Brenda : Clara tu fais quoi ? Viens on part or. On va rater les bons clients orrrr
Clara : J'arrive ohh.. je finis de regarder le match ci pardon seulement
Brenda : C'est Samuel qui joue ?
Clara : Oui oui. Aïe mon mari est trop beau. Je suis amoureuse de lui
Brenda : Le jour que tu vas le rencontrer hein..
Clara : Je vais moi-même faire la demande en mariage
Brenda : Hahaha..
Clara : Reste à savoir si je vais le rencontrer un jour
Brenda : Tu ne sais pas ce que l'avenir te réserve
Clara : Aka. Même si on se rencontre, ça va changer quoi ? Il ne va même pas me remarquer. Je suis quoi devant sa petite amie ? Ah Mama
Brenda : Tu es toujours en train de te rabaisser. Tu ne connais même pas le potentiel que tu as hein.. si on te donne aussi l'argent en désordre comme celle-là, tu vas être une vraie bombe !!
Clara : Pardon, laissons le débat là. Ça ne sert à rien de parler d'un truc qui ne va jamais arriver. Le match est fini on peut partir
Brenda : Un jour tu me donneras raison. Allons-y
C'était toujours comme ça entre nous. Je me sous-estimais toujours, et Brenda n'aimait pas ça. Elle me disait toujours que la surprise allait me surprendre.
Au fait , je m'appelle Nyobe Kith Clara, âgée de 23 ans. J'ai un BTS en Banque et Finance, mais pas de travail. Je suis orpheline de père et de mère. Mes parents sont morts lors d'un accident, ils se rendaient au village pour les funérailles d'un cousin à Papa. J'ai un petit frère, Yannick âgé de 12 ans, en classe de cinquième. Nous sommes originaires du Littoral, des purs Bassa'a.
Après le décès de mes parents, toute la famille nous a tourné le dos. Mes parents n'étaient pas riches, mais ils faisaient tout pour qu'on ne manque de rien. Mon père était mécanicien et ma mère vendait les oranges au marché.
J'ai dû me battre pour continuer de payer les études de mon frère et trouver un endroit où vivre car je n'arrivais plus à payer le loyer où nous étions d'abord.
Mon frère et moi avons dormi dans la rue. Et c'est deux jours après que j'ai fait la connaissance de Brenda.
Elle avait eu pitié de nous et nous avait recueilli chez elle.
Brenda vivait seule, vers la totale Tsinga. Elle vendait les oranges dans la brouette et marchait avec dans les alentours en allant vers Bastos.
Brenda était âgée de 24 ans, elle avait un Master2 en Marketing and Management. Mais pas de travail. Ses parents vivaient au village, elle se battait ici à Yaoundé pour pouvoir envoyer quelque chose pour eux. Nous étions devenues de très bonnes amies.
Elle nous avait hébergé pendant 1 mois. J'ai pu trouver un travail en tant que serveuse dans un Fast-food vers Bastos. On me payait 80,000f à la fin du mois, plus les pourboires. Avec ça, j'ai pris une chambre dans le secteur de Brenda que je payais à 20,000f. J'avais pu acheter des accessoires pour la maison avec l'aide de Brenda. Elle m'avait aussi aidé à acheter une télé. Je l'aidais de temps en temps à vendre les oranges ce qui me rapportait aussi un peu. Vu que je ne travaillais pas tous les jours, je cherchais d'autres activités pour gagner des sous.
Je me rappelle une fois, le lendemain de ma rencontre avec Brenda, Yannick étant à l'école, j'avais accompagné Brenda pour vendre les oranges. Nous sommes arrivées au niveau de la sous préfecture de Tsinga quand une fille est venue me pousser, la brouette des oranges est tombée ainsi que moi. Ses amies et elle se sont moquées de moi. Les gens nous regardaient sans pour autant agir.
