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Amour Défendu, Vengeance Inassouvie

Amour Défendu, Vengeance Inassouvie

Auteur:: Thalia Frost
Genre: Moderne
Le téléphone a sonné, strident, brisant le silence pesant de mon appartement. Jeanne Dubois, architecte paysagiste de renom. C'était moi, avant. Maintenant, j'étais juste la sœur de Paul. La sœur d'un criminel, selon eux. Mon petit frère, Paul, dix-neuf ans, broyé et jeté en prison pour une fraude financière qu'il n'avait pas commise. « Mademoiselle Dubois. » La voix du père d'Alexandre de Varenne, l'homme dont le fils avait détruit le mien, résonnait, lourde d'une autorité qui ne tolérait aucune discussion. « Votre frère est jeune, il a fait une erreur. Mon fils aussi. Retirez votre plainte. Faites en sorte que votre frère admette sa seule culpabilité. En échange, je pourrai user de mon influence pour que sa peine soit... clémente. » Une erreur. Il appelait ça une erreur. J'ai crié, supplié, frappé à toutes les portes. La justice m'avait glacée, les avocats s'étaient désistés, j'avais été menacée, mon appartement "visité". Ils m'avaient humiliée, isolée, poussée au bord du gouffre. J'avais échoué. J'étais seule. Puis, une image s'est imposée. Mon père, le jour de son départ pour sa dernière mission. « Prends soin de Paul, Jeanne. Et n'oublie jamais, même dans la nuit la plus noire, une seule petite lumière peut tout changer. » Mes yeux se sont posés sur une vieille malle en bois, celle de mon père, jamais ouverte depuis sa mort. Une nouvelle force, froide et tranchante, a surgi en moi. Ce n'était plus du désespoir. C'était de la rage. Une rage pure. « Allez au diable. » J'ai raccroché. J'ai ouvert la malle de mon père. À l'intérieur, sous des vêtements et des souvenirs, il y avait ce que je cherchais. Un carnet de bord et un paquet de lettres. L'écriture de mon père, des noms, des dates, des lieux. Trafic d'armes, détournements de fonds. Et parmi les noms, celui de la famille de Varenne. Alexandre n'était pas juste un jeune délinquant. Il était l'héritier d'un empire bâti sur la misère et la mort. Mon père n'était pas seulement un médecin. Il était un témoin. Il avait collecté des preuves pendant des années, des preuves capables de faire s'effondrer des fortunes. Sa mort, officiellement un "accident", prenait soudain un sens terrible. Ils ne l'avaient pas seulement tué. Ils avaient essayé de faire taire la vérité avec lui. Mais ils avaient oublié une chose. Ils avaient oublié sa fille. La rage avait laissé place à une détermination glaciale. Ils voulaient une guerre ? Ils allaient l'avoir. Mais pas sur leur terrain.

Introduction

Le téléphone a sonné, strident, brisant le silence pesant de mon appartement.

Jeanne Dubois, architecte paysagiste de renom. C'était moi, avant. Maintenant, j'étais juste la sœur de Paul.

La sœur d'un criminel, selon eux.

Mon petit frère, Paul, dix-neuf ans, broyé et jeté en prison pour une fraude financière qu'il n'avait pas commise.

« Mademoiselle Dubois. »

La voix du père d'Alexandre de Varenne, l'homme dont le fils avait détruit le mien, résonnait, lourde d'une autorité qui ne tolérait aucune discussion.

« Votre frère est jeune, il a fait une erreur. Mon fils aussi. Retirez votre plainte. Faites en sorte que votre frère admette sa seule culpabilité. En échange, je pourrai user de mon influence pour que sa peine soit... clémente. »

Une erreur. Il appelait ça une erreur.

J'ai crié, supplié, frappé à toutes les portes. La justice m'avait glacée, les avocats s'étaient désistés, j'avais été menacée, mon appartement "visité".

Ils m'avaient humiliée, isolée, poussée au bord du gouffre.

J'avais échoué. J'étais seule.

Puis, une image s'est imposée. Mon père, le jour de son départ pour sa dernière mission. « Prends soin de Paul, Jeanne. Et n'oublie jamais, même dans la nuit la plus noire, une seule petite lumière peut tout changer. »

Mes yeux se sont posés sur une vieille malle en bois, celle de mon père, jamais ouverte depuis sa mort. Une nouvelle force, froide et tranchante, a surgi en moi.

Ce n'était plus du désespoir. C'était de la rage. Une rage pure.

« Allez au diable. »

J'ai raccroché.

