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Aimer sans être aimé

Aimer sans être aimé

Auteur:: Rêverie
Genre: Romance
L'amour se heurté souvent aux sombres abîmes de la trahison et du regret. Mélissa, une femme déchirée par ses désirs et ses obligations, se retrouve piégé dans une relation vouée à la tragédie. Aux côtés de Jason, un homme marqué par la guerre et rongé par ses propres démons, elle tente de redéfinir ce que signifie aimer et être aimé. Mais à travers des moments de passion intense, et d'instants de doute, elle découvre que l'amour, peut être une force destructrice autant qu'une source de rédemption surtout quand il n'est pas réciproque. Pourra-t-elle sortir indemne de ce jeu dangereux où se mêlent tendresse et violence ?

Chapitre 1 Chapitre 1

C'était il y a bien longtemps, en 2002, aux derniers jours de juillet. Le soleil du matin baignait doucement l'appartement de ses rayons tièdes. Comme à l'accoutumée, le téléphone se mit à sonner vers midi.

Il se précipita, trébuchant sur sa valise remplie de ses livres précieux, éparpillés parmi des vêtements et des chaussures d'été jetés à la hâte hors de sa garde-robe surchargée. Le téléphone continuait à sonner, il se releva, parcourut en hâte les derniers pas et décrocha le combiné. La voix familière de celle qu'il chérissait tant résonna. Il n'avait pas dit « allô », il ne le disait jamais à midi. À cette heure-là, qu'il appelait « l'heure de la faim », il se nourrissait aussi des mots qui le calmaient. Ce n'était qu'ainsi qu'il pouvait manger en paix.

La voix :

- Jason, c'est maman ! Tu devrais vraiment aller à la réception pour la thèse de Michel, ton ami. Je suis certaine qu'il y aura des gens bien, sérieux. Peut-être même des amies à te présenter...

- Bonjour maman, écoute, j'ai déjà pris ma décision. J'ai envie de changer d'air, de m'évader dans un endroit plus exotique...

- Tu ne pourrais pas, pour une fois, rester en France et découvrir ton propre pays ? Tu pars toujours dans tous les sens pour tes vacances...

- ...

- Jason, tu devrais vraiment m'écouter. Tu vas encore penser que c'est ta mère qui te fatigue, pardonne-moi mais...

- Maman, je te remercie, mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée d'aller à la thèse de Michel. Il m'a prévenu trop tard pour son cocktail. Et puis... crois-moi, s'il y avait une rencontre importante à faire, il m'en aurait probablement parlé, non ?

- Il n'ose pas, il ne veut pas te déranger...

- Écoute, j'ai choisi de partir, et crois-moi, ce n'était pas une décision facile. Je pense vraiment que c'est mon destin maintenant...

- N'exagère pas.

- Je ne sais pas, mais en tout cas, ça répond à mon besoin constant d'évasion. D'évasion, et non de fuite, chère maman !

- D'accord Jason, peut-être as-tu raison après tout. Pardonne-moi d'insister, j'essaie juste de faire ce qui est le mieux pour toi, sans te forcer la main. C'est toi qui décides au final. Tu as mangé ?

- Pas encore, j'étais en train de faire ma valise.

- Tu vas manger quoi ?

- Ne t'inquiète pas, je me débrouille.

- J'ai du dolma (tomates ou courgettes farcies de viande hachée et de riz), et du keşkek (une sorte de purée de blé dur longuement battue, avec du poulet ou du bœuf bouilli) à la maison, c'est tout chaud, si tu veux venir...

- ...

- Et j'ai du beureg (sorte de chausson farci au fromage de chèvre, persil et gruyère) bien chaud, je ne l'ai pas frit cette fois-ci, juste passé au four, sans beurre !

Elle avait prononcé le mot beureg, cela suffisait. Les yeux de Jason s'illuminèrent, une joie intense l'envahit.

- Je ne te crois pas !

- Si, Jason, je te le jure !

- J'arrive !