Brenda a donné une bonne gifle à cette fille. J'avais tellement honte et j'étais très en colère. Une autre fille a essayé de prendre Brenda par derrière quand je l'ai stoppé, ce qui a déclenché une bagarre. Deux contre quatre, on les a fouetté copieusement. C'est le genre de filles qui ont la bouche sans la force. C'est un passant qui est venu nous séparer. Elles ont commencé à vociférer
1ère fille : Regardez moi des pétasses comme ça. Des idiotes qui osent nous toucher. Vous vous êtes bien regardées ? Pauvres filles
Brenda : Merci. Nous au moins on ne fait pas la bouche quand on est faible
Clara : On ne vocifère pas pour rien, on agit. Encore un mot déplacé je te fouette comme l'enfant de 5 ans. Vieille rombière
2ème fille : Tu parles à qui comme ça ? Regarde toi, sale chose. Tu vends les oranges et tu veux te comparer à nous ? Avec quel diplôme ?
Clara : Quand la tête est vide, c'est le corps qui souffre. Tu es tellement stupide que tu te bases sur l'apparence pour juger. Tu as même le baccalauréat ? Tu es là à tourner tes galettes qui te servent de fesses jusqu'à me parler. On t'a dit que j'ai honte de ce que je fais ? J'assume très bien qui je suis ! Je ne visite pas tous les hôtels, motels et auberges de Yaoundé pour qu'on me fracasse les fesses pour avoir quelques billets après. Sale chienne galeuse déshydratée
2ème fille : Contrôle ton langage idiote. Au moins ça prouve que je lui attire avec mon corps
Brenda : Hahahahahahaha
Clara : Hahahahaha aloba !! Tu as fait ton école où ? Je lui attire ? C'est avec ce genre de français que tu ouvres ta saloperie de bouche pour me parler ? On attire QUELQU'UN petite sotte ! Faut retourner à l'école, tu repasses ton CEP.
2ème : Tsuips dégage avec ça
Clara : Hahahahaha la honte
3ème fille : Tu peux dire ce que tu veux, nous sommes mieux que toi. Tu n'es qu'une pauvre fille de la bassesse incapable de manger trois fois par jour. Tu vas demeurer vendeuse d'oranges toute ta vie car c'est ta vraie place. Tu es née pour être une ratée, une sale chose. Avec tous les diplômes que tu as , tu es où avec ? Mendiante
4ème fille : Hahaha une idiote
Je dois avouer que ses mots m'avaient touché. J'avais eu très mal. Mais je n'ai rien laissé paraître. Elle m'avait humilié ainsi devant tout le monde.
Clara : Il vaut mieux avoir les diplômes et ne rien faire, que de n'avoir que son acte de naissance comme diplôme et vendre son corps pour le poisson braisé de 700f. Je vaux mieux que ça, et la vendeuse d'orange comme tu as dit à un Dieu qu'elle sert, il ne va jamais m'abandonner. Ne sois pas surprise qu'un jour, c'est chez toi que j'achèterai des oranges. Racaille
J'ai ramassé les oranges au sol que j'ai remis dans la brouette avec l'aide de Brenda et nous sommes rentrées, pas d'humeur à vendre.
Elle savait que j'étais affectée.
Brenda : je suis fière de toi. Tu ne t'es pas laissée démoraliser par cette pimbêche..
Clara : Peut-être qu'elle a raison Brenda..
Brenda : Fermes ça. Je te connais depuis 24h mais je sais que Dieu a un autre plan pour toi. Tu dois juste être patiente. Peut-être que c'est toi qui vas changer ma vie, qui sait ? Haha
On avait rigolé ce jour et depuis ce moment , nous sommes devenues inséparables. je dois dire que c'est ma seule amie.
La fin d'année arrive, Yannick est promu en classe de quatrième. Je suis très fière de lui.
Pendant les vacances il aide Brenda à vendre, moi je suis toujours serveuse dans le fast-food là, et je fais également la publicité du déodorant Nivea. Je marche dans toute la ville, j'aborde des personnes à qui j'essaye de vendre. D'autres achètent d'autres non. Ce n'est pas facile mais je garde la tête haute.
Mercredi je me suis rendue à mon lieu de service. J'étais en train de nettoyer les tables quand un groupe de gars est entré. Le temps qu'ils s'installent, j'ai terminé de nettoyer et je suis allée chercher les cartes de menu pour qu'ils fassent le choix. Je suis allée m'asseoir au comptoir attendant qu'ils passent la commande.
5 minutes après, l'un d'eux m'a appelé. J'y suis allée avec un petit sourire. J'ai remarqué qu'ils étaient à 4.
