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Amour Toxique, Mortelle Indifférence

Amour Toxique, Mortelle Indifférence

Auteur:: Goose
Genre: Romance
Mes frères étaient persuadés que j'étais une enfant gâtée et jalouse, alors que j'avais secrètement dilapidé toute ma fortune pour sauver leur entreprise de la faillite. Tout a basculé le jour où Lydwine, notre sœur adoptive, a simulé une grave allergie pour me piéger. Aveuglés par leur adoration pour elle, Manassé, Kamel et Tino m'ont traînée de force jusqu'à la cave à vin du manoir. Ils m'y ont enfermée sans pitié, confisquant mon inhalateur vital, ignorant mes cris de détresse qui résonnaient contre la porte blindée. Je suis morte là, seule, dans le froid et le noir, emportée par une lente et douloureuse asphyxie. Mon fantôme était présent lorsqu'ils ont enfin rouvert la porte trois jours plus tard, s'attendant à me voir ramper pour m'excuser. À la place, ils ont découvert mon cadavre tordu par l'agonie et l'odeur de la mort. L'horreur absolue les a frappés quand Manassé a vu mon dernier SMS sur mon téléphone : « Je ne peux plus respirer », suivi de sa propre réponse envoyée depuis l'hôpital : « Arrête ton cinéma ». Leur culpabilité est devenue éternelle lorsqu'ils ont découvert que mes comptes étaient vides parce que je leur avais tout donné. Et surtout, lorsqu'ils ont trouvé dans le téléphone de Lydwine la vidéo prouvant qu'elle avait tout orchestré, riant de leur stupidité pendant que je mourais.

Chapitre 1

Mes frères étaient persuadés que j'étais une enfant gâtée et jalouse, alors que j'avais secrètement dilapidé toute ma fortune pour sauver leur entreprise de la faillite.

Tout a basculé le jour où Lydwine, notre sœur adoptive, a simulé une grave allergie pour me piéger.

Aveuglés par leur adoration pour elle, Manassé, Kamel et Tino m'ont traînée de force jusqu'à la cave à vin du manoir.

Ils m'y ont enfermée sans pitié, confisquant mon inhalateur vital, ignorant mes cris de détresse qui résonnaient contre la porte blindée.

Je suis morte là, seule, dans le froid et le noir, emportée par une lente et douloureuse asphyxie.

Mon fantôme était présent lorsqu'ils ont enfin rouvert la porte trois jours plus tard, s'attendant à me voir ramper pour m'excuser.

À la place, ils ont découvert mon cadavre tordu par l'agonie et l'odeur de la mort.

L'horreur absolue les a frappés quand Manassé a vu mon dernier SMS sur mon téléphone : « Je ne peux plus respirer », suivi de sa propre réponse envoyée depuis l'hôpital : « Arrête ton cinéma ».

Leur culpabilité est devenue éternelle lorsqu'ils ont découvert que mes comptes étaient vides parce que je leur avais tout donné.

Et surtout, lorsqu'ils ont trouvé dans le téléphone de Lydwine la vidéo prouvant qu'elle avait tout orchestré, riant de leur stupidité pendant que je mourais.

Chapitre 1

Aricie Tétrault POV:

Je me suis réveillée avec une sensation étrange, comme si mon corps n'était plus le mien, mais une ombre légère, flottant au-dessus du sol froid de la cave. Une conscience nouvelle, vide de la douleur suffocante qui m'avait étreinte. Puis j'ai entendu des voix. Le son de leurs rires a traversé les murs épais, sec et cruel.

« Alors, comment va notre princesse ? » C'était la voix grave de Manassé, mon frère aîné.

Une autre voix, douce et fragile, a répondu. Lydwine. « Je me sens un peu mieux, Manassé. Mais ma tête tourne encore un peu. »

Je me suis souvenue d'elle, allongée sur un lit d'hôpital, pâle et faible. Le piège qu'elle avait tendu. La rage a enflé en moi, une rage nouvelle, sans corps pour la contenir.

« Ne t'inquiète pas, ma chérie. Tu es en sécurité maintenant. Nous sommes là pour toi. » La voix de Manassé était pleine d'une tendresse qu'il ne m'avait jamais accordée.

Kamel, mon deuxième frère, a ajouté : « J'ai préparé ta soupe préférée. Avec des épices douces, juste comme tu aimes. »

Mon cœur, ou ce qui en tenait lieu, s'est serré. Il lui préparait des soupes réconfortantes. Moi, il m'avait enfermée à double tour, me laissant mourir de faim et d'asphyxie.