Elle savait qu'elle avait gagné, qu'elle n'avait plus besoin d'ajouter quoi que ce soit.

- ...et j'ai mis la juste dose de tommes de chèvre et de gruyère, avec les meilleurs persils du marché...

- Ne dis plus rien maman ! Ça suffit ! Tu me fais trop envie !

Elle riait :

- Allez, viens vite, on t'attend.

- J'arrive ‼ Que dis-je, je vole ‼

Maman Naomie était heureuse quand elle touchait Jason en plein cœur, confirmant ainsi l'étendue de son pouvoir, entièrement dédié à l'amour. Elle donnait des ailes à Jason, qui s'envolait vraiment, elle en était convaincue. Elle sourit en reposant le téléphone sur la petite table dans l'entrée. Elle se dit : « Mon petit, comme je l'aime, comme je suis heureuse, heureuse, heureuse... » Puis, fragile, elle se releva difficilement de sa chaise, traînant avec peine ses jambes frêles, comme si elles étaient portées uniquement par ses pieds, qu'elle glissait avec toute sa force pour avancer. Heureuse, elle retourna à la cuisine pour parfaire les derniers préparatifs.

Maman Jason savait comment toucher son fils par les émotions. Elle cuisinait les beuregs, les façonnant avec soin, de la préparation de la pâte jusqu'à la cuisson. Malgré ses mains déformées par la maladie, elle leur donnait vie avec un sourire et une joie débordante. On aurait pu voir l'amour émaner du bout de ses doigts tordus.

Pour Jason, la suite était un plaisir gustatif incomparable, lorsque le fromage fondu, parfumé de persil et d'amour, se répandait à travers la pâte souple, s'étalant délicatement sur ses papilles en extase. Des « ohh ! » et des « ahh ! » de pur bonheur s'échappaient, enrichissant ces moments parfaits qui filaient toujours trop vite.

Chapitre 2 Chapitre 2

Jason était un jeune homme au physique très méditerranéen. Ses cheveux bouclés d'un châtain foncé et ses yeux marrons, soulignés par des sourcils épais et parfaitement horizontaux, apportaient une chaleur particulière à son visage et à son regard. Son nez, droit et équilibré, trouvait naturellement sa place au milieu de ce visage dont le bas était illuminé par des lèvres charnues et délicatement dessinées, une invitation troublante aux plaisirs de l'amour.

Il était surtout fier de ses fessiers bien formés et de ses longues jambes musclées, que la génétique et le sport avaient sculptées avec soin.

Jason se consacrait avec passion à sa carrière d'architecte. Son besoin constant de création, de nouveauté et de beauté s'exprimait pleinement dans son travail. Il était fasciné par les édifices qui sortaient de l'ordinaire, profondément ému par la beauté d'un bâtiment, et parfois, secrètement, il en pleurait devant la grâce et la poésie qu'il percevait. Il construisait des bâtiments de la même manière qu'il construisait sa vie : en liberté, sans se laisser entraver par les modes ou les conventions qui pourraient limiter sa créativité. Il admirait les œuvres d'art des siècles passés, respectant l'immense travail, le courage et la patience investis pour les bâtir, comme les palais de Venise, ses églises, ses théâtres, tous créés par amour du beau, qui guidaient la main des artisans.

Jason voyait souvent la vie comme une accumulation de quantité, de rendement, de productivité, menant souvent à la vacuité et à la tristesse. Pourtant, il était fréquemment touché, presque étonné, par la lueur de joie qui brillait dans les yeux de ceux qui étaient passionnés par leur travail. Leur sueur exhalait la joie de vivre et la satisfaction du travail bien fait.