Clara : Vous avez fait votre choix ?
1er gars : Oui c'est fait. Je vais prendre le poulet rôti avec des frites de plantains et une sprite glacée si possible, merci
2e gars : Je vais prendre un Kebab au poulet avec une portion de frites et un Coca-Cola glacé. Merci
3e gars : Euh.. je vais prendre le poulet DG avec un d'jino glacé
Clara : Okay c'est noté. Et vous Mr ?( m'adressant au 4e gars)
4e gars : C'est toi que je veux manger
Clara : Malheureusement pour vous et heureusement pour moi, je ne suis pas au menu. Vous allez prendre quoi ?
Il ne m'a pas répondu, mais me regardait bizarrement. Le premier mec lui a dit :
1er gars : Mec fais ton choix s'il te plaît. Tu n'es pas venu pour ça.
Clara : Vous n'avez pas faim apparemment. Je vous apporte votre commande messieurs. Veuillez m'excuser.
Je me suis retournée pour aller passer la commande des messieurs quand j'ai reçu une claque à la fesse droite. Je me suis retournée en vitesse et j'ai giflé le monsieur. C'était le 4e gars. Une gifle qui a raisonnée.
Il s'est levé, voulant mettre main sur moi. C'était mal me connaître !
Il a voulu me gifler mais j'ai anticipé son geste et je l'ai encore giflé ! Pour qui il se prend ?
Clara : Vous êtes malade ? Imbécile. Osez encore mettre vos sales mains là sur moi on va pas vous dire. Connard
1er gars : (s'adressant au 4e gars) Stéphane c'est quoi ça ? Qu'est-ce qui t'arrive même ?
Stéphane : Alonzo pardon laisses moi. Elle me gifle ? Seulement parce que j'ai touché sa sale fesse là ?
Clara : Regardez moi un affamé. La sale fesse que tu as pris le plaisir de taper. Si tu es un homme, essaie encore de me toucher. Je vais broyer tes sales choses que tu as entre les jambes. Racaille
Alonzo : Sincèrement désolée Mme. Veuillez nous excuser pour ce malentendu.
Stéphane : Tu t'excuse quoi ? Elle n'a pas alors aimé ? Depuis combien de temps un homme ne l'a pas touché ? Je la touche même elle fait genre.. une bordel comme ça
Clara : Tu me fais pitié hein.. mieux je reste avec ma libido, que de coucher avec un impuissant avec ejaculation précoce comme toi. Regardez me le ! Tu es là à faire la grande gueule pourtant tu ne peux pas satisfaire une petite fille de 15 ans. Avec ton truc comme le point de beauté. Sapack.
Stéphane : Tu traites qui d'impuissant ? Tu es malade ? Méfie toi
Clara : Ehhh ferme ça ! Impuissant de ton état. Un tas de merde comme ça. Ta copine a mes fesses ? Tu vois les fesses tu t'agite comme une puce. Continue à coucher avec le mur. Tu me touches encore je te fracasse la tête ! Salaud
Stéphane : Vous voyez comment elle me parle ? Vous voyez ? Robert tu ne dis rien ?
Robert : Tu veux que je dise quoi ? Elle a raison. Tu n'aurais pas dû lui faire ça. Elles ne sont pas toutes comme ça !! Présente tes excuses on quitte sur ça . Raphaël tu dis quoi ?
Raphaël : Faites vos choses là je ne mange pas. Vous allez confirmer ici. Mlle s'il vous plaît, ramenez ma commande, je prends emporter.
Alonzo et Robert : Moi aussi
Stéphane : Petite chienne
Clara : Dégage. Sale chien galeux impuissant . Tsuuiiiipppsss ( j'ai piaffé)
Je me suis retournée et je suis partie. Ma collègue qui était là riait seulement. Elle m'a dit :
Colette : Ah mof Clara ! Tu connais. Hahahaha tu l'as remis à sa place propre !!
Clara : Tsuips donnes ça au chef. Ils attendent.
Des minutes plus tard je suis allée donner la commande. Le Stéphane là n'était plus là.
Le Gérant est venu, il a été informé du malentendu de la journée et il m'a renvoyé.
