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Amour ou passion

Amour ou passion

Auteur:: Histoires érotiques
Genre: Aventure
Je me suis réveillé étonnement tôt ce matin, je dois aller bosser. Je suis resté couché pendant 10 minutes encore en me demandant si c'était vraiment utile que j'aille bosser ce matin ? J'ai remis toute ma vie en question en 10 minutes avant de me lever et d'aller dans la salle de bain.

Chapitre 1 Chapitre 01

CHAPITRE 1

Mise à jour.

Mathéo & Cyrielle Mercier vivent actuellement au Gabon. Mathéo travaille encore et toujours. Cyrielle gère toujours son business et a fait sa passerelle pour devenir sage-femme. De leur mariage et leur histoire 5 enfants sont nés.

Aina Lucie Mercier, 25 ans, elle vit à Paris, actuellement externe en fac de médecine.

Olivier Evan Mercier, 24 ans, marié et vivant en Suisse. Diplômé ingénieur électricien.

Ilyass Gabriel Mercier, 22 ans, étudiant en commerce international et vivant à Toulouse.

Naomi Talia Mercier, 20 ans, étudiante en BTS gestion immobilière à Bordeaux.

Ava Christelle Mercier, 15 ans, élève en seconde et vivant à Libreville avec ses parents.

*** Naomi Mercier ***

J'ai commencé par m'étirer avant de balader ma main sur le lit et le sentir vide. J'ai ouvert mes yeux doucement et constater que Aaron n'était plus dans le lit. Je me suis frotté les yeux puis je me suis assise en tirant le drap sur moi. J'ai pris mon téléphone à mon chevet et à peine en main qu'il s'est mis à sonner.

Moi (me redressant): Allô ?

Ilyass: Hello petite soeur d'amour.

Moi (souriante): Je ne sais pas comment accueillir ce genre de voix mielleuse là.

Ilyass: J'ai toujours la voix mielleuse Mimi

Moi (baillant): Mouais.

Ilyass: Tu dormais encore ?

Moi: oui je suis k.o ! Quoi de beau toi ?

Ilyass: je vais passer à Bordeaux aujourd'hui.

Moi (le coeur battant): Ah bon ? Pourquoi ?

Ilyass: Je dois voir des amis à Paris ce weekend. Je vais m'arrêter te faire un bisou quand même.

Moi (faussement amusée): Euh non... je me passerai bien de tes bisous, merci.

Ilyass: N'importe quoi, ça va pas la tête toi.

Moi (me raclant la gorge): Plus sérieusement, j'ai un gros programme aujourd'hui avec des amis.

Ilyass: Ok beh dans ce cas je vais prendre l'avion alors, ça ne sert à rien de me taper toutes ces heures de train.

Moi: Hooo tu allais le faire pour moi ?

Ilyass: Oui Mimi. Mais pas grave, une prochaine fois ou à mon retour si j'ai du temps.

Moi: au pire, je descendrai à Toulouse le prochain weekend.

Ilyass: Ok comme tu veux. Allez je te lâche, juste regarde les infos sur la conversation, elle a craqué ta soeur.

Moi (rire): Je sais déjà laquelle, ah lala je vais voir ça de moi-même.

Ilyas: Bisous Mimi

Moi: je t'aime.

Ilyass: moi aussi. Ciao !

J'ai raccroché en regardant vite fait ce qui se passait sur le groupe de famille, et j'ai constaté que Ava avait coupé ses cheveux, soit disant, elle voulait du changement. Mais ? La petite là vraiment, elle me dépasse souvent, ce sont ses parents qui savent ce qui lui passe par la tête.

J'ai posé mon téléphone, je suis sortie du lit, je ne portais rien sur moi. J'ai rejoint Aaron sous la douche en me collant à lui, il a baissé le pommeau d'eau douche pour que je ne me mouille pas les cheveux. Il a pris ma tête dans ses mains en m'embrassant langoureusement. Punaise, ce type fait fondre mon coeur, rien qu'un baiser de lui me rend toute chose.

Nous nous sommes roulés une grosse pelle, il s'est mis à me verser du gel douche sur le corps et me l'étaler partout sur le corps, puis il a pris mon gant de toilettes pour me frotter doucement. Je n'arrêtais pas de sourire bêtement en le regardant droit dans les yeux. J'ai pris son sexe dans ma main en le massant doucement.

Aaron (me regardant): Non Mlle..

Moi (souriante): Pourquoi pas ?

Aaron: Tu sais bien...

Moi: tu en meurs d'envie... je sais!

Il s'est mis à me caresser entre les jambes puis il a mis un doigt ensuite un deuxième en moi. Je me suis cambrée de plaisir pour qu'il continue. Nous nous sommes rincés,il m'a porté d'un coup dans ses bras comme si je ne pesais rien du tout pour lui. J'avais envie de l'avoir en moi mais il ne voulait pas le faire. J'ai pris son sexe et je l'ai inséré en moi en resserant mes jambes autour de sa taille.

Aaron (grognant): Putaaaaain Naomi!!!!

Moi (bougeant mon bassin): Fais-moi l'amour stp

Il est resté debout à se retenir avant de commencer à me faire glisser doucement sur son sexe. Je me suis accrochée fortement à lui quand il s'est mis à accélérer, aller plus fort. Il est sorti de la douche en retournant dans la chambre et il m'a posé sur le lit alors que je venais de jouir.

Aaron (prenant un préservatif): Tu deviens accroc on dirait.

Moi (le tirant): Non je profite juste de toi.

Aaron (enfilant son préservatif): Patience bébé.

Il est passé au dessus de moi en pressant mes seins et prenant l'un dans sa bouche. Il est revenu m'embrasser à pleine bouche puis je l'ai senti me pénétrer à nouveau pour mon plus grand bonheur. Il m'a pris en missionnaire, je n'arrêtais pas de le griffer, qu'il a bloqué mes mains sur le lit en continuant sa douce besogne.

Aaron (m'embrassant): Je propose que l'on bouge sinon je serai capable de te faire l'amour toute la journée.

Moi (amusée): D'accord.

Aaron (pinçant mon bout de sein): Je te laisse commencer à te préparer ?

Moi (me levant): Yep!

Il m'a regardé me lever en souriant. Je suis retournée rapidement sous la douche alors qu'il discutait au téléphone avec sa mère je suppose. Je me suis mis de la crème hydratante sur tout le corps, du déodorant, quelques gouttes de parfum. J'ai mis mes sous-vêtements et je suis retournée dans la chambre prendre une tenue à me mettre. Aaron est allé se préparer alors que je me suis assise sur mon pouf pour commencer à me maquiller très légèrement.

Puis j'ai pris mon téléphone pour rire en voyant la tête d'Ava, on s'est mise à l'embêter un peu même si sa coupe carré lui va très bien. De tous les enfants de Monsieur et Madame Mercier, je suis la seule qui ressemble réellement à ma mère. Quand on regarde les autres, tu as beau chercher, zéro pointé pour elle en plus qu'on est métisse encore. Mais moi la ressemblance saute aux yeux avec ma mère. Mamie Rosalie a dit que quand on m'a conçu, on sent que ma mère avait le dessus ce jour-là (rire). Tous les autres ont la même tête que papa, pire Aina et Olivier, on les prend très souvent pour des jumeaux. Par contre, Aina a le même physique que maman, poitrine bien relevé, fessier bien rebondi, ventre plat, hanches de ouf. Moi ça va, je ne me plains pas non plus, j'ai un peu de tout là où il faut.

Aaron et moi sommes sortis pour nous promener et comme l'on a sauté le petit déjeuner, on a déjeuné à midi dehors en terrasse en profitant du beau temps et moi surtout de sa présence. Il ne reste que 10 jours. Donc ça va être 10 jours intensifs. Il parle et je le regarde simplement en buvant toutes ses paroles comme une petite maboule.

J'ai souvent envie de crier à la planète entière que je suis amoureuse de ce mec, que je veux faire ma vie avec lui mais depuis déjà 2 ans je ne peux pas. Parce que ça va créer une bombe dans ma famille, je n'imagine même pas la réaction de mes parents. Je sais bien que je ne devrais pas avoir ce genre de relation mais c'est beaucoup plus fort que moi malheureusement et je n'ai rien contrôlé. Ca ne veut pas dire que je rejette Dieu. Non, je suis croyante, je crois fermement en Dieu mais je ne suis peut-être pas aussi investi que Aina ou encore Olivier. Olivier c'est THE modèle, le gars dans sa vie, il fait TOUT bien, il est parfait que je me dis sa femme a vachement de la chance. Je ne vais pas me plaindre, en tant que grand-frère il est juste génial quoique il est un peu chiante parce que dans sa tête il croit qu'il est l'ainé de tout le monde.

Moi (me mordant les lèvres): Tu as déjà imaginé la réaction de ton père ou ta mère quand ils apprendront pour nous ?

Aaron: Je crois qu'on risque de sérieusement les mettre dans l'embarras. C'est assez particulier comme relation.

Moi (souriante): Ta mère qui est l'amie très proche de la mienne...

Aaron: Ton père est le meilleur ami de mon père.

Moi: sans compter qu'ils vont surement trouver que je suis trop jeune pour toi et vice versa.

Aaron: je pense que l'âge n'est qu'un détail. Mon grand-père a 11 ans de plus que ma grand-mère pour info.

Moi: oui mais ce n'est pas pareil... Je ne sais pas!

Aaron (posant sa main sur la mienne): Je pense que l'on s'aime et on arrivera à leur faire accepter.

Moi (soupirant): la crise que ma mère va taper quand elle saura que je couche avec toi.

Aaron: elle n'est pas obligée de le savoir bébé.

Moi: mouais bref ...

Aaron: T'en as marre un peu, non ?

Moi: oui je veux être libre et épanouie dans mon couple.

Aaron: J'ai su t'attendre pendant 2 ans, ensuite entamer cette relation depuis 2 ans avec toi, on prendra le temps de tout mettre à plat.

La serveuse est venue débarrasser et on a terminé nos verres tranquillement avant de continuer notre promenade dans la ville. On s'est assis sur les quais ensuite pour prendre le temps de souffler et admirer le paysage. Je me suis assise entre ses jambes en posant ma tête sur son torse et glissant mes doigts dans les siens. Je me sens trop bien avec lui.

En même temps, Aaron est le premier et seul homme que j'ai connu dans ma vie et j'espère bien que ce sera le dernier en tout cas, je prie pour ça. Quand j'ai vu que Aaron commençait à s'intéresser à moi, j'ai eu peur, peur de m'attacher et de tomber. Malheureusement c'est ce que tu redoutes qui arrive.

Ce qui est drôle, c'est que plus jeune, on a toujours dit qu'il finirait avec Aina mais ils s'entendaient bien et vraiment sans plus. Ce n'est vraiment pas le genre d'Aina, elle est plus attiré par les métisses ou les blancs, je ne sais pas ce qu'elle cherche même dans ceux-là. Aaron non plus ne mettait pas ses yeux sur Aina, c'était comme une bonne petite soeur et rien de plus.

Aaron et Loïc venait régulièrement chez nous ou vice versa que ce soit quand ils étaient chez leur père ou leur mère. Puis il est allé faire ses études et à son retour, passage obligatoire à la maison. Plusieurs fois il est venu me chercher au lycée avec Ilyass parce qu'il passait devant ou récupérer également sa soeur. Bref on s'est retrouvé souvent seuls, coïncidence ? Je ne sais pas.

Je suis tombée amoureuse et j'avais peur parce qu'il était plus âgé que moi et qu'il était plus âgé. Il venait de rentrer à Libreville à la fin de ses études alors que moi je passais mon bac. On a commencé doucement et très prudemment notre relation à mes 18 ans puis j'ai eu mon bac. Une semaine après, je me suis retrouvée chez lui, j'y allais souvent mais là c'était particulier, je savais qu'il allait se passer quelque chose.

Il a pris le temps de me mettre à l'aise, ses baisers et ses caresses étaient douces, pleines d'amour et je brûlais au fond de moi, j'ai ressenti des choses que je ne connaissais pas et n'avais jamais imaginé. Je me suis retrouvée nue sur son lit, toute offerte et gémissante. Quand j'ai vu son sexe, j'ai pris peur et on avait rien fait ce jour là, juste quelques frottements.

2 jours après, j'étais à nouveau chez lui et je m'étais préparée psychologiquement. Je voulais revivre les mêmes sensations que la première fois. J'avoue que son sexe m'impressionnait et jusqu'à aujourd'hui d'ailleurs. Ce qu'il a entre les gens n'est juste pas normal, je ne sais pas pour les autres car je n'ai vu que ça mais il a un sacré engin. Oui, bien-sûr que j'ai eu mal même s'il y est allé très doucement.

En rentrant chez moi, j'avais filé reprendre une autre douche, je suis restée TRES silencieuse et je n'ai jamais rien dit à personne. Je n'ai rien dit ni à ma mère, ni à Aina même si j'en mourrais d'envie. Quand mes parents sont rentrés, j'avais peur qu'ils me trouvent "changée" mais non pas du tout tellement j'étais naturelle. Bref c'est ainsi qu'à débuter notre relation.

J'ai choisi Bordeaux pour continuer mes études et je ne voulais pas Pris car trop grand et trop de famille à cet endroit, je me ferai facilement prendre c'est sûr. Au moins, je suis tranquille ici et je peux profiter quand Nicolas vient. J'apprécie vraiment tous les efforts et les moyens qu'il met pour venir passer du temps avec moi.

Moi (soupirant d'aise): Comment tu imagines la suite entre nous mon coeur ?

Aaron: c'est à dire ?

Moi: On ne va pas stagner là toute notre vie quand même ?

Aaron: Non ce n'est pas le but Naomi. Tu sais que j'ai envie d'être avec toi et surtout l'assumer devant tout le monde.

Moi: tu n'as pas peur de ce que les gens diront ?

Aaron: nope

Moi: On sait déjà que mes parents vont péter un cable mais imagines qu'ils ne laissent pas passer et s'y oppose. Qu'est-ce qu'on va faire?

Aaron (me retournant): Regardes-moi !

