Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Milliardaire > Amoureuse D'un Mauvais Milliardaire
Amoureuse D'un Mauvais Milliardaire

Amoureuse D'un Mauvais Milliardaire

Auteur:: max htn
Genre: Milliardaire
Irina a presque dix-huit ans. Elle vient d'une famille modeste et travaille comme serveuse pour subvenir aux besoins de sa mère malade. Trouver l'amour ou rêver de grandes choses n'a jamais été une priorité pour elle : sa famille passe avant tout. Mais que se passera-t-il lorsqu'elle découvrira qu'elle est désormais liée au milliardaire le plus puissant et impitoyable au monde, un homme dont l'influence s'étend bien au-delà des frontières ? Xander. Le simple nom suffit à provoquer des frissons dans le monde des affaires. Magnifiquement séduisant, mais réputé pour sa cruauté légendaire, Xander ne croit pas au concept d'amour ou de destin. Pour lui, tout est un jeu de pouvoir et de contrôle. Quand leurs mondes se croisent, il est persuadé que cette rencontre est une sorte de mauvaise plaisanterie orchestrée par la vie. Mais dès qu'il la voit, il décide qu'Irina sera à lui, qu'elle le veuille ou non. « Tu n'es pas heureux ? » ai-je demandé timidement, alors qu'il observait la ville depuis la fenêtre de son immense bureau. Le reflet des lumières urbaines dansait sur son visage, le rendant encore plus inhumainement beau. Mais quelque chose dans ses yeux sombres m'a glacée. « Heureux ? » Il a ri d'un ton sec, sans la moindre trace d'humour. Il semblait presque moqueur. « Le bonheur n'existe pas pour moi. Et ça ne changera jamais. » Ces mots m'ont brisée, mais quelque chose en lui m'attire malgré moi. Vais-je céder à ce jeu dangereux, ou finir par perdre plus que mon cœur ?

Chapitre 1 Chapitre 1

Le tintement incessant de la cloche à l'entrée du petit café où travaillait Irina résonnait encore et encore, se mêlant aux conversations feutrées des clients attablés et au bruit des tasses qu'elle posait avec soin sur les plateaux. La matinée avait été particulièrement animée, et elle sentait déjà la fatigue alourdir ses jambes. Pourtant, elle ne s'arrêtait jamais, même quand ses muscles protestaient. Elle avait appris à avancer, coûte que coûte.

Irina déposa un café noir et une tarte aux pommes devant un vieil habitué qui la remercia avec un sourire. Elle répondit poliment, son esprit déjà tourné vers une autre commande. Chaque geste était calculé, précis, comme une danse mécanique qu'elle répétait chaque jour depuis qu'elle avait décroché ce travail.

« Irina, deux cappuccinos pour la table trois ! » appela Paul, le gérant, depuis le comptoir.

« J'y vais ! » répondit-elle, attrapant un plateau pour y poser les tasses fumantes.

Elle navigua habilement entre les tables encombrées, son tablier légèrement tâché par la matinée. La table trois était occupée par deux jeunes femmes élégantes, probablement venues profiter d'une matinée tranquille dans ce coin reculé de la ville. Elles portaient des bijoux discrets mais visiblement coûteux, et leurs sacs à main étaient d'une marque qu'Irina n'avait vue que dans des magazines.

« Voici vos cappuccinos. Est-ce que je peux vous apporter autre chose ? » demanda-t-elle avec son sourire professionnel.

« Non, c'est parfait, merci, » répondit l'une des femmes, jetant à peine un coup d'œil à Irina.

L'autre, cependant, la fixa un moment, ses yeux bleus perçants détaillant son visage fatigué mais délicat. Irina sentit un léger malaise, mais elle n'y prêta pas attention. Elle retourna rapidement au comptoir pour prendre une nouvelle commande.

Les heures passèrent, et Irina jeta un coup d'œil à l'horloge murale. Encore deux heures avant la fin de son service. Elle essuya son front d'un revers de main, ajusta son tablier et s'apprêtait à nettoyer une table quand elle remarqua que la femme aux yeux bleus avait laissé un billet plié sous sa tasse.

Irina s'approcha, intriguée, et saisit le billet. C'était un pourboire. Un pourboire énorme. Dix fois plus que ce que la plupart des clients laissaient. Elle sen »it son cœur s'emballer.

« Tout va bien ? » demanda Paul en remarquant son air surpris.

