L'avion allait atterrir à l'aéroport de Russie, elle était stressée, avec tous les problèmes qu'elle avait eu, elle avait enfin pu obtenir de l'argent pour ce voyage. Elle se rappelait de ce que son amie lui disait : << C'est de la folie Erina, de rechercher ton ex-beau-père, après douze longues années >>, oui s'en était une. Elle était vraiment dans le pétrin, et ne voulait en aucun cas l'aide de son amie Cassie. Elle avait vu qu'elle était vraiment agacée, qu'elle lui demandait de l'aide à chaque instant, même si elle était son amie, elle n'était pas intime du genre comme des sœurs. Elle allait retrouver son ex-beau-père et elle espérait de l'aide venant de sa part. Elle souffla et respira un bon coup.
Soudain, en regardant les nuages à travers le hublot, elle songea au jour où son père est mort au champ de bataille. Il était un amiral très connu, adoré par tout le monde, on entendait de partout le nom de la famille Willen, il était toujours sérieux et très serviable. Lorsqu'on le connaissait bien, c'était un homme sévère avec un grand cœur. Elle se rappellera toujours de ce moment où son père était parti à la guerre pour aider un pays, le Pakistan, cela faisait déjà un mois qu'il était parti et n'était pas toujours revenu, l'enfant savait que ça prenait du temps. C'était un jour comme tous les autres, elle avait tout juste quatre ans, sa mère préparait de la nourriture et elle dessinait dans le salon, quand elle entendit un cri et quelque chose de lourd tomber sur le sol. Elle accourut vers la cuisine pour connaître la raison de ce bruit, elle trouva sa mère assise sur une chaise en pleurs, apeurée et triste. Elle demandait ce qui n'allait pas et Lina, sa mère, lui dit toujours en état de choc émotionnel : qu'il était parti, parti pour toujours. Pour l'enfant, elle ne comprenait pas ce genre de phrases. Lorsqu'après deux semaines, on l'incinéra, ce fut un monde qui s'effondrait au-dessus d'elle. Son père, qu'elle chérissait tant, était mort, elle ne le voulait pas et ne le croirait pas, comment est-ce possible ? Son héros, son guerrier, est mort. Des larmes roulèrent sur ses joues pâles et elle les essuya furtivement, il ne fallait pas qu'elle entre dans ses plus sombres pensées. Non, je dois me concentrer sur autre chose, se dit-elle intérieurement.
On entendit la voix du pilote dans le haut-parleur :<< Nous conseillons une dernière fois à tous les passagers de bien mettre leurs ceintures de sécurité s'il vous plaît, nous allons atterrir dans cinq minutes.>>
Les cinq minutes s'écoulèrent et l'avion atterrit dans l'un des aéroports de Russie. Une hôtesse de l'air dit dans le micro : <
-C'est ce dont j'ai besoin pensa-t-elle. Elle descendit de l'avion avec la boule au ventre malgré le fait qu'elle s'était motivée dans l'avion mais elle avait toujours peur, pourquoi ? Et bien, elle s'imaginait beaucoup de scénarios dans sa tête. Et si son ex-beau père était mort ou s'il ne voulait pas l'aider. Non ! se dit-elle, un peu de courage, nous allons y arriver. Trente minutes plus tard, elle pouvait enfin y aller, elle n'avait jamais pensé que ses bagages lui prendraient autant de temps que prévu peut-être était-ce dû au décalage horaire. L'aéroport était bondé de gens de partout, ceux qui attendaient, ou d'autres qui faisaient des va-et-vient. Tout d'un coup, elle se sentit mal à l'aise face aux russes qui la regardaient d'un œil espiègle comme une extraterrestre. C'est normal avec sa peau bronzée par le soleil de L.A, ses cheveux châtains clairs, qui brillaient et qui reflétaient un roux lorsqu'ils passent au soleil et ses yeux d'un vert pâle, tandis qu'eux-mêmes, pour la plupart étaient roux.
Elle avait téléphoné à son ex-beau-père à maintes reprises mais n'avait pas réussi à le joindre. Elle avait laissé des messages vocaux et un SMS pour dire qu'elle allait venir mais elle ne trouva aucun réponse de sa part. Elle se dit qu'il était peut-être au travail puisqu'il était secrétaire. Elle sortit enfin de l'aéroport, héla un taxi, entra et lui indiqua la maison de son ex-beau-père.