Moi (le regardant):

Aaron: la question est qu'est-ce que tu es prête à faire pour cette relation ?

Moi (me mordant les lèvres): Je ne sais pas ce dont je serai capable par amour.

Aaron (soutenant mon regard): L'amour demande bien souvent des sacrifices que l'on imagine pas.

Moi: et toi ?

Aaron (sourire): Nous n'y sommes pas encore chérie !

Il a posé un baiser sur mes lèvres et nous avons changé de sujet, parfois je n'ai pas envie de le saouler avec mes pensées de peur d'être rabat joie et ennuyante à force. On a passé toute la soirée dehors puis nous sommes rentrés. Quand Aaron est là, je sais déjà que je vais passer des moments intenses. On essaie de profiter du mieux que l'on peut tous les deux et se faire des souvenirs en attendant la prochaine rencontre. J'avoue que la distance c'est vraiment compliqué et surtout sur des continents différents.

Après que je me sois retrouvée uniquement avec ma petite culotte, Nicolas m'a bandé les yeux avec un tissu puis il a attaché mes mains derrière mon dos en me laissant assise sur le canapé le coeur battant la chamade et ma culotte trempée je l'avoue. Je ne savais pas ce qu'il faisait mais je sentais son souffle sur mon cou ou ma nuque à certains moments.

Aaron (voix grave): ça va ?

Moi (souriante): oui

Aaron (caressant le contour de mes tétons): huum...

Moi (soupirant lourdement):

Aaron (me léchant le cou): Est-ce que tu sais ce qui va t'arriver Naomi ?

Moi (petite voix): Non...

Aaron (à mon oreille): Tu vas oublier tout ce que tu as connu jusqu'à maintenant avec moi.

Moi (serrant mes jambes):

Aaron (ouvrant mes cuisses): Tu ne pourras pas t'échapper.

Sa voix était grave et douce à la fois, il a retiré ma culotte, je respirais fort car j'étais à l'affût et je ne voyais rien. Mon rythme cardiaque a accéléré quand j'ai senti sa langue sur mon clitoris. Chaque fois qu'il fait ça, je perds tous mes moyens. Je ne savais plus comment me tenir du tout alors qu'il s'occupait de mon jardin secret. Je ne pouvais le toucher non plus, c'était trop intense.

Moi (haletante): Aaron... Aaron... stp ... huuum ... Aaron

Aaron (maintenant mes jambes écartées): chuuuuut

Moi: je ne tiens pas... je vais jouir!

Aaron (voix grave): Fais-le !

C'était comme un ordre dans ma tête que j'ai senti tout mon corps vibrer d'un coup, ma foufoune palpiter, mes oreilles siffler. Je n'ai pas eu le temps de me remettre que j'ai senti son sexe glisser en moi, je suis tombée dos sur le canapé en gemissant. Il m'a directement redressé en continuant à me pilonner puis il m'a retourné pour me mettre en levrette et il s'est à nouveau enfoncé en moi m'arrachant un cri.

Aaron: Naomi !

Moi (hurlant mon plaisir): Oui oui OUIIIIII

Aaron (détachant mes mains): Est-ce que tu aimes ce que je te fais ?

Moi (prenant appui avec mes mains libres): C'est trop bon!!

J'ai retiré le bandeau de mes yeux. Il m'a tellement pilonné fort et vite que j'ai senti une vague d'électricité me parcourir, je l'ai éjecté de mes parois en tombant sur le canapé tremblante et criant, mes larmes se sont mises à couler tellement c'est bon. Il m'a tiré par la jambe sans attendre en me pénétrant à nouveau, ma bouche est restée ouverte sans savoir comment exprimer ce plaisir intense.

Aaron (ralentissant): Je te fais mal ?

Moi (le regardant): non...

Aaron (essuyant mes yeux): Des larmes de joie ?

Moi (haletante): C'est tellement bon bébé

Aaron (souriant): ok

J'ai pleuré de joie et de plaisir. On a terminé en sueur, il s'est retiré en s'affalant sur le canapé comme s'il était vidé de toute son énergie et son sexe encore tendu sur son ventre. Mon salon ne sentait plus la rose ou la vanille mais juste l'odeur du sexe. On était tous les deux essoufflés comme si on avait couru un marathon. Mon entre jambe palpitait encore comme s'il était à l'intérieur. Il m'a tiré doucement contre lui pour m'embrasser.

Aaron (caressant mes cheveux humide): Je t'aime Naomi Mercier.

Moi (les yeux brillants): Je t'aime encore plus.

Aaron (caressant ma lèvre avec son doigt): Je mangerai bien un bout là.

Moi (me levant étourdie): Faut que l'on se nettoie.

Aaron (tapant sur mes fesses): ok

J'ai fait quelque chose de rapide à grignoter. J'ai ouvert pour aérer aussi la pièce. On s'est posé devant la télévision à regarder un film. Bien entendu, je me suis endormie la première, j'étais épuisée par toute cette partie de jambes en l'air. J'ai juste senti Aaron me poser sur le lit puis s'allonger près de moi. Quelques minutes plus tard, je me suis blottie dans ses bras.

Le dimanche, je me suis réveillée assez tôt. j'ai pris ma douche, je me suis habillée d'un jean et un haut simple et je suis sortie chercher du pain et des viennoiserie à la boulangerie qui est dans ma rue. Je suis revenue et je me suis mise à préparer le petit déjeuner, j'ai récupéré mon tel qui sonnait. J'ai baissé le volume de la musique sur mon ordinateur.

Moi : Yes allô ?

Jérémy: Naomi !

Moi: Comment ça va Jé ?

Jérémy: bien et toi ?

Moi: oui oui c'est dimanche quoi.

Jérémy: Jour du Seigneur!

Moi: tu connais. Quoi de beau ? Si tu m'appelles je devine que tu as une chose à annoncer ou tu n'es pas loin ?

Jérémy: Tu as tout juste, je suis de passage à Bordeaux.

Moi (grimaçant): Ah ouais ?

Jérémy: ça fait longtemps que je n'ai pas vu ma cousine préférée.

Moi: mouais j'aimerai trop mais je ne peux pas.

Jérémy: Qu'est-ce que tu as de mieux à faire ?

Moi: J'avais pleins de chose de prévu.

Jérémy: genre tu as une vie active et intéressante ?

Moi: respectes-moi un peu stp ?

Jérémy: tes amis et tout le reste passe avant moi ? Naomi, je te donne jusqu'à 14h pour venir me voir ou je débarques chez toi.

Moi (râlant): Jé !!!!!! Tu saoules sérieux.

Jérémy: à plus tard !

Il a raccroché sans rien ajouter, mais qu'est-ce qu'ils ont tous en ce moment ? Quand je m'ennuie et je suis seule, il n'y a personne et quand mon chéri est là, je suis la personne la plus demandée dans cette famille. J'ai continué de dresser la table du petit déjeuner. J'ai pris mon téléphone pour répondre aux messages dans le groupe Mercier et lire la parole et verset du jour.

On a un groupe whatsapp que les enfants Mercier puis un deuxième avec tout le monde (Mercier, Desmond et Ondo). Je peux vous dire que les deux sont toujours très actifs. Aaron m'a rejoint tout beau en venant me donner un baiser.

Aaron (prenant place): Bien dormi ?

Moi (le regardant): Comme un bébé et toi ?

Aaron: très bien merci. Tu es sortie ce matin à ce que je vois ?

Moi (souriante): yep, je suis en train de faire du café.

Aaron: Merci bébé !

Moi (servant du café): Il y a mon cousin qui est là et que je dois absolument voir.

Aaron: Ce n'est plus ton frère ?

Moi: Nope Ilyass ne passera plus, mais Jérémy est là et je dois le voir à 14h !

Aaron: ok

Moi: je n'avais pas prévu mais je ne serai pas longue, promis !

Je ne peux pas y aller avec Aaron. Jérémy je pense qu'il n'en a pas assez de prendre la tête à sa grande-soeur qu'il vient s'ajouter à Olivier et Ilyass pour faire le militaire. Je sais que ça frustre Aaron mais il y a des risques que je ne peux pas prendre pour le moment. On a pris le petit déjeuner dans le calme puis j'ai envoyé un message à Jérémy pour le rejoindre.

Moi (lui faisant la bise): Hello Jé !

Jérémy (me regardant de la tête au pieds): C'est comme ça que tu sors habillée ?

Moi (tournant les yeux): Tu abuses!

Jérémy (levant le sourcil): J'ai des potes qui vont me rejoindre, même pas ils te regardant et tu te tiens droite.

Moi (rire): Ne t'inquiète pas, tu me connais.

Jérémy: C'est tant mieux.

Moi: sinon petit trip à Bordeaux ?

Jérémy: Yep on va aller à Hossegor pour faire du surf.

Moi: c'est cool. Et sinon tes études ça se passe ?

Jérémy: aussi bien que toi.

Moi (rire): Qu'est-ce que tu en sais ?

Jérémy: Aucun débordement ni échec dans cette famille n'est autorisée tu le sais.

Ses amis sont arrivé, c'est à dire 3 autres garçons, on a fait les présentations et vu comment un n'arrêtait pas de me regarder, Jérémy a vite fait de me chasser de lui-même. J'ai appelé Aaron qui était sorti et je l'ai rejoint en ville. Il était un peu contrarié au départ mais il a fini par se détendre pour ne rien gâcher. Nous sommes rentrés tôt parce que demain j'ai cours et vu que je n'aurai cours que le matin, je pourrais ensuite profiter avec lui. Je veux profiter de chaque moment avec lui.

*** Cyrielle Mercier ***

Je suis passée à la boutique directement en sortant de la clinique de mon beau-père. Cela fait bientôt 10 ans que je suis passée sage-femme, c'était mon rêve dès le départ. Comme je ne voulais plus travailler comme avant, j'interviens directement dans la clinique de Samuel, ça me permet de mieux m'organiser et d'être plus libre. Je gère toujours ma boutique qui s'est agrandi depuis le temps, j'en ai d'ailleurs ouvert une autre ailleurs dans un autre coin de la ville bien qu'elle soit plus petite.

Après avoir fait le point celle qui me seconde, on a fermé boutique. Je l'ai prise dans la voiture avec moi pour la déposer aux affaires étrangères et j'ai continué directement chez moi. On a déménagé depuis longtemps, j'étais encore enceinte de Naomi et on s'est installé dans une maison beaucoup plus grande à Batterie 4. Le gardien m'a ouvert le portail et je suis rentrée avec ma voiture pour me garer.

J'ai descendu mon sac en remerciant Dieu de m'avoir ramené en bonne santé chez moi. Je suis rentrée dans la maison qui avait l'air calme. J'ai directement pris les escaliers pour aller à l'étage. J'ai dépassé la chambre d'Ava pour directement aller dans la nôtre. Mathéo sortait de la salle de bain.

Moi (souriante): Coucou Doudou

Mathéo (venant vers moi): Hello toi!

Moi (l'embrassant): ça va ?

Mathéo: Oui, j'allais t'appeler justement.

Moi: je suis là, ça y est.

Mathéo: alors ta journée ?

Moi (m'asseyant sur le lit): Longue mais tu sais je t'avais parlé d'une dame que je suis à la clinique n'est-ce pas ?

Mathéo: tu me parles de pleins de gens ma puce.

Moi (retirant mes chaussures): Celle qui est enceinte et fait de l'hypertension.

Mathéo (s'adossant sur la commode): Oui oui et beh ?

Moi (soupirant): J'aimerai vraiment que l'on prie pour elle parce que ce n'est pas bon, elle a trop de complications et elle est vraiment fragile mentalement.

Mathéo: La pauvre.

Moi: cet après-midi, j'ai longuement parlé avec elle pour la rassurer, je lui ai proposé de prier et elle a accepté, elle a fini en pleurs, ça m'a trop touchée.

Mathéo: on priera pour elle dans ce cas. C'est sa première grossesse tu m'as dit ?

Moi: oui et...

Ava (cognant à la porte): Maaaan ??

Mathéo (tournant les yeux): On ne peut pas rester en paix longtemps.

Moi (rire): Entre mon bébé

Ava est entrée immédiatement en venant se blottir dans mes bras et me faire un gros bisou. Ava c'est trop mon gros bébé d'amour. C'est la dernière et elle sait en profiter comme il se doit. Je sais que j'avais dit après Ilyass que j'arrêtais mais en vrai, je me suis dit que j'allais faire 4 parce que je n'aime pas les nombres impairs (rire), du coup je n'ai pas tardé avec Naomi et j'étais contente parce que ça faisait 2 filles et 2 garçons. Surtout que Naomi sort un peu du lot des 3 autres parce qu'elle me ressemble.

Et puis je me suis concentrée sur mon mari et mes 4 enfants et puis Mathéo a réussi à me convaincre de faire un dernier pour la route. Le goût de ça ? Après avoir un peu boudé, j'ai bien accepté même. J'ai dit mon corps là c'est pour mon mari, même s'il demandait 8 j'allais faire. J'ai aimé toutes mes grossesses, chacune d'elle était particulière. Mathéo avait senti que c'était la dernière qu'il nous a refait une grossesse nerveuse avec Ava.

Bref, j'ai aimé être enceinte de mon mari, mais je vous dit qu'il y avait trop le goût. Les gens ont parlé fatigué, nous ont clashé mais mon mari a les moyens et on a assez d'amour pour leur en donner à tous. C'était dur à gérer mais ils sont chacun doux à leur manière et se sont responsabilisés entre eux, l'aîné prenait soin du suivi et c'est juste beau de voir mes 5 enfants unis.

Ava c'était le bébé de la fin. Au moins, je l'ai ai aligné et j'ai fini de faire mes enfants tôt et le reste du temps j'ai profité avec mon mari et aujourd'hui encore plus que les plus grands sont partis. On se gère avec Ava, elle est dans son monde, un peu jalouse et possessive mais elle est adorable.

Moi (la regardant): Tu as passé une belle journée ?

Ava (haussant les épaules): bah tu sais le lycée quoi !

Moi: oui mais encore ?

Ava: rien de spécial maman, honnêtement petite routine et on a terminé avec une interro "surprise" d'histoire géo.

Mathéo: Et donc ?

