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Aimer à nouveau.

Aimer à nouveau.

Auteur:: Jessy chro
Genre: Milliardaire
Alors qu'il a perdu sa femme et son enfant dans un accident de voiture, Joachim SAYANG a très vite perdu goût à la vie et perdu espoir en l'amour, pour lui il n'est plus question d'aimer. Il pense ne plus pouvoir aimer une femme comme sa défunte épouse mais c'est sans compter sur Nadia SILLAS une jeune belle femme, douce et battante par dessus tout qui réussira à lui briser cette carapace sous laquelle il se cache et à faire fondre son cœur de glace.

Chapitre 1 Prologue

AIMER À NOUVEAU ?

#PROLOGUE

Banjul, Gambie.

Une ambulance vient freiner brusquement devant l'hôpital dénommé "Royal Victoria" situé dans la ville de Banjul, capitale de la Gambie. Les ambulanciers ouvrent précipitamment les portières arrières et trainent le brancard hors de la voiture. Sur ce brancard est couchée une jeune femme grièvement blessée. Elle saigne beaucoup de la tête et de l'entrejambe. Le pire est qu'elle est enceinte. Sa longue robe blanche qui lui recouvre les orteils s'est métamorphosée en une robe de couleur rouge à cause du sang. À première vue, on peut immédiatement déduire qu'elle a fait un accident très grave. L'équipe des médecins et des chirurgiens sont déjà sur place. Ils ont été alertés d'avance et ont pris leur disposition. Quatre médecins accourt vers les ambulanciers et prennent la relève. Ensemble, ils poussent le brancard avec la jeune femme à l'intérieur de l'hôpital plus précisément dans le bloc opératoire.

[De longues heures plus tard....]

L'atmosphère est lourd et pesant. La peur est palpable au sein de ce bloc opératoire. La patiente est couchée sur le lit entourée par une multitude de chirurgiens les plus doués et compétents dans leur domaine. La peur et l'angoisse se lit sur leur visage. Leur front qui au départ était sec est désormais humidifié par des gouttes de sueur. Ils connaissent déjà le verdict mais refusent d'y croire. Ils se regardent nerveusement dans les yeux. Le bébé est mort dans le ventre et il a fallu une césarienne pour le faire sortir du ventre de sa mère. Ça fait déjà un être de perdu, pas question d'en perdre le second qui est la mère. Ils font tout leur possible pour la sauver même si ses chances de survie sont extrêmement minimes. Perdre la mère et l'enfant ? Se demandent-t-ils tous au fond d'eux.

Pendant que le chirurgien en chef est occupé à faire son travail de la plus excellente des manières, les yeux de son assistante vont se poser sur le cardiogramme et un large sourire illumine son visage. Enfin une lueur d'espoir à l'horizon !

_Docteur regardez ! Son rythme cardiaque se stabilise. S'écria-t-elle les larmes aux yeux et le sourire aux lèvres. C'est une bonne chose. Tout n'est pas encore perdu.

Les yeux du docteur vont se poser à leur tour sur le cardiogramme. Un soulagement se lit sur son visage. Il est devenu plus détendu. Ses collègues également. Malheureusement, leur joie sera de très courte durée parce que ses yeux ont à peine quitté l'écran du cardiogramme que les mouvements du cœur de la patiente deviennent anormaux. Son cœur ne bât presque plus.

_Oh non non non ! Passez-moi le défibrillateur vite, ordonne le médecin en chef en déchirant la chemise d'hôpital de la patiente au niveau de la poitrine.

Son assistante met l'appareil en marche et relie les circuits électroniques à la poitrine de la patiente. Une décharge électrique est ensuite propulsé dans son corps mais rien n'est fait.

_Augmente la décharge. Augmente la décharge crie le docteur tout tremblant.

La jeune assistante s'éxecute et augmente la décharge à son maximum qu'un être humain peut supporter. À cet instant, tous les regards sont figés sur le cardiogramme. Ils espèrent une amélioration du rythme cardiaque mais au lieu de se stabiliser, celui-ci ne cesse de diminuer et pour finir devient nul. Le cœur de la patiente ne bât plus. Ils l'ont perdu.

