Cinq familles, cinq façons différentes de percevoir le monde, et tant de façons de s'imaginer le grand amour. On se fait tout un film du comment rencontrer l'âme sœur, de ce qu'est l'amour, de comment on devrait le vivre au jour le jour. D'autres ne croient même pas en ce concept trop banale que l'on nomme amour. Trop surfait à leurs gouts disent ils. Ils n'ont plus assez de place pour une chose du genre. C'est trop abstrait.
Comme l'a évoqué Rihanna dans sa musique « we found love» on peut trouver l'amour dans les endroits les plus désespérés. Si c'est vrai ou pas, seul l'avenir est capable d'y répondre. Amours atypiques nous montre que l'on peut retrouver l'âme sœur quand on s'y attend le moins, et qu'en matière d'amour il n'y a point de marche à suivre.
Ce roman est basée sur des histoires de nos quotidiens. Des faits vécus ou entendus que j'ai eu le bonheur de partager avec vous. Les personnages principaux sont exquis et peuvent vous faire voyager à travers leurs histoires, certaines plus tumultueuses que d'autres. Et aussi elle est bourrée de leçons relatées avec humour. Des leçons qui nous apprendront soit à ne pas lâcher prise et à s'affirmer, soit du comment faire les bons choix pour sa vie. Et la plus importante des leçons, l'amour est partout où l'on regarde.
Les jeunes d'aujourd'hui ont peu de patience. Ils ne recherchent que la facilité. De ce fait, il suffit d'être face à un tout petit obstacle dans leurs relations pour qu'ils se braquent. Ce qu'ils ne savent pas il me semble, c'est que l'amour est doux, patient, merveilleux... Le plus beau cadeau que l'on puisse donner ou recevoir d'autrui.
L'amour ne cherche pas à détruire. Bien au contraire, il peut guérir un cœur bléssé et meurtri. Mais le désespoir, le dégoût, le fait d'avoir trop attendu ce sont tous des tue-l'amour qui peuvent pousser l'humain à tellement de bassesses. L'homme pour satisfaire sa fierté et/ou son égo est prêt à tout. Quitte à laisser filer sa chance d'être heureux.
Fort heureusement que face à l'amour il n'y a point de barrière qui tienne. Tu pourras toujours construire un mur autour de toi. Cependant l'amour trouvera toujours comment percer ton cœur de pierre. Quand l'amour vient, la fierté, l'orgueil et l'égo n'ont plus leurs places.
Qui a dit qu'il n'y avait qu'une seule façon d'aimer? Qui a dit que l'on devrait tous rencontrer l'âme sœur de la même manière? Sachez qu'on n'achète pas l'amour au marché avec un livret d'utilisation. L'amour, le vrai est partout, à bonne mesures. Il suffit juste de garder ses yeux grands ouverts. Osez le vivre.
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-Le jour où toi tu vas m'aimer, j'espère que je t'aimerai encore.
-Pffff
-Retiens ceci: moi Jamal B. BROWN tu vas tellement m'aimer que tu ne sauras plus comment respirer sans ma présence dans ta vie.
-Pretentieux de surcroît. Tchuips!
-Ne viens pas dire que je ne t'avais pas prévenu le jour où cela arrivera. Et cela va arriver.
-Je t'ai vu, j'ai vite remarqué que t'étais con. Cependant, je n'ai jamais pensé que ça pouvait être à ce point là. (Pouffant) La bonne blague. Et puis quoi encore?
-C'est une promesse que je te fais, ne l'oublie pas.
-Ouais! Pour l'instant débarrasse le plancher, j'étouffe. Aller oust.
-Souviens toi de mon nom ma jolie Jamal B. BROWN.
-Ouais, ouais! Vas y, pousse toi.
Janvier 2017
Dans une semaine mon fils fêtera son sixième anniversaire. Comme il me manque mon petit bout de chou ! Il ne se passe pas une seule journée sans que je ne pense à lui. J'aurais voulu le voir grandir à mes côtés, mais les circonstances ont fait que cela n'ait pas été possible. J'ai dû le laisser aux États Unis avec mes parents afin de pouvoir continuer avec mes études de droits à Londres. Un choix assez difficile, croyez moi. Quand on est jeune, on commet forcément des bêtises. Et les conséquences ne sont pas toujours plaisantes.