Ava (le regardant): Que 1000 tombent à ma gauche, 10 000 à ma droite, je ne serai pas ébranlée.

Moi (éclatant de rire): Ca veut dire que tu nous a sorti ça ?

Ava (souriante): Attends de voir la copie, je suis une Mercier ou pas ?

Moi: oui c'est mon bébé ça!

Ava: sinon vous faisiez quoi ? On va dans le salon ?

Moi: On discutait, on va te rejoindre!

Ava: ok ça marche.

Elle est sortie de la chambre en fermant la porte derrière elle et j'ai continué de discuter avec mon petit mari et il me partageait également sa journée. Je suis allée faire pipi et je me suis changée pour être à l'aise et nous sommes sortis rejoindre Ava. Elle était assise sur le canapé en train de lire un livre.

Mathéo: tu lis quoi ?

Ava: Le voyage du pélerin. Je ne suis pas encore à la moitié du livre que je suis déjà édifiée un truc de fou.

Mathéo: c'est un incontournable pour le chrétien ce livre.

Ava (concentrée sur sa lecture): huum

Elle a mis un marque page et elle est venue m'aider à la cuisine pour faire le repas puis nous sommes passés tout les 3 à table. Elle a béni le repas et on a pu commencer à manger joyeusement.

Ava: papa question ?

Mathéo: je t'écoute ?

Ava: si tu devais choisir entre maman et moi ?

Mathéo: la réponse est évidente ma chérie.

Ava (levant le sourcil): Je ne sais pas papa, dis moi.

Mathéo: je choisi ma femme.

Ava (choquée): Papaaaaa tu es sérieux ?

Mathéo (souriant): Très sérieux. Toi tu es mon enfant et pire une fille, tu vas te marier et partir. Cyrielle c'est la part qui ne me sera jamais ôtée... Et d'ailleurs tu n'existerait pas si elle n'était pas là.

Moi (lui envoyant un bisou): Mon amoureux.

Ava (tournant les yeux): Bref je retiens cette réponse hum

Elle a toujours des questions particulières celle-là. Eva est aussi une copie de Mathéo juste qu'elle a la peau un peu plus foncée que les autres. Chacun à sa particularité, Aina a le même corps que moi, Olivier rien il est la copie de son père en chair, os et même caractère, Ilyass a les yeux marrons très clairs, Naomi c'est ma copie et Ava un peu plus foncée de peau. Bref, j'aime mes enfants, ce sont les miens et je ne remercie jamais assez Dieu pour chacun d'eux.

Puis Olivier a appelé en vidéo, j'étais heureuse de le voir. Il s'est marié l'année dernière avec Elodie, une franco-suisse et se sont installées en Suisse. Ca m'a fait bizarre de marier un de mes bébés, j'étais vraiment mais vraiment émue mais ils ont choisi de bien faire les choses, de suivre et obéir à Dieu.

Honnêtement ce n'est pas facile d'avoir 5 enfants et de les maintenir tous sur le bon chemin. Depuis leur naissance Mathéo et moi on leur inculque les principes divins et on les conseils et les accompagne sur le chemin du mieux que l'on peut et avec la force que Dieu nous donne chaque jour mais l'on prie vraiment qu'ils fassent le choix personnel et volontaire de suivre et marcher sur les voix de Dieu.

Chez certains c'est facile d'apparence comme par exemple Olivier qui a vite fait de se baptiser à l'âge de 16 ans et reconnaître la puissance de Dieu puis Aina qui en a fait de même 1 an après lui. Ava également qui est avec nous est très impliquée et elle me surprend même énormément, je ne compte pas le nombre de fois où je suis restée scotchée devant des paroles pleines de sagesse qu'elle m'a sorti alors que j'étais en pleine réflexions. Quant à Ilyass et Naomi, ils font leur bout de chemin tranquillement. Ils sont croyants mais je dirais juste moins investi que les autres. Mais je sais que Dieu fera chaque chose en son temps.

Moi (riant): Mathéo tu ne te fatigues jamais ?

Mathéo (m'embrassant): De toi ? Non ça ne risque pas d'arriver.

Moi: ça me rassurer.

Mathéo (pressant ma poitrine): Si tu veux, j'accepte de le faire dans le lit.

Moi (me levant): On ne change pas les bonnes habitudes papa.

Mathéo (me suivant du regard): Vraiment ?

Moi (souriante): Qu'est-ce que tu attends ?

Il m'a regardé quelques secondes intensément avant de se lever du lit d'un bond et me rejoindre pour passer aux choses sérieuses. Oui, j'ai fini à m'habituer avec le temps et c'est trop intense entre nous depuis tout ce temps. Je couinais doucement pour ne pas déranger la fille Mercier qui dort dans la pièce juste à côté. Je me sens bien libre et épanouie, pas de risque d'avoir la surprise d'un quelconque bébé.

Le lendemain, nous nous sommes réveillés tranquillement. Mathéo et moi on a prié tous les deux avant de sortir de notre chambre. On a rejoint Ava qui prenait son petit-déjeuner pour le faire avec elle. On a prié tous les 3 puis c'est Mathéo qui va la déposer au lycée français. Toute la journée, j'étais à la boutique et je n'arrêtais pas de penser à Naomi donc à 17h, je l'ai appelé.

Naomi (essoufflée): Mamounetteeeee

Moi sourire): coucou mon bébé ça va ?

Naomi: ouais ouais et toi ?

Moi: Pourquoi tu respire comme ça ?

Naomi: J'ai fait du sport c'est pour ça, rien de grave ne t'inquiète pas.

Moi: tu fais du sport maintenant toi ? Tu t'es inscrite dans une salle ?

Naomi: euh non... pas du tout non... c'est à la maison que je le fais.

Moi: d'accord. J'appelais parce que je pensais à toi toute cette journée. Ca va ?

Naomi: tout va bien maman et vous ?

On s'est mise à discuter une dizaine de minutes puis j'ai fini par être rassurée un peu plus que tout à l'heure. Je suis sortie en prenant un colis que je devais déposer chez Livia. Je suis arrivée et je me suis garée devant son portail en descendant avec le carton.

Moi (souriante): Coucou copine!!

Livia: Madame Mercier !

Moi (posant le carton): ça va ?

Livia (me faisant la bise): bien oh et toi ?

Moi: ça va. Tu es seule ?

Livia: Non il y a Loïc dans la cuisine et François n'est pas encore rentré. Assieds-toi.

Moi (prenant place): On dit quoi ici ? Je t'ai apporté ce que tu m'as demandé.

Livia (ouvrant le carton): Merci ma chérie, c'est toi la best!

Loïc est sorti de la cuisine avec un verre de coca en main. Il est venu me faire la bise joyeux, il est vraiment beau, Livia et Nicolas, on peut tout dire mais ils ont fait de beaux garçons ensemble surtout Aaron, un piment comme on dit. Le gars est très demandé dans Libreville, j'ai entendu des échos.

Loïc (souriant): Ca fait plaisir, c'est vrai que lorsque je suis passé à la maison, tu n'y étais pas.

Moi: mais tu reviens quand tu veux hein.

Loïc: bien-sûr, je le ferai ne t'inquiète pas.

Livia: Tu as passé mon message à Aaron ?

Loïc (sortant son téléphone): Il n'a pas rappelé mais je lui ai laissé un message.

Moi (souriante): Il est où d'ailleurs ?

Livia: En France, comme à chaque congé qu'il a il court là-bas.

Moi: Mais il cherche quoi exactement ? Il veut s'installer ?

Livia: Non pas du tout, il suit une femme là-bas.

Moi (arquant les sourcils): Ah bon ? Mais c'est qui ? Vous l'avez déjà vu ?

Livia: Même le prénom je ne connais pas, il faut demander à son frère.

Loïc (levant les mains): Je n'en sais rien du tout, c'est un secret d'Etat apparemment. On ne connait rien d'elle.

Moi (suspicieuse): Et elle vit où ? A Paris ?

Livia: je crois bien que oui hein.

Moi: hum

Livia: c'est comment ?

Moi: je ne sais pas, c'est bizarre en tout cas.

Je ne suis pas restée longtemps que lorsque le mari de Livia est arrivé avec leur fille, je me suis levée pour rentrer chez moi également. Dan la voiture j'avais un gros doute à cause de l'histoire d'Aaron. Je sais qu'Aina fréquente quelqu'un en ce moment mais elle n'a pas voulu m'en dire plus et j'ai comme ce sentiment qu'il s'agit d'Aaron.

De toute façon dès que je rentre, je vais l'appeler pour en savoir plus. S'il s'agit d'Aaron ça va être drôle et en même temps non. On les taquinait plus jeunes parce qu'on savait qu'il n'y aurait rien mais si c'est le côté, c'est Mathéo qui risque de tirer la tronche. Il a toujours dis plus sérieusement qu'il ne voulait pas se genre de relation et on le sait tous. Ce serait trop galère à gérer en cas de problèmes surtout avec les liens que l'on a tous.

Chapitre 2 Chapitre 02

CHAPITRE 2

Mise à jour.

Nicolas Onanga & Livia Biteghe ont été en couple, mariage coutumier puis se sont séparés pour des raisons évoquées dans l'histoire précédente. Ils ne se sont jamais remis ensemble. De leur couple, ils ont eu 2 garçons.

Aaron Onanga, 27 ans, comptable et vivant à Libreville.

Loïc Onanga, 24 ans, il est revenu à Libreville et il fait son stage de fin d'études en Assurances.

Livia Biteghe, après les 3 ans de rupture, a refait sa vie, elle s'est mariée et elle a eu une fille avec François Mondjot, ils ont eu une fille nommée Ornella et âgée de 18 ans.

Nicolas Onanga est resté en couple avec Diane. Après 3 ans de relation, il a légalisé Diane. Ils ont eu deux filles, Denise et Melissa Onanga ( 17 et 14 ans).

*** Livia Mondjot ***

Je suis toujours à El Rapha, fidèle depuis tant d'années même s'il est bien vrai que j'ai besoin de changement. J'ai même envie de devenir infirmière libérale mais ça aussi c'est une autre histoire et encore les problèmes à l'heure là. Honnêtement, j'aurai dû faire comme Cyrielle et prévoir autre chose à côté comme ça quand ça me piquait trop je partais de là et je gère mon affaire à côté.

J'ai essayé d'appeler François pour savoir où il se trouve encore ou s'il s'est arrêté quelque part après le boulot. Il est 18h et je suis encore seule dans cette maison, comme s'il n'y avait pas d'autres occupants. Je suis toujours la première à rentrer quand je ne suis pas de garde et pourtant la dernière à sortir d'ici hein.

François: Oui chéri ?

Moi: Tu es où François ?

François: Je me suis arrêté prendre un verre avec des collègues en ville.

Moi: Donc vos verres là c'est chaque jour ?

François: Non chérie, on fête une bonne nouvelle, je t'explique tout quand je vais rentrer.

Moi: hum François 19h30 je t'attends ici.

François: oui chef c'est compris.

J'ai raccroché en posant mon téléphone et me levant pour aller dans ma cuisine faire le repas. 19h30 s'il n'est pas là hum lui même il sait que je ne parle pas beaucoup, on va se gérer dans l'indifférence ici proprement.

J'ai rencontré François à El Rapha, il était venu accompagné sa tante qui faisait une baisse de tension. C'est sur moi qu'ils sont tombés et qui les a orientés puis j'ai pris soin de sa tante. Dès la première fois, j'avais bien vu comment il me regardait mais je n'étais pas d'humeur ce jour-là mais vraiment pas donc je l'ai ignoré.

Sa tante a fait 1 semaine à la clinique et il venait 2 fois par jour. Il me cherchait et me demandait à chaque fois. Il m'avait laissé son numéro en m'invitant prendre un verre. J'ai refusé 2 fois puis la 3ème fois je me suis dit que ça ne me coûtait rien et ça me changerait les idées.

Du coup cette soirée là, on avait vraiment discuté, il m'a ramené chez moi à 2h du matin, on avait pas du tout vu le temps passer. Finalement j'ai changé mon regard sur lui et on a commencé à se voir régulièrement. Je lui avais parlé de Nicolas et que cette histoire me restait toujours au fond du coeur et de la gorge.

Ce que j'ai aimé avec François, c'est qu'il n'a pas paniqué quand je lui ai dit que j'avais déjà 2 garçons. De toute façon, par la même occasionnée, j'ai appris que lui aussi avait déjà un garçon de 9 ans de sa précédente relation. Simon, son fils, aujourd'hui à 30 ans et il vit à Port-Gentil avec femme et enfants, ils ne sont vraiment pas proches du tout, ça se sont leurs histoires, je ne cherche pas à me mêler.

Enfin, pour continuer, je me suis mis en couple avec François, je me suis dit que ça allait faire chier Onanga Nicolas mais pas du tout, pendant ce temps j'apprends qu'il prépare à nouveau mariage coutumier et civil hein svp. J'ai failli péter un plomb quand j'ai appris ça je vous jure. Lui même était venu me l'annoncer soit disant qu'il ne veut pas que je l'entende de bouches extérieures ou dans les kongossa de la ville. J'étais mal mais alors là très mal dans ma peau et mon coeur. Nicolas m'a vraiment déçue.

J'avoue que j'ai tout accepter de François parce que je ne voulais pas passer par la vieille fille aigrie avec ses 2 enfants mais Nicolas m'avait tué quoi. J'ai fini par déménager pour m'installer avec François. Les garçons n'ont pas voulu continuer de rester avec moi donc sont allés chez leur père et ne venaient que pour le weekend ou une semaine par-ci par là. Ils ne se sentaient pas forcément "à l'aise" dans la maison d'un autre homme que leur père.

Les relations entre François et mes fils sont très cordiales, pas de prises de tête, chacun connaît et reste à sa place pour que les choses fonctionnent bien. Ils ne sont pas spécialement proches d'Ornella non plus, c'est leur petite soeur et puis voilà. Je leur trouve quand même plus d'affinités avec les filles de leur père et ça me rongent. Après Nicolas & Loïc sont un peu dans leur monde. Il ont toujours été proches, leur petit duo à eux et jusqu'à aujourd'hui, ils vivent désormais dans le même appartement.