Le médecin en chef ne sait à quel moment précisément il s'est retrouvé au sol. Malgré ces efforts pour contenir ces larmes, celles-ci ne lui obéissent pas. Toute l'équipe est en larmes. En temps normal, ça ne devrait pas être le cas vu que ce sont les risques du métier et ils ont l'habitude de rencontrer ces genres de situations mais en dehors de la blouse blanche, en dehors du "métier" ils sont également des êtres humains qui ont des sentiments et un être humain est toujours attristé par la perte de son semblable encore que ce semblable n'est rien d'autre qu'une future mère et son bébé. Quelle tragédie ! Comment annoncer cela aux proches et à la famille ?

En parlant de famille, celle de la jeune femme est déjà sur place et s'impatiente dans la salle d'attente. Tout le monde est présent en commençant par les grands-parents pour finir sur les neveux et cousins. Un homme vient de faire son entrée dans l'hôpital et les aperçoit au loin. Cet homme n'est rien d'autre que le mari de la victime. Il devrait voyager pour l'extérieur aujourd'hui mais comme vous pouvez le deviner, son vol a été annulé lorsqu'il a appris ce qui est arrivé à sa bien aimée. Derrière lui, se trouve une jeune femme qui tient un tas de dossiers en main. C'est son assistante.

_Joachim tu es là. Sanglota sa belle-mère en le voyant venir. Ma fille Joachim.

Elle court et va enlacer son beau-fils avant d'éclater en sanglots.

Joachim : Je suis là maman. Tente de le réconforter celui-ci. Qu'est ce qui s'est passé ?

_Elle.....elle..... elle a eu un accident, fait-elle l'effort d'expliquer. Elle était sortie pour faire des achats pour le bébé comme elle aime si bien le faire. Je ne comprends pas ce qui s'est passé. Je ne comprends pas.

Ses pleurs s'amplifient de plus belle. Son beau-fils la suit dans cette lancée et commence à pleurer aussi. Il ne veut pas imaginer une seconde qu'il puisse arriver quelque chose d'horrible à sa femme ou à son enfant. Stella BOLUBE est sa raison d'être. Sans elle, lui Joachim SAYANG n'est rien.

_Ma fille Joachim, ma Stella continua de sangloter sa belle-mère.

Joachim : Il ne lui arrivera rien maman. Croyez moi dit-il la gorge nouée. Ma femme et mon enfant vont s'en sortir, je........

_Voilà les docteurs, cria la grand-mère pour les prévenir.

Tous, ils détournent les regards et voit le docteur venir vers eux. Joachim fut le premier à aller à la rencontre du médecin.

Joachim : Docteur comment va ma femme et mon enfant? Je peux la voir ? Elle se trouve dans quelle chambre ?

Des tas de questions qui ne trouvent toujours pas de réponse de la part du docteur. Le silence du docteur fait très peur. La mine qu'il affiche laisse déjà comprendre que quelque chose ne va pas mais Joachim ne veut même pas considérer ces détails qui lui parlent plus que n'importe quel mot.

_Mais repondez bon sang, où est ma fille ? S'énerva sa belle mère en s'attaquant au col de la blouse du médecin. Repondez, où est ma fille ?

Joachim : Maman c'est bon, il va parler. Tente-t-il de lui faire entendre raison. Calmez-vous.

Étonnée par l'attitude qu'elle vient d'avoir, sa belle-mère relâche le col de la blouse du médecin et s'excuse. Elle n'a jamais voulu faire ça mais la vérité est qu'elle n'en peut plus de tout ce suspense. Son cœur de mère n'arrive plus à supporter cela. Elle est à bout.

Joachim : On a déjà assez patienté docteur, parlez maintenant. S'impatiente-t-il également.

Avant de rompre une bonne fois pour toute ce silence, le médecin jette un regard à chacun d'eux puis dit d'un ton désolé :

_La patiente n'a pas survécu. Elle et le bébé ont malheureusement succombés suite à cet accident. Mon équipe et moi avons fait notre possible mais......

