Ma vie s'est écroulée le jour où ma demi-sœur, Chloé, que je considérais comme ma meilleure amie, a planifié ma mort.
Sous prétexte de vouloir admirer mes dernières créations avant le grand concours de mode, elle m'a attirée dans un atelier isolé de la banlieue parisienne.
Une fois à l'intérieur, je me suis retrouvée ligotée à une chaise, face à Chloé et son sourire mauvais.
« Amélie, ma chère Amélie. Tu dois te demander ce qu'il se passe. »
Je la suppliais de me laisser partir, mais son rire strident me glaça le sang.
« Te laisser partir ? Pour que tu continues à me voler ma vie ? Non. C'est fini. »
Elle m'expliquait sa folle théorie : nous étions nées le même jour, à la même maternité ; j'avais pris sa place, profitant du luxe tandis qu'elle peinait.
Je riais, persuadée de sa folie, jusqu'à ce qu'elle crie : « Aujourd'hui, je récupère ce qui me revient. Ma place, ma fortune, et même ton fiancé, Romain. »
Mon cœur cessa de battre.
Désespérée, j'ai réussi à composer le numéro de Romain.
« Romain, au secours ! Chloé... elle est folle, elle m'a piégée... »
Son silence, puis sa voix froide, m'ont brisé : « Amélie, écoute Chloé. Elle sait ce qui est le mieux pour tout le monde. »
Le téléphone m'a échappé des mains, ma vie s'est effondrée.
Chloé triomphait : « Il m'a choisie. Maintenant, finissons-en. Jetez-la dans la Seine. »
Alors que les deux hommes me traînaient vers l'eau noire, un cri retentit :
« Lâchez-la ! »
C' était Laurent, le frère de Romain, qui s' élançait pour me secourir.
Malgré son courage, un des hommes m' a violemment poussée, et je suis tombée dans les eaux glacées de la Seine.
Laurent a plongé après moi, mais nos forces nous ont abandonnés, et nous avons sombré dans les ténèbres.
Puis, plus rien.
Je me suis réveillée en sursaut dans mon lit, mon cœur battant à tout rompre.
La date affichée sur mon téléphone : le matin même de l'agression.
J'étais revenue.
Un message de Chloé apparut, identique à celui d' avant.
« Salut Amélie ! Hâte de voir tes créations tout à l'heure. On se retrouve à l'atelier comme prévu ? ;) »
Cette fois, la terreur ne m'envahit pas; le mépris prit place.
Je n'allais plus être une victime.
Ignorant Chloé, j'ai composé le numéro de mon frère, Jean-Luc, le meilleur avocat de Paris et mon seul refuge.
Sa voix chaude: « Amélie ? Tout va bien ? »
« Jean-Luc, » j' ai répondu, ma voix tremblante mais ferme. « J'ai besoin de toi. »
Ma vie a basculé le jour où ma demi-sœur, Chloé Martin, a tenté de me tuer.
Je la connaissais depuis l'enfance, je la considérais comme ma meilleure amie. Je n'aurais jamais imaginé qu'elle était ma sœur, et encore moins qu'elle me haïssait à ce point.
Elle m'avait attirée dans un atelier de couture isolé en banlieue parisienne, sous prétexte de vouloir voir mes dernières créations avant le grand concours de la maison de couture. J'étais naïve, je l'ai crue.
Une fois à l'intérieur, le piège s'est refermé. Deux hommes costauds m'ont attrapée et ligotée à une chaise. Chloé se tenait devant moi, un sourire mauvais sur les lèvres.
« Amélie, ma chère Amélie. Tu dois te demander ce qu'il se passe. »
Sa voix était mielleuse, mais ses yeux brillaient de haine.
« Chloé, qu'est-ce que tu fais ? Laisse-moi partir ! »
Elle a ri, un rire strident qui m'a glacé le sang.
« Te laisser partir ? Pour que tu continues à me voler ma vie ? Non. C'est fini. »
Je ne comprenais rien. Voler sa vie ?
« C'est moi, la véritable héritière Dubois. Pas toi. Ton frère, Jean-Luc, l'a dit lui-même un jour. Nous sommes nées le même jour, à la même maternité. C'est évident qu'il y a eu un échange à la naissance. Tu as pris ma place, tu as vécu dans le luxe pendant que moi, je galérais. »
Son raisonnement était complètement fou. Une simple remarque de mon frère sur notre anniversaire commun l'avait conduite à cette conclusion absurde. Elle était persuadée d'être la victime d'une injustice cosmique.