Loïc lui encore c'est autre chose, il est comme son père, il peut démarrer au quart de tour, rancunier cet enfant mais très sympathique quand il veut bien, un peu trop fêtard à mon goût. Aaron c'est Nicolas dans le sérieux, la rigueur, le travail et le sens des responsabilités, parfois un peu coincé ou juste trop sérieux, très discret.

2 ans après que je me sois mise en couple avec François, je suis tombée enceinte d'Ornella et non ce n'était pas voulu, je ne voulais pas reproduire les mêmes erreurs. Je n'ai pas eu besoin de trop me fatiguer, quand j'ai annoncé à François que j'étais enceinte, il a fait sa demande en mariage 1 semaine après, à croire que c'est justement ce qu'il attendait. Quand Ornella a eu 3 mois, nous nous sommes mariés légalement et ça dure jusqu'à aujourd'hui.

Oui j'ai tendance à comparer Nicolas à François, ce n'est pas la même gamme je l'avoue. Je me suis rendue compte que Nicolas c'était vraiment l'homme de ma vie et qui m'a marqué à tous les niveaux. François est plus du genre le samedi à être avec ses amis, les inviter à la maison n'importe comment, toujours à prendre un pot à gauche ou droite, un peu laxiste sur les bords.

En tout cas, aujourd'hui je suis mariée, peut être que mon mari a des défauts mais au moins j'ai mon foyer tranquille. Je ne finis pas vieille femme avec mes 2 enfants si c'était ce que Nicolas et qui d'autres attendaient de voir.

Moi (l'interpellant): Mademoiselle ? Viens ici !

Ornella: bonsoir maman.

Moi (la fixant): Il est quelle heure ??

Ornella: 19h

Moi: et tu sors d'où à 19h Ornella dis moi ?

Ornella: Je pensais que l'un de vous allait venir me chercher donc j'ai attendu et après tu connais la galère des taxis.

Moi (soufflant): Ornella je ne cesse de te répéter dans cette maison que j'ai eu 18 ans comme toi, je ne suis pas conne donc évites ce genre de foutaises avec moi.

Ornella: oh ?

Moi: Je pensais que fienfienfien et tu ne connais plus mon numéro ou celui de ton père pour téléphoner ? Tu attendais ? Tu attendais quoi ?

Ornella:

Moi: Je ne fais que te mettre en garde ici mais quand ça va monter dans mon cerveau tu vas me sentir. Tu n'as qu'à obtenir ton bac et ensuite tu pourras faire ce que tu veux mais méfies-toi.

Ornella (grimaçant):

Moi: Tu m'entends ????

Ornella : oui maman j'ai compris.

Moi (lui passant devant): tchiiip

Elle a disparu immédiatement dans sa chambre. J'aurais également son temps à celle-là. Monsieur Longa est rentré à 19h21 exactement, il m'a donné un chaste baiser avant de demander sa fille et continuer dans la chambre.

Moi: Ornella ?? ORNELLA ???

Ornella (depuis le couloir): Mamaaaaan ?

Moi:

J'ai attendu 1 minutes avant qu'elle ne se présente devant moi.

Moi: Tu fais quoi là ?

Ornella: J'étais en train de réviser, pourquoi ?

Moi: réviser hein ? Si tu étais rentrée plus tôt, tu aurais eu le temps. Viens mettre la table.

Elle a semblé bouder mais pour moi quoi ? Elle s'est mise à faire la table. J'ai éteint les marmites aux feux et je suis allée dans ma chambre voir ce que Monsieur est en train de faire. Il était en train de ranger et trier des papiers de factures et autres.

Moi (le regardant): C'était quoi la fameuse bonne nouvelle que tu fêtais avec tes amis ?

François (posant les papiers): Haaan oui, c'est Emile qui va avoir enfin son premier enfant.

Moi: et c'est tout ?

François (amusé): Mais c'est une bonne nouvelle à fêter, tu ne penses pas Livia ?

Moi: huum toutes les occasions sont bonnes pour vous. Félicitations hein et c'est avec qui sa femme ?

François: qui d'autre ?

Moi (tournant les yeux): Tout le monde sait qu'il gère une petite dehors.

François: Nous on reconnait juste ce qui est officiel, le reste ...

Moi: en tout cas.

François (me tenant par les hanches): Tu as passé une bonne journée ?

Moi: oui et toi ?

François: bien. Quoi de nouveau ici ?

Moi: hum François, je veux que tu parles à ta fille parce que là elle commence à m'énerver.

François (soupirant): Qu'est-ce qu'il y a ?

Moi: Elle est trop debout debout alors que c'est l'année du Bac. Elle est rentrée à 19h aujourd'hui, je te laisse faire parce que quand je vais péter, elle va me sentir passer hein.

François: Ok Livia, calme-toi, je vais m'en occuper.

Moi: ok ! On y va? C'est prêt !

François (rangeant les papiers): j'arrive

Je l'ai devancé dans le salon. Ornella avait terminé de mettre la table et elle avait même posé les plats déjà. Elle était assise en train de sourire devant son téléphone. Huuum j'ai déjà dit que si elle ose m'apporter une grossesse c'est dehors qu'elle va aller accoucher. Puis je l'entendais parler au téléphone.

Ornella: franchement non, ça ne coûte rien comparé ici c'est du vol. Tu me prends mon téléphone du coup ?

Moi (derrière elle): Madame

Ornella (se retournant): C'est Aaron oooh faut pas me tuer.

Moi (la main à la hanche): Ah bon ? Passes-le moi d'ailleurs.

Ornella (soupirant): C'est maman.

Elle m'a passé le téléphone comme Aaron ne connait plus mon numéro parce qu'en ce moment il est entre les cuisses de je ne sais quelle femme dans Paris.

Moi: Aaron je suis ta mère hein?

Aaron (riant): Je le sais, comment vas-tu maman ?

Moi: 2 jours je n'entend pas ta voix, rien du tout. C'est toujours à cause d'elle ?

Aaron: je profite de mon séjour maman, vous m'avez tout le temps avec vous.

Moi: et donc ?

Aaron: je rentre dans quelques jours.

Moi (sérieuse): Qui est cette femme Aaron ?

Aaron: Maman, je t'ai dit que pour l'instant je préserve ma relation.

Moi: contre qui ou quoi ? Façon elle est loin, on va dire ou faire quoi ?

Aaron: pour mieux vivre, vivons cachés !

Moi: J'espère que ce n'est pas une vieille blanche, que tu es devenu gigolo hein ?

Aaron (rire): Où vas-tu chercher ce genre de chose ?

Moi: on ne sait jamais hein.

Aaron: ne t'inquiète pas maman. Bon je vais bientôt sortir, tu peux me repasser Ornella stp ?

Moi: huum ok

Aaron: allez, je te fais de gros bisous

Moi: bisous. Ornella viens chercher ton portable.

Elle a récupéré pour continuer à faire sa liste de course avec son frère au tél, tant que ce n'est pas mon argent, ça ne me regarde pas. François est arrivé et l'on a pu passer à table dans le calme. Après le repas, avant qu'Ornella ne disparaisse dans la chambre son père l'a appelé s'asseoir en face de nous pour lui passer un savon et la mettre en garde.

Le lendemain, je suis sortie comme d'habitude la première pour aller bosser. Comme je terminais à 15h, j'ai appelé Cyrielle pour savoir si elle avait fini et que l'on aille faire notre séance manucure. Je l'ai rejoint au salon en lui faisant la bise.

Cyrielle: tu es sûre Livia, tu ne connais pas la copine d'Aaron ni même un soupçon sur une fille ?

Moi: Non vraiment pas hein. Pourquoi ? Tu en sais quelque chose ?

Cyrielle: Comment veux-tu ? C'est ton fils aka ?

Moi: C'est votre filleul non ? Ou peut-être son père le sait et il vous a mis au jus.

Cyrielle: même pas.

Moi: Mais ça t'intéresse ?

Cyrielle (me regardant): J'ai eu comme cette impression qu'il s'agisse d'Aina!

Moi (rire): Aaron & Aina ? Laisses-moi rire, ils ont toujours dit que c'est mort, c'est nous même qui étions en train de rire.

Cyrielle: ça commence souvent dans la blague comme ça.

Moi: non je ne pense pas et puis Aaron ne ferait qu'une bouchée d'elle.

Cyrielle: Oh tu me stresses !

Moi (amusée): Tu l'aurai déjà su je pense non. Ta fille te l'aurait dit.

Cyrielle: Beh en fait, je sais qu'elle fréquente quelqu'un en ce moment, mais elle m'avait dit qu'elle prenait le temps pour être sûr avant de le présenter.

Moi (suspicieuse): Huuum effectivement. T'imagines si c'est elle ?

Cyrielle: Je n'ose pas, c'est Mathéo qui risque de faire une crise

Moi: il ne sera pas le seul

Cyrielle: Nicolas ? C'est lui qui a commencé cette histoire, il va se fâcher encore comment ?

Moi: je parle de moi-même !

Cyrielle: oh ? Pourquoi ?

Moi: Mais non, nous ne sommes pas parenté mais ils sont comme des frères toi aussi, ça fait un peu étrange.

Cyrielle (grimaçant): En tout cas, on verra bien.

Je ne sais pas comment je vais me comporter s'il sort avec Aina, se sera drôle mais un peu gênant en même temps. Déjà que Nicolas et moi ne sommes plus ensemble et qu'ils sont obligés de fréquenter la nouvelle femme de Nicolas ça me dérange. Ensuite, tu viens encore mélanger les enfants à tout ça, euh non merci, on va finir par se perdre.

Aina est douce et posée comme sa mère, c'est un bon parti mais si mes fils ont pris le côté sorcier de leur père, je n'ai pas envie d'avoir la tension. Surtout Aaron s'il part la voir en France pour venir ensuite s'amuser à Libreville, je ne serai pas d'accord. La fille du Prince, non on va éviter.

*** Aaron Onanga ***

Plus que 2 jours avant que mon séjour ne termine ici. J'ai bien fatigué la petite là tous les jours depuis le début, c'est pour son plaisir donc elle se donne à coeur joie. Elle est partie en cours en me laissant encore couché. A 9h, j'étais prêt et je suis sorti, il faut que je fasse les courses pour les filles sinon je vais avoir des maux de tête en rentrant à Libreville.

Honnêtement avoir des petites soeurs ça me stresse, c'est un truc de malade, elles peuvent te faire t'arracher les cheveux. La pire je pense que c'est Ornella la fille de maman, elle seulement je vais finir par la tuer un jour. Tu la croises souvent des endroits bizarres, avec des gens bizarres mais comme je ne suis pas son père, je fais juste ma part en tant que grand-frère.

Les filles de Nicolas Onanga ? Mon ami, elles sont correctement dressées. Autant avec nous les garçons il a était cool pour certaines choses mais les 2 dernières ? Huuum on appelle la maison le B2, c'est à dire que lorsque tu es convoqué là-bas c'est que ton cas est grave. Je pensais que papa avec l'âge allait devenir laxiste mais au contraire.

Je suis allé au centre commercial pour faire des achats. Pour la plupart, elles ont fait des paniers en ligne, j'ai passé commande et je ne fais que récupérer, je me voyais très faire du "shopping" dans des magasins pour femmes. Puis je me suis arrêté dans un magasin de lingerie parce que la vitrine m'a attiré. Je suis rentré et j'ai pris au final 2 ensembles pour Mademoiselle Mercier.

Je suis rentré ensuite à l'appartement de Naomi. Ca sentait encore son parfum dans le salon. Je me suis mis à l'aise en mangeant un bout. Puis je me suis posé devant Netflix pour suivre une série. J'ai contrôlé l'heure puis j'ai décidé d'aller la prendre à la sortie. J'ai regardé l'itinéraire sur mon téléphone et je suis sorti.

Je me suis mis juste en face et j'ai attendu patiemment 17h, impossible que je la loupe. Puis je l'ai vu sortir en rigolant avec une amie à elle surement. Elle s'est mise à discuter avec elle quand un petit blanc façon est venu les aborder. Il a fait la bise à Naomi puis ils se sont décalés pour discuter tous les deux. Je les observais !

Moi (lançant l'appel):

Naomi (décrochant): Oui âllo ?

Moi (grosse voix): Tu me rejoins stp ?

Naomi: Yep, je ne vais plus tarder.

Moi: je suis devant ton école.

Naomi: euh...

Elle a levé la tête en baladant son regard puis elle a croisé le mien. J'ai raccroché au même moment en croisant les bras. Elle a abrégé sa conversation, elle n'a même pas dit au revoir à sa pote. Elle a traversé la route pour venir me rejoindre en affichant un sourire, j'avais le visage fermé.

Naomi (s'approchant): Hey mon coeur?

Moi (la stoppant): On y va stp!

Naomi (fronçant les sourcils): Tu fais la gueule ?

Moi (le prenant par la main): On rentre.

Naomi (me suivant): euh... ok!

Nous avons fait le trajet jusqu'à la maison dans le silence. Elle a essayé de discuter un peu au départ mais je répondais froidement ou brièvement. On est rentré à l'appartement. Elle a posé ses affaires et retiré ses chaussures.

Naomi: qu'est-ce qui t'arrive ?

Moi (fermant la porte): Je n'ai pas aimé ce que j'ai vu

Naomi: et qu'est-ce que tu as vu au juste ?

Moi: Je suis venu pour toi, je t'attends et toi à la fin de tes cours tu prends le temps de discuter et te faire draguer.

Naomi (soupirant): Il ne...

Moi (la coupant): Je sais ce que j'ai vu Naomi, je ne suis pas con.

Naomi: et quoi ? Tu es en train de me faire une crise de jalousie là ? Juste à cause de ça ? Tu es sérieux ?

Moi: Non mais tu te fous de moi ? C'est qui ce petit con?

Naomi: mais tu n'es pas obligé de l'insulter.

Moi (m'avançant vers elle): Je ne veux plus revoir ça. J'espère par contre, eux, ils savent que tu es en couple ?

Naomi (me regardant): Oui !