A la différence des autres jours, je me suis réveillée de très tôt ce matin. Les premiers rayons de soleil traversaient au travers de ma fenêtre. J'ai pris mon petit déjeuner, réservé mon billet en ligne. Puis j'ai fait le rangement des quelques accessoires que j'ai encore chez moi. Après avoir fini, j'ai pris ma douche. Je me suis installée sur le vieux canapé se trouvant dans la petite espace qui me sert de salon. Prête pour une séance de serie televisée. Comme dirait mon amie Lexa Tatiana SILVER: "serie time". A ce propos, il faut que je l'appelle. Elle doit savoir que j'ai avancé mon retour aux USA d'une semaine. Elle va me tuer. J'en suis totalement sûre.
Lexa est... Comment expliquer ma relation avec cette petite folle ? Normalement, on est censé partager cette chambre d'étudiante. Mais comme madame passe la majeure partie de son temps, nuit et jour, avec son mec. C'est comme si je vivais seule. Je peux passer des semaines sans la croiser à la maison. La preuve, elle n'est même pas là en ce moment.
Assise devant la television, je regardais amour interdit une serie novelas que j'adore beaucoup. Je l'ai déjà regardé plus d'une fois d'ailleurs. Mais je recommence à chaque fois comme si c'était là première fois.
Soudain, j'entends le son de mon téléphone (Helium de Sia) me signalant un appel entrant. J'ai vite fait de regarder qui c'était. Voyant que c'était maman au téléphone je décrochais rapidement. Cette femme ne supporte pas qu'on lui fasse poireauter au téléphone. Ah ça non ! A moins que tu n'aies plus besoin de tes oreilles. Elle peut passer des heures à te sermonner comme il se doit pour cet acte qu'elle considère comme étant une manque d'importance.
Je baisse le volume de la télé.
- Allô!
- Ça va ma chérie ? Demande maman.
- Oui m'man. Et toi ?
- Ça va ma puce. Tu rentres quand à LA ?
- Lundi prochain. Mardi au plus tard. J'ai déjà fait mes valises. Et papa ?
- C'est bien pupuce. Ton père n'est pas là, mais il va bien. En fait, tu as déjà pensé à ce que l'on pourrait faire pour l'anniversaire de Xander ?
Je bâille.
- Je ne sais pas trop mom. Je n'ai pas envie de voir grand monde pour mon retour. On pourra faire une petite fête en famille. On invitera quelques amis de Jamie à l'occasion. Je crois que ça devrait faire l'affaire.
- Hmmm ok. Tu as eu des nouvelles de tes frères ?
- Hier j'ai discuté avec Jamel. Bon pour Jamal, bof... je n'en sais pas grand chose mom. Bon... Enfin, comme d'hab, quoi. Tu sais déjà comment est ton fils.
Maman est dépassée.
- Est ce qu'un jour l'un de vous sera en mesure de me dire ce qui vous est arrivé à tous les deux ?
- Jamal est un con et... moi j'ai eu un fils. Rien de plus mom. C'est comme si avoir un enfant durant le jeune âge était un crime.
- Si tu le dis. Tu me donneras l'heure de ton vol pour qu'on puisse venir te chercher à l'aéroport... Tu sais ma chérie, ton frère t'aime, il ne sait seulement pas comment te le montrer. En plus, personne ne te dit que c'est un crime d'avoir eu Xander si précocement. Mais quand même...
- Hmmmm hmmm ! D'accord mom. Laissons ça comme ça.
Maman m'envoie un bisou.
- Bonne journée ma chérie ! Je t'aime. Prends bien soin de toi.
Je lui en envoi un à mon tour.
- Merci m'man. A toi aussi. Je t'aime. Ciao !
2 jours plus tard, à l'aéroport international de Los Angeles
Il etait onze heures du matin, mon avion venait d'attérrir, j'ai passé le contrôle habituel, puis je suis ressortie en traînant mes bagages derrière moi. Sourires aux lèvres je recherche mon frère Jamel des yeux mais je ne le remarque pas tout de suite. Pourtant maman m'avait dit qu'il m'attendrait à la terminale.