Au moment où il parlait, la mère de la victime de même que sa grand-mère sont tombés dans les vapes. Les autres tentent de les réveiller tout en étant encore sous le choc de ce qu'ils viennent d'entendre. Les pleurs ne tardent pas à raisonner. Joachim se tient toujours debout devant le médecin et reste figé comme une statue.

Joachim : Non, non, non. Dîtes moi que ce n'est pas vrai docteur marmonne-t-il les lèvres vibrantes et le visage mouillé par les larmes. Dîtes-moi que ma Stella est vivante.

_Je suis désolé monsieur, mes sincères....., Essaya de debuter le médecin mais il fut très vite interrompu dans ses dires par les coups de poing sauvage de Joachim.

Joachim : POURQUOI ? POURQUOI VOUS NE L'AVIEZ PAS SAUVÉ ? POURQUOI VOUS L'AVIEZ LAISSER MOURIR ? Cria t-il en tabassant le docteur. POURQUOI ?

_Joachim arrête ! Ça suffit ! Le gronda son beau père qui est le seul qui parvient à se maîtriser jusqu'ici même si au fond de lui, il est anéanti. Le médecin n'est pour rien. Je comprends ce que tu ressens mais tu dois apprendre à te maîtriser.

Joachim : Où est-elle ? Où est-ce qu'elle se trouve ? Demande t-il en relâchant le docteur qui lui indique du doigt le bloc opératoire.

Sans perdre une seconde, il prend ses jambes à son cou et se rend au bloc. Un drap blanc recouvre un corps couché sur le lit. Son cœur s'émiette à la vue de cette scène horrible.

Joachim : Stella ! Bébé ! Pleura-t-il en allant enlacer le corps sans vie de sa bien aimée. Pourquoi bébé ? Pourquoi tu m'as fait ça Stella ? Pourquoi tu es parti et tu m'as abandonné ? Qu'est ce que je deviendrai sans toi ? J'étais si enthousiaste d'être papa. Qu'est ce qui s'est passé bébé ? Comment tu conduisais ? Je t'avais pourtant interdit de conduire toute seule. Tu ne m'écoutes jamais, pleure-t-il plus fort en serrant le corps contre son torse. Que vais-je devenir sans toi bébé ? Reviens s'il te plaît. Reviens à la vie mon amour.

#À_suivre

Chapitre 2 Amertume

AIMER À NOUVEAU ?

#Épisode_1

Vendredi, 18 décembre 2021

******Joachim SAYANG

La rose blanche que je tiens en main me glisse entre les doigts et atteri sur la tombe de Stella. Me receuillir sur sa tombe et lui apporter des fleurs est devenu mon quotidien depuis qu'elle n'est plus. Déjà deux ans. Deux bonnes années déjà qu'elle est partie en emportant avec elle notre enfant. Deux ans de solitude, deux ans à supporter son absence, deux ans que ma vie n'a plus aucun sens, deux ans à vivre dans la tristesse. Malgré le temps écoulé, la douleur de sa perte est toujours aussi vivace. Elle me manque tellement. Un genou à terre suivi du second, je colle mon front contre sa tombe et coule des larmes.

Moi : Mon amour tu me manques beaucoup. Chuchotai-je en larmes. Tu me manques énormément si tu savais. Je n'arrive toujours pas à me faire à cette triste réalité. Je n'arrive toujours pas à croire que tu ne fais plus parti de ma vie. Repose en paix ma chérie. Où que tu te trouves, sache que ton Joachim t'aime et ne cessera jamais de t'aimer. Mon amour.....

Je pleure à en perdre mes yeux et mon souffle. La morve dégouline de mes narines. Je pleure comme un petit enfant. Je suis resté avec elle jusqu'au soir où je suis rentré chez moi. Je vis tout seul dans cette immense villa. Il n'y a personne à part moi. Après la mort de ma femme, j'ai viré toutes les femmes de ménage et les gouvernantes de cette maison. C'est Stella qui les avait embauché et les voir me fait me rappeler ma femme alors pour ne plus avoir à supporter cela, je les ai tous licencié à commencer par la gouvernante pour finir sur le gardien.

