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Amélie: La Vengeance Couture

Amélie: La Vengeance Couture

Auteur:: Sterling Marsh
Genre: Romance
Dans le tourbillon glamour de la haute couture parisienne, je m'appelais Amélie Dubois, une étoile montante, l'amour dans le cœur et des rêves plein la tête. Un acte de bravoure, pour sauver une légende de la mode, m'a laissée brisée, mon corps meurtri, ma carrière en suspens. Pourtant, à mon réveil, la réalité fut encore plus atroce que mes blessures : mon fiancé, Alexandre, et Clara, ma cousine adoptive que j'aimais comme une sœur, avaient volé ma vie, ma réputation, mon amour, conspirant à ma perte. J'ai été impuissante face à la trahison de ma propre famille, mes parents, aveuglés par la célébrité et l'argent, s'étant rangés de leur côté. J'ai tenté de m'opposer à leur mariage, mais ce fut ma fin. Trente-neuf coups de couteau, assénés par Alexandre, cet homme que j'avais jadis hissé au sommet, scellèrent mon destin dans une douleur insoutenable. Mais la mort n'était qu'un début. Un sursaut, un réveil brutal. Je me suis retrouvée à nouveau dans mon lit, dans ma propre chambre, le jour même de ce mariage maudit. Cette fois, je ne serais plus la victime naïve. Les ténèbres m'avaient révélée ma véritable nature. Ils voulaient le mariage ? Ils l'auraient. Mais ce serait leur ruine, et ma plus belle revanche. Le spectacle ne faisait que commencer, et c'est moi qui tirerais le rideau final.

Introduction

Dans le tourbillon glamour de la haute couture parisienne, je m'appelais Amélie Dubois, une étoile montante, l'amour dans le cœur et des rêves plein la tête.

Un acte de bravoure, pour sauver une légende de la mode, m'a laissée brisée, mon corps meurtri, ma carrière en suspens.

Pourtant, à mon réveil, la réalité fut encore plus atroce que mes blessures : mon fiancé, Alexandre, et Clara, ma cousine adoptive que j'aimais comme une sœur, avaient volé ma vie, ma réputation, mon amour, conspirant à ma perte. J'ai été impuissante face à la trahison de ma propre famille, mes parents, aveuglés par la célébrité et l'argent, s'étant rangés de leur côté.

J'ai tenté de m'opposer à leur mariage, mais ce fut ma fin. Trente-neuf coups de couteau, assénés par Alexandre, cet homme que j'avais jadis hissé au sommet, scellèrent mon destin dans une douleur insoutenable.

Mais la mort n'était qu'un début. Un sursaut, un réveil brutal. Je me suis retrouvée à nouveau dans mon lit, dans ma propre chambre, le jour même de ce mariage maudit. Cette fois, je ne serais plus la victime naïve. Les ténèbres m'avaient révélée ma véritable nature.

Ils voulaient le mariage ? Ils l'auraient. Mais ce serait leur ruine, et ma plus belle revanche.

Le spectacle ne faisait que commencer, et c'est moi qui tirerais le rideau final.

Chapitre 1

Les ténèbres étaient froides et silencieuses.

Je flottais dans ce vide, revivant sans cesse la douleur aiguë qui avait mis fin à ma vie. Trente-neuf coups de couteau. C'est le nombre de fois qu'Alexandre Mercier, mon fiancé, l'homme que j'avais sorti de l'anonymat pour en faire un designer en vogue, m'avait poignardée.

Son visage, déformé par une haine que je n'avais jamais soupçonnée, était la dernière image gravée dans ma mémoire.

« Clara, en tant que cousine adoptive, n'avait qu'un seul souhait, m'épouser. Pourquoi lui as-tu volé ça ? Tu es déjà une créatrice reconnue, n'est-ce pas suffisant ? Aujourd'hui, tu vas payer pour Clara ! »

Chacun de ses mots était un coup plus profond que la lame elle-même. Il voulait me déchirer en mille morceaux, lui qui avait tout obtenu grâce à moi.

Tout avait commencé six mois plus tôt, lors de ce fameux défilé de mode. J'étais Amélie Dubois, une créatrice montante, pleine de rêves et d'amour pour ma famille. Ce jour-là, un projecteur s'est détaché de la structure métallique, menaçant d'écraser la plus grande styliste du pays, Madame de Valois. Sans réfléchir, je me suis jetée pour la protéger.