Moi (la tirant): Tu es à moi Naomi, je ne partage pas. Je peux être très jaloux.

Naomi (perturbée):

Moi: Si je ne suis pas là, tu ne parles avec personne, ne flirte avec personne. Tu m'appartiens...

Naomi: Je ne m'amuse avec personne, tu le sais qu'il n'y a que toi.

Moi (la fixant): J'ai mes empreintes partout sur toi Naomi !

J'ai relevé sa tête pour que l'on se regarde avant de l'embrasser nerveusement. Je lui ai roulé une pelle qui lui a coupé le souffle. Je me suis mis à presser ses fesses en continuant de l'embrasser, elle est devenue toute molle d'un coup.

Moi (embrassant son cou): On sort ce soir.

Naomi: ok

Moi: Vas te préparer, je t'ai sorti une tenue.

Je l'ai regardé s'en aller vers la chambre. J'ai bu de l'eau puis j'ai passé un coup de fil avant de la rejoindre dans la chambre. Elle était en serviette. Je me suis assis pour la regarder s'habiller devant moi. Son corps me rend fou, chaque courbe, elle est bien foutue Naomi, elle a des formes comme il faut et où il faut sans pourtant que ce soit grossier, c'est juste parfait pour sa corpulence.

Elle a pris les sous-vêtements que j'ai acheté en souriant puis les a enfilés sensuellement, j'avais envie de les lui retirer la minute d'après. Puis elle a mis la robe que j'ai sélectionné dans son armoire. Elle a mis des talons. Je me suis levé pour aller me débarbouiller et me changer également. Nous sommes sortis et je l'ai emmené dans un restaurant très chic pour profiter en amoureux. J'ai pris la tête à la petite tellement qu'elle riait bêtement.

Naomi c'est mon petit bijou, c'est ma femme, j'ai pris mon temps avec elle, pas pour que des gamins viennent me passer devant, ça jamais. J'élève le niveau à tous les plans que même le fils de Macron peut arriver qu'elle va confirmer que c'est moi. Je l'ai rendu femme, je suis le premier à être passé et j'espère bien être le dernier.

Oui alors, je sais très bien que les Merciers sont chrétiens et qu'ils ont des principes et ce n'était pas pour manquer de respect à quelqu'un et sortir avec Naomi n'est pas un défi que je me suis lancé ou je n'ai pas envie de créer des problèmes avec mon parrain Mathéo mais je ne pouvais pas résister. Je n'ai pas pu résister devant Naomi, c'était trop me demander, mon attirance pour elle était inexplicable et mes sentiments sont au-dessus.

On a pris un Uber pour rentrer à la maison. Dans la voiture à l'arrière, j'avais discrètement la main entre ses cuisses. Elle tremblait sans oser sortir un son de sa bouche et quand elle voulait gémir, mon regard l'en dissuadait. Pendant que je la caressais, je discutais tranquillement avec le chauffeur de Uber. Nous sommes descendus et avons regagnés l'appartement à toute vitesse.

Moi (derrière elle): Ouvres cette porte Naomi !

Naomi (cherchant ses clefs): oui oui attends!

Moi (pressant ses fesses): ça vient ou pas ?

Naomi (tournant la clef): ça y est !

J'ai fermé à clef derrière nous. Je me suis assis sur le canapé en déboutant le haut de ma chemise en la regardant.

Naomi (debout face à moi): Et maintenant ?

Moi (voix grave): Déshabilles-toi bébé !

Elle a souri en s'exécutant, elle a très bien joué le jeu en se déshabillant sensuellement. C'est moi qui est tout appris à Naomi. Je n'ai jamais été du genre du cucul la praline ou tendre au lit avec une femme, ce n'est pas mon genre. J'aime quand c'est bien fait et avec passion. Avec Naomi j'ai dû apprendre à faire réellement "l'amour" parce qu'elle était jeune, vierge, fragile, novice tout ce qu'on veut et je ne voulais pas la brusquer. Ce n'est que depuis l'année dernière qu'elle est de plus en plus "libre".

Je connais son corps par coeur, je sais où toucher, où caresser, je ne me lasse jamais avec elle. Je prend plaisir à la torturer de plaisir, la voir perdre ses moyens, oublier son prénom, crier et pleurer de plaisir. L'entendre m'en redemander, me murmurer des je t'aime à l'oreille, des "je suis à toi". C'est inexplicable ce que cette petite créé dans ma tête.

Je profite de ces 2 derniers jours et de son corps doux et chaud. Il y a néanmoins des choses qu'elle m'a strictement interdit de faire dont la première est la sodomie, et la deuxième éjaculer sur son corps ou sur sa bouche ainsi que toute autre chose qui pourrait mettre en danger sa santé et la rabaisser. Elle ne m'a jamais fait de fellation mais ça je pense simplement qu'elle n'est pas prête pour et je respecte.

Je l'ai ramoné comme il faut, on a commencé dans le salon pour terminer sur son lit en sueur et essoufflés. Elle était allongée sur mon moi, la tête posée sur mon torse. Elle a relevé la tête en me regardant puis m'embrassant.

Naomi (amusée): Merci coach!

Moi (rire): Coach ?

Naomi (caressant mon torse): Beh oui, je fais du sport et de la gym depuis que tu es là !

Moi (la regardant): Je pense que si ta mère savait la vérité, tu ne serais pas en train de rire.

Naomi (rigolant): Tu aurai volé à mon secours, rassures-moi ?

Moi: Huuum je ne sais pas ça dépends. Elle est vraiment douce même quand elle s'énerve Cyrielle ?

Naomi: maman ça va, le pire c'est papa !

Moi: genre ton père t'a déjà frappé ?

Naomi (rire): Bien-sûr !

Moi (me redressant): Tu te fous de moi ?

Naomi: Non mais ça reste un père hein, quand on a déjà débordé il nous a corrigé comme il faut.

Moi: Ah ouais ? Je ne l'imagine pas du tout.

Naomi: T'inquiète, j'ai encore des flashes à certains moments moi.

Elle a basculé sur le côté et je me suis levé pour sortir de la chambre et aller dans les toilettes. En revenant dans la chambre, elle discutait au téléphone avec Aina. Il y a encore quelques temps tout le monde pensait que je finirai avec Aina, pas que l'on était super proche tous les deux, non on s'entend juste bien quoi mais elle ne m'a jamais attiré et je ne me suis jamais imaginé avec elle et merci Dieu elle non plus n'était pas intéressée.

Naomi: J'avais une question ?

Moi (mettant un caleçon): Dis-moi ?

Naomi: si je t'avais demandé d'attendre est-ce que tu l'aurai fait ?

Moi: attendre quoi ?

Naomi (me regardant): Si je voulais être en couple avec toi mais me préserver jusqu'au mariage ?

Moi (mettant un jogging): euh... c'est quoi cette question ?

Naomi: alors ? Ta réponse ?

Moi (m'asseyant sur le lit): Beh... je t'avoue que ça allait être un peu compliqué pour moi. J'ai déjà goûté à ça donc c'est au-dessus de force de patienter.

Naomi: mais est-ce que par amour tu l'aurai fait ?

Moi (me grattant le sourcil): Je ne sais pas... je pense que non...

Naomi (petite mine): huuum

Moi (m'approchant): Bébé sérieux pourquoi tu te prends toujours la tête avec ce genre de questions ? Tu cherches on dirait à gâcher l'ambiance ?

Naomi: Parce que j'ai besoin d'être rassurée.

Moi: par rapport à quoi ? Qu'est-ce que je ne montre pas ou ne fait pas qui te semble clair ?

Naomi (se levant toute nue): Rien, laisse-tomber.

Elle est sortie de la chambre en me laissant assis comme un con. Je crois que parfois j'ai tout compris de cette fille et elle me sort encore des choses compliquées. J'ai soupiré en me levant et enfilant un tee-shirt. Je me suis allongé avec mon portable en attendant qu'elle revienne en pyjama se coucher.

Je prends mon départ depuis Paris donc la veille j'ai quitté Bordeaux et Naomi comme à chaque fois m'a fait une scène d'adieu comme si elle n'allait plus jamais me revoir de sa vie. J'ai pris le train et une fois à Paris, Lucas m'attendait à la gare.

Moi (lui faisant une accolade): BEAU GOSSE !!!

Lucas (souriant): Parle pour toi on sent que tu es détendu !

Moi: bien évidemment. On dit quoi mon frère ?

Lucas ; tranquille et toi ?

On s'est posé pour discuter un peu. Il m'a raconté l'enterrement de son grand-père paternel. Mon père n'a pas assisté et nous non plus, de toute façon, on a jamais eu de contact. On nous a juste expliquer l'histoire. De toute façon, Lucas lui était obligé, il a passé du temps avec lui. J'ai écouté le kongossa sur Tante Maeva qui va virer les Onanga du terrain, que si elles ne sont pas contentes, elles prennent la maison sur leurs têtes et vont déposer ça ailleurs.

Moi (pouffant): N'importe quoi, mon père doit être bien contente de ne pas être mêlée à tout ça.

Lucas: Ouais mais Tante Maeva abuse, mamie va faire comment ? Il faut se calmer.

Moi: Ta mère et sa soeur vont la gérer ou bien ?

Lucas: bref ce sont les longueurs.

Moi: comme tu dis. Bref, tu voulais me parler d'une fille c'est qui ?

Lucas (se touchant la barbe): Ah toi tu es mon petit frère, un vrai.

Moi: On a qu'une semaine d'écart calme-toi, tu étais juste trop pressé d'arriver.

Lucas: Bref Aina Mercier !

Moi (avalant de travers):

Lucas (levant le sourcil):

Moi (éclatant de rire): Aina ???

Lucas: ce n'est pas une femme ?

Moi: Mon frère enlève déjà tes yeux là-bas, ce n'est pas ta gamme.

Lucas: comment ça ?

Moi (mort de rire) : vous aimez vous prendre des râteaux de génération en génération avec les femmes Mercier hein ?

Lucas (rire): Enfoiré !!! Tu es trop con !!!

Moi (amusé): Le goumin de ça ! Peut-être essaies Esther Ondo !

Lucas: Tu as cru que j'étais pédophile ou quoi ?

Moi: oh ?

Lucas: Non Aina est fraîche, ça me parle plus tu vois?

Moi: et tu veux que je te donne des infos, tuyaux et tout ça ?

Lucas: tu as tout compris.

Moi: Si tu veux te prendre un vent aller/retour et sans frais, pas de problème.

Je suis resté à discuter longtemps avec lui avant d'aller dormir. Le lendemain matin, j'ai repris mon avions pour mon retour sur Libreville, la terre mère. Ca fait quand même du bien d'être à la maison. J'ai fait un facetime avec Mlle Mercier avant de manger et dormir.

J'ai repris le travail 2 jours après, je suis passé chez mon père. J'ai pris les affaires des filles avec moi parce que depuis hier, elle voulait déjà débarqué à l'appartement. Denise et Mélissa étaient toutes excitées, elles m'ont fait de gros bisous avant de disparaître. Diane ensuite est rentrée, j'ai discuté 2 minutes avec elle puis j'ai attendu papa.

Moi (le regardant): Bonsoir chef !

Papa (riant): Le premier né !

Moi (lui faisant une accolade): Un Jour je serai comme toi.

Papa (pouffant): Comment tu vas ?

Moi: bien papa merci et toi ?

Papa: ça va ça va. Alors ce petit séjour ?

Moi (me touchant la poitrine): Franchement un régal.

Papa: On commence à se questionner hein, 3 fois dans l'année tu vas à Paris, qu'est-ce qu'il y a de si intéressant là-bas ?

Moi (souriant): La vérité !

Papa (levant le sourcil): C'est une blanche ?£

Moi: non pas du tout.

Papa: mais tu confirmes que c'est une femme que tu suis.

Moi: mais bien-sûr ahaha sinon quoi d'autres ?

Papa: et elle vaut le coup de prendre des billet d'avion cher pour y aller ?

Moi: oh que oui !

Papa: Fais les choses correctement stp, je ne veux pas que tu viennes te gratter la tête ici bientôt.

Moi: ça ne risque pas.

Papa: hum ok si tu le dis. Tu restes manger ?

Moi: yep! Loïc est dans son désordre, je n'ai pas envie d'avoir les maux de tête.

Papa (secouant la tête): Ce type me dépasse. Lucas et lui même pipe et même tabac.

Moi: Lucas m'a même raconté pour le clan Onanga

Papa: Ils sont dans leur délire. Jusqu'à la fin cet homme ne valait rien, tout dans la gueule.

Moi: en tout cas paix à son âme.

Papa (allumant la télévision): Paix ? Le genre là ne connaît pas la paix, il erre sur terre ou il se transforme un libellule.

Moi (sourire en coin): Bref !

Nous sommes passés à table tous les 5 en discutant tranquillement. La femme de mon père ce n'est pas ma grande pote mais j'ai vécu avec eux et ça s'est toujours bien passé, je n'ai rien de grave à lui reprocher. Tant qu'il est bien avec et elle ne fait chier personne moi ça me va.

En rentrant à la maison et allant dans ma chambre, j'ai entendu Loïc s'envoyer en l'air avec je ne sais quelle fille encore pffff. J'ai pris une douche puis j'ai parlé avec Naomi avant de m'endormir. Les coucheries de l'autre m'ont à nouveau réveillé à 4h du matin. A 6h, j'étais dans le salon en train de prendre un café.

Elle (timide): bonjour.

Moi (la regardant): Bonjour

Loïc (habillé): OH ? Tu es déjà debout ?

Moi: yep !

Loïc: Tout va bien ?

Moi: nickel et toi ?

Loïc (prenant ses clefs): Je vais la déposer.

Ils sont sorti de la maison et j'ai allumé la télévision en attendant l'heure pour moi de bouger. Naomi m'a envoyé un message, je l'ai ouvert, c'était un verset biblique accompagné d'un message pour me souhaiter une belle journée. J'avoue j'ai lu le verset en diagonale et je lui ai ensuite répondu.

J'ai pris ma veste et je suis sorti de la maison pour aller au boulot. Le retour des vacances ce n'est jamais le top, je mets toujours du temps à me replonger à l'endroit où je m'étais arrêté. J'avais 4 dossiers importants à gérer. Je suis parti du boulot à 18h, je n'ai pas touché à mon portable de toute la journée.

