.

Ce qui me fait le plus mal est qu'il me prend pour qui je ne suis pas. Je suis pauvre c'est vrai, j'ai accepté de me marier avec un homme que je n'avez pas vu avant, toujours vrai mais je vaut mieux qu'une pute.

Chapitre 2 Chapitre 03

Un moment après, je me douche puis m'habille. Je m'assoit ensuite devant la fenêtre pour contempler la vue. Cette île est tout simplement parfaite, parfaite au vrai sens du terme. Mais au lieu de profiter de cet instant, de cet endroit magique, je déprime. J'ai envi d'appeler les darons pour au moins entendre leurs voix, pour que je me sente moins triste mais je n'ai pas leurs numéros en tête. Putain j'ai mal en ce moment, j'ai mal au cœur....'fin quelque chose me fait mal, je sens que ça chauffe dans mon cœur mais qu'est ce que c'est?

Je n'ai qu'une seule envie, c'est de rentrer au Sénégal, divorcer et m'en aller loin de tout ce qui peut me rappeler l'odeur de mon pseudo mari.

J'ai mal quand je pense à lui, je sens mon cœur bouillonner. Je ne cesse de le répéter et je le répète toujours: Il a les mots justes pour me blesser.

Je le déteste, je le déteste tout au plus profond de mon âme....

C'est en laissant mes pensées vagabonder que je me suis endormie.

.........Eclipse de le nuit..........

A mon réveil, la première chose à laquelle j'ai pensé....ou disons la première personne à qui j'ai pensé c'est Cheikh. J'ai l'impression qu'il est scotché dans ma tête et j'ai vraiment envi de l'oté de là dedans. Je ne fais que penser à lui ces temps ci, mais c'est aussi parce qu'il est le seul à me faire du mal en ce moment.

Je me lève et me lave le visage puis prends mon petit déjeûner. Je retourne au lit avec un livre à la main. Je me concentre sur le bouquin afin d'oublier tous mes problèmes. Cheikh est un cromagnon, si je continue à penser à lui, c'est moi qui finirai par devenir folle, ça c'est sûr.

Des heures et des heures passent sans que je ne m'en rende compte, j'ai toujours les yeux dans mon bouquin. Heureusement que j'en ai amené plusieurs. Alors quand je le termine, je prends un autre. J'ai passé la journée comme ça puisque qu'on m'amène tout ce dont j'ai besoin dans ma chambre. Je me lève du lit seulement pour aller aux toilettes ou pour contempler la belle vue à travers la fenêtre. Ça fait tellement mal de ne pas profiter de cet endroit! Je ne pensais pas passer cette semaine en amoureux avec lui mais au moins qu'on profite de chaque instant en tant que des êtres normaux. Mais non, il veut jouer au mec dur, c'est son problème.

C'est comme ça que j'ai achevé ma journée. Quand je suis fatiguée de lire, je regarde la télé.

.........Des jours après........

Il ne reste plus qu'un jour avant qu'on ne rentre. Aujourd'hui, j'ai décidé de sortir. Je viens de comprendre que je déprimais pendant tout ce temps. Alors je sors de ma chambre pour la première fois depuis mon engueulade avec l'autre. Une fois sortie, je reste devant sa porte pendant un bon moment avant de partir. Je descends calmement les escaliers en jetant quelques fois des coup d'œil aux alentours. En sortant de l'hôtel, la réceptionniste m'interpelle.

Moi: Yes? (Oui?).

Elle: I'm sorry but your husband insisted (je suis désolée mais votre mari insistait).

De quoi elle parle? Je voulais lui poser la question mais un client est venu nous interrompre et donc, je sors de l'hôtel. Je fais un tour rapide avant de m'assoir devant une piscine. Non seulement elle est bien tracée, mais aussi elle donne envi de plonger dedans. Comme je n'ai rien pour nager, je me contente de mettre mes pieds dans l'eau. Il y a tellement de piscines mais j'ai choisi celle ci car il n'y a personne et je ne veux pas être là où les autres sont par peur de me sentir inférieure.

Mais de quoi la réceptionniste voulait-elle me parler? Pourquoi ''mon mari insisterait-il''? Sur quoi?

Je crois qu'il me déteste maintenant et il ne m'a jamais parlé comme il l'a fait la dernière fois. ''Tu me déçois'' ....cette phrase me fait tellement mal. Cela veut-il dire qu'il avait une autre image de moi? Je me fous bien de ce qu'il peut penser de moi....'fin j'aimerait bien m'en foutre mais je n'y arrive pas. A chaque fois qu'il me dit quelque chose de bien, je passe toute la journée à sourire mais s'il me dit quelque chose de déplaisant, je passe tout mon temps à déprimer et lui rien ne lui fait mal.

Je veux l'enlever de ma tête...

Je suis aussi très surprise que Cheikh....que Cheikh me manque. Il me manque Wallah et je suis vraiment très surprise. Je commence à devenir folle.