Je retire ma veste et me rends dans mon bureau. Pour la toute première fois après deux longues années, je remets pied dans ce bureau. Depuis la mort de ma femme, j'ai complètement abandonné mon entreprise mais demain je compte y retourner.

[Sonnerie de téléphone]

Je récupère mon i-phone 12 pro max de ma poche et décroche. C'est Sarah mon assistante, ma secrétaire, bref tout ce que vous voulez. Elle espérait mon retour à l'entreprise depuis des lustres et elle doit jubiler en apprenant que je reviens demain.

Moi : Oui Sarah. Dis-je en collant le téléphone à mon oreille. Comment vas-tu ?

Sarah : Jojo, je n'arrive pas à le croire. Se réjouit-elle au bout du fil. Lorsque Grégory me l'a dit, je ne l'ai pas cru. Tu reviens vraiment demain ?

Moi : Oui c'est ce que j'envisage de faire. Confirmai-je en soupirant. J'ai délaissé l'entreprise un peu longtemps. Il est grand temps d'y revenir.

Sarah : C'est une excellente idée mon amour, enfin.

Moi : Évite de m'appeler mon amour Sarah, rectifiai-je sous un ton sérieux. Je n'aime pas ces genres des pseudonymes est-ce que c'est clair ?

Sarah : Oui oui très clair. Je suis désolée Joachim, je ne sais pas ce qui m'a pris. S'excusa t-elle d'une voix gênée. C'est l'émotion qui me fait délirer.

Moi : Tant mieux.

Sarah : Tu es à la maison ?

Moi : Oui pourquoi ? Demandai-je très détendu.

Sarah : J'ai fait un tour dans la pizzeria de la ville et j'en ai pris deux cartons. Je veux te demander si je peux venir chez toi pour qu'on mange ensemble.

Moi : Tu sais que je n'aime pas que quelqu'un vienne chez moi Sarah encore moins une femme. Dis-je en déposant le téléphone sur mon bureau. Je respecte énormément la mémoire de ma femme.

Sarah : Je sais mais c'est juste pour manger une pizza ensemble. Rien de méchant Joachim. Se défend-t-elle. Mais si tu ne veux pas, ce n'est pas grave.

Moi : Ok c'est bon. Tu peux venir. Finis-je par craquer.

Sarah : Merci Jojo. Je serai là d'un instant à l'autre, dit-elle toute heureuse. Bye.

Moi : Bye. Répliquai-je en raccrochant.

Je donne un coup de poing dans le pils de dossier posé sur mon bureau et une bouffée de poussière s'en échappe. Ça fait un bon moment que j'ai fait le ménage dans ce bureau. Je me saisis d'un dossier que je commence à feuilleter. Je dois rattraper tout ce temps perdu au niveau du travail.

*************

Je sens une main me caresser la joue et la tête. Au début, j'ai cru que je rêvais mais cela persistait de plus en plus. Je me réveille donc et ce que je vois me fait sursauter.

Moi : Sarah ? Demandai-je surpris. Qu'est ce que tu fais là ?

Sarah : Tu as oublié que je devais passer pour qu'on mange une pizza ensemble ? Tu t'es endormi, la tête contre le bureau et je te réveillais.

Moi : En me caressant la tête ?

Sarah : Je n'ai pas eu d'arrière pensée en faisant cela alors pourquoi tu réagis ainsi ?

Moi : D'accord. Si tu le dis. M'exclamai-je en bâillant fortement.

Je sais que ces caresses n'était pas des caresses ordinaires. Je suis un homme et je sais parfaitement distinguer les caresses amicales des autres. Ça tape à l'œil que Sarah est toujours amoureuse de moi. Je dis toujours parce qu'il y a eu quelque chose entre nous par le passé. On est sorti ensemble lorsqu'on était encore adolescents. Un amour de jeunesse comme on le dit. Nous avons rompu par la suite et chacun a continué son chemin mais ça se voit que Sarah n'est pas encore passé à autre chose.