Gérant : Vous semez le trouble ici. Ce n'est pas ce qu'on vous demande de faire
Clara : Attendez un peu hein.. donc l'idiot va me taper la fesse et je vais laisser ? Sans rien faire ?
Gérant : Il a tapé, rien d'autre.
Clara : Donnez moi d'abord mon argent et je pars.
Il m'a donné mon argent, j'ai gardé. Je me suis levée pour partir, mais avant je me suis retournée pour lui dire :
Clara : Acceptez que votre fille se fasse appuyer par tout le monde, ça ne me regarde pas ! Quelqu'un me touche un genre je réagis. Je ne suis pas la bordel de quelqu'un . N'importe quoi.
J'ai tourné mon dos je suis partie.
Clara : Merde. Maintenant je vais encore trouver le travail comment ? Wokoo ! A cause de limbecile là ! Si je le croise encore un jour hein.. je vais l'émietter. Imbécile
J'ai pris le taxi et je suis rentrée à la maison. Brenda et Yannick n'étaient pas encore de retour. J'ai pris mon bain et j'ai fait sauter les spaghettis.
C'est aux environs de 19h qu'ils sont rentrés. Yannick est directement allé se doucher, moi j'ai raconté ma journée à Brenda qui était morte de rire.
Brenda : Hahaha tu n'as pas la main qui pèse. Tu l'as remis à sa place propre ! Prochainement il va réfléchir avant de faire ça.
Clara : Un idiot
Brenda : Maintenant tu es sans boulot. Tu vas faire comment ?
Clara : Demain je vais sortir avec vous. Je vais aller vers Bastos là voir s'il y a pas d'autres offres d'emplois. On ne sait jamais
Brenda : Tu as raison. Je t'encourage
Clara : Et toi alors ? Tu as bien vendu aujourd'hui ?
Brenda : Oui oui. J'ai tout vendu. Je t'ai gardé 4 oranges. Comme je sais que tu aimes ça.
Clara : C'est toi la meilleure aïe ! Tu as mangé ?
Brenda : Je n'ai même pas eu le temps de préparer
Clara : Attends je te sers. J'ai fait les spaghettis sauté avec la sardine.
Brenda : Asshhh mon goût
Clara : Hahaha.. tiens prends
Brenda : Bon appétit ma co'o
Clara : A toi aussi ohh.. je finis de manger je bois mon jus oklm (tranquillement)
Brenda : Donnes aussi ton jus je bois norr y a quoi que tu caches ça ?
Clara : Prends alors l'orange ci
Brenda : C'est ton jus là ?
Clara : Tu croyais que je parlais de quoi ?
Brenda : Tu n'es pas seule dans ta tête. Hahahahaha
Nous avons mangé, on a un peu causé et chacune est rentrée chez elle dormir. Demain est un nouveau jour.
Le lendemain, je me suis réveillée vers 5h30.
J'ai fait le ménage et j'ai réchauffé la nourriture.
Yannick s'est réveillé, il a mangé et nous sommes allés retrouver Brenda qui était déjà prête.
On a attendu 8h avant de sortir.
Brenda : On commence par où ?
Clara : On passe devant la FECAFOOT et on vire un peu vers Nkomkana.
Brenda : Bonne idée. Allons-y.
Comme convenu, on marchait et nous sommes passés devant la FECAFOOT, y avait un monde fou !! On se demande bien pourquoi.
Brenda : Pourquoi y a les gens ici comme ça ?
Clara : Je me pose la même question.
On a continué de marcher en parlant quand on a entendu un groupe de filles dire :
Fille 1: Aïe Samuel va venir demain, mince. Ils ont confirmé ça. Demain je reviens encore, plus belle qu'aujourd'hui.
Fille 2: Moi aussi. Il va seulement être fasciné par ma beauté.
Oh.. je vois. Samuel sera là demain. Oh mon Dieu !!!!!
Clara : Tu entends ça ? Samuel Eto'o va être là !! Mon crush !
Brenda : Haha haha. Oui j'ai entendu. Demain tu viens aussi camper là ?
Clara : Quoi ? Non non. Je dois chercher l'argent. Ce n'est pas en campant là que je vais payer mes factures et la scolarité de mon petit frère.