Je sens quelqu'un s'assoir à côté de moi. Je tourne lentement ma tête....ce connard! Je suis furieuse et contente à la fois. Mais il a été très cruel, je ne sais pas quelles insultes ou quel nom il me réserve aujourd'hui mais je m'en fous.

Maintenant, je ressens une forte haine envers lui.

Nous restons pendant un bout de temps sans parler, laissant ainsi le silence contrôler l'ambiance avant qu'il ne décide de le briser.

Lui: Où est ce que tu étais pendant tout ce temps?

C'est aujourd'hui qu'il s'en soucie? Wallah il ne mérite même pas que je lui parle.

Lui: Je t'ai cherché partout.

Tchiiiip!

Lui: Pourquoi tu ne m'as pas dit que cette chambre c'était pour toi? Pourquoi tu m'as laissé croire que c'était...pour autre chose?

Ah il s'est renseigné!

Lui: Safie je te parle là!

Moi: ......

Lui: Safiétou Gaye Konaté, tu vas me parler que tu le veuilles ou pas.

Le bouffon, il peut toujours rêver.

Lui: Safie, je t'appelle pour la dernière fois.

Moi: .....

Lui: Ok, tu l'aurais cherché Madame Konaté.

Je n'ai même pas eu le temps d'assimiler ce qu'il vient de me dire et me voici dans la piscine. Je sors ma tête de l'eau tout en lui criant:

Moi: EST CE QU'IL T'ARRIVE SOUVENT DE RÉFLÉCHIR ESPÈCE DE CON!!!

Au lieu de me crier desssus lui aussi, il décide de me montrer sa belle dentition, ses faussettes. Qu'il est beau ce chien!

Lui: Kxkxkxkxkxkxkx! Je t'avais bien dis que tu me parleras non?!

Je lui fais un long thiiip puis plonge au lieu de lui répondre, c'est tellement calme, on entend rien, on dirait un autre univers.

Je ressors ma tête pour prendre mon souffle et la pose sur la dale tout en laissant mon corps dans l'eau. Cheikh vient s'assoir juste devant moi.

Lui: Dans le monde des civilisés, quand quelqu'un t'aide, tu dois le remercier après.

Moi: Tu penses m'avoir aidé comme ça? Je te jure que si j'étais un....

Lui: Wowowow....Nous ne sommes même pas entrain de parler de la même chose. Tu fais hors sujet là!

Moi: ??? (Je fronce mes sourcils).

Lui: Je parle des policiers qui t'ont aidé. Ils t'ont pourtant donné leur numéro mais tu n'as même pas daigner à les appeler. Ça ne se fait pas Safie.

Il a un ton si doux, une voix tellement carressante. Mais une minute.

Moi: Comment tu les connais?

Lui: Je ne répondrai pas à tes questions. Ça fera trop de détails.

Moi: Donc pourquoi....

Lui: Safie, je t'ai déjà dit que je ne réponds pas à tes questions.

Moi: ok.

Nous marquons un silence souvent interrompu par des cris des oiseaux. Je me suis juré de divorcé et maintenant qu'il est devenu gentil, que doit-je faire?

Lui: Safie.

Moi: Hmm?

Lui: Regarde moi.

Je lève ma tête.

Lui: Regarde moi dans les yeux.

J'essaie de le faire. Il a un regard si doux, mais perçant à la fois.

Lui: Je m'excuse ok?

Je crois avoir mal entendu.

Moi: Quoi?

Il laisse un petit sourire se dessiner sur ses lèvres.

Lui: Tu m'as bien entendu. Je sais que ça te surprend mais cette fois ci, c'est moi qui ai eu tort. Je n'aurai pas dû te laisser là-bas et quand tu es venue ici, je devais réagir autrement...je suis désolée.

C'est Cheikh qui me parle comme ça? Non non, je suis entrain de rêver. C'est nouveau ça!

Lui: Sors de l'eau s'il te plait.

Moi: Pourquoi?

Lui: Pourqu'on aille dans la chambre.

Je le regarde avec de gros yeux.

Moi: Pourquoi faire?

Il laisse échapper un soupire d'agacement.

Lui: Qu'est ce que tu crois? Je n'ai aucune idée derrière la tête. Il ne se passera rien entre nous car tu ne m'intéresse pas. Maintenant sors de l'eau.

Est ce qu'il se rend vraiment compte de ce qu'il me sort là? Sait-il au moins que j'ai un cœur? Que je ressens la douleur quand ça fait mal? Comment peut-on dire à sa femme de telles choses? Tchiiiip mais qu'est ce qui me prend même? Lui aussi il ne m'intéresse pas.

Je secoue ma tête en souriant ironiquement alors que ses mots me rongent le cœur.

Moi: Je n'ai pas envi d'y aller. Vas y toi.

Lui: En tout cas je ne vais pas te laisser seule ici.

Moi: Et moi je ne vais pas te suivre.

Lui: Je n'ai pas envi d'utiliser l'autre méthode, donc sors s'il te plait.