Elle descendit du taxi, paye 15 euros pour le déplacement et prit ses bagages, qui n'était autre qu'un gros sac et son sac à main. Elle regarda la maison qui s'étendait devant elle. C'était une petite maison gris-bleu un peu délabrée. Elle avait une petite fuite sur le toit que l'on apercevait, si on regardait clairement. Le jardin était mal entretenu. Eh ben, se dit-elle, on dirait que personne n'habite ici. Elle marcha et toqua à la porte, elle n'entendit rien. Elle toqua encore une fois et finalement voyait si la porte était ouverte.
Son ex-beau-père oubliait toujours de fermer la porte quand il entrait dans la maison. En voyant qu'elle était ouverte, elle entra à l'intérieur de la maison et écarquilla les yeux à la vue de toutes ses fils d'araignées, de toutes ces poussières présentes partout. L'intérieur de cette maison ferait peur même à un zombie dit-elle intérieurement.
Elle entra dans le salon, son regard balaya la pièce, un canapé était renversé sur le carrelage et les quelques draps qui les recouvraient étaient sales. En montant les marches de la maison, elle trouva le lit mal fait, comme si tout avait été fait à la va-vite. On dirait que cette maison était inhabitée depuis longtemps, pensa-t-elle. Un peu angoissée et dépitée, elle décida quand même de rester, croyant que son ex-beau-père ne pouvait pas partir comme cela. Et s'il s'était fait kidnapper ou si on le recherchait pour meurtre.Oh Seigneur, parfois ma tête et mes pensées me jouent des tours.Il était peut-être en voyage d'affaires avec son patron, se consola-t-elle à dire.
Sur cette réflexion, elle descendit vers le hall, pour regarder s'il n'y avait pas d'indices qui lui donnerait une explication, elle regarda dans toutes les pièces mais rien. Elle se demande pourquoi elle a dépensé tout son argent en venant ici. Elle n'avait pas assez d'argent, pour le vol du retour. Au moins Cassie avait raison sur une chose, elle était vraiment sotte, pensa-t-elle.
Maintenant qu'est-ce qu'elle allait faire ? Une petite voix lui soufflait qu'elle devait rester, en profiter, visiter même si elle n'avait pas beaucoup d'argent et après essayer de trouver l'argent qui lui manquait, tandis qu'une petite autre petite voix lui chuchotait d'essayer de trouver un moyen de partir d'ici, d'essayer de trouver son père, de trouver l'argent manquant et de ne plus jamais refaire une chose pareille. Elle décida de choisir les deux, les deux étaient tout à fait convainquant et elle voulait en profiter aussi parce ce que ça ne se reproduira plus jamais. C'était rare qu'elle faisait un long déplacement puisqu'elle n'avait pas d'argent et avait perdu son travail.
Elle décida de rester et d'arranger la maison qui était un peu en pagaille. Elle commença à ranger le salon et les deux chambres. Elle balaie la cuisine, quand soudain elle trouva sur le réfrigérateur un papier :
<< JE SUIS PARTI AVEC MA FILLE CHELSEA EN ESPAGNE ET JE RENTRERAI EN DÉCEMBRE. EN CAS DE BESOIN, VEUILLEZ M'APPELER SUR CE NUMÉRO DE TÉLÉPHONE OU MA FILLE SUR CELUI-CI. MERCI.>>
Pourquoi je ne l'ai pas remarqué avant, au lieu de ça j'ai fait tout ce travail, grommela-t-elle en parlant toute seule. Je vais le rappeler.
Elle appela son père et il décrocha sur le troisième appel, du moins c'est ce qu'elle pensait.
-Allô répondit-il
-Oh, enfin Licius, j'ai pu te joindre. Je suis venu en Russie cet après-midi ...
Elle fait une courte pause, cherchant des mots convenables pour parler.
-Hum, hum
-Comment ça va ? Je t'ai appelé plusieurs fois mais je n'ai pas pu te joindre. J'ai besoin de toi, de te parler et te dire autre chose comme je te le dis dans mes messages vocaux. Je sais que tu détestes l'Espagne, si tu pouvais revenir rapidement se serait très bien pour moi. Tu dois être en colère ou ne veut plus me parler puisque cela fait dix ans qu'on ne sait plus vu, je suis désolé pour cela et ...