« Oui, oui, juste... elle a laissé ça, » répondit-elle en lui montrant le billet.

Paul haussa les épaules. « Tant mieux pour toi. Garde-le, tu le mérites. »

Irina glissa discrètement le billet dans la poche de son tablier, encore troublée. Pourquoi une inconnue lui avait-elle laissé autant d'argent ? Elle termina son service en silence, son esprit préoccupé par cet étrange geste.

De retour chez elle, Irina entra dans le petit appartement qu'elle partageait avec sa mère malade. Les murs étaient légèrement défraîchis, et les meubles, bien que propres, montraient leur âge. Elle déposa son sac sur la table et se dirigea vers la chambre de sa mère.

« Maman, je suis rentrée, » dit-elle doucement en ouvrant la porte.

Sa mère, allongée sur un lit modeste, lui offrit un sourire fatigué. « Tu as eu une bonne journée, ma chérie ? »

« Comme d'habitude. Mais... regarde ce que j'ai reçu aujourd'hui. »

Irina sortit le billet de sa poche et le montra à sa mère.

« Une cliente m'a laissé ça. Je ne comprends pas pourquoi. »

Sa mère fronça les sourcils, mais son sourire s'élargit. « Peut-être qu'elle a vu à quel point tu travailles dur. Tu le mérites, Irina. »

Irina haussa les épaules, peu convaincue, mais elle ne voulait pas inquiéter sa mère. Après s'être assurée que tout était en ordre pour elle, elle se dirigea vers la petite cuisine pour préparer le dîner.

C'est alors qu'elle remarqua une enveloppe glissée sous la porte d'entrée. Fronçant les sourcils, elle la ramassa. L'enveloppe était en papier épais et luxueux, ornée d'un sceau doré. L'adresse n'était pas la leur, mais son nom y figurait clairement : **Irina Sokolov.**

Elle ouvrit l'enveloppe avec précaution et découvrit une carte d'invitation à l'aspect somptueux. Les lettres dorées brillaient à la lumière tamisée de l'appartement.

** »Vous êtes cordialement invitée à un gala prestigieux organisé par la Fondation X. »**

Les détails de l'événement étaient inscrits en bas : un hôtel luxueux au cœur de la ville, un code vestimentaire strict, et une date - dans seulement trois jours.

Irina sentit son cœur battre à tout rompre. C'était une erreur, forcément. Pourquoi quelqu'un comme elle recevrait une invitation à un tel événement ?

« Qu'est-ce que c'est ? » demanda sa mère depuis la chambre.

Irina hésita un instant avant d'entrer dans la pièce avec la carte. Elle tendit l'invitation à sa mère, qui ajusta ses lunettes pour la lire.

« Un gala ? » murmura sa mère. « C'est incroyable, Irina ! »

« Mais... ça doit être une erreur. Je n'ai rien à voir avec ce genre de choses. »

Sa mère secoua la tête, son sourire toujours présent. « Peut-être que quelqu'un a vu quelque chose en toi que tu ne vois pas encore. Tu devrais y aller. »

Irina se mordit la lèvre, sceptique. Elle n'avait rien à se mettre pour un événement de ce genre, et elle n'avait aucune idée de qui pouvait être derrière cette invitation.

« Et si c'était un piège ou une plaisanterie ? » demanda-t-elle.

Sa mère posa doucement une main sur celle de sa fille. « Parfois, la vie te surprend, ma chérie. Si tu n'y vas pas, tu ne sauras jamais ce que c'est. »

Irina soupira, les yeux fixés sur l'invitation. Une partie d'elle était terrifiée à l'idée de se retrouver dans un monde qui n'était pas le sien. Mais une autre partie, enfouie profondément, était curieuse.

Elle passa le reste de la soirée à réfléchir, le regard perdu sur la carte qui brillait sous la lumière.

Le lendemain, au café, elle se risqua à poser une question à Paul. « Est-ce que tu as déjà entendu parler de la Fondation X ? »

Paul haussa les sourcils, surpris. « Bien sûr. C'est une des organisations caritatives les plus influentes de la ville. Ils organisent des événements énormes. Pourquoi tu demandes ça ? »

Irina hésita, puis répondit prudemment. « J'ai reçu une invitation à leur gala. »

Paul la fixa, incrédule. « Toi ? Une invitation ? »

Elle hocha la tête. « Je ne comprends pas pourquoi. »

Paul croisa les bras, pensif. « Peut-être que quelqu'un a remarqué ton travail. Ou peut-être que c'est cette femme d'hier. Tu sais, celle qui t'a laissé ce gros pourboire ? »

L'idée fit son chemin dans l'esprit d'Irina. Était-il possible que cette femme soit liée à cette mystérieuse invitation ? Mais pourquoi aurait-elle fait ça ?