Sarah : Grégory a dit qu'il passera chez toi dans la semaine, dit-elle en ouvrant le carton de pizza qu'elle pose devant moi. Nous devrions organiser une fête pour célébrer ton retour à l'entreprise. Ajoute-t-elle en prenant place.

Moi : Je ne veux pas de fête. Refusai-je en me servant d'une part de pizza que je croque à pleine dents. Je préfère qu'on organise un truc simple, juste entre nous trois.

Sarah : C'est une meilleure idée. Appuie-t-elle en se servant à son tour. Il est grand temps que le trio "Josary" soit de nouveau réuni.

Le trio "Josary" est le nom de notre bande d'amis c'est à dire Joachim, Sarah et Grégory. À nous trois, on forme le trio "Josary". Nous sommes de vieux amis, nous avons grandi ensemble et tout réalisé ensemble. Ça sera génial d'être réuni encore une fois. Je mange avec appétit la pizza apportée par Sarah. Finalement, ce n'était pas une mauvaise idée.

Sarah : Ah lala, ta maison ressemble à une vraie porcherie Jojo. S'écria t-elle en baladant des yeux mon bureau. Regarde comment c'est sale, il te faut une domestique parce que ce n'est plus possible là.

Je dois admettre qu'elle a raison. Ma maison est très sale et poussiéreuse avec les toiles d'araignée partout. Je ne désapprouve pas l'idée de la domestique.

Moi : Tu as une domestique à me proposer ? Je veux une personne compétente surtout.

Sarah : Non, mais je connais une agence ici en Gambie où on peut trouver des domestiques et des cuisinières. Si tu veux, je vais me charger de ça pour toi.

Moi : Oui fais-le, dis-je en donnant mon approbation, mais par contre je ne veux pas beaucoup de domestique. Une seule suffit. Je ne veux pas de monde chez moi.

Sarah : Une domestique pour cette grande maison ? S'étonna-t-elle. Tu ne crois pas que tu exagères un peu ?

Moi : Je sais ce que je dis. La domestique en question s'occupera juste du salon et autres. Elle n'entrera pas dans les chambres ni dans mon bureau. De plus, elle ne sera pas obligée de nettoyer toute la maison. Je veux juste quelqu'un pour passer un coup de serpillière par semaine.

Sarah : D'accord, puisque tu ne veux pas de monde, il faut trouver une femme qui saura nettoyer et cuisiner aussi c'est bien ça ?

Moi : Tu as tout compris.

Sarah : Ok je m'en charge. Fit-elle souriante.

Moi : Merci Sarah.

Nous avons terminé les deux cartons de pizza en cette soirée ensuite elle m'a donné un coup de main pour ranger les paperasses qui trainent dans mon bureau dans un gros carton avant de partir. J'ai pris une douche et je me suis couché tôt. Je dois être à l'heure demain au bureau.

******Le lendemain matin

******Sarah SAYED

7h:38min

Je suis debout depuis cinq heures du matin à m'apprêter pour le bureau. Il sonne à présent sept heures et je ne suis toujours pas encore prête. Pour ce qui est de prendre une douche, c'était la première des choses que j'ai faite alors ce n'est pas ça qui m'a pris tout mon temps. Ce qui m'a pris tout mon temps est au niveau du choix d'un vêtement. Les femmes savent comment c'est difficile de s'habiller chaque jour surtout lorsqu'on est l'assistante de l'homme qu'on aime. Il faut savoir être présentable à ses yeux. Être sexy sans pour autant être vulgaire. C'est tout un art.

Après de longues heures passées devant le miroir et à mettre ma garde-robe sans dessus dessous, j'ai enfin trouvé quelque chose à me mettre. Je prends mon sac et vérifie si mes clés sont à l'intérieur. Je remarque que mon téléphone sonne, je l'ai mis en mode vibreur. C'est Grégory qui m'appelle.