Lors de ses voyages, il aimait découvrir des styles architecturaux inconnus, qui le bouleversaient et faisaient battre son cœur, comme un adolescent amoureux. Il avait fondé sa propre agence d'architecture pour devenir indépendant, ne dépendre de personne et ne pas être freiné dans ses choix et ses orientations. Jason détestait l'industrialisation du travail qui étouffait l'originalité et la qualité, il n'aimait pas arracher les vieux arbres, gardiens de la mémoire, et il n'aimait pas bétonner sans réflexion. Il cultivait la qualité, le travail lent et joyeux, et aimait se rendre sur les chantiers pour être au contact des maçons, dont certains, véritables artistes, chantaient et sifflaient avec talent, improvisant d'étonnants opéras. Jason se glissait dans l'ombre chaude des murs qui s'élevaient et des toits qui prenaient forme, au milieu des échafaudages, des bétonnières, des pelles et truelles, des sacs de ciment, des tas de sable et de gravier, ainsi que d'autres matériaux, comme les briques et les moellons, la chair des murs. Il se promenait parmi ces ruines grandioses qui s'élevaient peu à peu. Il écoutait le bruit sourd des taloches qui égalisaient et lissaient le plâtre, le crépitement musical des truelles qui écrasaient le mortier dans les joints des moellons. Aux beaux jours, tôt le matin ou à l'approche du crépuscule, il respirait parfois, mêlé aux odeurs de ciment et de sable, le parfum de la menthe et des fleurs sauvages, du chèvrefeuille et des vieux seringas, souvent abandonnés au fond des jardins.

Jason aimait converser avec les maçons, les invitant parfois à déjeuner chez ses parents lorsque le chantier n'était pas trop éloigné. Il était ravi de leur faire goûter les beuregs, les dolmas, et les paklavas, ces mets festifs que sa mère préparait en chantonnant, heureuse d'accueillir ces hommes au métier dur et noble. Jason observait avec amusement et attention les expressions de surprise et les yeux grands ouverts, comme ceux d'enfants émerveillés, devant la saveur unique des spécialités de sa mère. L'hospitalité et la chaleur humaine faisaient partie des nombreux talents de maman Naomie, et elle tenait à ce que ses invités se sentent heureux et comblés. Elle se souciait toujours, sincèrement, du bien-être de ses convives, de leur vie, de leur famille, et s'émouvait lorsqu'elle découvrait leurs soucis ou leurs peines.

Pour Jason, son métier devait être une fête, et chaque personne travaillant avec lui devait partager cette expérience, être enchantée et vivre des moments riches en souvenirs impérissables. Il ne retenait que le meilleur de chaque chose, pressant et recueillant sans cesse le suc de la vie.

Jason vivait dans un petit village provençal, au premier étage d'une vieille maison en pierre. Cette maison appartenait à une dame très âgée qui résidait au rez-de-chaussée. La vieille femme avait une unique dent, une énorme canine qui dépassait de sa lèvre supérieure pour se planter presque dans son menton, à la manière d'une orque. Cette dent solitaire, jaunie par le temps, tenait à peine dans sa gencive, qui laissait de plus en plus la dent s'échapper, enveloppée dans un manteau de tartre grisâtre. La vieille en était pourtant fière et ne se plaignait jamais de difficultés à mâcher. Quand elle recevait des amies pour jouer aux cartes ou quand Jason venait pour payer le loyer, elle souriait largement, exposant sa seule et longue dent. Son rire éclatant et strident, faisait résonner la pièce et effrayait ses chats qui fuyaient aussitôt.

C'est dans cette ambiance singulière, dans ce village perché en Provence, que Jason trouvait la concentration pour dessiner près de sa fenêtre, dominant les champs d'oliviers et de lavande qui peignaient les collines environnantes de leurs nuances lilas en été.

Ses parents habitaient à proximité, dans un mas en pierre au style mélangeant le provençal et le toscan. La maison, conçue par son père Carlos, un architecte à la retraite, se dressait fièrement au milieu d'un grand parc vallonné, peuplé de cèdres, de pins, d'oliviers et de mimosas. Jason chérissait sa petite famille. Ses parents, Naomie et Carlos, lui avaient offert une petite sœur, Alina, dix ans plus jeune que lui. Alina, étudiante en vétérinaire à Montpellier, était temporairement éloignée de la famille. Yves, son frère aîné de trois ans, père de deux filles, gérait une vaste oliveraie. Marié très jeune, Yves avait rapidement trouvé la stabilité émotionnelle, contrairement à Jason, qui alternait entre des phases de turbulences sentimentales et de précaires accalmies affectives.