« Et Aricie ? Est-ce qu'elle a réfléchi à ce qu'elle a fait ? » La question était de Tino, mon plus jeune frère. Sa voix, habituellement mélodieuse, était dure.

J'ai vu Manassé secouer la tête, même si je n'étais qu'un souffle invisible. Il était agacé.

« Je vérifierai plus tard. Pour l'instant, Lydwine, tu as besoin de te reposer. »

Lydwine a soupiré. « J'espère juste qu'elle ne nous en veut pas trop. Je sais qu'elle était jalouse de l'attention que vous me portez... »

Elle a fait une pause, laissant ses mots planer dans l'air. C'était sa technique habituelle. Semer le doute, puis reculer avec une fausse humilité.

« Jalouse ? » Kamel a ri, un son amer. « Elle était furieuse que tu sois si douée avec la pâtisserie et que tu aies volé la vedette. »

« C'est une manipulatrice, Manassé, tu sais bien, » a dit Tino. « Elle a toujours su comment attirer l'attention. »

« Peu importe, » a dit Manassé. « Elle aura le temps de méditer sur ses actions là où elle est. »

J'ai senti un frisson, même sans corps, en entendant cela. La cave. Mon tombeau.

Manassé a sorti son téléphone. Il a fait défiler quelques messages, puis son visage s'est assombri.

« Elle n'a même pas répondu. Pas un mot depuis trois jours. » Sa voix était pleine de colère.

Lydwine a posé sa main sur son bras. « C'est peut-être mieux ainsi, Manassé. Elle a besoin de réaliser l'ampleur de ce qu'elle a fait. »

Manassé a serré les dents. « C'est ce que je lui ai dit ! Mais je ne m'attendais pas à un silence radio complet. Elle essaie de nous faire culpabiliser, je parie. »

Lydwine a baissé les yeux, l'air triste. « Non, je ne pense pas... elle ne ferait jamais une chose pareille... » Elle m'a défendue avec un venin subtil.

Tino a reniflé. « Bien sûr que si ! C'est Aricie. Elle adore dramatiser. »

Mon âme a hurlé. Dramatiser ? Vous m'avez enfermée ! Vous m'avez laissé mourir !

J'ai repensé au jour où ils m'avaient enfermée. Le dîner. Le gâteau de Kamel. Lydwine, ma "sœur" adoptive, qui avait soudain eu une réaction allergique violente aux noix. Elle avait pointé du doigt la poudre d'amande sur le comptoir, prétendant que je l'avais remplacée par de la poudre de noix.

Un mensonge. Tout était un mensonge.

« Je vous jure, je n'ai rien fait ! » Avais-je crié. Mon asthme commençait déjà à me serrer la poitrine. « Laissez-moi prendre mon inhalateur ! »

Mais Manassé m'avait poussée. Son visage était une pierre.

« Ça suffit, Aricie ! Tu es allée trop loin cette fois. »

Kamel, ses mains encore couvertes de farine, avait attrapé mon bras. « Tu as mis la vie de Lydwine en danger par pure jalousie ! »

Tino, d'habitude si sensible, m'avait regardé avec dégoût. « Tu es monstrueuse. »

Ils m'avaient traînée, sans pitié, vers la cave à vin. L'air était froid, lourd.

« Non ! S'il vous plaît ! J'ai besoin de mon inhalateur ! Je ne peux pas rester ici ! » Ma voix s'était brisée.

Manassé avait secoué la tête. « Tu réfléchiras à tes actes ici. Tu sortiras quand tu auras compris la gravité de ce que tu as fait. »

Kamel avait claqué la lourde porte en métal. Le bruit avait résonné comme un coup de tonnerre. Puis le clic du verrou.

J'avais hurlé, frappé la porte, mais personne n'était revenu. Ils étaient partis. Tous les trois. Avec Lydwine.

Mon corps était resté là, dans l'obscurité, se tordant, suffoquant. Le manque d'air. Ce sifflement dans mes poumons qui était devenu de plus en plus fort, de plus en plus désespéré.

Et maintenant, ils étaient de retour. Sans moi.

Lydwine riait doucement, une main sur l'épaule de Manassé. Elle était si belle, si fragile. Un ange avec le cœur d'un démon.

Vous allez regretter. Mon âme a murmuré, une promesse froide. Vous allez le regretter pour l'éternité.

Chapitre 2

Aricie Tétrault POV:

Lydwine a soupiré de nouveau, une performance parfaitement exécutée.

« Je ne lui en veux pas, vous savez. J' espère juste qu'elle va bien. »

Mon âme a failli rire. Bien ? Je suis morte, Lydwine. Grâce à toi.