Je me suis arrêté vite fait chez Livia Longa sinon elle va chauffer mes oreilles que je fais passer papa et sa famille toujours avant elle. J'ai fait ce que j'avais à faire, elle m'a retenu mais à 22h, je suis parti de chez eux pour rentrer. J'ai vu un message de Loïc qui disait être avec des amis à l'appartement. Je suis rentré en les saluant sans vraiment faire gaffe aux gens présents et j'ai tracé dans le couloir.

Je suis allé prendre une douche et en ressortant torse-nu pour traverser dans ma chambre, j'ai croisé Vanessa. Alors Vanessa c'est une de mes ex, je suis d'ailleurs étonné de la voir là. Elle est venu vers moi en souriant et me faisait la bise au coin des lèvres.

Moi (la regardant): Tu fais quoi ici ?

Vanessa: ma copine sort avec ton frère.

Moi: ah ok c'est bien !

Vanessa: ça va toi ?

Moi: ouais je suis claqué donc je n'ai pas trop envie de parler.

Vanessa (surprise): ah euh ok

Je suis rentré dans ma chambre. J'ai mis mon téléphone en charge et je me suis directement allongé en fermant mes yeux. Je commençais à dormir quand j'ai senti une présence dans ma chambre. J'ai ouvert les yeux pour voir Vanessa se glisser nue dans mon lit.

Chapitre 3 Chapitre 03

CHAPITRE 3

Mise à jour.

Dans l'histoire précédente, Jade Onanga a eu une relation compliquée avec Hervé Mbina. Après avoir failli tuer Hervé, Jade a accouché d'un petit garçon et s'est enfoui avec lui quelques jours après sous la pression de la famille d'Hervé.

Hervé et sa famille ont porté plainte pour tentative d'assassinat et enlèvement d'enfant. Hervé n'a pas eu le temps de reconnaître son enfant.

Jade a fini par s'installer à Johannesburg avec son fils et mener leur vie tranquillement et loin de la famille de Mbina pensant qu'on les avait oubliés.

Hervé Mbina n'est plus avec Aurélie et n'a pas d'autres enfants.

Aujourd'hui, Kevin Onanga a 24 ans et ils sont de retour pour le décès de David Onanga.

*** Jade Onanga ***

Quand on a mis les pieds à Libreville j'étais déjà angoissée surtout quand on nous a arrêté à l'arrivée, je savais que c'était un coup de la famille MBINA, je vous jure que je m'étais mise à prier, même après tant d'années ? Quand on nous a "libéré" sans explication, je n'en ai pas demandé non plus, je ne voulais pas perdre du temps ici, je suis venue pour enterrer mon père.

Avec tout ce qui s'est passé encore pendant les funérailles j'étais au bout de ma vie. Assez bouleversé de revenir ici après 24 ans et en plus pour la perte de mon père, ça me faisait trop, je n'avais pas le moral. Pire j'avais peur pour mon fils, cette famille de sorciers serait capable de débarquer ic. Kevin en plus ressemble plus à la famille de Mbina que la mienne, j'ai toujours eu mal au coeur de le voir grandir avec ce visage-là qui me rappelait pourquoi je me retrouve là.

Inconsciemment, il a les mêmes tics et habitudes que son paternel. Pire quand j'ai découvert qu'il fumait, j'avais l'impression de voir Hervé, même dans sa façon de faire. Mais c'est mon fils et ma raison de vivre aujourd'hui. Je me battrais jusqu'à la fin pour lui.

Après l'enterrement, Maeva est venue nous prendre la tête, elle me fait tellement chier cette femme avec ses grands airs de saintes nitouche mais une vraie salope dans le comportement. Alice et moi on a remué ciel et terre le lundi et mardi qui ont suivi et effectivement le terrain et uniquement le terrain est au nom de Maeva. Je ne comprends pas depuis toutes ces années pourquoi maman n'a pas sécurisé ses biens et ses enfants. Pardon ce sont des choses au-dessus de mes capacités, je n'ai pas la force pour ça.

J'avais juste hâte de foutre le camp d'ici avec mon enfant. Le mercredi, nous étions à l'aéroport. Comme la première fois, l'on s'est fait arrêté et je me suis dis que ça allait être vite réglé mais là c'était sérieux jusqu'à ce que le chef de brigade lui-même se présente devant nous.

Chef: Nous avons reçu des instructions et vous avez interdiction de quitter le territoire gabonais maintenant que vous êtes de retour.

Moi (essayant de négocier): Ok il s'agit de moi mais mon fils peut partir.

Chef (regardant le passeport): Kevin Onanga ? Non plus, vous ne bougez pas.

Kevin (impatient): Ecoutez Monsieur, nous avons un vol à prendre et ....

Chef (lui coupant la parole): Mon petit ne te fatigues surtout pas, vous n'irez nulle part. Vous allez attendre Monsieur MBINA tout simplement.

Moi: non mais c'est quoi ce délire ????

Je n'arrivais plus à placer un seul mot tellement j'avais le coeur battant en essayant de changer ces pensées de ma tête. On a attendu 20 longues minutes, c'est sûr que l'on va rater notre vol, comment je vais faire ? Comment gérer ça ? Le chef est revenu avec un homme, dès que j'ai vu la tête de Hervé Mbina, j'ai manqué de m'évanouir.

Il est rentré sérieux, droit et les mains en poche, le visage bien fermé et s'est mis à me fixer. Dans ses yeux, j'ai eu l'impression de revivre des années auparavant et le feu recommençait à brûler en moi. Puis il a regardé Kevin de la tête aux pieds, ils se jaugeaient du regard. Puis il a reporté son regard sur moi avec un sourire.

Hervé (grosse voix): enfin, je savais que ce jour arriverait tôt ou tard.

Nous:

Hervé (sérieux): On peut fuir autant que l'on veut, se cacher où l'on veut mais un moment, il faudra bien rentrer pour une raison ou une autre.

Moi (tremblante): Tu ne paies rien pour attendre.

Kevin (visage fermé): non mais il est qui lui ?

Moi (froide): quelqu'un que j'ai manqué de tuer!

Hervé: Tu aurais vraiment dû me tuer Jade mais vraiment parce que maintenant la récréation est terminée.

Moi (les mains tremblantes):

Hervé: J'espère que l'enterrement de son père s'est bien déroulé ?

Kevin: Est-ce que l'on peut gagner en temps svp ? Nous avons un vol à prendre.

Hervé (le regardant): Oublies ça mon garçon, on a plus important à régler.

Kevin: et vous êtes qui pour vous permettre de nous bloquer ici ?

Moi (le tirant par le bras): Kevin tu laisses, je vais régler ça moi-même.

Hervé (sourire): Je n'arrive pas encore à dire si c'est ton impolitesse qui détends sur lui ou c'est mon arrogance.

Kevin: maman ?

Hervé (s'avançant): Je vais t'expliquer les choses. Tu devrais t'asseoir pour mieux encaisser.

Kevin (hautain): Je ne reçois d'autre de personne.

Hervé (me regarde): Je confirme c'est ton impolitesse!

Maman (en panique): Hervé je veux que tu dégages, tu n'as aucun droit, ce n'est pas le pays de ton père ici, tu n'as rien à exiger, tu n'as aucun droit de nous retenir ici. Si tu n'as pas oublié ce que je t'ai fait...

Hervé (retroussant le manches de sa chemise): Non je ne peux jamais oublier sa Jade.

Je pouvais encore voir les cicatrices de brûlures sur son bras. Je bouillonnais intérieurement, j'aurais dû le tuer ce jour-là.

Hervé: A chaque fois que je vois ces différentes parties de mon corps, je prend mon mal en patience en me disant que je finirai par t'avoir. Ca ne servait plus à rien de te chercher partout, je savais que tu reviendrai de toi-même.

Kevin (me regardant): ça va ?

Moi (bouffées de chaleurs):

Hervé: Mais de là à être stupide pour te pointer avec mon fils.

Kevin (du tac au tac): Je ne suis pas votre fils.

Hervé (riant):

Moi (tremblante): Ne t'avises plus jamais de dire que c'est ton fils. Tu comprends Hervé ? Ce n'est pas ton enfant, tu n'as aucun fils ici, va te faire foutre.

Hervé (croisant les bras): Toutes ces années et tu n'as pas pensé à aller consulter pour te faire soigner.

J'avais tellement la rage que sans prévenir j'ai foncé sur lui pour lui mettre une gifle, j'ai voulu lui mettre un deuxième coup décidé à en finir avec lui que Kevin m'a tiré et le chef s'est interposé. J'avais la tête qui tournait et des envies de meurtre d'un seul coup.

Kevin (me maintenant par les épaules): Tu te calmes maman, calme-toi.

Hervé (massant sa joue): Vraiment folle cette femme.

Kevin (énervé): On ne vous a rien demandé à vous.

Hervé: Contrôle toi quand tu t'adresses à moi. Je suis ton père.

Kevin s'est retourné en allant se mettre à la même hauteur qu'Hervé et le regarder droit dans les yeux, ils sont resté un moment à se fixer. J'avais mal au coeur d'un coup, ma poitrine était compressée, je commençais à me plier de douleur.

Kevin: Je ne vous connais et vous ne me connaissez pas non plus. Si vous voulez du respect de ma part commencez par en avoir pour nous.

Moi (la main à la poitrine): Kevin...

Kevin: Si vous avez du pouvoir ici et sur les gens de ce pays, sachez que vous allez devoir conjuguer autrement avec moi. Est-ce que c'est clair ?

Moi (petite voix): Kevin ?

Je commençais à ne plus entendre ce qu'ils disent et je me suis écroulée au sol, je n'arrivais plus à respirer correctement. Puis c'était le trou noir pour moi.

*** Kevin Onanga ***

J'ai entendu un bruit lourd derrière moi, je me suis retourné pour voir ma mère effondré au sol. Je me suis dirigé vers elle à toute vitesse en me courbant pour véirifer ces signes vitaux. Le chef vient se mettre près de moi pendant que l'autre con reste debout à nous observer.

Chef: elle fait un AVC!

Moi: je sais putain, elle souffre d'hypertension.

Hervé: pffff

Chef (se redressant): C'est sérieux Monsieur Mbina !

Hervé haussant le ton): Faites ce qu'il faut dans ce cas.

Il est ressorti et revenu 5 minutes après avec des personnes dans la pièce en m'écartant. Je me sentais impuissant en train de regarder la scène et la réanimation, j'avais peur, oui peur du pire. J'avais envie de m'arracher les cheveux. Puis j'ai regardé cet homme.

Moi (avec rage): Je ne comprends pas encore tout mais s'il arrive quoique ce soit, je vais vous tuer de mes propres mains.

Hervé (mâchoires serrées): On règlera ça plus tard.

Chef: J'ai appelé l'ambulance.

L'ambulance est arrivé et on a pris ma mère qui est encore inconsciente dans le véhicule. Je suis monté avec eux pour nous retrouver dans une grande polyclinique où ils ont continué avec elle en me demandant de m'arrêter à la réception pour l'administratif. Ce que j'ai fait. J'ai palpé mes poches, uniquement mon portefeuille avec ma carte de crédit sud africaine et 10 000fcfa. J'ai commencé à remplir la paperasse, il me faut un téléphone pour téléphoner à quelqu'un. Je me suis mis à regarder puis une jeune fille assise en uniforme scolaire.

Moi: excusez-moi.

Elle (levant sa tête vers moi):

Moi (la regardant): Est-ce que je peux vous demander un service svp ?

Elle (retirant ses écouteurs): Pardon ? Je n'ai pas entendu.

Moi: J'aurai besoin de passer un coup de fil, est-ce que vous pourrez me prêter votre portable svp ?

Elle (grimaçant): Euh je ne sais pas si j'ai encore du crédit hein.

Moi (sortant les 10 000 fcfa en le lui tendant): Oh euh... tenez si vous voulez.

Elle m'a regardé étrangement avant de me remettre son portable. J'ai composé le numéro de tante Alice, je vais éviter de causer un autre AVC si j'appelle mamie. Elle n'a pas décroché donc j'ai encore tenté 2, 3 fois jusqu'à ce qu'elle décroche.

Tante Alice (agressive): Oui allô c'est qui ?

Moi: C'est Kevin.

Tante Alice Alice: ah oh Kevin. C'est comment ? Vous êtes encore là ?

Moi: On est dans une clinique, on a eu un problème, maman a fait un AVC!

Tante Alice (hurlant): Quoi ?

Moi (soupirant): Tante Alice c'est long à t'expliquer, est-ce que tu as la possibilité de venir stp ? Je ne sais pas trop comment ça se passe.

Tante Alice: Je me dépêche, tu es où ?

Je me suis mis à regarder autour de moi avant de demander à la jeune fille le nom de la clinique.

Moi: El Rapha!

Tante Alice: Ok. Tu ne bouges pas et surtout n'appelles pas ta grand-mère pardon.

Moi: ok ça marche.

J'ai raccroché et je lui ai remis son téléphone, elle m'a regardé fixement ensuite de la tête aux pieds avant de me sourire.

Moi: Merci.

Elle: Tu es étranger ?

Moi: euh... oui et non, enfin c'est la première fois au Gabon.

Elle: ah ok. Et tu viens d'où si ce n'est pas indiscret ?

Moi: Afrique du Sud mais je suis gabonais!

Elle (me souriant): Je m'appelle Ornella.

Moi (la regardant): Kevin!

Elle: ok Kevin, tu me passes ton portable stp ?

Moi (le lui tendant sans réfléchir):

Elle l'a pris en composant un numéro dessus puis l'enregistrant. Elle me l'a ensuite remis.

Elle: Ce ne sont pas des circonstances agréables mais quand tout sera rentré dans l'ordre, appelles-moi!

Moi (la regardant):

Elle: Bon courage surtout pour ta mère.

Moi (perdu): merci.