Moi : Oui Greg dis-je après avoir décroché. Quoi de neuf ?

Grégory : Je connais quelqu'un qui doit être aux anges actuellement. Dit-il sous un ton moqueur. Ton chéri est de retour à l'entreprise. Tu passeras plus de temps avec lui.

Moi : Ce n'est pas la peine d'en faire tout un cinéma voyons. M'exclamai-je en rougissant. Je suis juste contente qu'il soit de retour. Rien de plus.

Grégory : Avoue que t'es aux anges Sarah. On me l'a fait pas. Me taquine-t-il.

Moi : Ok c'est bon, tu as gagné. Finis-je par lui donner raison. Je suis très heureuse qu'il soit enfin de retour. Ça me laisse l'opportunité de le séduire à nouveau. J'aime toujours Joachim et je le veux rien que pour moi.

Grégory : C'est pour ça que tu as tué la pauvre Stella n'est ce pas ?

Moi : Euh....je....je.... qu'est ce que tu racontes Greg ? Murmurai-je nerveusement. Je n'ai pas tué Stella. Elle est morte par accident.

Grégory : Un accident que tu as orchestré. Ne fais pas l'innocente Sarah. Dit-il très sérieusement. J'ai espionné ta conversation téléphonique avec tes hommes où tu demandais de saboter les freins du véhicule de Stella. C'est toi qui l'a tué. Tu as tué la femme de l'homme que tu aimes. Tu as commis un crime passionnel.

Coincée entre la véracité de ses dires, je n'eus d'autres choix que d'avouer.

Moi : Oui tu as raison. C'est moi qui suis responsable de cela. Maintenant que comptes tu faire ? Le dire à Joachim ?

Grégory : Moi ? Le lui dire ? Maintenant ? Non, même pas. Si je comptais le lui dire, je l'aurais fait depuis longtemps tu ne trouves pas ? Ce que tu fais, ne me concerne en rien. Tu peux tuer qui tu veux. Ça m'est égal. Je suis juste choqué par ton dégré de méchanceté. Ôter la vie à une femme enceinte ? Tu es méchante Sarah.

Moi : Épargnes-moi tes sermons et tes leçons de morale tu veux ? Tu n'es pas mieux que moi Greg. C'est juste que je n'ai pas encore découvert pour toi. Râlai-je en sortant de mon appartement.

Grégory : Ok Sarah. Dit-il en rigolant. Tu es déjà à l'entreprise ?

Moi : Non. Je m'y rends. Répondis-je en m'engouffrant dans ma voiture. Pourquoi ?

Grégory : Non juste par curiosité. Avoue-t-il. Bye Sarah.

Moi : Bye Greg. Répliquai-je avant de raccrocher précipitamment.

Je n'aurais jamais cru que quelqu'un soit au courant de ce que j'ai fait par le passé. Heureusement que c'est Grégory qui est au courant. Il tient parole et il ne dira rien sauf qu'il ne le fera pas gratuitement. Je sais qu'il me demandera un service en échange. Seulement, je ne sais quoi. La main moite, je mets le contact et démarre la seule range-rover de couleur noire que je possède.

************

J'arrive chez Joachim mais la porte principale de la maison est fermée et il manque une de ses voitures dans le parking. Il est sûrement déjà parti à l'entreprise. Et moi qui voulait qu'on y aille ensemble. Puffff ! Je comptais aussi lui présenter la domestique à qui j'ai donné rendez-vous chez lui. Justement, en parlant du loup, là voilà qui descend d'un taxi. Je l'ai reconnu grâce à la tenue qu'elles ont l'habitude de porter à l'agence.

_Bonjour. Me salua-t-elle une fois devant moi.

Attendez, je rêve là ? Elle est beaucoup trop jeune. D'habitude, cette agence propose des femmes âgées et pourquoi c'est une jeune femme cette fois ? Et très belle en plus. Non mais !

Moi : Vous êtes la domestique avec qui j'ai rendez-vous ? Demandai-je en la contemplant de la tête au pied.