J'ai ouvert la malle de mon père. À l'intérieur, sous des vêtements et des souvenirs, il y avait ce que je cherchais. Un carnet de bord et un paquet de lettres.

L'écriture de mon père, des noms, des dates, des lieux. Trafic d'armes, détournements de fonds.

Et parmi les noms, celui de la famille de Varenne.

Alexandre n'était pas juste un jeune délinquant. Il était l'héritier d'un empire bâti sur la misère et la mort. Mon père n'était pas seulement un médecin. Il était un témoin. Il avait collecté des preuves pendant des années, des preuves capables de faire s'effondrer des fortunes.

Sa mort, officiellement un "accident", prenait soudain un sens terrible.

Ils ne l'avaient pas seulement tué. Ils avaient essayé de faire taire la vérité avec lui.

Mais ils avaient oublié une chose. Ils avaient oublié sa fille.

La rage avait laissé place à une détermination glaciale. Ils voulaient une guerre ? Ils allaient l'avoir.

Mais pas sur leur terrain.

Chapitre 1

Le téléphone a sonné, strident, brisant le silence pesant de mon appartement. Je n'ai pas regardé le nom, je savais déjà. Depuis une semaine, c'était le même cauchemar qui se répétait.

Jeanne Dubois, architecte paysagiste de renom. C'était moi, avant. Maintenant, j'étais juste la sœur de Paul. La sœur d'un criminel, selon eux.

J'ai décroché.

« Mademoiselle Dubois. »

La voix était grave, posée, pleine d'une autorité qui ne tolérait aucune discussion. C'était le père d'Alexandre de Varenne. L'homme dont le fils avait détruit le mien.

« Je pense que nous avons assez joué. Cette mascarade a assez duré. Votre frère est jeune, il a fait une erreur. Mon fils aussi. »

Une erreur. Il appelait ça une erreur. Orchestrer une fraude financière, faire porter le chapeau à un jeune homme naïf de dix-neuf ans, le jeter en prison comme un déchet, c'était une erreur. Paul, mon petit frère, que j'avais élevé seule après la mort de notre père. Notre père, un médecin humanitaire qui avait passé sa vie à sauver des gens, pour que son fils finisse broyé par des enfants de riches pourris gâtés.

« Je veux être raisonnable, Mademoiselle Dubois. Retirez votre plainte. Faites en sorte que votre frère admette sa seule culpabilité. En échange, je pourrai user de mon influence pour que sa peine soit... clémente. C'est une offre généreuse. »

J'ai senti une vague de froid me parcourir. La générosité. Le mot sonnait faux, obscène dans sa bouche. Il ne proposait pas un accord, il dictait une sentence. Il me demandait de sacrifier Paul pour sauver l'honneur de sa famille corrompue. Il me demandait de le condamner moi-même.

« Vous me demandez de laisser mon frère en prison pour un crime qu'il n'a pas commis ? » ma voix était un souffle rauque.

« Je vous demande d'être pragmatique. Vous ne pouvez pas gagner. Vous le savez. Qui êtes-vous pour vous opposer à nous ? Une simple architecte. Vos plaintes sont déjà classées sans suite. Les témoins que vous avez trouvés ont soudainement perdu la mémoire. Vous avez reçu des menaces, n'est-ce pas ? Considérez cela comme un aperçu de ce qui vous attend si vous persistez. »

Il n'a pas élevé la voix, mais chaque mot était une pierre jetée contre le mur de mon impuissance. Il avait raison. J'avais crié, j'avais supplié, j'avais frappé à toutes les portes. La police m'avait écoutée avec une politesse glaciale. Les avocats que j'avais contactés s'étaient désistés les uns après les autres, invoquant des conflits d'intérêts imaginaires. J'avais été suivie, mon appartement avait été "visité". Ils m'avaient humiliée, isolée, poussée au bord du gouffre.

Un souvenir a refait surface, brutal. La dernière fois que j'avais vu Paul, au parloir. Son visage, si jeune, marqué par la peur et l'incompréhension. Ses yeux qui me demandaient pourquoi. "Jeanne, je n'ai rien fait. Je te le jure. C'est Alexandre... il m'a dit que c'était juste un jeu, un moyen de se faire un peu d'argent facile. Je ne savais pas..." Il avait pleuré, et j'avais dû rester forte, lui promettre que je le sortirais de là, que la justice triompherait.

Des promesses vides. Des mensonges. J'avais échoué. J'étais seule.