Au loin j'apperçois une silhouette qui à première vue me semble familière. Je me suis approchée afin de m'en assurer. J'ai vite déchanté quand j'ai pu constater qui était la personne à l'autre bout de la rue "James DUBOIS". Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Mais qu'est ce qu'il fout là lui ? Pourquoi tout ceci doit m'arriver dès le premier jour de mon retour à Los Angeles ? J'avance en faisant comme si je ne l'avais pas vu. Heureusement pour moi que mon frère venait tout juste d'arriver à ce moment là. Je me suis vite engouffrée dans sa voiture, direction chez moi. Bon c'est chez les parents, mais c'est tout comme.
Mon nom est Keysha Lucia BROWN J'ai 24 ans, célibataire avec un enfant. Dans quelques moi je feterai mes 25 ans. J'ai un master en droit des affaires. J'ai deux frères Jamal Bradley et Jamel Bradley. Des jumeaux. Ma mère Hailey est chirurgien cardiothoracique et mon père John Bradley ingénieur en eletromecanique. En fait tous les hommes de cette famille sont des ingénieurs. Mes deux frères sont ingénieur électromécanique tout comme l'est papa pour Jamel et ingénieur électrique pour Jamal qui a voulu un tout petit peu sortir du lot. Vous l'auriez sans doute remarqué. Ça marche beaucoup mieux entre moi et Jamel.
Comme je l'ai dit tantôt, j'ai un fils qui va avoir bientôt 6 ans. Il s'appelle James Alexander BROWN. Son père ? Longue histoire. Il a été reconnu de preference par mon père. C'est là toute l'histoire que je peux raconter pour le moment.
J'arrive à la maison vers midi, tout le monde est assis au salon. A croire qu'il va y avoir réunion familiale. Bon, tout le monde sauf papa. Le bon monsieur brille par son absence.
- Bonsoir tout le monde !
Je sautille presque de joie.
- Bonsoir princesse ! Me salue maman.
- Bonsoir ! Répond Jamal sans un regard pour moi.
Jamel déposa mes bagages.
- Salut princesse !
Ah mon frère, le comique. On rentre ensemble mais il répond quand même à mon bonsoir. Même si je sens qu'il cherche à agacer Jamal. Ah ! Ces deux là. La belle histoire.
Mon fils acourut vers moi et me donne un calin.
- Bonsoir maman ! Tu m'as manqué.
Je le soulève jusqu'à ma poitrine.
- Toi aussi tu m'as manqué. Ça va champion ?
- Oui maman.
Mon regard scrute un peu partout.
- Et il est où papa ?
- Il avait quelques affaires à régler, me repond maman. Un contrat avec une entreprise d'electronique je crois. Il ne devrait plus tarder. Enfin, je pense. Tu t'es coupé les cheveux ?
- Hmmm hmmm ! Tu as vu ? Je suis jolie, non ?
- Tu es merveilleuse ma petite... quoique tu fasses.
Je me pince les lèvres.
- Hmmm, merci. Je vais monter me reposer un peu en attendant.
- D'accord ma chérie. Après tu descends pour dîner avec nous, d'accord ?
On se prend dans les bras pour un câlin.
- Bien sur ma petite maman. J'ai hâte.
Je monte mes affaires dans ma chambre aidé par mon frère bien sur. Mais bon c'est lui qui a fait le plus gros du travail je dois dire. Jamal, lui s'est juste contenté de nous observer de loin. Mais bon, c'est son problème. Cela le regarde. Quand à moi, je crois que j'aurais bien besoin de mes minutes sommeil post voyage.
Jamal B. BROWN
Je devais sortir avec des potes ce soir mais je ne m'en sens pas trop capable. Ces temps ci Je n'ai pas trop la pêche. A cet effet, je devrais penser à appeler les gars pour leur prevenir que je ne viens plus afin d'éviter leurs charabias habituels.