_On nous appelle des techniciennes de surface madame et oui c'est bien moi. Il y a un problème ?

Moi : Pourquoi tu es aussi jeune ? J'ai demandé une femme qui fait dans la quarantaine.

_Notre agence n'a plus de femmes âgées. Cette promotion comporte uniquement des jeunes femmes de mon âge. Expliqua-t-elle. Ne vous inquiétez pas. Je travaille très dur.

Moi : Ce n'est pas une question de travail acharné demoiselle. Vous les domestiques de maintenant, on vous connaît. C'est pour voler le mari des gens. Surtout si vous êtes un peu belle, c'est finit.

_Soyez sans crainte madame. Fit-elle poliment, on nous a formé à ne pas faire ces genres de choses et si cela arrivait, c'est la prison pour nous. Je veux juste faire mon travail et être payé.

Moi : Si tu le dis, je veux bien te croire. Bon voilà la maison, dis-je en montrant du doigt la villa de Joachim. Rassures-toi, tu ne vas pas tout nettoyé. C'est la villa de mon fiancé et comme tu t'en doutes, je n'ai pas le temps et je ne suis pas faite pour le ménage alors tu vas t'en occuper. C'est moi la patronne de ces lieux. Tu as l'obligation de m'obéir. Tu ne dois pas entrer dans les chambres. Tu as compris ?

_Oui madame. J'ai parfaitement compris. Pouvez-vous me faire visiter les lieux s'il vous plaît ? Je peux commencer tout de suite même.

Je n'ai même pas les clés de la maison et elle me parle de visite. Tchrrrr !

Moi : Comme tu peux le voir, je m'apprête pour aller au travail, reviens le soir. Lorsque mon fiancé sera de retour, on en reparlera ok ?

_D'accord madame. C'est compris.

Moi : Bien.

Je tourne dos et rejoins ma voiture. Je ne sais pas pourquoi je suis intimidée par cette femme. Elle est si belle que je me sens très laide devant elle. Les femmes comme ça, je m'en méfie. Mieux vaut ne pas prendre de risques. Que, on nous a formé pour ça, et si ça arrive c'est la prison yin yin, yin. Tchrrrr ! Elle ne sera pas la domestique de Joachim. C'est quoi ça même. Je vais contacter l'agence et demander une autre fille de suite.

#À_suivre

Chapitre 3 Stella Nadia

AIMER À NOUVEAU ?

#Épisode_2

Je tourne dos et rejoins ma voiture. Je ne sais pas pourquoi je suis intimidée par cette femme. Elle est si belle que je me sens très laide devant elle. On nous a formé pour ça, et si ça arrive c'est la prison yin yin, yin. Tchrrrr ! Elle ne sera pas la domestique de Joachim. C'est quoi ça même. Je vais contacter l'agence et demander une autre fille de suite.

Moi : Oui allô c'est Sarah SAYED à l'appareil, debutai-je après avoir appelé l'agence. C'est concernant la fille que vous m'avez envoyé.

_Ah bonjour mademoiselle SAYED, alors que pensez-vous d'elle. Elle est très polie n'est ce pas ?

Moi : Oui mais ce n'est pas ce que j'ai demandé. Dis-je en connectant le bluetooth de mon téléphone à celui de la voiture. J'ai demandé une femme âgée. Elle est beaucoup trop jeune.

_Nous sommes conscients de cela. Se justifia t-elle. Malheureusement, nous n'avons plus la femme qui va remplir vos critères. Nous n'avons que des jeunes femmes comme celle que nous avons envoyé.

Moi : Oui je suis au courant. Elle me l'a fait savoir mais je ne veux pas d'elle. Trouvez une autre fille si possible mais je ne veux pas celle là.

_Pourquoi mademoiselle ? Elle vous a fait quelque chose qui vous a contrarié ? Pourquoi vous ne voulez pas que ce soit elle ?

Moi : Parce que je ne veux pas c'est tout, m'énervai-je en criant. J'ai besoin de me justifier pour ça ?