L'accident m'a laissée gravement blessée, ma carrière de créatrice presque anéantie. Mais mon sacrifice n'a pas été vain. Reconnaissante, Madame de Valois m'a promis une renommée internationale. Du jour au lendemain, ma famille a été propulsée sous les feux des projecteurs. Mon père, un modeste tailleur, est devenu un couturier de renom. Mon fiancé, Alexandre, a vu sa petite marque décoller, recevant des commandes prestigieuses. Tout ce que je désirais pour eux s'était réalisé.

Pendant ma longue convalescence, je me réjouissais de leur succès, attendant avec impatience de les retrouver. Mais à mon retour, j'ai découvert une réalité glaçante. Ma cousine adoptive, Clara Leclerc, celle que mes parents avaient recueillie et que j'avais aimée comme une sœur, était devenue la nouvelle coqueluche de l'industrie. Elle portait mes créations, recevait les éloges qui m'étaient destinés, et charmait tout le monde avec une histoire poignante sur la façon dont elle s'occupait de sa pauvre cousine blessée.

Le pire était à venir. Mes propres parents, aveuglés par le succès et le prestige que Clara leur apportait, avaient secrètement arrangé son mariage avec mon fiancé, Alexandre. Mon mariage.

Le jour J, je me suis précipitée à la maison, juste à temps. J'ai vu Clara, resplendissante dans la robe de mariée que j'avais moi-même dessinée, s'apprêtant à monter dans la voiture nuptiale. Je l'ai arrêtée. Le scandale a éclaté, le mariage a été annulé. Humiliée, Clara a tenté de se suicider en se jetant dans la Seine, un acte théâtral qui a retourné toute l'opinion publique contre moi.

Pour sauver les apparences et apaiser la situation, Alexandre a finalement accepté de m'épouser. Mais la nuit de noces, il a révélé son vrai visage. La haine dans ses yeux n'était pas feinte. Il m'a poignardée, encore et encore, pour venger sa précieuse Clara. Trente-neuf fois. Le dernier coup a transpercé mon cœur.

Une douleur fulgurante me saisit, non pas celle des coups de couteau, mais une douleur vive, réelle, dans mon bras.

J'ouvre les yeux brusquement.

La lumière du jour filtre à travers les rideaux de ma chambre. Ma propre chambre, dans la maison de mes parents. Je suis vivante.

Des bruits de pas précipités et des voix agitées résonnent depuis le rez-de-chaussée.

« Dépêchez-vous ! La voiture du marié va bientôt arriver ! Clara est-elle prête ? »

C'est la voix de ma mère.

Je regarde le calendrier sur ma table de chevet. C'est le jour du mariage. Le jour où, dans ma vie passée, j'ai tout fait pour empêcher Clara d'épouser Alexandre. Le jour qui a scellé ma propre mort.

Un sourire froid se dessine sur mes lèvres.

Cette fois, je ne m'opposerai pas.

Au contraire.

Je me lève, le corps encore endolori par le souvenir fantôme de mes blessures. Je dois agir vite. Je ne vais pas au mariage.

Je vais au ministère de la Culture.

Je vais leur montrer à tous le prix à payer quand on défie les puissants. Vous vouliez ce mariage ? Très bien. Je vous l'offre.

Et avec, je vous offre votre propre ruine.

Cette fois, je ne serai plus la victime naïve. Je serai l'architecte de leur chute.

Clara, Alexandre, Maman, Papa... le spectacle ne fait que commencer.

Et je serai celle qui tirera le rideau final.

Chapitre 2

Je me lève du lit, chaque mouvement délibéré et calme. En bas, le chaos continue. La voix de ma mère, habituellement douce, est stridente d'excitation et de stress. Elle crie des ordres aux domestiques, s'assurant que tout est parfait pour sa précieuse fille adoptive, Clara.

Dans ma vie précédente, à ce moment précis, j'étais en larmes, le cœur brisé, essayant désespérément de parler à mes parents, de leur rappeler que j'étais la fiancée, pas Clara. Leur seule réponse avait été des regards froids et des paroles blessantes.

« Amélie, sois raisonnable. Clara aime Alexandre. Ton accident a tout changé. C'est mieux ainsi pour la famille. »

Cette fois, il n'y aura ni larmes, ni supplications.

Je m'habille rapidement, choisissant une robe simple mais élégante, loin de la tenue de mariage qui m'attendait. Alors que j'ouvre la porte de ma chambre, je tombe sur ma mère qui montait les escaliers.