Moi: Vas y, essaie seulement de me frapper et c'est ta tête de croccodile que tu verras en prison.

Il me regarde pendant quelques secondes.

Lui: S'il te plait, je n'ai pas envi de me disputer avec toi aujourd'hui. Ne sois pas têtue, sors de l'eau s'il te plait, je t'en prie.

Qu'est ce qui est dû à sa soudaine gentillesse? Bref, il m'aide à sortir de l'eau tout en se moquant.

Lui: Les filles rafinées nagent jusqu'aux escaliers et sortent tranquillement de la piscine.

Moi: Moi je suis une sauvageone, donc ça ne me gène pas.

Lui: Je vais demander à ma mère de te donner quelques leçons, mal civilisée!

Moi: Non, désolée mais merci.

Je prends une serviette au hasard pour m'essuyer le corps. Je pense que c'est la première fois que sa gentillesse dure. Mais avec tout ce qu'il m'a fait comment puis-je encore lui parler? En tout cas, tout ce que je peux dire est que quand je suis avec lui, je ressens quelque chose, un mélange de sentiments que je ne saurais décrire.

Il me regarde jusqu'à ce que je finisse.

Lui: T'es sérieuse toi?

Moi: ???

Lui: Tu ne sais même pas si cette serviette a été utilisée ou pas et toi tu t'essuies avec?

Moi: Les microbes ne tuent pas l'africain.

Lui: Tu m'étonnes! Dépèche toi sauvageone!

Suite à ça, nous montons dans sa chambre. Nous entrons mais mon entrée est hésitante. Je me souviens encore de la manière dont il m'avait chassé de cette chambre.

Lui: Il faut que tu te changess , t'es toute mouillée.

Moi: Ok, il faut que j'aille dans ma chambre. Mes habits y sont.

Lui: Qu'est ce qu'il y a Safie?

Ma voix a un peu craqué. Je pense que c'est dû aux mots qui tombent dans ma tête. Ses insultes sont tellement directes!

Moi: Rien. J'arrive dans quelques minutes.

Lui: Non, laisse. Je vais t'amener tes affaires. Tu as ta clé?

Moi: Je ne l'ai pas fermé.

Il secoue sa tête ironiquement avant de sortir. Je m'assois sur le sofa où je retrouve un sous vêtement de femme. Je le soulève et le regarde longuement. Pourquoi est ce que j'ai pardonné cet idiot? Il fait ce qu'il veut ensuite il vient jouer à l'innocent. Pourquoi suis-je faible?

Je regarde le sous-vêtement une deuxième fois et je sens mon cœur se serrer. Un autre mélange de sentiment m'envahit à nouveau. Cheikh est un vrai crétin, un imbécile hors du commun. Ça me fait tellement mal rien que de penser à ce qu'il a pu faire sur le sofa. Je me lève de suite. Cette chambre est dégoutante.

Je me mets contre le mur car je ne veux même pas m'assoir sur le lit. Pourquoi je ne me suis pas vengée. Il fait ce qu'il veut avec moi. Quand il est faché et passe son temps à m'insulter, je pleure et une nouvelle haine envahit mon cœur et quand il rit, je rigole avec lui comme une folle. J'ai changé, j'ai trop changé.

Avant, je ne voulais rien savoir des hommes mais maintenant, je me mets à penser à eux. J'ai vraiment changé.

Mais quel mal y a-t-il de penser à son mari? Est ce un pécher?

Le cri de Cheikh me fait sursauter.

Lui: ÇA FAIT DIX ANS QUE JE T'APPELLE CONNASSE!

Moi: ET T'ES OBLIGÉ DE ME CRIER DESSUS? JE NE SUIS PAS UNE DE TES PUTES MOI ET JE SAIS CRIER COMME TOI.

Lui: Qu'est ce qui te prend d'un coup?

Moi: TU OSES ME LE DEMANDER?? CLOCHARD TU NE MÉRITES MÊME PAS DE VIVRE!

lui: Tu baisses d'un ton quand tu me parles. On me respecte moi.

Moi: MAIS RESPECTE TOI TOI MÊME AVANT!

Il fonce droit vers moi.

Lui: Quel est ton problème au juste?

Il me le demande comme si de rien était.

Moi: .....

Il me lance un dernier regard bizarre.

Lui: Je t'ai ramené tes affaires. Vas prendre une douche avant de te changer. Après tu viendras me dire ce qui te prend.

Moi: Je n'ai rien. J'ai juste envi de sortir de cette chambre.

Lui: Tu n'iras nulle part et crois moi si je te le dis.

J'inspire profondément puis expire lentement pour me contrôler. Pourquoi, pourquoi est ce que je cris même? Qu'est ce qui m'arrive? Pour un simple sous-vêtement?

Je commence à devenir folle. Je vais faire ce qu'il m'a dit, c'est mieux.

Après la douche, je m'habille d'une robe moulante bleu turquoise qui m'arrive jusqu'aux genous. Je mets les tongues de Cheikh puis sort de la salle de bain. Ses chaussures sont tellement grandes par rapport à mes petits pieds....