Les jours suivants furent remplis de doutes et d'excitation mêlés. Irina avait finalement décidé d'y aller, encouragée par sa mère et Paul. Elle avait économisé pour louer une robe simple mais élégante, et une collègue l'aida à se coiffer et à se maquiller.

Quand le jour arriva, elle se tenait devant le miroir de sa petite chambre, nerveuse mais résolue. Elle n'avait aucune idée de ce qui l'attendait, mais une chose était sûre : sa vie ne serait peut-être plus jamais la même.

Chapitre 2 Chapitre 2

Irina fixait l'invitation posée sur la table de la cuisine. Les lettres dorées semblaient briller encore plus sous la lumière du matin, comme pour l'appeler. Pourtant, chaque fois qu'elle tendait la main pour la prendre, une vague de doute l'envahissait. Cela ne pouvait pas être réel. Qui inviterait une simple serveuse comme elle à un gala aussi prestigieux ?

Elle laissa échapper un soupir et jeta un coup d'œil vers la porte de la chambre de sa mère, entrouverte. La voix douce de cette dernière retentit, comme si elle avait senti l'hésitation de sa fille.

« Tu réfléchis encore à cette invitation ? » demanda-t-elle.

Irina se passa une main dans les cheveux, nerveuse. « Oui... Mais, maman, soyons réalistes. Je ne connais personne là-bas. C'est sûrement une erreur. »

Sa mère hocha la tête doucement, comme si elle pesait ses mots. Elle s'assit avec difficulté sur le bord de son lit, ses mains fragiles agrippant le tissu de la couverture.

« Peut-être que c'est une erreur, ou peut-être que ce n'en est pas une. Peu importe. Mais une chose est sûre : tu ne peux pas laisser cette chance te filer entre les doigts. »

Irina fronça les sourcils. « Une chance de quoi ? De me ridiculiser ? Ces gens vivent dans un monde que je ne comprends même pas. »

Sa mère esquissa un sourire. « Justement. C'est une occasion de le comprendre. Irina, tu passes ton temps à t'occuper de moi, à travailler sans relâche. Quand est-ce que tu as pensé à toi pour la dernière fois ? »

Irina ouvrit la bouche pour répondre, mais aucun mot ne sortit. Elle baissa les yeux, troublée par la vérité de cette remarque.

« Et puis, » continua sa mère, « peut-être que ça ne mène à rien. Mais peut-être que ça change tout. Tu n'as rien à perdre. »

La jeune femme resta silencieuse, l'invitation toujours sous ses yeux. Elle voulait croire que sa mère avait raison, mais une petite voix au fond d'elle continuait de lui dire qu'elle n'était pas à sa place dans un événement de cette envergure.

Plus tard dans la journée, Irina retrouva Mila, une amie et collègue du café, après leur service. Elles s'étaient installées sur un banc dans un parc voisin, un sandwich à la main. Mila était l'opposée d'Irina : extravertie, insouciante, et toujours prête à plonger tête baissée dans l'inconnu.

« Alors, cette invitation ? » demanda Mila, les yeux pétillants de curiosité.

Irina haussa les épaules. « Je ne pense pas y aller. Sérieusement, imagine-moi là-bas, entourée de gens en smoking et en robes de soirée. Je vais passer pour une idiote. »

Mila éclata de rire. « Irina, tu es trop dure avec toi-même. Écoute, ces gens sont juste des humains comme toi. Bon, des humains beaucoup plus riches, d'accord, mais ils ne mordent pas. »

« Facile à dire, » murmura Irina, grignotant distraitement son sandwich.

Mila la fixa un moment, puis posa sa main sur celle de son amie. « Écoute-moi bien. Tu es la personne la plus travailleuse et la plus honnête que je connaisse. Si quelqu'un mérite de sortir de sa routine, c'est toi. Et qui sait, peut-être que ce gala sera ta chance de briller. »

Irina leva les yeux vers Mila, touchée par ses mots. Une part d'elle voulait croire qu'elle méritait cette opportunité.