Yannick : Une journée ne va pas te tuer grande sœur. Tu auras l'occasion de voir ton crush.
Clara : Non non. Avec les milliers de personnes qui y seront, il ne me verra même pas. Lol
Brenda : On ne sait jamais. Viens quand même.
Clara : Non non. Allons y.
Brenda : Ta sœur ci est têtue hein Yannick.
Yannick : Très têtue même.
Bref nous avons continué, et nous avons bien vendu !!
Tellement on a bien vendu que nous sommes rentrés à 15h.
J'ai donc décidé de marcher pour chercher un travail.
J'étais à Bastos, je suis entrée dans un restaurant 5 étoiles. Je savais déjà que c'était peine perdu, mais je ne sais pas pourquoi, j'y suis allée quand même.
Clara : Bonsoir Madame.
Madame : Bonsoir, bienvenue chez Pépite D'or. Que puis-je faire pour vous ?
Clara : J'aimerais savoir s'il y a un job disponible ? Peu importe lequel. S'il vous plaît.
Madame : Patientez, je demande au boss. Veuillez vous asseoir.
Clara : Merci.
Je me suis assise, j'ai attendu qu'elle revienne.
Quelques minutes plus tard, la dame est venue avec un Monsieur un peu plus âgé. Je suppose que c'est le patron.
Quand je les ai vu, je me suis directement levée.
Madame : Monsieur, c'est elle qui cherche le travail.
Monsieur : Bonsoir mademoiselle.
Clara : Bonsoir Monsieur.
Monsieur : Carole tu peux retourner à ton poste. Toi, suis moi.
Carole : D'accord Monsieur.
Je l'ai suivi dans son bureau.
Il s'est assis et m'a demandé de faire pareil.
Monsieur : Comment tu t'appelles ?
Clara : Je m'appelle Clara Monsieur.
Monsieur : Ok Clara. Moi c'est Jean-François.
Clara : D'accord Monsieur.
« « Que de dire Jean-François, je vais mettre JF. Ne vous embrouillez pas ;) » »
JF : Carole m'a dit que tu es à la recherche d'un travail ?
Clara : Oui Monsieur.
JF : Tu as déjà travaillé en tant que serveuse quelque part ?
Clara : Oui Monsieur.
JF : Où ça ?
Clara : Dans un restaurant ici à Bastos.
JF : Pourquoi tu ne travailles plus là-bas ?
Clara : On m'a renvoyé.
JF : Qu'as-tu fait ?
Clara : J'ai giflé un client.
JF : Quoi ? Et pourquoi ?
Je lui ai raconté ce qui s'était passé ce jour.
JF : C'est une très bonne chose !! Je suis fier de toi, tu ne dois pas te laisser faire. Pour le poste, j'étais à la recherche d'une serveuse, tu tombes bien. Le poste est à toi.
Clara : Merci beaucoup Monsieur. Merci infiniment.
JF : Tu commences demain en soirée, car je vais recevoir des personnes importantes ici. Tu viendras à 15h tout apprêter avec les autres.
Clara : Sans soucis Mr.
JF : Carole te donnera ton uniforme en sortant. Pour le salaire, tu connais le montant ?
Clara : Non Mr.
JF : Le salaire de base c'est 85,000f plus les pourboires si on t'en donne. Et si tu fais un bon boulot, tu vas quitter de serveuse à réceptionniste et ton salaire augmentera. J'espère que ça te convient ?!
Clara : J'avais d'abord l'autre ? Merci beaucoup Mr.
JF : Pas de quoi. Demain tu signeras ton contrat de travail. Tu peux y aller maintenant.
Clara : D'accord. Au revoir Mr. Bonne soirée .
JF : Bonne soirée Clara.
Je suis sortie de là toute contente.
Je me suis dirigée vers Carole qui m'attendait déjà.
Carole : Vu ton sourire, on t'a embauché !
Clara ; Oui oui. Je suis tellement fière..
Carole : Le salaire te convient ?
Clara : J'avais l'autre ? Eh ah. Ça va me permettre d'économiser pour la rentrée de mon petit frère et tout.
Carole : C'est toi qui paye sa scolarité ?
Clara : Le boss a dit que tu vas me donner l'uniforme !