Les parents de Jason étaient, depuis longtemps, atteints de maladies chroniques. Naomie, malgré la maladie qui la rongeait lentement, restait le cœur battant de la famille. Elle écoutait, consolait, insufflait la vie avec une volonté indomptable. "La vie est longue, mes enfants", répétait-elle, malgré la douleur qui la rongeait, la privant de certains de ses orteils et doigts. Dans ses yeux, on ne voyait que la douceur de ses pensées et de ses rêves. Elle répétait sans cesse que la vie était belle, qu'il ne fallait pas écouter ceux qui disaient qu'elle passait trop vite. Ses paroles, pleines de douceur et de détermination, rassuraient tous ceux qui l'entouraient, dissipant les doutes et les peines.

Chapitre 3 Chapitre 3

Michel, ami d'enfance de Jason, venait de terminer ses études de médecine et s'apprêtait à passer sa thèse. En attendant, il travaillait avec Yves, l'aidant dans la commercialisation de son huile d'olive, bénéficiant de l'appellation contrôlée de la région de Nyons. Michel était comme un deuxième frère pour Jason. Ensemble, ils avaient passé leurs étés à Saint-Cyr-sur-Mer, explorant les plages enchanteresses et s'adonnant à des parties de beach rugby.

À présent, tous deux célibataires, ils profitaient d'une liberté presque totale, leur permettant de voyager à leur guise, de vivre des aventures amoureuses éphémères, ponctuées de correspondances qui se dissipaient rapidement.

Jason jouissait d'une grande autonomie dans son travail, une liberté qu'il avait ardemment souhaitée et cultivée. Il pouvait s'accorder des pauses quand il le souhaitait, selon ses humeurs et ses envies. Le secret de son bien-être résidait dans l'équilibre qu'il trouvait entre son travail, passionnante mais parfois envahissante, et le reste de sa vie : la littérature, la musique, le sport, les voyages, et les rencontres, préférablement hors du cadre professionnel. La littérature, un compagnon fidèle, l'accompagnait partout, et il débutait souvent un nouveau livre avant d'avoir terminé le précédent, choisissant ses lectures en fonction de son humeur ou de la météo.

Jason et Michel avaient décidé de passer quelques jours ensemble en Grèce, à la mi-juillet. Mais avant ça, Jason voulait s'offrir une pause en solitaire, une sorte de retraite mentale bienfaisante. Il rêvait de la mer, de longues heures à flotter dans l'eau salée, de savourer la chaleur douce du crépuscule sur une plage où le sable était si fin qu'il en aurait presque eu envie de le goûter. Il avait besoin de cet isolement pour réorganiser ses pensées et ses désirs les plus profonds.

Choisir la destination parfaite n'était cependant pas simple avec toutes les options qui s'offraient à lui. Pour Jason, le début de l'été était crucial, car il déterminait la suite des deux mois d'été sacrés, juillet et août, et il voulait les vivre dans un état d'esprit optimal, sans la moindre frustration. Alors, où partir ? C'était la question qui le hantait. Vers quelle terre se diriger ? Qu'allait-il découvrir, qui allait-il rencontrer ? Des hommes, des femmes ? Des relations durables ou éphémères, superficielles ou profondes, enrichissantes ou ennuyeuses ? Amour ou amitié ? L'amour, évidemment, ce joyau rare et fragile qu'il faut entretenir avec soin.

Mais où aller cette année encore ? Jason redoutait le vide que l'été pouvait parfois apporter. Une année s'écoulait si vite, pleine d'espoirs, puis l'été revenait, chargé de promesses, saison magique où les sens s'exacerbaient, où il espérait une rencontre merveilleuse, un événement qui laisserait une trace durable dans son âme.