Elle entendit son ex-beau-père rire, dans ce genre de situation, elle était sûre qu'elle ferait la même chose. Dix longues années sont passées et elle était venue lui réclamer de l'aide et non pour le voir. C'est sûr qu'il devrait en rire, pense-t-elle en pinçant ses lèvres. Après quelques minutes, il se reprit et dit :
-Je suis désolé mais je suis en Espagne pour l'instant et je ne reviendrai pas avant un bon petit moment, vous êtes sur ma messagerie. Je voulais juste vous faire une petite farce, appelez-moi plus tard merci.
L'appel fut coupé avec cette phrase. Une sourde colère la prit, elle pourrait écraser son téléphone si possible mais elle savait qu'elle ne devrait pas agir avec colère, à cet instant précis. Comment pouvait-il faire une chose pareille ? dit-elle avec colère. Elle appela sa sœur et c'était encore pire. Elle voyait bien qu'ils étaient égoïstes. Elle savait qu'il détestait l'Espagne et il était si loin. Pourquoi était-il parti dans ce pays ? Plein de questions sans réponse.
Il était déjà 20 heures, elle n'avait aucun endroit où aller. C'est pourquoi, elle avait décidé de rester comme elle avait tout nettoyé. Elle termina de se baigner et se prépara pour dormir, son pyjama était seulement composé d'un short bleu et un t-shirt noir arrivant à mi-cuisse. Elle brossa ses cheveux longs et alla se coucher. Elle monta sur le lit, couvrit tout son corps avec un simple drap et ferma les yeux. Cette journée était riche en émotions, soupira-t-elle.
Elle allait sombrer dans les bras de Morphée, quand tout d'un coup elle sentit quelque chose sur ses pieds. Elle décida d'ouvrir complètement les yeux et découvrit avec horreur un rat posé confortablement sur sa jambe. Elle hurla à en faire peur un enfant, sauta de son lit en vitesse et ouvrit en fracas la porte de sa chambre. Lorsqu'elle regarda en arrière, elle aperçut le rat qui la suivait. Elle tourna sa tête et vit qu'il y avait un chat qui courut comme un fou devant elle, se retrouvant dans la cuisine. Elle monta sur l'évier pour n'avoir aucune blessure. Le chat et le rat se chamaillent et courent dans tous les sens. Enfin, après trente minutes, elle n'entendit aucun bruit et descendit. Elle était fatiguée et voulait juste dormir pour le moment. Elle ne sera plus étonnée si quelque chose se passait à l'instant, après tout ce qu'elle avait vécu cet après-midi. Elle monta et vérifia s'il n'avait rien et pu enfin dormir.
Elle se réveilla à 8 heures du matin. Elle descendit l'escalier pour aller à la cuisine. Elle ouvrit le réfrigérateur et ne trouva absolument rien. Brusquement, elle songea qu'elle n'était plus à Los Angeles mais plutôt en Russie, dans un pays où elle ne connaissait strictement rien. Elle soupira de désespoir. Heureusement, elle avait acheté des chips et des bonbons. Elle monta dans la chambre de son ex-beau-père et mangea les chips, bu la moitié d'une bouteille d'eau qu'elle avait achetée à l'aéroport. Elle se dit qu'elle achètera des provisions plus tard.
Pour l'instant, elle devrait aller se baigner et récolter plus d'informations sur son ex-beau-père. Elle se baigna et s'habilla d'un jeans bleu, d'un maillot blanc et mis ses bottillons marrons. Elle se fait un chignon.
Il était déjà 9 h 00 quand elle termina de se préparer. Elle avait décidé d'aller demander à l'un des voisins s'il n'avait pas appris la cause du départ de Licius. Elle sortit au dehors, respirant l'air frais du matin, en ce fin mois d'avril. Il ne faisait pas très chaud ici mais dans sa ville natale, on se croirait dans le désert. Elle marcha vers sa droite et arriva chez l'un des voisins. La porte était faite en bois massif, des dessins de fleurs et de bricoles se trouvaient sur celle-ci. Elle respira profondément pour se donner une certaine assurance, elle hésita un instant puis finalement toqua. Après quelques minutes, on ouvrit la porte. C'était un homme d'une quarantaine d'années ou plus, un corps athlétique pour un vieux, des cheveux un peu longs, une barbe de cinq jours qui couvrait son visage et des yeux noirs qui la regardait avec méfiance.
-Bonjour, je peux vous aider, dit-il après un instant, en la regardant avec insistance.
Elle voyait clairement qu'elle l'intriguait et voulait savoir, la raison de sa venue chez lui.