Carole : Oui. Attends je viens avec.
Je l'ai attendu, elle est venue me donner mon uniforme.( une jupe droite noire et un t-shirt noir avec le logo du restaurant dessus.)
Carole : Les mercredi et Vendredi on peut porter un pantalon noir.
Clara : D'accord. Merci. Au revoir et à demain.
Carole : A demain.
Je suis sortie avec un immense sourire. J'ai pris le taxi qui m'a laissé à destination.
Brenda : En voyant ton sourire, je sens que tu as une bonne nouvelle.
Clara : j'ai trouvé un travail !!
Brenda : Merci Seigneur. Aïe
On a dansé pour célébrer ça en riant. Mdr.
Brenda : C'est où ?
Clara : Pépite D'or, en tant que serveuse avec un salaire de 85000f le mois.
Brenda : Dieu ne dort pas !! Je ne sais pas pourquoi, j'ai l'impression que ta vie va changer !
Clara : Fausse voyante pardon laisse moi MDR.
Brenda : On verra mdr.
On a continué à parler, ensuite je suis entrée me doucher.
Yannick était en train de jouer au foot avec les enfants du quartier. J'étais en train de chercher quoi cuisiner quand Brenda est entrée.
Brenda : Je suppose que tu es fatiguée, donc je t'ai apporté l'okok avec le manioc que j'ai préparé. Pour Yannick et toi.
Clara : Tu connais ! Mince j'ai faim comme un loup, je réfléchissais déjà quoi préparer. Tu tombes à pique !
Brenda : Haha prends alors tu manges.
Clara : Je mets pour nous deux on s'assoit dehors et on tape les commentaires.
Brenda : Je vais me servir à la maison. Faut pas diminuer pour toi.
Clara : Okay merci.
On s'est assises dehors, on mangeait en bavardant.
Yannick est rentré, il s'est douché , a mangé et s'est endormi après.
C'est vers 21h30 que je me lève pour rentrer.
Clara : Bonne nuit ma chérie. Merci encore pour le repas.
Brenda : Je t'en prie ma belle. Demain on fait comment ?
Clara : Je vais vous accompagner, à 13h je rentre m'apprêter pour mon travail. Faut pas que j'arrive en retard le premier jour.
Brenda : Tu as raison. Bon bonne nuit, à demain.
Clara : Tu fais de beaux rêves.
Brenda : Toi aussi.
On s'est séparées, je suis allée me coucher.
Demain est un autre jour.
Avec Brenda nous sommes sorties, j'ai dit à Yannick de rester se reposer.
Il était 12h quand Brenda et moi on passait devant la FECAFOOT. Les gens criaient le nom de Samuel, ils étaient tous contents.
J'ai vu des voitures sortir. J'ai pas trop prêté attention, je me disais juste intérieurement « Si j'étais riche, il allait peut-être connaître mon existence et on allait se marier ».
Bref on avait traversé la FECAFOOT, nous étions déjà à la Sous Préfecture Tsinga.
C'est moi qui poussais la bourrette en causant avec Brenda.
Brenda : Vu comment les gens crient, ils ont vu Eto'o.
Clara : Sûrement..
Brenda : Si on était passées là plus tôt on l'aurait vu.
Clara : Oui. Mais est-ce qu'il allait nous voir alors ? Ah.
Brenda : Qui sait ?
Clara : Tu rêves trop. Mdr
Brenda : C'est bien de rêver.
Dis, pourquoi les gens s'arrêtent ?
Clara : Aucune idée.
Brenda : Ou bien c'est pour vo...
Elle n'a pas terminé sa phrase qu'on a entendu une voiture klaxonnée près de nous.
On s'est retournées pour voir si effectivement c'est pour nous que la voiture a klaxonnée, et oui, c'était pour nous.
On s'est arrêtées, on s'est regardées se demandant ce qu'on avait fait.
Les vitres étaient fumées, donc impossible de voir l'intérieur.
On attendait avec impatience de savoir qui se cachait derrière cette vitre, quand d'un coup, elle s'est baissée.
Samuel Eto'o.
Seigneur ! Il est là.. devant moi.. plus beau en réalité.. ses yeux noirs profond..
Suis-je en train de rêver ? Non je rêve pas.