« C'est ridicule, Chloé. Tu as perdu la tête. »
« Tais-toi ! » a-t-elle hurlé. « Aujourd'hui, je récupère ce qui me revient. Ma place, ma fortune, et même ton fiancé, Romain. »
Mon cœur a cessé de battre. Romain. Mon fiancé. Il ne pouvait pas être complice de ça.
Profitant d'un moment d'inattention, j'ai réussi à sortir mon téléphone de ma poche. Mes mains tremblaient, mais j'ai composé le numéro de Romain. C'était mon seul espoir.
Il a décroché rapidement.
« Romain, au secours ! Chloé... elle est folle, elle m'a piégée... »
Un silence. Puis sa voix, froide et méconnaissable.
« Amélie, écoute Chloé. Elle sait ce qui est le mieux pour tout le monde. »
Le téléphone m'est tombé des mains. La trahison m'a frappée plus durement que n'importe quel coup physique. Mon fiancé, l'homme que j'aimais, était de son côté. Il voulait ma mort.
Chloé a ramassé le téléphone, triomphante.
« Tu vois ? Il m'a choisie. Maintenant, finissons-en. Jetez-la dans la Seine. »
Les deux hommes m'ont traînée dehors. Je me débattais, je criais, mais personne ne pouvait m'entendre. Au bord du quai, l'eau noire et froide tourbillonnait. C'était la fin.
Soudain, une voiture a freiné brusquement. Un homme en est sorti en courant.
« Lâchez-la ! »
C'était Laurent. Le frère cadet de Romain. Un homme discret, presque effacé, que je connaissais à peine.
Il s'est jeté sur les deux brutes avec un courage que je ne lui soupçonnais pas. Il a réussi à m'arracher de leurs griffes, mais dans la confusion, l'un des hommes m'a violemment poussée. J'ai basculé dans le vide.
L'eau glaciale m'a engloutie. Mon dernier souvenir est celui de Laurent plongeant à son tour pour me sauver, avant que ses forces ne l'abandonnent lui aussi. Nous sombrions ensemble dans les ténèbres.
Puis, plus rien.
Je me suis réveillée en sursaut, le souffle court, le cœur battant à tout rompre. J'étais dans mon lit, dans ma chambre. Le soleil filtrait à travers les rideaux.
J'ai regardé mes mains. Pas de marques de cordes. J'ai touché mon visage. Pas de bleus.
J'ai attrapé mon téléphone sur la table de chevet. J'ai regardé la date.
C'était le matin même. Le jour de l'agression.
J'étais revenue.
Mon téléphone a vibré. C'était un message de Chloé.
« Salut Amélie ! Hâte de voir tes créations tout à l'heure. On se retrouve à l'atelier comme prévu ? ;) »
Le même message. La même journée qui recommençait.
Cette fois, je ne serais pas naïve. Cette fois, je ne serais pas une victime.
La dernière fois, j'avais appelé mon fiancé Romain, et il m'avait condamnée.
Cette fois, j'ai ignoré le message de Chloé. J'ai ouvert mes contacts et j'ai appuyé sur le nom de mon frère.
Jean-Luc Dubois. Le meilleur avocat de Paris. Protecteur, puissant et la seule personne au monde en qui j'avais une confiance absolue.
Le téléphone a sonné une fois.
« Amélie ? Tout va bien ? »
Sa voix chaude et rassurante a fait naître des larmes dans mes yeux.
« Jean-Luc, » ai-je dit, ma voix tremblant mais ferme. « J'ai besoin de toi. »
« Chloé, tu es là, » ai-je dit d'une voix que je forçais à être calme.
Elle est entrée dans l'atelier, le même sourire hypocrite collé aux lèvres que dans mon souvenir. Derrière elle, les deux mêmes gorilles.
« Amélie ! Tu es déjà là ! Je suis si impatiente. »
Elle a fait un pas vers moi, comme pour me prendre dans ses bras, mais je me suis instinctivement reculée.
Son sourire s'est légèrement figé.
« Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as l'air tendue. »
« Juste un peu fatiguée, » ai-je menti.
Les deux hommes se sont postés près de la porte, bloquant la seule sortie. Le piège était en place. Exactement comme la première fois.
« Bon, montre-moi ces merveilles, » a-t-elle dit en balayant la pièce du regard.
Soudain, elle s'est jetée sur moi. Elle a essayé de m'arracher mes vêtements, ses ongles se plantant dans ma peau.
« Qu'est-ce que tu fais ?! » ai-je crié, la repoussant de toutes mes forces.
« Je veux juste voir si tu portes une robe de marque sous ces haillons. Moi, la vraie héritière, je dois me contenter de fripes, alors que toi, l'imposture, tu te pavanes dans le luxe. Ce n'est pas juste ! »
Son visage était déformé par la jalousie. Elle était complètement folle.
« Arrête ça, Chloé ! Tu es malade ! »
Elle a ri, un rire amer.
« C'est toi la malade ! Une voleuse ! Mais ça va changer. »
Elle a fait un signe de tête à ses hommes. Ils se sont approchés, menaçants.
Je suis restée immobile. Cette fois, je n'avais pas peur. Je savais ce qui allait se passer. Et je savais que mon frère était en route. Chaque seconde qui passait était une seconde de gagnée.
Chloé a semblé surprise par mon calme. Elle s'attendait à des larmes, des supplications.
« Tu ne dis rien ? Tu as enfin accepté ton sort ? » a-t-elle demandé, un air suffisant sur le visage.
Dans ma vie précédente, à ce moment précis, j'étais en panique. J'avais supplié, j'avais pleuré, j'avais essayé de la raisonner. J'avais cru que notre amitié d'enfance pouvait encore la toucher. Quelle idiote j'avais été.
Cette amitié n'avait jamais existé. Ce n'était qu'une longue et patiente manipulation de sa part.
Je la regardais maintenant avec une clarté nouvelle. Je voyais la haine qui la consumait, une haine née d'un fantasme ridicule.
Tout ça parce que mon frère Jean-Luc, un jour, pour plaisanter, avait dit : « C'est quand même incroyable, vous êtes nées le même jour, dans le même hôpital. On pourrait croire que vous avez été échangées à la naissance ! »
Une blague. Une simple blague qu'elle avait prise au pied de la lettre. Elle s'était persuadée qu'elle était la vraie Dubois et que j'avais usurpé sa vie. Une obsession qui l'avait rendue folle et meurtrière.
Elle, une simple étudiante sans le sou, et moi, l'héritière d'une grande fortune. La jalousie avait fait le reste.
Mais elle sous-estimait ma famille. Elle sous-estimait mon frère.
Jean-Luc n'est pas seulement un avocat. Il est l'un des plus redoutés de Paris. S'il apprenait que quelqu'un avait osé me toucher, il le détruirait sans pitié.
Chloé et Romain allaient l'apprendre à leurs dépens.
Je devais juste tenir.
J'ai sorti mon téléphone.
« Je vais appeler la police, » ai-je dit fermement.
Chloé a éclaté de rire.
« La police ? Tu crois vraiment qu'ils arriveront à temps ? »
Elle a fait un signe à l'un de ses hommes. Il s'est avancé, a arraché le téléphone de ma main et l'a jeté violemment par terre. L'écran s'est brisé en mille morceaux.
« Dommage, » a-t-elle dit d'un ton faussement compatissant. « Plus de joker. »
J'ai souri intérieurement. Elle pensait avoir gagné. Elle ne savait pas que mon appel le plus important avait déjà été passé. Jean-Luc savait où j'étais. Il avait localisé mon téléphone avant même que je ne quitte la maison.
« Tu sais, Amélie, » a poursuivi Chloé, savourant son moment. « C'est presque triste. Tu ne mérites pas ce nom. Tu ne ressembles même pas à ton frère. Tu n'as rien d'une Dubois. »
Elle croyait que ses mots pouvaient encore me blesser. Elle se trompait.
La seule chose qui comptait maintenant, c'était de la voir payer pour sa trahison. Pour la mienne, et pour la mort de Laurent dans ma vie précédente.
Cette fois, Laurent ne mourrait pas pour moi.
Cette fois, c'est moi qui allais les envoyer en enfer.