Puis une dame est arrivée en blouse, je suppose une infirmière, elle lui a jeté un regard meurtrier avant qu'elle s'en aille toutes les deux. Je l'ai suivi du regard en regardant les courbes de son corps. Puis quand elle sortait mon regard est tombé sur le fameux Mbina. J'ai automatiquement fermé mon visage.

Moi: Qu'est-ce que vous cherchez là ?

Hervé (soutenant mon regard): Evites de poser des questions connes, je pense que tu es intelligent.

Moi: Fuck ! Mais vous vous prenez pour quoi ?

Hervé: ton père.

Moi (hors de moi): Arrêtez avec ça. Je ne vous connais pas, vous n'êtes rien, personne.

Hervé: Je vois que ta mère t'a monté la tête ? Fais-moi rire, qu'est-ce qu'elle t'a fait croire tout ce temps ?

Moi (froid): Mon père est mort !

Il m'a regardé un instant avant de rigoler d'abord doucement puis de plus en plus fort. Je me suis senti con face à lui mais tellement con en fait. Mon cerveau a commencé à se dérégler d'un coup. Je le voyais rire et j'avais l'impression de me voir rigoler. Ce n'est pas possible.

Ma mère et moi on ne s'est jamais rien caché, la vérité et rien que la vérité. Ma tante et le reste de la famille n'ont jamais au grand jamais démenti cette version que je traine dans ma tête, mon coeur et mon esprit depuis déjà une vingtaine d'années. Ce n'est pas possible.

Moi (agacé): Vous pouvez arrêter svp ?

Hervé (sérieux): Tu veux savoir la vérité ?

Moi (le fixant): Je pense que ce n'est pas le lieu et le moment approprié.

Hervé: Tu as raison, je préfère être le plus calme possible. Je n'ai pas attendu toutes ces années pour te le dire dans un couloir.

Moi (le dépassant): Excusez-moi.

Je suis allé à la recherche des toilettes car ma vessie menaçait d'exploser. Une fois que j'ai fini de me soulager, je suis retourné à l'accueil pour me renseigner et on m'a annoncé que les frais avaient été avancé par Mbina. Puis Tante Alice qui a débarqué subitement.

Tante Alice (en alerte): Qu'est-ce qui se passe Kevin ? Qu'est-ce qui se passe ?

Moi (soulagé de la voir): Tantine

Tante Alice: Qu'est-ce qui s'est passé à l'aéroport ?

Moi: On nous a arrêté aux polices aux frontières ensuite mis dans une salle annexe en attendant.

Tante Alice (fronçant les sourcils): Qui a donné l'ordre ?

Moi: On a attendu quand un certain Hervé Mbina est arrivé nous rejoindre en racontant qu'il est mon père et piquée au vif maman a fait une attaque.

Tantine Alice: Kevin tu es sérieux ?

Moi: Qui est Hervé Mbina Tante Alice ?

Tante Alice: ce n'est pas important pour le moment. Comment va Jade ?

Moi: je n'en sais pas plus pour le moment, personne n'est revenu me voir, on s'occupe encore d'elle.

Tante Alice: C'est al première fois pour elle ?

Moi: Oui mais elle fait de l'hypertension depuis quelques années.

Tante Alice: Ah bon ? Je ne savais pas mais c'est ce que papa avait commencé à avoir.

Nous sommes retournés voir pour avoir des nouvelles, on ne peut pas la voir pour le moment car son état est en train de stabiliser, le médecin nous a parlé de potentielles séquelles dû à la violence et le temps de réactions pour les gestes de premiers secours.

Tante Alice (angoissée): Hey Seigneur, je ne sais pas comment on va faire avec maman.

Moi (me passant les mains sur la tête): Putain ça me fait tellement chier!

Tante Alice (posant la main sur mon épaule): Calme-toi Kevin, ça va bien se passer. Ce que l'on va faire c'est que je vais t'accompagner chez mamie et tu vas dormir là-bas.

Moi: je ne peux pas laisser maman toute seule.

Tante Alice: mais çe ne sert non plus à rien de rester, on revient demain matin très tôt si tu veux.

Moi: mouais

Je n'étais pas vraiment convaincu, on est resté jusqu'à 21h sans possibilités de la voir car besoin de repos. Nous nous sommes résolus à rentrer. Vu que je ne connais rien, c'est tante Alice qui a arrêté le taxi et nous sommes allés à Alibadeng. Je n'arrêtais pas de ruminer toute cette histoire dans ma tête.

Quand nous avons passé la porte du salon, nous avons trouvé mamie assise, télévision allumé et le regard dans le vide. Quand elle nous a vu, elle a froncé nerveusement les sourcils en se redressant.

Mamie: Kevin ? Alice ? Qu'est-ce qui se passe ? Vous avez raté l'avion ?

Tante Alice: oui...

Mamie: et Jade est où ?

Nous nous sommes assis, on s'est dit que c'est Tante Alice qui parlerait pour expliquer calemement ce qui se passe.

Mamie (poussant un cri): oooooooyyyyohhh Seigneur je t'ai fait quoi ???

Tante Alice (se mettant près d'elle): Maman calme-toi stp, on a pu stabiliser son état.

Mamie: Voilà je viens d'enterrer mon mari, ma fille fait un AVC. Seigneur j'ai compris oooooh pardonnes moi oh

Tante Alice (les yeux rouges): Maman c'st bon, essaie de te calmer stp

Mamie (pleurant): Les problèmes, toujours les problèmes. Seigneur oh!!!!

Moi (meurtri): Mamie ne te mets pas dans cet état stp, la situation est sous contrôle.

Mamie: Mbina depuis toutes ces années, c'est comment ? C'est comment avec ma fille ? Hein ? Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ?

On est resté à l'écouter se plaindre et demander pardon à Dieu mais il y a quelque chose qui m'a marqué dans tout son discours c'est qu'elle ramène plusieurs fois le nom d'Hervé en l'accusant des malheurs de ma mère.

Cette nuit j'ai vraiment eu du mal à dormir, je ne pensais pas à l'Afrique du Sud ni à nos valises qui sont partis mais à ma mère, à sa santé, à cet homme que j'ai rencontré aujourd'hui et à ma vie en général. J'ai remis toute mon existence en question et plusieurs questions sans réponses se sont mis à défiler dans mon esprit.

Très tôt le matin, j'ai pris ma douche, je n'avais pas envie d'attendre Tante Alice donc me rappelant de l'endroit et du nom de la clinique, je suis sorti de la maison. J'ai demandé aux gens du quartier comment m'y rendre puis j'ai pris un taxi. Une fois à l'accueil, j'ai demandé ma mère. On m'a fait patienter car il est encore trop tôt et qu'elle doit recevoir avant la visite du médecin. Je suis ressorti du bâtiment pour fumer, j'ai fumé 2 cigarettes d'affilé avant de me marcher un peu et revenir sur les lieux.

On m'a ensuite autorisé à aller la voir, ce que j'ai fait. Le médecin était encore avec elle. Il a pris le temps de discuter avec elle et moi. Maman a la partie gauche du visage paralysée et pour le moment, il lui est difficile de pouvoir s'exprimer oralement. J'ai tellement eu mal au coeur de la voir dans cet état.

Moi (caressant son visage): Tout va bien maman ok ?

Maman (non de la tête):

Moi: Si ça ira, je vais prendre soin de toi, on va s'en sortir.

Maman (les larmes aux yeux):

Elle a essayé de parler mais c'était des sons inaudibles, je ne voulais pas qu'elle fasse d'efforts non plus. Je suis sorti de la chambre 2h plus tard à être resté avec elle et c'est Tante Alice qui est resté. Je suis sorti fumer une fois de plus en plein questionnement.

Tante Alice: Kevin ?

Moi (me retournant): Oui ?

Tante Alice: je ne peux pas rester, je dois aller au travail. Tu fais comment ? Je peux te joindre où ?

Moi (touchant mon portable dans ma poche): Il me faut une SIM local.

Tantine Alice: oui parce qu'on doit pouvoir communiquer en cas de besoin.

Moi: je dois retirer de l'argent également.

Nous sommes allés acheter un puce et retirer de l'argent. Il faut que je trouve un cyber pour pouvoir envoyer des mails, communiquer avec ma fac et mon entreprise. J'avais la tête pleine. J'ai mis la nouvelle sim en conservant les numéros importants.

Moi: Tante Alice ? J'ai besoin que tu me dises la vérité stp ?

Tante Alice (soupirant): Hey Kevin, ce n'est pas le moment.

Moi: si ça l'est, sinon tout ceci n'arriverai pas.

Tante Alice:

Moi: est-ce que ce type est mon père ?

Tante Alice: tu devrais discuter de ça avec Jade, je ne veux pas dire n'importe quoi. Cela vous concerne vous.

Moi: tu as bien vu son état, elle est incapable de parler.

Tante Alice (fuyant mon regard): hum

Moi: alors oui ou non ? Est-ce que c'est mon père ?

Tante Alice (d'un coup): Hervé Mbina est ton père.

Moi (le coeur battant): Et pourquoi m'avoir dit qu'il est mort ? Pourquoi avoir soutenu cette version ?

Tante Alice: c'était le choix de ta mère et nous l'avons respecté simplement.

Moi (me passant les mains sur la tête): Ce n'est pas possible.

Tante Alice: je vais devoir y aller. On se tient au courant. Je passerai d'abord chez maman après le boulot.

Moi (perdu): ok

Elle s'en est allé en me laissant planter comme un con. Je suis retourné pour parler avec ma mère mais elle dormait. J'avais besoin de parler et j'attendrai même s'il faut juste qu'elle m'écoute. Je me sens abusé, trahi, déboussolé complètement. Je suis sorti de la chambre en tournant à la réception.

Hervé (debout devant moi): Bonjour Kevin!

Moi (levant la tête): hum pffff

Hervé: comment tu vas ce matin ?

Moi (les mâchoire serrées): Qu'est-ce que tu fais là ? Tu viens chercher à achever ma mère peut-être ?

Hervé: je pense que tu te trompes à propos de mon rôle.

Moi (marmonnant en anglais):

Hervé: est-ce que l'on peut discuter tous les deux ?

Moi (me levant): Pas ici !

Hervé: Dans ce cas, je te laisse me suivre.

J'ai hésité avant de le suivre à l'extérieur. Il a déverrouillé une grosse voiture noire puis s'est installé au volant. Je suis monté d'un pas déterminé du côté passager en mettant ma ceinture et il a démarré aussitôt. Le trajet s'est passé dans une ambiance pesante et dans le silence. Nous sommes arrivés devant un immeuble.

Je l'ai suivi à l'intérieur, c'est une entreprise, nous avons pris l'ascenseur puis nous sommes rentrés dans un bureau. Il a fermé la porte derrière moi en allant prendre place derrière le bureau. J'ai tiré un des fauteuil en face en m'asseyant, j'avais les mains moites que je me suis mises à frotter sur mon jean.

Moi (le fixant): Je t'écoute.

Hervé (sortant une boîte de cigares): ça ne te dérange pas ?

Moi (le regardant):

Hervé (allumant un cigare): Bien !

Moi: est-ce que tu peux aller droit au but et je veux la vérité.

Hervé: C'est cette vérité que j'attends d'établir depuis des années figures-toi !

Moi:

Hervé: Ta mère et moi avons commencés à nous fréquenter alors que l'on bossait dans la même entreprise. J'avais à ce moment là quelqu'un dans ma vie depuis des années et dont j'étais amoureux.

Moi (levant le sourcil):

Hervé (laissant échapper de la fumée): Ta mère était comme disent les jeunes mon "deuxième bureau" et elle le savait. Elle est tombée enceinte de toi et elle a tenté d'avorter mais c'était le destin. Puis s'en ai suivi pleins d'histoires avec la femme qui partageait ma vie à l'époque puis nos deux familles ont été mêlées à tout ça.

Moi (ton dur): Qu'est-ce qui s'est passé ?

Hervé: Je me suis présenté chez tes grands-parents pour te reconnaître mais de l'autre côté, j'allais épouser ma fiancé. Ta mère l'a découvert et elle a pété les plombs. Un soir, alors que j'étais venu lui rendre visite et qu'elle était enceinte de toi, elle a tenté de me tuer.

Moi (fronçant les sourcils):

Hervé: Tu vois les marques de brûlures ? C'est de ta mère. Elle m'a ébouillanté avec de l'eau puis a tenté d'en finir en me poignardant à plusieurs reprises.

Moi: C'est absurde!

Hervé: Pour une personne logiquement constituée oui mais pour une folle de la catégorie de ta mère...

Moi (le coupant): Je ne te permet pas !!!!

Hervé: Jade a été folle aupravant, tout le monde était au courant de ses crises de folies qui ont été mal traitées et elle a tout simplement replongé.

Moi (m'emportant): Elle n'est pas folle!

Hervé (écrasant la cendre); Renseignes-toi mon garçon, parce qu'apparemment aucun membre de cette famille n'a été foutu d'être honnête avec toi.

Moi (bouillonnant):

Hervé: J'ai failli perdre la vie après l'acte de ta mère. Ma famille avait décidé de porter plainte mais on n'allait pas la foutre en prison alors qu'elle était enceinte de 6 ou 7 mois. L'accord été qu'on annule la plainte, qu'elle te confie à nous et aille se faire soigner.

Moi: Et qu'est-ce qui s'est passé ?

Hervé: Après avoir accouché, elle et sa famille se sont arrangé pour vous faire quitter le pays sans que j'aie le temps de te reconnaître et de profiter de toi et de la joie d'être père.

Moi (le fixant):

Hervé (soutenant mon regard): Je t'ai cherché Kevin. Quand vous étiez en France on vous avez retrouvé grâce aux contacts d'une de mes tantes, puis on Espagne et ensuite plus rien. Tu n'imagines même pas le temps que j'ai attendu que ce jour arrive.

Moi: Qu'est-ce que tu attends de moi ?

Hervé: Juste accomplir mon devoir de père.

Moi: Et pourquoi tu mériterais ça sachant que tu as fait souffrir ma mère?

Hervé: C'est du passé Kevin, tout ce qui s'est passé se sont des erreurs de jeunesse. On aurait pu arranger tout ça mais il a fallu que ta mère et sa bande jouent les disparus.