Une fois sortie, Cheikh me reluque. Il laisse échapper un soupire puis se tient la tête, comme si quelque chose le désolait. Moi je suis pointée là à le regarder. Il se lève quelques secondes après et se dirige vers moi avec un visage désolé. Il met ses mains de part et d'autre de mes épaule avant de me pousser pour que je retourne dans la salle de bain.

Moi: Qu'est ce qui se passe?

Il me fait avancer jusqu'à ce que je fasse face au mirroir puis me lache.

Moi: Qu'est ce que tu fais?

Lui: Je ne connais rien en matière de fille mais je crois que je suis mille fois mieux que toi.

Je ne comprends rien du tout.

Il commence d'abord par détacher mes cheveux attachés sans soins.

Lui: Où est ta brosse?

Moi: Quelle brosse?

Lui: Pour tes cheveux.

Moi: Dans ma valise.

Lui: Reste ici, ne bouge pas.

Qu'est ce qu'il compte faire? Me coiffer?

Il revient un bout de temps après tout en se mettant à nouveau derrière moi puis commence à me brosser les cheveux. Il arrête un instant après.

Lui: Depuis quand tu ne t'es pas lavée tes cheveux?

Moi: Euh...je crois que c'est le jour où j'ai enlevé ma coiffure de cérémonie.

Lui: Sheuteuteut! Qu'est ce que j'ai fait au bon Dieu!

J'ai un peu honte, franchement parler.

Lui: Ne bouge surtout pas, j'arrive.

Il s'en va puis revient quelques minutes plus tard.

Lui: Vient par là. Nous allons vers la baignoire et il me demande de me baisser. Ensuite, il met du champoing sur mes cheveux et je commence déjà à les masser. Il me tape légèrement sur le revers de ma main gauche.

Lui: Enlève!

Il passe de l'eau sur mes cheveux et commence à me les masser. J'en ferme même les yeux.

Lui: Je ne te demande pas de dormir ok?

Moi: Est ce que tu m'as vu dormir?

Lui: Comme si j'étais aveugle!

Moi: Comment peux-tu être concentré sur mes cheveux et en même temps sur mes yeux?

Lui: Tais toi, tu ne sais même pas prendre soin de toi, sale conne.

Vraiment, j'ai honte. Pauvre de moi!

Il rince mes cheveux et me donne une serviette.

Lui: Il est où ton sèche-cheveux?

Moi: Je n'en ai pas.

Lui: On dirait que tu devais être un mec.

J'essaie de sécher mes cheveux avec la serviette.

Lui: Ça ne te dérange pas si je vais en emprunte à une fille.

Moi: Quelle fille?

Lui: Oui ou non?

Moi: Non. Ce n'est pas la peine.

Lui: Ok (en sortant).

Je sors de la salle de bain avec la serviette sur la tête. J'enlève les draps du lit, les coussins et la couverture pour m'assoir sur le matelat. Cheikh entre avec un séchoir en main et une autre chose.

Lui: Qu'est ce que c'est que ça? Pourquoi t'as enlevé les draps?

Moi: ......

Que dois-je lui dire? Que ce lit me dégoute car j'y avais trouvé une autre fille?

Lui: Je crois que t'as perdu une vis. Lève toi maintenant!

Je le suis pour qu'il me sèche mes cheveux puis il me tend ce truc.

Lui: Si jamais tu veux te maquiller fait le vite fait pour que je le rende.

Je suis certaine que ça appartient à une de ses putes.

Moi: Non, je n'ai pas envi.

Il reprend tout ce qu'il a améné pour les rendre.

Je prends le glosse et le mascara de ma valise pour m'embellir.

Cheikh revient avec une femme en uniforme.

Lui: Elle est venue faire le lit. Et si jamais tu le défaits à nouveau, je me chargerai personnellement de te casser la gueule.

La femme fait son boulot puis sort après un hochement de la tête.

Cheikh me regarde de haut en bas et fixe sur mes pieds.

Lui (soupire): S'il te plait, (il joint ses deux mains), je t'en prie, vas M'ENLEVER CES PUTAINES DE CHAUSSURES VILLAGEOISE!!

Moi (en baissant le regard): Ok, ce n'est pas la peine d'en faire tout un drame.

J'enlève les tongues et me dirige vers ma valise.

Lui: Safiétou Gaye, ne m'énerve pas. Putain est ce que tu as trouvé ces sandales ici?

Moi: Ta gueule! Wallah c'est toi qui m'énerves à la fin avec tes remarques unitiles.

Lui: Tu crois que c'est unitile? Laisser pourrir tes cheveux pendant un siècle tu crois que c'est rien du tout?

Il me fatigue. Je prends des sandales que je mets.

Il se laisse tomber sur le lit.

Lui: Ma mère voulait te parler.

Ah oui c'est vrai, j'avais promis de l'appeler.