Voilà ce qui préoccupait Jason, ce chasseur de rencontres, toujours en quête de ces moments qui pimentaient sa vie de célibataire et d'amant de passage. Hier encore, avant l'appel de sa mère Naomie, cette indécision le tourmentait : il n'avait toujours pas choisi sa destination, et c'était vendredi. Il devait absolument se décider, sinon il risquait de passer la première semaine de ses vacances à errer chez lui, au lieu de se retrouver au soleil.

Les jours et les heures défilaient, et son indécision devenait de plus en plus inconfortable, alimentée par les conseils de sa famille. Sa mère et sa sœur Alina insistaient pour qu'il reste assister à la thèse de Michel. Mais celle-ci était un mercredi, en plein milieu de la semaine, gâchant ainsi sa première semaine d'évasion. Chaque jour, son père lui suggérait un nouvel endroit, tandis que son frère Yves lui en proposait un autre, tout en lui rappelant de ne pas oublier son anniversaire le week-end prochain. Tous semblaient certains de leurs conseils, prônant des lieux sûrs où il ferait des rencontres intéressantes.

Depuis quelques jours, une pensée le hantait : tout serait plus simple si tout était tracé d'avance, si quelqu'un choisissait à sa place, l'épargnant du fardeau de la décision. Surtout lorsque cette décision dépendait du hasard, ce hasard qu'il détestait tant, qui s'immisçait avec insolence dans ses choix. Ce hasard lui faisait peur, comme un vertige paralysant, car choisir un lieu plutôt qu'un autre reposait sur un équilibre précaire. Il savait que sa décision pourrait finalement se réduire à la disponibilité d'une place dans un avion ou à la voix agréable d'un agent de voyage au téléphone.

Il regrettait l'époque de son enfance, quand ses parents décidaient pour lui, et il enviait ceux qui optaient pour des séjours tout compris, ne connaissant pas l'angoisse du choix. Mais aucun critère ne se démarquait pour trancher sa décision, car l'essentiel pour lui était de faire des rencontres, et cela ne simplifiait rien. Il rêvait d'un amour passionné, d'une rencontre parfaite, peu importe le lieu, même si un peu de mer, de soleil et de sable fin ne serait pas de refus.

Il voulait une rencontre idéale, une mise en scène parfaite, comme ces premières fois qui imprègnent le présent de félicité pure. Il se prépara mentalement et contacta une agence de voyage. Composer le numéro était un acte grave, car il savait que l'instant où il appellerait pourrait changer complètement sa destination, l'amenant d'un monde à l'autre, d'un destin à l'autre. L'idée de devoir rappeler, ne serait-ce qu'une fois, le stressait énormément, comme un faux départ dans une course, cette tension intense qu'il devait supporter seul. Mais il se reconcentra, se vida l'esprit du premier départ manqué, et se prépara à ce prochain appel, l'unique départ qui comptait.

Il avait profité d'un moment de tranquillité dans la matinée, se concentrant pour composer le numéro de l'agence au moment qu'il estimait être parfait pour réserver. Mais à l'autre bout du fil, une voix agréable lui répondit :

- Monsieur, pourriez-vous rappeler plus tard ? Nous avons un souci avec notre système informatique...

Sans perdre de temps, il tenta sa chance avec une autre agence, encore dans l'élan de sa première tentative :

- Désolé, nous n'avons plus de place. Si vous aviez appelé une minute plus tôt, vous auriez eu de la chance, dit une autre voix douce, avant d'ajouter : Mais j'ai autre chose à vous proposer : un séjour tout compris dans un club Med en Italie, ça vous intéresse ?

Jason, un peu amusé, répondit :

- Pourquoi pas.

- Attendez, laissez-moi vérifier... Oui ! Il reste une place à Otranto.

Curieux, Jason demanda :

- C'est où, Otranto ?

- C'est au sud de l'Italie, très sympa, à la pointe de la botte, répondit-elle avec enthousiasme. Il y a de belles plages, des bungalows confortables, des activités en journée, du sport, des spectacles, des soirées... Ça vous tente ?

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