Moi (le regard sombre): Je ne te connais pas et j'ai très bien vécu sans toi toutes ses années.

Hervé (souriant): Il t'a manqué la présence d'un père et tu ne peux pas le nier et de la même manière, il me manquait mon fils.

Moi (en colère): Tu n'en sais rien, tu ne me connais pas!

Hervé: ce n'est pourtant pas sur moi que tu devrais déverser ta frustration mais sur toutes les personnes qui ont mal agit.

Moi:

Hervé; Je reconnais le tort que j'ai causé et la souffrance car je l'ai ressenti bien plus tard malgré la grande famille et tous les moyens du monde. Mais les choses auraient pu être différentes. Tu es mon seul enfant Kevin!

Moi (retenant mes émotions): Je vais m'en aller!

Je me suis levé et il en a fait de même.

Hervé: je sais que tu es intelligent. Il est temps que tu rentres chez toi et que tu vives la vie que tu aurais dû. Rien n'est jamais trop tard. Je veux que tu réfléchisses et si tu veux rester, je suis là pour t'aider.

Je suis sorti de son bureau sans lui laisser le temps d'agir ou de pouvoir me suivre. J'ai repris l'ascenseur puis je suis sorti à la tête de cet endroit sans savoir où j'allais. Je me suis renseigné une fois de plus afin de pouvoir reprendre un taxi. Je commençais à avoir faim.

Tante Alice m'a téléphoné pour me dire que mamie était arrivée à la clinique voir maman. Je l'ai rejoint, elle était dans la chambre avec maman en train de tenter de la faire manger. Cette scène m'a vraiment touchée. J'ai fait un bisou sur le front de ma mère puis je me suis assis en observant.

Je crois que les choses vont changer, je dois être de retour dans ce pays. Je dois comprendre d'où je viens, qui je suis pour mieux repartir de l'avant. Je dois rattraper tout ça.

*** Eliyah Ondo ***

Je me suis installée dans mon véhicule en sortant du travail. J'ai sorti posé mon sac sur la banquette côté passager puis j'ai sorti mon téléphone en le déverrouillant. J'ai envoyé un message à Yvon puis je l'ai posé en démarrant. Je me suis garée 25 minutes plus tard devant le lycée français en attendant. J'ai vu Esther arriver et j'ai déverrouillé pour qu'elle monte.

Moi (souriante): Coucou Mlle !

Esther (me faisant la bise): Salut maman!

Moi (caressant son visage): ça va ?

Esther: oui et toi ?

Moi: ça va, et ton frère ?

Esther: il arrive normalement.

Moi (sortant mon téléphone): Est-ce que tu as vu Ava aujourd'hui ?

Esther: oui pourquoi ?

Moi: elle est déjà partie ? Qui la récupère ?

Esther: euh aucune idée, tu veux que je l'appelle ?

Moi: oui stp

Elle a sorti son téléphone en lançant l'appel tout en mettant le haut-parleur. A la 4ème sonnerie elle a décroché.

Esther: hey girl ! ça va ?

Ava: Sim, estás bem?

Esther: yep: Je suis avec maman. T'es encore au lycée ? On te prend ?

Ava: Oui je sors de cours là, beh j'ai même pas regardé qui venait me prendre.

Esther; bah viens alors. On est en face. On attends Raf !

Ava: ok à toute!

Elle a raccroché. Ava est arrivée avant et elle a grimpé dans la voiture en serrant mon cou et me faisant un gros bisou, j'ai rigolé, je la kiffe cette petite et surtout avec sa nouvelle coiffure.

Ava: Comment ça va tata ?

Moi: bien et toi ma chérie ?

Ava: ko j'avoue, c'était long. Je vais envoyer un message au couple tiens!

Puis je regardais par la vitre vers le portail pour voir mon fils arriver tout beau, je suis fan, je suis complètement fan de ce garçon. Je souriais comme une petite fille. Il a traversé, il a ouvert la portière côté passager ou se trouvait Esther qui a râlé. Elle a fait une acrobatie pour rejoindre Ava derrière.

Raf: Salut m'man!

Moi: ça va chérie ?

Raf: yep et toi ?

Moi (démarrant): Tout le monde est attaché ?

Ava: Oui. Merci Seigneur!

Esther: guide de nous et protège-nous tout le trajet.

Nous: amen!

J'ai démarré pendant que ça discutait et rigolait joyeusement. J'ai déposé Ava à Batterie 4, je ne suis pas descendu, Mathéo attendait devant le portail pour réceptionner son colis. Just ele temps de lui faire un coucou et j'ai redémarré pour la maison. Nous habiton à Okala et je n'ai pas envie de tomber dans les bouchons à l'aéroport.

J'ai klaxonné pour que le gardien ouvre le portail et j'ai rentré la voiture. Tout le monde est descendu et nous sommes rentrés dans la maison. La voiture de Yvon était déjà garée. Je suis directement allée dans la chambre. Il était sous la douche. Je me suis assise sur le lit en commençant à enlever mes chaussures.

J'ai senti une odeur de savon puis quelques gouttes sur mon cou et un bisou mouillé sur la joue. J'ai souri en me retournant pour le regarder et capturer ses lèvres pour un tendre baiser.

Yvon (me fixant): ça va mon coeur ?

Moi (soutenant son regard): Oui et toi ?

Yvon: Ca va ! Tu as l'air ko ?

Moi (tordant la bouche): huuum juste un peu. C'est la sensation de la fin de semaine qui approche.

Yvon: hum je vois ça! Je vais m'habiller. Tu viens ?

Je me suis levé pour le suivre dans le dressing. Tandis qu'il s'habillait, moi je me suis déshabillée alors que l'on racontait nos journées respectives. Je suis passée sous la douche et il a attendu que je termine. Nous sommes allés dans le salon ensemble et les enfants nous ont rejoint.

Je suis marié à Yvon Ondo depuis 18 ans maintenant. Je l'ai rencontré à Paris lors d'un séminaire sur le Leadership Chrétien et ont été dans la même équipe de "travail" durant tout le weekend et nous avons sympathisé. Il m'a plu dès le départ mais je me suis retenue, je ne voulais pas m'emballer une fois de plus.

Yvon travaillait à l'ambassade du Gabon à Paris. On a commencé à se fréquenter et tout a commencé à aller très vite entre nous. 6 mois plus tard, il m'a demandé en mariage et l'année d'après nous nous sommes mariés à Paris. Je n'arrivais pas à croire tellement j'ai été surprise par la grâce de Dieu.

Le jour de mon mariage, je n'ai pas arrêtée de pleurer tellement j'étais reconnaissante envers Dieu. Yvon est au delà de mes attentes et de ce que j'avais espéré. Plus le temps passait plus je déprimais un peu et en cachette. Ma jumelle venait d'avoir son deuxième enfant, Mathéo le 4ème et moi toujours rien.

Mais Dieu est bon et son temps n'est pas le nôtre. Yvon n'avait pas d'enfants, pas de femmes légales ou traditionnelles dans le passé. C'est quelqu'un qui aime et sers Dieu, il est passionné de Dieu et juste un homme formidable. Cerise sur le gâteau, il est tout ce que j'aime physiquement.

Puis Yvon a eu une proposition pour un poste au Ministère des Affaires Étrangères à Libreville, on a hésité avant, en pesant le pour et le contre puis par conviction nous sommes rentrés au Gabon, j'ai dû suivre mon mari, pas que je n'en avais pas envie mais juste que c'était un gros changement mais j'ai fait confiance à Dieu.

Arrivés au Gabon, c'est ici que j'ai constaté que j'étais enceinte. On m'a directement placé en catégorie de grossesse à risque parce que je faisais de l'anémie, du diabète gestationnel. Yvon a préféré que j'aille poursuivre ma grossesse en France auprès de mes parents. A 6 mois de grossesse, alors que j'attendais un petit garçon, les médecins ont constaté qu'un deuxième se cachait derrière son frère. Je faisais une grossesse gémellaire donc j'ai été suivi encore plus de près.

A 8 mois, ils ont dû déclencher mon accouchement et au final j'ai fini sur la table de la césarienne. Pendant le dernier mois, Yvon a été là tout le long à prier matin et soir pour cette grossesse, pour moi, pour nos enfants. Par la grâce de Dieu tout s'est bien passée. On a mis au monde nos jumeaux nommé Raphaël (Dieu guérit) et Esther qui signifie "cachée" parce que cette coquine ne voulait pas se montrer.

Je suis rentrée au Gabon quand il avait 4 mois et aujourd'hui mes bébés ont 17 ans. J'ai trouvé du travail et Yvon a eu une promotion, il est passé Secrétaire Général au Minsitère des AE. C'était vraiment une grâce de Dieu car on sait comment ce pays fonctionne mais notre Dieu est au-dessus de tout ça.

Je me suis vite adapté et au final, ayant Mathéo, Cyrielle et les enfants, je me sentais également comme chez moi, après tout c'est aussi un peu mon pays. 1 an après notre arrivée au Gabon, Yvon avait voulu que l'on fasse également un mariage coutumier pour toute la famille qui n'avait pas pu être présente et honorer mes parents. J'ai juste kiffé.

Esther: Et du coup c'est confirmé pour les fêtes de fin d'année ? Tout le monde monte ???

Raf: Nope c'est plutôt le contraire.

Yvon: Toute la famille pour la première fois au Gabon.

Moi: Ca va faire beaucoup de monde, j'ai tellement hâte.

Yvon: pas tant que ça, si ?

Moi (le regardant): Bah déjà mes parents, les Desmond et les Mercier !

Raf (rigolant): Ouf ça fait du monde dis donc!

Moi: et nous ici!

Yvon (rigolant): Il y a des chambres pour tous ???

Moi: oh largement!

Pas besoin de s'inquiéter, les Senior Desmonds ont une maison à la Sablière sans compter tous les appartements de la belle-mère de Myla. Papa et maman la maison à Agondje et Mathéo a de l'espace chez lui. On a également de la place, 2 chambres de libres chez nous. Il y a largement de quoi faire.

Esther: maman on mange quoi ce soir ???

Raf: Tu ne devais pas te mettre au régime toi ?

Esther (le regardant): et qui a demandé à Monsieur Ondo Junior de parler ?

Raf (souriant): C'est juste un rappel

Esther: vu que j'ai faim, ça veut forcément dire que je vais manger n'importe quoi ?

Raf : j'attends de voir ça.

Esther: Révises plutôt ton cours de philo!

Raf: tu me filera un coup de main en cas de contrôle de toute façon.

Esther: Je bosse pas pour toi.

Raf: on est lié que tu le veuilles ou pas.

J'ai fait le repas du soir puis nous sommes passés à table. Yvon a béni le repas et nous avons mangés dans la bonne humeur. Raf a fini par se mettre sur ses cahiers quand Esther rangeait les siens. Elle nous a fait la bise et elle est montée dans sa chambre. Raf l'a suivi 2h plus tard et je suis restée dans le salon blottie contre mon mari.

Nous nous sommes couchés vers 23h tous les deux. Je me suis tout de suite endormie, je suis trop fatiguée, demain c'est vendredi et tout le monde va pouvoir souffler un peu. Je me suis réveillée à 6h et j'ai rejoins Yvon dans son bureau, il était encore en pyjama en train de lire sa Bible.

Yvon (me regardant): Psaumes 118:24 Car voici le jour que l'Eternel a fait et qu'il soit pour nous un sujet de joie.

Moi: yes amen!

Yvon: Je déclare qu'aujourd'hui va être un jour de joie, de reconnaissance où Dieu va encore se manifester au travers de nos vies et celles des enfants.

Moi (les yeux fermés):

Yvon: Que tu sois une lumière dans ton travail mon coeur et que rien ne puisse t'empêcher d'accomplir la volonté de Dieu. Qu'il puisse veiller sur chacun de nous, les voitures, chemins que nous allons prendre, les personnes que nous allons cotoyer.

Moi: amen!

Yvon (m'embrassant): tu as bien dormi ?

Moi (souriante): Assez et toi ?

Yvon: à tes côtés oui.

Moi (poussant sa tête): Charmeur.

Nous sommes retournés dans notre chambre pour nous préparer. Raf et Esther étaient en train de prendre le petit déjeuner. Esther était chargé de nous partager le verset du jour et de prier puis nous avons quittés la maison. On a un chauffeur mais j'aime déposer et récupérer mes enfants à l'école.

J'ai croisé Mathéo déposant Ava, je suis descendue de la voiture et lui également pour que l'on se salue tous. Les enfants sont partis et nous avons parlés un peu, on a le temps, surtout lui, c'est ça quand on est chef.

Moi (souriante): Alors Aina ?

Mathéo: quoi Aina ?

Moi: parait-il qu'elle a des prétendants.

Mathéo (me regardant): Tu es très au courant toi ?

Moi: C'est la princesse numéro 1 de la famille, on y veille!

Mathéo (soupirant): Oui et honnêtement, elle est en fac de médecine, elle a beaucoup de choses à gérer en plus de ce genre de distraction.

Moi (amusée): On dirait que les Fure veulent prendre leur revanche.

Mathéo (levant le sourcil): Pardon ???

Moi: Beh le fils de Yoan tu sais ? Lucas, il a un faible pour Aina!

Mathéo (rouge): Mais ce n'est pas possible ça. Foutez la paix à ma fille bon Dieu !

Moi: Tu en as fait 3, tu as 3 problèmes. Elles sont vachement belles en plus.

Mathéo: Commences pas Eliyah stp

Moi (amusée): Mais pourquoi tu te mets dans cet état ?

Mathéo (visage fermé): Ce sont mes bébés, on touche pas et c'est comme ça.

Moi: bébé, bébé... Elles ont 25 et 20 tout de même.

Mathéo: je sais bien.

Moi: Bon entre le fils de Nicolas ou celui de Yoan, tu préfère lequel pour Aina, si tu n'avais pas le choix ?

Mathéo (sérieux): Aucun des deux et les pères savent bein.

Moi: t'es sérieux là ?

Mathéo (me fixant): Mais je te jure sweety, le premier qui fout le bazar je le tue peu importe qui il est. C'est clair, je rigole même pas là-dessus. On ne joue pas avec mes filles!

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