« Mais je n'ai même pas de robe, » finit-elle par dire, comme pour s'accrocher à une excuse.

Mila éclata de rire, son enthousiasme contagieux. « Ça, c'est le problème le plus facile à résoudre ! »

Le lendemain, Mila l'entraîna dans un magasin de vêtements d'occasion qu'elle connaissait bien. Les étagères étaient remplies de robes de toutes les couleurs et de tous les styles. Mila fouillait avec une énergie débordante, tenant parfois une robe contre Irina pour évaluer si elle lui irait.

« Celle-là ! » s'exclama Mila en sortant une robe bleu nuit aux lignes simples mais élégantes.

Irina la regarda avec hésitation. « Tu crois ? »

« Absolument. Essaie-la. »

Après quelques minutes d'hésitation, Irina entra dans la petite cabine d'essayage et enfila la robe. Le tissu était doux contre sa peau, et la coupe mettait en valeur sa silhouette sans être ostentatoire. Elle se tourna vers le miroir, presque choquée par ce qu'elle voyait.

Mila, debout à l'extérieur, tapota impatiemment contre la porte. « Alors ? Laisse-moi voir ! »

Irina ouvrit la porte, les joues légèrement rougies. Mila la regarda, bouche bée, puis applaudit.

« Parfait ! Tu es magnifique. »

Irina se regarda de nouveau dans le miroir, cette fois avec un peu plus de confiance. Elle n'était peut-être pas une habituée des soirées mondaines, mais dans cette robe, elle se sentait presque à la hauteur.

De retour chez elle ce soir-là, elle montra la robe à sa mère, qui eut des larmes aux yeux en la voyant.

« Tu es splendide, ma chérie, » murmura-t-elle.

Irina serra sa mère dans ses bras, un mélange d'appréhension et d'excitation nouant son estomac. Elle avait pris sa décision. Elle irait à ce gala, même si elle devait affronter toutes ses peurs.

Le jour J arriva plus vite qu'elle ne l'aurait imaginé. Mila l'aida à se coiffer, optant pour un chignon simple qui dégageait son visage. Un peu de maquillage subtil, et Irina se transforma sous ses yeux.

« Prête ? » demanda Mila en souriant.

Irina prit une profonde inspiration. « Aussi prête que possible. »

Elle monta dans le taxi qui l'attendait, le cœur battant à tout rompre. Elle ne savait pas ce qui l'attendait, mais une chose était certaine : elle allait enfin découvrir ce qui se cachait derrière cette mystérieuse invitation.

Chapitre 3 Chapitre 3

Les portes vitrées de l'hôtel scintillaient sous les lumières vives de la ville. Irina descendit lentement du taxi, ses mains tremblant légèrement alors qu'elle serrait le bord de sa petite pochette. L'imposant bâtiment se dressait devant elle, presque intimidant, avec ses colonnes de marbre et ses dorures. Elle n'avait jamais rien vu de tel.

Alors qu'elle avançait vers l'entrée, ses talons claquant sur le pavé, un voiturier s'approcha pour lui ouvrir la porte. Elle murmura un « merci » à peine audible, puis entra, plongeant dans un univers qu'elle ne connaissait que dans les films.

Le hall de l'hôtel était immense, une mer de marbre blanc et de lustres en cristal. Des invités habillés de tenues somptueuses allaient et venaient, leurs éclats de rire et de conversation résonnant dans l'air parfumé. Irina sentit une vague de panique l'envahir. Elle n'avait jamais été entourée d'autant de luxe et de prestance.

Elle chercha un point de repère, quelque chose pour s'ancrer. Une table d'accueil était installée près d'un escalier majestueux, où un homme en costume impeccable distribuait des badges et des programmes. Elle se dirigea vers lui, le cœur battant à tout rompre.

« Bonsoir, mademoiselle, puis-je voir votre invitation ? » demanda-t-il avec un sourire poli.

Irina fouilla rapidement dans sa pochette et lui tendit l'invitation. L'homme l'examina, hocha la tête et lui remit un badge en échange.

« Bienvenue au gala de la Fondation X. La réception se tient dans la salle principale, au bout du couloir. Je vous souhaite une excellente soirée. »

Irina murmura un remerciement et suivit la direction indiquée. Chaque pas semblait plus lourd que le précédent, comme si elle portait le poids de tous ses doutes. Lorsqu'elle atteignit les grandes portes de la salle principale, un majordome les ouvrit pour elle.