Je me tourne vers Brenda qui me regarde en souriant.
Je fais mon possible pour garder mon calme et ne pas crier comme une folle.
Alors que je m'apprêtais à prendre la parole, il m'a devancé :
Samuel : Bonjour les filles.
Brenda et Clara : Bonjour Monsieur.
Samuel : Vous allez bien ?
Brenda et Clara : Bien merci.
Samuel : D'accord. Vous savez qui je suis ?
Brenda : Oui Mr.
Samuel : Et pourquoi vous ne faites pas comme les autres ?
Clara : Parce que nous ne sommes pas comme les autres.
Je l'ai dit en le fixant droit dans les yeux. Brenda m'a coudé et m'a regardé en me sortant les yeux. Quoi ? Parce que les autres se sont arrêtés qu'on devait faire pareil ? Non mais..
Samuel : Tu n'as pas tort. Mais vu que je suis une star, vous devez vous arrêter quand je passe comme les autres le font.
Clara : Le fait de m'arrêter ne fera pas évoluer mon commerce et donc, ne me donnera pas d'argent pour régler mes problèmes. Et je le répète, Nous ne sommes pas comme les autres. Nous ne pratiquons pas le Suivisme moutonnier.
Samuel : Et bah.. vous vendez les oranges ?
Clara : Je crois que ça se voit nah
Samuel : Oui c'est vrai. Il reste pour combien ?
Brenda : Pour 500f Mr.
Samuel : Épelez tout ça et vous me donnez.
Clara : Je crois qu'un « s'il vous plaît » n'est pas tuant. Nous sommes peut-être des vendeuses et vous le célèbre joueur, le grand 9, mais ça n'empêche pas qu'on décide de ne pas vous vendre nos oranges.
Samuel : Et pourquoi ?
Clara : L'impolitesse. Si vous ne comptez pas dire « s'il vous plaît », Mr, excusez nous, nous avons d'autres chats à fouetter. Bonne journée.
Je me suis retournée pour m'en aller quand il a dit :
Samuel : S'il vous plaît, pouvez-vous m'épeler ces oranges ?
Je l'ai juste foudroyé du regard, et j'ai commencé à épeler les oranges avec Brenda.
Je sentais son regard sur moi, et ça devenait gênant.
Clara : Un souci ?
Samuel : Non. Pourquoi ?
Clara : Votre regard insistant sur moi. C'est énervant.
Quand je l'ai dit, Brenda a crié :
Brenda : Clara !! Tais-toi.
Clara : Je dis ce que je pense.
Samuel : Ah.. donc comme ça la petite mal élevée s'appelle Clara ?
Clara : pardon ?
Samuel : Vous avez bien entendu.
J'ai gardé mon calme, je lui ai donné les oranges et il m'a donné un billet de 5000f.
Samuel : Si vous n'avez pas la monnaie, gardez le reste.
Clara : Le bon samaritain. Nous avons la monnaie, ne vous inquiétez pas.
J'ai fouillé, et je lui ai remis les 4500f restant.
Samuel : Euh.. ce n'était pas nécessaire..
Clara : Si. Ah oui.. la petite mal élevée comme vous l'avez dit, elle vous fait ça !
J'ai pris les peaux d'oranges que j'ai versé sur lui a travers la vitre de la voiture.
Brenda : Eh Dieu. Clara tu fais quoi comme ça ? Mince.
Les gardes de Samuel sont sortis et m'ont arrêté, j'ai donné un coup de pieds à l'un qui a grogné de mécontentement.
Samuel jusqu'ici n'avait rien dit. Il me regardait juste surpris, se demandant sûrement si j'ai osé faire ça. C'est quelques minutes après qu'il a dit :
Samuel : Laissez là.
Ils m'ont laissé et sont montés dans la voiture.
Samuel me regardait en souriant, et moi j'étais vénère.
J'ai dit :
Clara : Brenda s'il te plaît, pousse la bourrette, je ne suis plus d'humeur.
Je n'ai pas attendu qu'elle réponde et je suis partie, la laissant là-bas.
Je tiens à préciser que, l'endroit où Samuel et moi on s'est rencontrés, c'est le même où j'ai bagarré avec ces filles.