Moi: Tu peux la rappeler s'il te plait.

Il prend son téléphone et le manipule un peu. Suite à ça, il le porte à son oreille.

Cheikh: Oui Ma!

Tata: .....

Cheikh: Justement, elle est là. Ne quitte pas.

Il me tend le téléphone que je pends tout en souriant timidement.

Moi: Allô, tata?

Tata: Oui ma chérie comment tu vas?

Moi: Je vais bien, merci et toi?

Cheikh me fait signe pour que je le mette en mode haut parleur, ce que je fais.

Tata: Trés bien ma belle. Pourquoi tu ne m'as pas appelée à ton arrivée?

Cheikh me jette un regard menançant.

Lui: Ma je t'avais dit qu'elle était fatiguée non?

Tata: Cheikh cette question ne t'était pas destiné.

Il fait un petit grimance, ce qui me fait sourire.

Tata: J'espère seulement que cet enfant s'occupe bien de toi.

Nous nous regardons à nouveau.

Cheikh: En tout cas elle ne peut pas rêver mieux.

Mouyène! Qu'est ce qu'il raconte?

Tata: Vaut mieux, sinon tu auras ta fête.

Si elle pouvait voir comment son fils adoré me traite....

Moi: Et comment va tonton Moustapha?

Tata: il est là, je te le passe?

Moi: Oui, s'il te plait.

T.M: Alors Madame, comment se passe la lune de miel?

Affreux!

Moi: Bien (en regardant Cheikh).

T.M: J'espère que tu n'as aucun problème.

Moi: Pas du tout tonton.

T.M: Et pourquoi tu n'as pas appelé à ton arrivée?

Moi: Euh...

Cheikh: Elle était fatiguée. Elle dormait.

T.M: Tu veux dire qu'elle a dormi pendant cinq jours?

Tous les deux: .....

T.M: Cheikh rappelle toi que je suis ton père.

Je le regarde changer d'expression. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai la vague impression que sa relation avec son père est un peu tendue.

Moi: Comment vous allez?

T.M: Je vais bien. Ne crois tu pas qu'il est temps que tu arrêtes de me vouvoyez. Je suis comme ton père. Même si tu as du mal à le concevoir, moi je te considère comme ma propre fille.

Il est tellement gentil!

Moi: Merci beaucoup.

Je sens le regard de Cheikh sur moi. Il est entrain de m'observer depuis tout à l'heure, et ça me gène grave quand il me regarde de cette manière.

T.M: Je te laisse. Et si tu as un quelconque besoin, tu peux m'appeler quand tu veux, d'accord?

J'entends Tata Sokhna répliquer de l'autre bout du fil.

Tata: Mais il est avec son mari voyons, non avec un inconnu.

Je souris à cela.

T.M: Je te passe Marie.

Marie: Salut toi!

Moi: Marie! Tu me manques grave!

Marie: Toi aussi belle sœur! Alors, ça se passe comment avec mon frère?

Chapitre 3 Chapitre 04

Je regarde Cheikh à nouveau, nos regards se croisent.

Moi: Toi même tu sais, pas la peine de t'expliquer.

Il me lance un regard intérogateur que j'ignore.

Marie: Allez! Faites un effort je vous en prie! Vous vous êtes mariés nom de DIEU!

Cheikh: Mêle toi de tes oignons toi!

Marie: Hey fréro comment tu vas?

Lui: Hmm...Comme tu peux l'imaginer.

C'est à dire?

Marie: Je vois. Safiétou, Adama demande de tes nouvelles pendant tout ce temps. Appelle la ok?

Moi: D'accord. Je le ferai. Et Aïda?

Marie: Elle est rentrée.

Cheikh: Depuis quand?

Marie: Il y a trois jours.

Moi: Et Sidy?

Marie: Il vient de sortir.

Moi: Comment ça se passe avec Habib?

Marie: Est ce que Cheikh est toujours là?

Cheikh: Oui je suis toujours là.

Marie: Écoutez, prenez un souffle d'abord...je sors avec lui.

Je savais que leurs regards n'étaient pas gratuits.

Cheikh: Passe moi son numéro.

Marie: Non.

Cheikh: Je sais où il travail de toute façon, je passerai le voir quand je serai rentré.

Marie: S'il te plait, ne lui fais pas la même chose.

Moi: Elle a raison Cheikh, mêle toi de ce qui te regarde.

Je ne sais même pas de quoi Marie est entrain de parler.

Cheikh: C'est ma sœur et tout ce qui la concerne me regarde. Alors ta gueule!

Marie: Non mais n'exagère pas fréro. Tu n'as pas le droit de lui parler comme ça.

Cheikh me regarde, peut être qu'il a remarqué la tête que j'ai fait, raison pour laquelle il a changé de sujet.

Lui: Et Grand père.

Marie: Il est à l'hôpital.

Moi: A l'hôpital?

Cheikh: Ok ciao!

Et il raccroche.

Moi: Mais je n'ai même pas fini de lui parler.