En ce moment, je suis tout le temps énervé. Je me sens perdu. Je crois qu'il faut que je m'envoie en l'air, ça me changera peut être les idées. Mais pas ce soir. Ma sœur vient d'arriver, il n'y a pas moyen de laisser cette maison. Je risque de declencher la troisième guerre mondiale avec maman si je met un pied dehors. C'est sa petite princesse qui vient d'arriver, sa préférée je dirais. Donc c'est le moment super famille.
Avec ma sœur on a toujours été très proche, jusqu'à ce qu'elle tombe enceinte de je ne sais qui. Le pire pour moi a été le fait qu'elle n'ait jamais voulu nous dire qui était le père. J'ai eu une sensation de déjà vu. Quand j'ai su pour sa grossesse, je suis rentré dans une colère noire. Je l'aurais frappée si je pouvais. Mais maman m'aurait tué par la suite.
C'était ma poupée, mon trésor, ma sœur chérie. Je racontais partout et à tous à qu'elle point c'était une fille sérieuse et appliquée. Je pouvais tuer pour elle. Je l'aime toujours mais jusqu'à présent la pillule n'est pas encore passée. On se parle à l'occasion, mais ce n'est plus pareil entre nous. Toute cette complicité me manque, je l'avoue. Malheureusement elle m'a trop déçu.
Je prend le téléphone pour appeler Alain, histoire qu'ils sachent que je ne vais pas pouvoir être au "The Mayan" ce soir. Là bas c'est notre QG. Monsieur décroche dès la première sonnerie.
- Allô ! Tu attendais ça, ou quoi ? Je lance sur une petite note de moquerie.
- Mais non enfoiré. Alors, ça dit quoi poto ?
- On se gère. Et de ton way ?
- Bah toujours les mêmes galères. On est au club depuis, tu ne t'es toujours pas amené. On t'attend broh.
Je me grattais la nuque.
- Je ne vais pas pouvoir être là ce soir. J'ai un truc de dernière minute. Tu le dis aux autres s'il te plaît.
- Toujours à jouer les enfoirés. Cette tour était prévue il y a des mois, mec. C'est quoi encore ce truc ?
Je soupire.
- Bah ma sœur.
- Elle a quoi ta sœur ? Demande Alin inquiet.
- Elle est rentrée aujourd'hui. Tu connais maman, elle va vouloir qu'on passe du temps en famille. Et...
- Voila une nouvelle qui va faire du bien à quelqu'un, dit il amusé.
- Surtout, ne me cherche pas Alain, retorqué-je furieux.
Alain se marre.
- N'importe quoi ! Je n'ai encore rien dit.
Il fallait me voir. Je suis gonflé comme un pain mouillé.
- En tout cas, tu rates ta life broh. Il y a les petites de l'autre fois. Elle vont me faire un tour, un tour. Mais t'inquiètes, je ferai un tour pour toi. Si tu te mords la langue, c'est que j'aurais cité ton nom.
Je regarde les autres aux salons.
- Hmmm hmmmm ! T'es trop con mec. Bon, j'y vais. On se capte après broh.
- Yeah ! Je passe la news aux autres.
A 29 ans, mes soucis devraient être tout autre sauf à faire la fixette sur quelques parties de jambes en l'air avec la première plouque sur qui je tombe. Pathétique ! Je vais au salon pour les supers retrouvailles. En tout cas, cela promet.
Étant de loin j'entend mes parents qui discutent avec ma sœur de leur super projet pour ma boîte. Qu'est ce que je viens de dire ? Cette soirée promet. Je prend place sur le canapé à côté de Jay. J'essaie de me mêler à leurs conversations pour ne pas paraître trop lourd.
- Alors Lucia, c'est comment avec ce master ?
- C'est déjà dans la poche papa, répondit-elle euphorique. Au calme.
- Tien. Tu pourras donc effectuer ton stage dans l'entreprise de ton frère sans souci dans ce cas.
- P... pardon ! Fis-je choqué.
Celle là, je ne l'ai pas vu venir. Pourquoi il ne la prend pas avec elle ? Ou du moins, il peut toujours lui trouver quelques chose ailleurs. Pourquoi MA boîte ? Je viens d'ouvrir, je dois m'entourer de pros, pas de débutante tout de même. Même s'il s'agit de ma sœur. Sans pour autant chercher à la diminuer professionnellement parlant. En plus, je suis sûr qu'on va s'entretuer là bas.