Son visage se fige en me voyant. La joie laisse place à l'agacement.

« Amélie ! Que fais-tu habillée comme ça ? Tu devrais te reposer. C'est un grand jour pour ta cousine. »

Elle ne mentionne même pas que c'était censé être mon grand jour.

Je la regarde droit dans les yeux, mon expression neutre.

« Je sors. »

« Tu ne vas nulle part ! » s'exclame-t-elle, se plaçant devant moi pour me bloquer le passage. « Ne va pas gâcher le mariage de Clara. Elle a déjà tellement souffert. Tu ne peux pas être aussi égoïste ? »

Égoïste. Le mot résonne étrangement. Moi, qui ai sacrifié ma santé et ma carrière pour une femme que je connaissais à peine, par pur réflexe d'empathie. Moi, dont le sacrifice a enrichi toute cette famille.

Je ne perds pas mon temps à argumenter. Je la contourne et commence à descendre les escaliers.

« Arrêtez-la ! » crie ma mère aux deux bonnes qui se trouvent en bas.

Les deux femmes, Jeanne et Marie, qui m'ont vue grandir, échangent un regard mal à l'aise mais obéissent. Elles se plantent devant la porte d'entrée, me barrant la route.

Je m'arrête sur la dernière marche, mon regard se durcissant.

« Poussez-vous, » dis-je d'une voix basse mais ferme.

« Mademoiselle Amélie, s'il vous plaît, ne nous rendez pas les choses difficiles, » murmure Jeanne, l'air suppliant. « Madame Dubois nous a donné des ordres. »

Je comprends alors la profondeur de leur trahison. Mes parents ne sont pas seulement aveuglés, ils sont activement complices de cette mascarade, prêts à me séquestrer pour assurer le bonheur de Clara et la consolidation de leur nouveau statut. Une vague de colère froide me submerge, mais je la contiens. La colère est une émotion. J'ai besoin d'être une stratège.

Mon regard tombe sur la table de travail de mon père dans le vestibule. Une grande paire de ciseaux de tailleur y est posée. Des ciseaux lourds, en acier, capables de couper à travers des couches épaisses de tissu.

D'un pas rapide, je m'en saisis.

Les deux bonnes reculent, effrayées. Ma mère pousse un cri étranglé depuis le haut des escaliers.

Je ne brandis pas les ciseaux comme une arme. Je les tiens simplement dans ma main, la pointe vers le bas. C'est un symbole. Un symbole de mon art, de ce qui a fait leur fortune, et maintenant, un symbole de ma détermination.

« La dernière fois que je vous le dis. Écartez-vous de mon chemin. »

Mon père, attiré par le bruit, sort de son atelier. En voyant la scène, son visage s'assombrit.

« Amélie, pose ça immédiatement ! Qu'est-ce que tu crois faire ? Tu vas ruiner cette famille avec tes caprices ! »

Je laisse échapper un petit rire, dénué de toute chaleur.

« Ruiner la famille ? Père, qui a fait de toi le couturier de renom que tu es aujourd'hui ? Qui a permis à Alexandre d'obtenir le soutien de la maison Mercier ? Qui a donné à cette famille le prestige dont vous vous vantez tant ? »

Je fais un pas en avant. Ils reculent tous.

« Vous vivez dans cette maison, vous portez ces vêtements, vous profitez de cette réputation, tout ça grâce à mon sacrifice. Et vous osez parler de ruine ? La seule ruine que je vois est celle de votre gratitude et de votre décence. »

Je me tourne vers la porte. Les bonnes n'osent plus bouger. Mes parents sont figés, choqués par mon ton glacial et mes paroles accusatrices.

J'ouvre la porte d'entrée. Une voiture noire et luxueuse est déjà garée devant, le chauffeur se tenant respectueusement à côté de la portière ouverte. Je l'avais commandée tôt ce matin, sachant que j'aurais besoin d'une issue.

Je me retourne une dernière fois vers ma famille pétrifiée.

« Profitez bien du mariage. Ce sera le dernier événement heureux que cette famille connaîtra. »

Je monte dans la voiture sans un regard en arrière, laissant derrière moi les visages stupéfaits de ceux qui m'ont trahie. La portière se referme dans un bruit sourd, m'isolant de leur monde.

« Au manoir de Valois, s'il vous plaît, » dis-je au chauffeur.

La voiture démarre en douceur, s'éloignant de la maison qui fut autrefois mon foyer et qui est maintenant le théâtre de ma première vengeance.

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