Puis, une autre image s'est imposée. Mon père. Le jour de son départ pour sa dernière mission. Il m'avait serrée dans ses bras. "Prends soin de Paul, Jeanne. Et n'oublie jamais, même dans la nuit la plus noire, une seule petite lumière peut tout changer. Il faut juste savoir où la chercher."

La lumière.

Mon regard a été attiré par une vieille malle en bois dans un coin du salon. La malle de mon père. Celle qu'il ramenait de ses missions, remplie de souvenirs et de son travail. Elle n'avait pas été ouverte depuis sa mort. Je n'en avais jamais eu la force.

« Mademoiselle Dubois ? J'attends votre réponse. » a insisté la voix au téléphone.

Une nouvelle force, froide et tranchante, a surgi en moi. Ce n'était plus du désespoir. C'était de la rage. Une rage pure. Ils avaient sous-estimé une chose. Ils avaient sous-estimé l'héritage de Jean-Pierre Dubois. Ils avaient sous-estimé l'amour d'une sœur.

« Allez au diable. »

J'ai raccroché avant qu'il ne puisse répondre.

Mon cœur battait à tout rompre. J'ai marché vers la malle, mes mains tremblaient. Je l'ai ouverte. Une odeur de vieux papier et de médicaments s'en est échappée. À l'intérieur, sous des vêtements et des souvenirs, il y avait ce que je cherchais. Un carnet de bord à la couverture de cuir usée, et un paquet de lettres.

J'ai ouvert le carnet. L'écriture de mon père était fine, précise. Ce n'était pas seulement un journal de mission. C'étaient des noms, des dates, des lieux. Des transactions financières illicites. Du trafic d'armes sous couvert d'aide humanitaire. Des détournements de fonds destinés à construire des hôpitaux. Et parmi les noms, un revenait souvent, lié à des entreprises pharmaceutiques véreuses et des politiciens corrompus en Afrique et en Europe.

Le nom de la famille de Varenne.

Alexandre n'était pas juste un jeune délinquant. Il était l'héritier d'un empire bâti sur la misère et la mort. Mon père n'était pas seulement un médecin. Il était un témoin. Il avait collecté des preuves pendant des années, des preuves capables de faire s'effondrer des gouvernements et des fortunes. Les dernières lettres qu'il m'avait écrites, que je n'avais jamais lues, expliquaient tout. Il avait peur. Il savait qu'il était en danger. Sa mort, officiellement un "accident" en mission, prenait soudain un sens terrible.

Ils ne l'avaient pas seulement tué. Ils avaient essayé de faire taire la vérité avec lui.

Mais ils avaient oublié une chose. Ils avaient oublié sa fille.

J'ai refermé le carnet. La rage avait laissé place à une détermination glaciale. Ils voulaient une guerre ? Ils allaient l'avoir. Mais pas sur leur terrain. Pas dans leurs tribunaux corrompus. J'allais porter cette guerre sur la scène internationale. Là où mon père avait travaillé. Là où son nom était encore respecté.

J'ai pris mon ordinateur portable. J'ai réservé un billet d'avion.

Destination : Genève. Siège de l'Organisation Mondiale de la Santé.

Chapitre 2

Le jet privé des de Varenne s'est posé sur le tarmac de l'aéroport de Genève avec une arrogance silencieuse. J'étais déjà là, assise dans un café du terminal, observant la scène. La veille, j'avais fait fuiter une information anonyme à un journaliste de mes contacts, un de ceux qui n'avaient pas peur des puissants. L'info était simple : une rencontre "de médiation" devait avoir lieu dans un chalet de luxe isolé dans les Alpes, près de Chamonix, entre moi-même et les familles impliquées dans "l'affaire Dubois". J'avais suggéré que de grandes révélations pourraient y être faites.

C'était un piège, et ils y avaient foncé tête baissée, trop confiants en leur pouvoir de tout contrôler.

Alexandre de Varenne est descendu le premier, l'air suffisant, ajustant le col de son manteau à mille euros. Il souriait, comme s'il venait à une fête en son honneur. Il m'a aperçue, et son sourire s'est élargi. Il s'est approché de ma table, suivi de loin par les pères des autres jeunes impliqués, des hommes au visage fermé et au regard dur.

« Jeanne, ma chère. Quelle bonne surprise. Je vois que vous avez finalement décidé d'être raisonnable. »

Sa voix était mielleuse, faussement compatissante. Il a posé une main sur son cœur.