- Quelle partie de ce qu'a dit mon mari que tu n'as pas entendu jeune homme ? Tu embauches ta sœur.
- J'ai bien entendu maman. Simplement, je ne comprends pas. Pourquoi papa ne lui trouve pas un stage ailleurs ? Je suis sûr qu'un de ses amis serait prêt à le dépanner.
- Elle peut tout aussi bien débuter avec toi JB, s'y met mon frère. Je ne vois pas le problème. Crois tu que tu vas pouvoir payer tout le monde dès le début ? Je trouve que c'est mieux de commencer avec la famille, non. Des gens qui seront prêts à souffrir pour toi.
Maman me fixe durement.
- Serais tu entrain de qualifier ta sœur de "sac à problèmes" Jamal ?
- Je n'ai pas dit ça.
Il me fixe tous.
- Je n'ai jamais dit une telle chose, je reprends. Quand à toi Jay, ne t'en mêle surtout pas. Tu pourras l'engager quand tu auras mis sur pied TA boîte à toi.
- Je dirais qu'on s'est entendu alors, dit papa s'en foutant royalement de mon intervention. Ou peut être que tu as oublié que j'ai investi dans ton business Jamal. On parle de ta sœur pas d'une étrangère. Ressaisis-toi enfin.
- De toute façon que je veuille travailler ou pas avec elle ne compte pas pour vous. Vous avez déjà pris votre décision. Je n'ai pas mon mot à dire sur le sujet.
- Tu as tout compris mon fils. Tu vois que tu peux être intelligent quand tu le veux.
Papa parle calmement. Pourtant je l'impression d'être menacé.
- Ça te va comme ça ma pupuce ? Maman se tourna vers Lù.
- Oui, oui. Je pourrais m'y faire. Enfin, si sa majesté Jamal le veut bien.
Je la toise.
Après cette conversation mes parents ont rejoint leurs chambres nous laissant seuls avec mes frères. Jamel arrive avec un verre de vin en main.
- Tu fais quoi chez toi un soir de weekend toi ? C'est bizarre JB. Tu n'as pas des bars pour la tournée ce soir ?
- Figures toi que j'avais déjà un truc de prévu. Mais j'ai du annuler à la dernière minute.
- Pourquoi ?
- Ah ouais ! Pourquoi JB ?
- Tu voulais vraiment être le seul à avoir cette tête toi ? T'aurais voulu que maman m'envoie dans l'au-delà ?
Mon frère se perd dans un fou rire. Puis rajoute.
- Et moi qui pensais que t'étais resté pour Lu.
Il ricane comme un fou). Lucia roule les yeux.
- Pour ça il aurait fallu qu'il puisse me sauter Jay. Mais je suis sa sœur. Il ne peut pas.
Je reçois sa phrase comme une pique. Ce qui eut le don de m'énerver.
- Tu y arrives bien toute seule à te faire...
Jamel me coupa.
- Stop Jamal, stop. Ton comportement est puéril. Ça n'a que trop duré. Tu agis comme si c'était uniquement ta sœur à toi. C'est aussi la mienne. Sauf que moi je ne fais pas comme toi. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Donc je ne vais pas l'insulter à chaque fois. Ça fait presque 7 ans depuis. Je fais du mieux que je peux pour lui apporter mon soutien. Tu devrais en faire autant.
- Certaines personnes ne savent pas ce que signifie apporter son aide Jay. Ils ne savent faire qu'une seule chose "juger" et puis c'est tout. Comme s'ils étaient eux même des saints. Tchuips !
- Ah oui ! Et qu'est ce qu'on ne t'a pas donné, hein ? Qu'est ce qu'on n'aurait pas fait pour toi ? Il a fallu que t'ailles chercher un gosse de je ne sais où. Tu manquais de quoi, bordel de merde pour aller écarter tes cuisses pour le premier venu ? Et après ça nous parle de compassion.
Je crois que j'ai touché un point sensisible. Elle allait me repondre mais Xander est rentré à ce moment là coupant cours à la conversation. En sortant elle me lance un "cette discussion n'est pas terminée JB".