L'intérieur de la salle était encore plus impressionnant que le hall. Des lustres gigantesques illuminaient des tables magnifiquement dressées, et un orchestre jouait une mélodie douce depuis une estrade. Les invités semblaient rayonner, leurs vêtements scintillant sous les lumières. Irina se sentit soudain très petite dans sa robe pourtant élégante, comme une intruse dans un monde qui n'était pas le sien.

Elle prit une coupe de champagne d'un plateau que portait un serveur et se dirigea vers un coin plus discret. Observant la foule, elle remarqua immédiatement les regards calculés, les sourires qui semblaient mécaniques, les conversations qui semblaient plus stratégiques qu'amicales.

Alors qu'elle sirotait nerveusement sa coupe, une agitation soudaine traversa la salle. Les regards se tournèrent presque en synchronie vers l'entrée. Une aura de tension palpable remplit l'air.

Irina suivit instinctivement les regards et vit un homme entrer, entouré de plusieurs personnes qui semblaient accrochées à ses moindres mouvements. Il était grand, impeccablement vêtu dans un costume noir qui semblait taillé pour lui, et dégageait une autorité naturelle presque écrasante. Ses cheveux sombres encadraient un visage aux traits durs, et ses yeux d'un gris perçant balayaient la pièce avec une froide indifférence.

Même sans savoir qui il était, Irina comprit qu'il s'agissait de quelqu'un d'important. Très important.

« C'est lui, » murmura une voix près d'elle.

Irina tourna légèrement la tête pour voir une femme murmurer à son compagnon.

« Xander Volkov, » ajouta-t-elle, presque en chuchotant.

Le nom résonna dans l'esprit d'Irina. Elle avait déjà entendu ce nom dans des conversations au café, des murmures sur un milliardaire influent et impitoyable. Mais le voir en personne était une autre affaire. Il semblait irréel, presque inhumain dans sa perfection glaciale.

Irina se força à détourner le regard, espérant passer inaperçue. Mais le destin semblait avoir d'autres plans.

Elle fit un pas en arrière pour éviter une serveuse qui passait près d'elle, et son talon heurta quelque chose – ou plutôt quelqu'un. Elle sentit un choc léger, suivi du bruit du liquide qui se renverse.

Elle se retourna d'un coup, horrifiée, et trouva Xander Volkov lui-même devant elle, une expression indéchiffrable sur le visage. La coupe de champagne qu'il tenait était renversée sur son costume noir impeccable, une tache dorée s'étendant lentement sur le tissu.

Le temps sembla s'arrêter. Irina sentit le rouge lui monter aux joues, ses mains tremblant alors qu'elle balbutiait.

« Oh mon Dieu, je suis désolée ! Je... je ne vous avais pas vu... »

Xander resta silencieux pendant une seconde qui sembla une éternité, ses yeux gris fixant Irina comme s'il essayait de la déchiffrer. Finalement, il leva une main pour faire signe à quelqu'un.

Un homme en costume apparut presque instantanément, tendant une serviette à Xander. Ce dernier essuya la tache avec une efficacité froide, sans quitter Irina des yeux.

« Vous êtes ? » demanda-t-il d'une voix basse mais autoritaire.

Irina sentit sa gorge se serrer. Elle ouvrit la bouche, cherchant ses mots, mais rien ne vint.

« Votre nom, mademoiselle, » insista-t-il.

« Irina... Irina Sokolov, » finit-elle par répondre, sa voix à peine audible.

Xander sembla réfléchir un instant, comme si ce nom lui était familier. Puis, à la grande surprise d'Irina, un coin de ses lèvres se releva légèrement, presque imperceptiblement.

« Intéressant, » murmura-t-il, avant de tourner les talons et de s'éloigner, laissant Irina plantée là, confuse et mortifiée.

Elle sentit les regards de plusieurs invités sur elle et baissa la tête, se dirigeant rapidement vers un coin plus calme. Sa main serrait la coupe de champagne vide, et son esprit tournait à toute vitesse.

Qu'avait-il voulu dire par « intéressant » ? Pourquoi ne s'était-il pas simplement mis en colère ? Et surtout, comment allait-elle survivre au reste de la soirée après un tel incident ?

Elle passa le reste du gala dans l'ombre, évitant soigneusement tout contact visuel avec Xander. Mais une chose était sûre : cette rencontre imprévue venait de changer le cours de sa soirée, et peut-être même de sa vie.

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022