Manassé a serré Lydwine contre lui. Ses yeux brillaient d'une fausse tendresse.

« Ne t'inquiète pas pour elle, Lydwine. Elle est trop égoïste pour souffrir vraiment. »

Kamel a secoué la tête. Le chef au grand cœur, il ne cuisinait que pour elle.

« Elle est juste jalouse. Toujours à vouloir ce que tu as. »

Tino, le sensible pianiste, a ajouté, la voix dure : « Elle est arrogante. Elle pense que tout lui est dû. »

J'ai repensé à toutes ces fois où ils m'avaient blâmée. Des petits accidents, des objets cassés. Toujours moi. Jamais Lydwine.

« Et regarde ce qu'elle t'a fait ! » Kamel a pointé le bras de Lydwine.

Lydwine a révélé une petite éruption cutanée, à peine visible. Elle avait dû se frotter de nouvelles noix sur la peau.

« Ça va, ce n'est rien, » a-t-elle murmuré. « Ça aurait pu être pire. Si je n'avais pas réagi aussi vite... »

Manassé a serré les poings. « Ça ne se reproduira plus. Elle doit payer pour ça. »

« Qu'est-ce qu'elle va faire ? » a demandé Tino, un frisson dans la voix. « Elle va nous en vouloir encore plus. »

Lydwine a secoué la tête, faussement inquiète. « Non, je ne crois pas... Elle finira par comprendre, n'est-ce pas ? »

« Elle n'a rien compris ! » Manassé a crié. « Son silence est une provocation. Elle se moque de nous ! »

Il a regardé Kamel. « Va la chercher. Elle va s'excuser auprès de Lydwine, qu'elle le veuille ou non. »

Kamel a hoché la tête, un air déterminé sur son visage. « Elle va regretter d'avoir fait ça. »

Tino s'est levé, son visage pâle. « Et si elle refuse ? »

« Elle ne refusera pas, » a dit Manassé, la voix glaciale. « Elle apprendra à ne plus mettre la vie de Lydwine en danger. »

Mon âme a tremblé. Mais je suis morte.

Kamel est parti d'un pas lourd, ses pas résonnant dans le marbre du hall.

J'ai repensé à la scène de l'allergie. Lydwine, assise à table, souriant à Kamel.

« Ce gâteau est divin, Kamel ! Quelle est votre recette secrète ? »

« Juste une touche de poudre d'amande, Lydwine, » avait-il répondu, fier.

Et Lydwine, avec un sourire malicieux, avait ajouté : « Hmm, je suis sûre que je pourrais le rendre encore meilleur. »

Elle s'était levée, m'avait jetée un regard furtif. J'avais vu la petite fiole dans sa main, un geste rapide et discret. Une pincée de poudre dans le gâteau, avant de le goûter. Puis la toux, les rougeurs. La chute théâtrale.

Vous êtes si aveugles. Vous ne voyez rien.

Kamel est revenu, son visage livide. Il a chancelé.

« Elle... elle ne répond pas, Manassé. » Sa voix était rauque.

Manassé a froncé les sourcils. « Qu'est-ce que tu racontes ? Elle dort ? »

« Non... Je l'ai appelée. J'ai frappé à la porte. Il n'y a pas un bruit. » Kamel a dégluti. « C'est... trop silencieux. »

Lydwine a froncé les sourcils, un éclair de satisfaction dans ses yeux, vite masqué par une fausse inquiétude.

« Oh, Manassé, elle est peut-être... » Elle a hésité, sa voix tremblante. « Elle essaie peut-être de nous faire peur. »

Manassé a ricané. « La peur ? Elle va voir de quoi on est capables. »

Il s'est levé, suivi de Tino.

« Elle va sortir de là, qu'elle le veuille ou non. Et elle va affronter les conséquences. » Sa voix était un ordre.

Tino a hoché la tête, mais son regard vacillait. Il ne comprenait pas, pas encore.

Mon âme a flotté vers la cave à vin. Mon corps gisait là, froid, inerte. Le silence était mon seul compagnon maintenant.

Ils ne voulaient pas voir. Ils ne voulaient pas entendre. Bientôt, la vérité les frapperait. Et elle serait plus cruelle que n'importe quelle punition que j'aurais pu leur infliger.

Chapitre 3

Aricie Tétrault POV:

Ils sont arrivés devant la cave à vin. Le lourd panneau de bois, renforcé de métal, brillait faiblement sous la lumière des couloirs.

Manassé a frappé à la porte, un coup sec et puissant.