« Je suis sincèrement désolé pour Paul. Il s'est laissé emporter, vous comprenez. La jeunesse... Mais nous allons arranger ça. Mon père a été un peu... direct, au téléphone. Ne lui en veuillez pas. Il est juste très protecteur. »

Il jouait la comédie, essayant de me faire croire à sa bonne foi, de me faire baisser la garde. Il voulait que je me sente coupable, que je doute de ma propre décision. C'était leur méthode : la manipulation, le chantage affectif, avant la menace pure et simple.

« Nous avons réservé un chalet magnifique pour discuter de tout ça au calme. Loin des oreilles indiscrètes. Vous venez ? C'est la meilleure solution pour tout le monde. Surtout pour Paul. »

Le chantage était à peine voilé. "Viens dans notre piège, ou ton frère paiera le prix."

Je l'ai regardé droit dans les yeux. Mon visage était vide de toute expression.

« Non. »

Le mot est tombé, sec et définitif. Le sourire d'Alexandre s'est figé.

« Pardon ? »

« J'ai dit non. Je ne vais nulle part avec vous. »

Les autres pères se sont rapprochés, formant un cercle menaçant autour de ma table. L'un d'eux, un industriel corpulent, a pris la parole.

« Mademoiselle Dubois, ne soyez pas stupide. Pensez à votre avenir. Pensez à votre frère. Un mot de notre part et sa vie en prison peut devenir un véritable enfer. Ou un paradis. C'est à vous de choisir. »

La pression montait. Leurs regards étaient lourds, pleins de mépris. J'étais seule, une femme face à une meute de loups. Mon cœur battait fort, mais ma voix est restée calme.

« J'ai déjà fait mon choix. »

Soudain, une voix puissante a retenti dans le haut-parleur du terminal. C'était un message spécial, en français et en anglais.

« Attention, attention. En raison d'une dégradation météorologique soudaine et extrême sur le massif du Mont-Blanc, tous les vols en hélicoptère et les accès routiers vers les stations d'altitude sont suspendus jusqu'à nouvel ordre. Un risque d'avalanche de niveau 5, le plus élevé, est déclaré. Il est demandé à tous de rester dans les zones sécurisées de la vallée. »

J'avais compté là-dessus. J'avais étudié la météo. La tempête arrivait plus vite et plus fort que prévu. Leur "chalet isolé" était devenu une prison de neige.

Alexandre a eu un rire méprisant.

« Une petite tempête. Ne vous inquiétez pas pour ça. Nos pilotes ont l'habitude. Ce n'est pas ça qui va nous arrêter. »

Sa confiance en soi était absolue, pathétique. Il pensait que l'argent pouvait acheter le ciel, dompter les montagnes. Il ne voyait pas le danger, seulement son objectif.

Pendant qu'il se pavanait, j'ai discrètement envoyé un SMS. Un seul mot : "Maintenant". C'était le signal pour le pilote de l'hélicoptère privé que j'avais réservé. Une compagnie spécialisée dans les sauvetages en haute montagne, des gens qui ne se laissaient intimider par personne et qui connaissaient les risques. Le plan était simple : les attirer dans le piège, puis les y laisser.

C'est à ce moment-là que Chloé est apparue. La petite amie d'Alexandre. Une poupée blonde parfaite, drapée dans de la fourrure, traînant une valise hors de prix. Elle était en retard, comme toujours.

« Alex, mon chéri ! Désolée, ma manucure a pris plus de temps que prévu ! »

Elle s'est jetée à son cou, l'embrassant bruyamment, ignorant complètement ma présence et la tension palpable.

Alexandre l'a repoussée gentiment. « Pas de problème, mon amour. On allait justement partir. »

Il m'a jeté un dernier regard, un mélange de pitié et de menace. « Dernière chance, Jeanne. »

Je n'ai pas répondu. J'ai juste siroté mon café, froid maintenant.

Ils se sont dirigés vers la sortie du terminal privé, Chloé se plaignant du froid. J'ai entendu le vrombissement de leur hélicoptère qui se mettait en marche. Le bruit était assourdissant. Puis, il s'est tu. Un silence étrange a suivi.

Quelques minutes plus tard, un employé de l'aéroport, l'air paniqué, est venu vers leur groupe.

« Monsieur de Varenne, je suis désolé. Le pilote refuse de décoller. Il dit que c'est un suicide. La tour de contrôle vient d'interdire formellement tout décollage. Le col est fermé, l'avalanche a coupé la route. Vous êtes coincés ici. »

Le visage d'Alexandre s'est décomposé. Pour la première fois, j'ai vu une lueur de panique dans ses yeux. Ils étaient piégés. Exactement comme prévu.

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