-Bonjour, désolé de vous déranger de si bonne heure. Je suis l'ex belle-fille de Mr Morgan, celui qui habite en face ...
Elle n'avait pas encore terminé sa phrase qu'il s'exclama surprise :
-Vous êtes l'ex belle-fille de Mr Morgan ! Vous en êtes sûr parce que je ne crois pas qu'on parle de la même personne !
Elle faisait toujours face à ce genre de situation et de réaction. C'est vrai qu'on ne pouvait pas croire à cette histoire, puisqu'elle était l'exacte opposé de Chelsea et qu'elle n'était pas réellement sa sœur. De plus, Chelsea était mannequin et populaire tandis qu'elle... Elle soupira.
-Oui, je le suis. Je me présente Erina Willen. Je peux entrer ? J'aimerais vous posez une question, c'est urgent. répondit-t-elle en regardant par-dessus son épaule.
S'il pouvait s'exclamer de cette façon, c'est qu'il connaissait mon père pensa-t-elle. Elle releva les yeux pour le regarder et voyait qu'il était confus. Après quelques secondes d'hésitations et de réflexions, il la laissa entrer.
-Vous voulez quelque chose à boire, du chocolat, du café, du jus ou du thé ? demanda-t-il en lui désignant un divan.
-Oui du jus d'orange, merci répondit-elle en s'asseyant.
Elle scruta autour d'elle, c'était une maison modeste, faite de bois très clair, peint de couleur marron et blanche. Le salon était composé de trois canapés marron clair et deux petits divans blancs, une table en verre contenant un pot de fleurs, une longue horloge et plusieurs encadrements de famille sur le mur. Cette maison était un peu magnifique et ancienne à la fois. Il revint quelques minutes plus tard, avec un plateau qui contenait une carafe de jus et deux verres. Il le déposa sur la petite table et versa un peu le contenant de la carafe dans le verre et le tendit vers elle, elle le remercia. Il s'assit en face d'elle, attendant qu'il lui donne une quelconque explication ou qu'elle lui pose cette fameuse question. En voyant celà, elle prit quelques gorgées de son jus d'orange avant de commencer à parler.
-Licius s'était marié avec ma mère, il y a fort longtemps. Cette relation n'avait duré que seulement sept ans, ils ont divorcé tout de suite après. J'avais à l'époque 12 ans tandis que Chelsea en avait 16. Depuis lors, on ne s'est plus revu. Ma mère ne voulait plus que je les revois, peut-être était-ce dû au choc du divorce. Je suis venue en Russie pour les revoir et pour des raisons personnelles. J'avais pu trouver leur maison grâce à l'un de ses nombreux amis. Malheureusement, ils ne sont pas rentrés hier et cela faisait longtemps qu'ils étaient partis en vacances. Je me demandais si vous ne saviez pas où ils se trouvaient puisque vous le connaissez, expliqua-t-elle.
Il la regardait avec surprise et confusion mêlées, n'y croyant certainement pas à cette histoire mais pourtant c'était la vérité. Un moment de silence gênant se fit dans la pièce, durant lequel, il la fixa avec un grand intérêt, finalement il finit par la briser.
-Je suis dans le regret de vous annoncer que Mr Morgan et sa fille n'ont jamais mis les pieds dans cette maison depuis déjà un an. J'étais un grand ami Licius et je n'ai plus eu de contact avec lui, lorsqu'il a pris ses vacances. La police a fait des recherches sur ton ex beau-père et ta demi-sœur, ils n'ont rien pu trouver. Ils ont dit que le dossier était inachevé et non résolu finit-il par dire un peu sèchement.
Elle était sous le choc et ne savait quoi répondre. Elle se posait mille et une questions. Pourquoi la police le recherchait ? Qu'avait-il fait ? Pourquoi soudainement ils étaient partis dans le pays qu'ils détestaient ? C'était des questions sans réponses. Il fallait au moins qu'elle sache quelques trucs.
-Cela veut-il dire qu'ils sont portés disparus et que la police veut capturer mon ex-beau-père ? Ils ont fait quelque chose de mal ?
-Oui il recherche Licius et Chelsea mais je n'en sais strictement rien là-dessus, je ne travaille pas pour la police railla-t-il en passant ses mains dans les cheveux.
Il soupira avant de dire :
-Tout ce que je peux vous dire Mlle Willen c'est de faire très attention à vous et d'aller voir la police pour plus d'explications.