Il laisse échapper un soupire et s'allonge sur le lit.

Moi: Grand père est-il malade?

Lui: Très.

Moi: Qu'est ce qu'il a?

Cheikh: .......

Ce n'est pas la peine d'insister. S'il ne veut pas parler rien ne lui fera parler. Et si je ne veux pas être inondées d'insultes, mieux vaut que je la ferme.

Ah je me rappelle, le jour du mariage il me posait des questions bizarres sur la mort de personnes chères. Serait-il entrain de parler de grand père? Non il a l'air d'être en pleine forme. Peut être que c'est une autre personne.

Lui: Safie?

Moi: Oui?

Lui: Fais une liste des choses qui te manquent.

Moi: Pourquoi?

Lui: Fais ce que je te dis.

Moi: Euh, je crois que je ne manque de rien.

Lui: Tu en es sûre?

S'il n'arrête pas ses petits grimaces, wallah je vais finir par tomber amoureuse de lui.

Moi: Bah oui.

Lui: Ok...tu as un pijama?

Moi: Non. Et je crois que c'est ça seulement qui me manque.

Lui: Et est ce que tu as un sèche-cheveux?

Moi: Non.

Lui: Je ne te vois pas porter des bijoux.

Moi: (en lui montrant mes boucles d'oreille) Et ceux ne sont pas des bijoux ça?

Lui: Je ne parle de tes pacotilles. (En se levant) Bougeons.

Moi: Pour aller où?

Lui: Tes questions me donnent des maux de tête. Prends tes affaires et allons y.

J'ai remarqué qu'il n'aime pas se justifier ou qu'on lui pose des questions.

Je prends un sac où je mets mes papiers et mes cartes. Il prends ses rayban et nous sortons.

Nous marchons en directions de la plage.

Moi: Où est ce que nous allons comme ça?

Lui: Dans une autre île pour faire des achats.

Moi: Et ici?

Lui: Il n'y a pas de centre commercial. C'est juste un club de vacation.

Moi: Ah ok.

Nous attendons qu'une chaloupe arrive et nous y monter. Je suis la première à m'assoir puis il vient se mettre à côté de moi et n'est même pas géné de glisser sa main autour de mes épaules. Je regarde sa main puis son visage.

Lui (souriant) : Quoi? Destress pauvre conne!

Moi: Tchiiiip!

Lui: Tu peux me tchiiip autant que tu veux aujourd'hui. Fais ce que tu veux mais j'ai bien dit aujourd'hui.

Moi: Ah! En quel honneur?

Lui (souriant) : Tu le sauras.

Prions que ça ne soit pas des coups de point. C'est dans cette position et dans une bonne ambiance qu'on a fait le trajet. Arrivés, nous faisons direct au centre commerciale.

Lui: On va aussi acheter des cadeaux pour tout le monde.

Moi: Ok.

Nous entrons dans une boutique super grande.

Lui: T'as pas besoin de chariot?

Moi: Pourquoi faire?

Lui: Rien.

Il tire une robe au hasard et me le montre.

Moi: Je la trouve un peu...

Lui: Moi je la veux pour toi.

Moi: Normalement tu dois aller t'assoir et me laisser choisir.

Lui: Hors de question. Je ne te fais pas confiance, villageoise.

Moi: Pourri gaté.

Lui: Ouais c'est ça. N'oublie pas de prendre pour Adama.

Moi: Ok.

Je me décalle de lui pour choisir. J'ai simplement pris un jean slim noir et une ceinture. Pour Adama, je lui ai achetée une jupe taille haute et deux hauts qui peuvent aller avec, deux paires de chausseur, trois robes et des hauts. Après plusieurs minutes, je vais à la caisse pour payer. Je donne ma carte à la caissière puis et à la même seconde, Cheikh me rejoint.

Lui: C'est ça seulement que tu as choisi?

Moi: Oui. Tu as encore acheté des habits pour toi?

Lui: Oui, il y a un problème?

Son téléphone sonne. Il dépose sa carte sur le comptoir et s'éloigne pour répondre.

La cassière me rend ma carte puis prend celle de Cheikh. Après tout ce tralala, on me remet des sacs et je sors, attendant Cheikh à la porte. Quand il eut fini, il me rejoint et prend tout les sacs de shopping de ma main. Il ne veut pas que j'en prends; il est galant.

Lui: Tiens, il y a une bijouterie là-bas. On y va?

Je hoche ma tête. Nous y allons.

Je reste devant la première vitrine à regarder les bijoux. Je jette quelques fois des coup d'œil à Cheikh juste pour le regarder faire. Il est très simple et modeste. Il ne se montre pas, il ne parle pas de son argent ou des exploits de son père. Il s'habille très simplement et class à la fois, il ne met pas de bling-bling et vraiment, j'aime ça chez lui.

Après avoir passé près de dix minutes à regarder à travers la vitrine, Cheikh fait appel à un monsieur puis ils s'échangent des paroles. Le monsieur sort deux bracelets identiques. Je n'arrive pas à voir comment ils sont et ne sais pas pour qui ils sont. Peut être pour Marie et sa mère.