« Aricie ! Sors de là tout de suite ! » Sa voix hurlait.

Aucune réponse. Seul le silence froid de la pierre.

Kamel a frappé à son tour, plus fort encore. « Aricie ! Ne joue pas avec nous ! »

Tino était resté un peu en arrière, ses mains tremblantes. Il regardait la porte avec une anxiété que je n'avais jamais vue sur son visage.

Manassé a grogné. « Elle veut nous énerver. C'est ça, son plan. »

« Peut-être qu'elle est partie ? » a suggéré Tino, sa voix à peine audible. « Elle a peut-être trouvé un moyen de s'échapper. »

Kamel a ri, un rire amer. « T'es fou ? Cette cave est une forteresse. Personne ne peut s'en échapper. »

Le majordome, monsieur Dubois, est apparu, son visage marqué par la fatigue.

« Monsieur Manassé, mademoiselle Aricie n'a pas quitté la cave depuis que vous l'y avez enfermée. J'ai vérifié les caméras. »

Manassé a agité une main. « Les caméras ne fonctionnent jamais correctement dans ce coin. Elle a dû forcer la serrure. »

« C'est impossible, monsieur. La serrure est blindée. »

Manassé a fixé Dubois de son regard froid. « Tu as vérifié qu'elle avait assez d'eau ? »

Dubois a baissé la tête. « J'ai... j'ai essayé de lui apporter de l'eau, monsieur. Mais vous avez dit de ne pas la déranger, de la laisser réfléchir. »

Un éclair d'incertitude a traversé le visage de Manassé. Mais il s'est vite rattrapé.

« Elle est forte. Elle est juste têtue. »

Mon âme a flotté, invisible. Têtue ? Non. Morte.

J'ai revu les trois jours passés dans cette cave. Les premiers instants, j'avais tapé, hurlé, supplié. Mes poumons brûlaient. J'avais cherché mon inhalateur, mais ils l'avaient confisqué.

L'air était devenu de plus en plus lourd. Chaque respiration était un combat. Je m'étais roulée en boule, le corps secoué de quintes de toux.

J'avais vu des tâches devant mes yeux. Le froid de la pierre qui s'infiltrait dans mes os.

Les heures s'étaient étirées, interminables. J'avais pensé à mes parents, à leur amour. À la façon dont ils m'avaient toujours protégée.

Puis j'avais pensé à eux. Mes frères. Que j'avais tant aimés. Que j'avais aidés en secret, sans qu'ils ne le sachent jamais.

Le sifflement dans mes poumons était devenu un hurlement. Mon corps s'était effondré. Le noir. Puis le calme.

Maintenant, ils étaient là, devant ma tombe. Et ils ne savaient rien.

Manassé a donné un coup de pied dans la porte. Un bruit sourd.

« Aricie ! Ne me force pas à enfoncer cette porte ! »

Kamel a posé sa main sur l'épaule de Manassé. « Elle ne répond pas, Manassé. C'est bizarre. »

« Elle joue la comédie, » a dit Tino, mais sa voix était pleine de doutes.

Manassé a reculé, son visage se crispant. « On va ouvrir cette porte. Elle va nous entendre. »

Il a sorti une clé massive de sa poche. La clé de la cave.

Il a tourné la serrure. Un cliquetis lourd.

Puis, il a tiré la poignée. La porte ne s'est pas ouverte. Elle était bloquée.

« Quoi ? » Manassé a tiré de nouveau, avec force.

« On dirait que quelque chose la bloque de l'intérieur, » a dit Kamel.

Tino a pâli. « Elle... elle ne nous a pas donné de signe de vie, n'est-ce pas ? »

Manassé a ignoré la question. Il a donné un violent coup d'épaule dans la porte. La porte a tremblé.

Un son faible, un léger gémissement, a franchi la porte.

« Aricie ! » a crié Manassé. « Tu es là ? »

Silence.

« Peut-être qu'elle est tombée et qu'elle ne peut pas bouger, » a dit Tino, son visage se tordant d'inquiétude.

Manassé a donné un autre coup de pied. « On va l'ouvrir ! »

Il a reculé, puis, avec Kamel, ils ont plaqué leurs épaules contre le bois. Un craquement.

La porte a cédé. Un filet d'air lourd, vicié, s'est échappé. Une odeur. Une odeur nauséabonde.

Kamel a reculé, la main sur sa bouche. « Qu'est-ce que... »

Manassé a froncé les sourcils. « C'est quoi cette odeur ? »

Tino a mis une main devant son nez. « C'est... horrible. »

Mon âme a observé. Le spectacle était sur le point de commencer.

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