-Merci remercia-elle
-Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous pouvez toujours venir me voir. Je ferais dans mes moyens.
Il est très gentil, je ne me souviens jamais d'une marque d'affection venant de la part de Licius pense-t-elle tristement. Il agissait comme un père pour moi.
-Merci encore une fois Monsieur...
-Je m'appelle Noa, Noa Svalov répéta-t-il en souriant
Elle se leva et serra sa main en souriant ensuite il la conduisit vers la porte avant qu'elle ne franchisse le seuil de celle-ci, il dit :
-Ce pays est dirigé par la mafia, on ne peut rien y faire, la police ne peut rien y faire. Des mafieux se sont infiltrés dans la police et dans le gouvernement, personne ne sait qui protège qui, on se protège nous-mêmes et personne ne parle de la mafia ici sinon une mort accidentelle viendra vous suivre. Prends garde aux gens qui t'entourent, bonne chance ma petite murmure-t-il qu'elle faillit ne pas entendre.
Elle frissonna de peur, se retourna violemment et faillit se tordre le cou.
-Quoi ! s'exclama-t-elle
-Rien, bonne journée répondit-il l'air de rien avant de fermer la porte.
Elle se toucha le bras ayant encore ce frison dans sa colonne vertébrale. C'était vraiment bizarre pense-t-elle. Elle était sûr qu'elle avait bien entendu, mais il avait dit qu'on ne parlait pas de cela, sinon on pouvait être mort du jour au lendemain, Est-ce que cela voudrait dire que Licius en faisait partie ? Non je ne crois pas, je ne suis pas sûr en tout cas, plein d'énigmes sans réponses. Dans quel pétrin je me suis fourrée ?, se dit-elle en pleine réflexion.
Elle décida d'aller au commissariat pour plus d'informations et retira cette montagne d'énigmes qui s'établissait dans sa tête. Elle vérifie sur google map la position du commissariat le plus proche et prend un taxi pour arriver rapidement.
Arrivée devant le poste de police, elle vérifie une dernière fois sa tenue et entre. Il y avait deux, trois bureaux par-ci et par-là, des personnes qui travaillent et ceux qui faisaient des allers retours entre les convives et les dossiers. Son regard se porta sur un petit bureau, un jeune homme était assis, très concentré par son travail. Il communiquait dans un petit micro pour fournir des informations sur des criminels d'où se situaient-ils. Son instinct lui dictait d'aller le voir. Comme s'il avait senti un regard posé sur lui, il releva sa tête en fronçant ses sourcils et la vit. Il la regardait intensément en essayant de la sonder mais ce fut un échec. Il y avait quelque chose dans ses yeux verts, qu'il n'arrivait pas à comprendre. Son regard se mêla à de la perplexité, de la confusion et à de l'amabilité. Sûrement il se demandait pourquoi il la regardait ainsi et ce qu'elle faisait ici, dans ce commissariat. Elle sourit puis marcha jusqu'à lui n'ayant pas encore parler, il lui dit en russe :
-Bonjour, puis-je vous être utile? Je suis le porte-parole et le secrétaire de ce commissariat, Paolo Max Casimir, en se levant et en tendant sa main en souriant à son tour.
-Bonjour, je voudrais savoir si vous aviez des informations sur un des cas que vous avez eu, peut-être récemment, l'affaire de Mr Morgan en le lui serrant tout en lui rendant son sourire.
Elle s'assit sur la première chaise en face de lui, un peu stressée par la tournure qu'allait prendre la situation.
-Et vous êtes ? C'est une affaire professionnelle. Seules les personnes reliées à la famille Morgan pourraient connaître le cas de ce dossier expliqua-t-il
-Je sais, fit-elle savoir. Je suis Erina Willen, l'ex-fille de Mr Morgan et l'ex demi-sœur de Chelsea Morgan.
Il fronça ses sourcils de perplexité en la regardant.
-Votre cas est particulier expliqua-t-il encore, toujours méfiant.
Il faillit lui poser la question fatidique ; pourquoi était-t-elle ici ? mais il changea d'avis.
-Attendez-moi un instant, s'il vous plaît. Je vais expliquer la situation aux policiers de cette affaire et leur demander s'ils pourraient vous faire une audience !
-Merci remercia-t-elle
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-Il faudrait que je prévienne Licius de l'arrivée de cette fille... Pauvre petite.