Il pose son regard sur moi et je baisse mes yeux puis fais semblant de regarder ce qui est sous mes yeux. Je n'ai pas beaucoup d'argent pour me payer toutes ces choses, c'est trop cher et si jamais je finis l'argent de la carte, je ne sais pas ce que tonton Moustapha vas dire ou penser. J'ai déjà payé pour des chambres d'hôtel hyper cher, il ne faut pas que je gaspille plus.

Cheikh s'approche, je fais semblant d'être concentrée sur la vitrine. Il se tient tout près de moi.

Lui: Lesquels as-tu choisi?

Moi: Euh...j-je n'ai pas choisi.

Lui: Tu ne les aimes pas?

Moi: Je-j....au fait je n'ai pas....ces bijoux sont trop chers je ne veux pas gaspiller l'argent que ton père m'a donné.

Lui: C'est toi qui paie ou moi? N'est ce pas que tout à l'heure c'est moi qui ai payé les achats?

Moi: Non, j'ai payer pour moi.

Lui (fronçant ses sourcils) : Comment ça?

On l'appelle pour lui remettre les bijoux qu'il a acheté. J'en profite pour sortir le reçu.

Après ça, je le lui montre. Après qu'il l'aie regardé, il me fixe dans le blanc des yeux.

Lui: Que ça ne se reproduise plus jamais ok? Je te rendrai l'argent une fois rentrés au Sénégal.

Moi: Ce n'est pas grave.

Lui: Je ne te demande pas ton avis.

Il aime est être méchant ce mec.

Nous choisissons ensemble des bijoux et il paie. Nous sortons de la bijouterie.

Lui: Vas dans cette boutique (en me la montrant), il y a tous les trucs de femme dont tu auras besoin. S'il te plait, prends ce que tu veux, fais comme si c'était gratuit ok?

Moi: Mais tu as vu le pris d'un seul article d'ici?

Lui: On s'en fout. Tiens (en me donnant sa carte banquaire). Tu paies avec. Je t'attends à la sortie, j'espère que tu ne te perdras pas.

Waw! Mon Dieu faites que ce dieu grec reste toujours comme ça! Gentil et attentionné.

Je prends la carte avant de me diriger vers la boutique ou je retrouve une miltitude de variétés. Il y a tout ce qu'on veut. Je commence par chercher des pijamas mais il n'y a que des trucs femmes, comme ce que Marie et Adama avaient mis dans ma valise.

Je les laisse et vais prendre du gel douchant, du lait de corps et pleine d'autres choses très recommendées... du parfum, maquillage et tout ce qui va avec. Et biensûre je n'ai pas oublié d'acheter un séchoir. En tout cas je pense avoir pris tout ce dont une femme aura besoin et j'ai pris quelques trucs pour Adama. Je règle le compte avec la carte et quitte le lieu.

En allant rejoindre Cheikh, je passe dans une boutique pour hommes et y achète trois bas jogging et des t-shirts. Ça ira je crois.

A la sortie, je retrouve Cheikh contre le mur, un pied par terre et l'autre sur le mur.

Moi: J'ai fini Cheikh.

Je lui donne la carte.

Moi: Merci.

Il me fixe intensément. Son regard pesant fait plonger mes yeux dans les siens. Il est tellement beau, non je me rectifie. Il est...comment dire...masha'ALLAH!

Lui: Garde la pour le moment.

Moi: J'en est déjà.

Lui: Oui garde la au moins. On y va?

Moi: Oui. On y va.

Il me laisse avec un seul sac et prend tout le reste.

Nous rentrons à l'hôtel sans trop parler. Il ne s'est pas moqué de moi et quand il ouvre sa bouche, c'est pour dire des trucs unitiles ou pour parler à une autre personne. Je n'aime pas le voir aussi froid avec moi. Ça me dérange.

Arrivés, nous montons directement dans la chambre.

Il se jette directement au lit puis laisse un très long soupire sortir d'entre ses lèvres.

Moi: T'es fatigué?

Il marmonne un oui.

J'appelle la réceptionniste par le tétéphone fixe qui se trouve sur le chevet pour qu'on nous amène quelque chose à manger. Après ça, je vais dans la salle de bain pour me laver le visage.

Je me mets du coup à penser aux comportements de Cheikh. Je crois qu'il souffre de dédoublement de personnalité.

Je sors puis me dirige vers le lit. Il dort.

Un homme vient nous amener un plateau plein. Je ne sais pas quel plat c'est mais tout ce dont je suis sûre est que ça a l'air appétissant. Un autre entre avec du jus et des vers. Je les remercie avant qu'ils ne sortent.

Je ne sais pas si je dois réveiller Cheikh ou pas. Il vaut mieux qu'il se lève pour manger, il a faim.

Je le réveille tranquillement

Moi: Cheikh?

Il ouvre un œil.

Moi: Viens manger.

Il se tourne sur le côté.

Lui: C'est quel plat?

Moi: Je ne sais pas mais ça a l'air bon.

Il me sourit faiblement avant de se lever.

Nous nous mettons à table pour manger.

Moi: La chambre est tellement grande!

Lui: Pauvre idiote! C'est une suite, pas une chambre.

Je ne lui répond pas. Ses commentaires ne me font plus mal comme avant. Peut être que je m'y suis habituée.

Nous mangeons tranquillement. Après avoir fini, je me pose sur le canapé et lui sur le lit.

Lui: Est ce que je peux voir ce que t'as acheté?

Je réponds par l'affirmation et vais prendre les sacs. Je verse le tout sur le lit et prends place à côté de Cheikh. Je lui montre les produits un à un puis commence à exposer les habits.

Lui: C'est tout ce que t'as acheté?

Moi: Oui.

Lui: Je ne vois pas de pijama.

Ah j'ai oublié. J'amène l'autre sac et sors le tout.

Lui: C'est quoi ça?

Moi: Mes pijamas.

Il ne dit rien. Nous rangeons nos valises puis il sort. Il me demande de ne pas bouger de la chambre, ce que j'ai fait.

Je fini un roman que j'avais commencé et me met en pijama. Il est vingt et une heure et Cheikh n'est toujours pas là. Bon, je vais dans ma chambre car je ne compte pas me coucher sur ce lit. En sortant de la chambre, je rencontre Cheikh qui allait y entrer.

Lui: Où est ce que tu vas comme ça?

Moi: J'allais me coucher.

Lui: Où?

J'indexe la porte de ma chambre.

Lui: Non, entre.

Je m'exécute.

Lui: J'étais parti cherché des films. On va se faire une soirée cinéma.

Moi: Ok.

Lui: Il faut que je prenne une douche d'abord.

Il tire son t-shirt tout en entrant dans la salle de bain. Je vais m'assoir sur le sofa et allume la télévision.

J'ai trouvé Cheikh trop cool aujourd'hui, vu que ça continue.

Près de dix minutes après, il me rejoint sur le sofa. Hmm il sent super bon.

Lui: Tu n'as pas mis le film?

Moi: Je ne sais pas comment le DVD marche.

Il secoue sa tête en se levant. Je crois qu'il se demande quel genre de fille je suis.

Il met le film et reviens s'assoir.

Lui: Attention, c'est un film-horreur.

Moi: Pourquoi tu ne me l'as pas dit?

Lui (en souriant) : Peureuse!

Le film commence très mal. C'est hyper flippant. Je me lève.

Moi: Cheikh? Je vais me coucher. C'est mieux.

Il m'attrape par le bras.

Lui: Ok, viens. Je vais le changer.

Je me rassois puis il en met un autre. Ah c'est une comédie.

Lui: Ça te va?

Moi: Oui.

Il s'assoit en souriant.

Des minutes passent...

J'essaie de me concentrée sur le film depuis le debut mais son regard posé sur moi m'en empêche.

A un moment donné, je le regarde aussi mais ça ne lui empêche pas de cligner des yeux. Ça devient génant.

Moi: Quel est le vrai prénom de l'actrice principale? (Pour qu'il arrête de me regarder)

Lui: Arrête.

Moi: Quoi?

Il lache un long soupire tout en fermant ses yeux.

Je repose mes yeux sur l'écran. Son regard ne me lache pas. Et d'un coup, wallah je ne l'ai pas vu venir,wallah je ne savais pas qu'il allait me faire un smack.

Il me fait un gros bisou sur la bouche et moi je suis là à le regarder, bouche bée. C'est la première fois.

Pensant qu'il a fini, il me fait un autre smack, puis un autre, encore un autre et là, il commence à m'embrasser tout en murmurant.

Lui: Je t'avais dit d'arrêter de passer ta langue sur ta lèvre non?

Dans mon ventre, il y a une ambiance de fou comme aux soirées de Waly Seck, ma tête est paralysée, mon cœur lui dance le ''thiakhagoune tadj'' et mes cinq sens ne fonctionnent plus. Ded frissons me parcourt le corps.

Il s'arrêter puis se pince sa lèvre inférieure.

Lui (à lui même) : Putain qu'est ce qui m'arrive?

Je ne sais même pas quoi dire. Je ne même pas dans quel univers je suis en ce moment. C'est....c'est...c'est fou.

Il se lève brusquement pour s'en aller.

Lui (en sortant): Passe une bonne nuit.

Il claque la porte et là, tous mes sens recommence à fonctionner. Putain putain et putain. Pourquoi je l'ai laissé faire?

Je passe ma main sur mes lèvres. Qu'est ce qui s'est réellement passé?

Comme je vous l'aurais informé au début,je vais publier le Tom 2 jusqu'à un niveau donné et le reste sera destinée en vente. Suite à 500 j'aime. À 21h pour la première partie de la nouvelle histoire.

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022