_Non, non, excusez notre indiscrétion. S'excuse t-elle d'un ton désolé. Nous allons vous envoyer une autre.

Moi : Tant mieux. Soufflai-je après avoir raccroché.

L'agence va m'envoyer une autre fille et j'espère pour eux que celle qui va venir sera très moche. Je ne veux pas de belles filles dans la maison de mon futur mari.

******Joachim SAYANG

Mon retour à l'entreprise a été célébré par une coupure de gâteau et l'ouverture d'une bouteille de champagne. Tout cela, a été organisé par mes employés. Je n'imaginais pas que j'étais si aimé. Ça me fait chaud au cœur de les revoir et d'être à nouveau parmi eux.

_Bon retour parmi nous monsieur. Cria l'un d'entre eux en pétant le champagne.

_Oui monsieur, soyez le bienvenu. Répétait les autres en applaudissant des mains dans une ambiance explosive.

Moi : Merci. Merci beaucoup. Ça me touche énormément.

_Nous voulons que vous sachiez que nous serons toujours là pour vous monsieur. S'exclame la réceptionniste. Nous compatissons avec votre douleur de la perte de votre femme. S'il y a quoi que ce soit que nous puissions faire, pour que vous vous sentiez bien, n'hésitez pas à nous le faire savoir.

Moi : Merci énormément, m'émeus-je en la prenant dans mes bras. Merci.

_On vous en prie monsieur. Répondit-elle.

J'ai mangé une part du gâteau et bu une gorgée du champagne puis je les ai laissé continuer la fête en m'eclipsant dans mon bureau. Arrêté devant l'immense baie vitrée de mon bureau, je souffle un coup, les mains dans les poches. Je profite de cette belle vue qui s'offre à moi. Je prends ensuite place dans mon fauteuil que je fais tanguer en faisant des mouvements circulaires sur moi même.

_Bonjour Jojo, s'exclame Sarah qui vient de faire son entrée dans mon bureau. Tu parais de très bonne humeur ce matin.

Moi : Exactement, confirmai-je en me levant de mon siège. Je suis content d'être de retour. Les employés m'ont bien accueilli. Je ne m'attendais pas à ça.

Sarah : Tu vois que tu es énormément aimé n'est ce pas ? Me sourit-elle. Nous t'aimons énormément et saches que tu n'es pas seul.

Moi : Merci beaucoup Sarah, dis-je en ouvrant grandement les bras. Tu as toujours été là pour moi.

Sarah : Ce n'est rien Jojo, tu sais que tu comptes beaucoup pour moi et que je serai toujours là pour toi, réplique-t-elle en s'affalant dans mes bras. On t'aime fort, ne l'oublie jamais.

Moi : Merci. Bon où en sommes-nous concernant l'entreprise, demandai-je en la relâchant. Je veux tout savoir surtout.

Sarah : Bien sûr. Je vais te faire les rapports de suite. Dit-elle en tournant les talons.

Moi : Au boulot alors !

Je me saisis de l'agrafeuse posée sur mon bureau et commence à m'en servir dans le vide en attendant que Sarah revienne. Mon entreprise fait dans la transformation des produits agricoles en produits manufacturés pour la vente au plan national comme international. Sur les dix plus grandes entreprises spécialisées dans ce secteur ici en Gambie, "ESO COMPANY" occupe la quatrième place et c'est d'ailleurs parce que j'ai été beaucoup trop absent sinon en temps normal, elle occupe souvent la deuxième place mais pas grave, je vais me rattraper.

Sarah : Me voilà. Revient-elle avec ce que j'ai demandé. Elle prend place sur le siège en face de moi. C'est parti.

******Le soir

21h:30min

Moi : Tu sais que tu n'es pas obligée de rester me tenir compagnie Sarah. Lui dis-je. Tu peux rentrer chez toi pour te reposer. Je peux finir tout ça tout seul.

Sarah : Ça ne me dérange pas Joachim. Répond-t-elle la mine fatiguée. Je peux encore te tenir compagnie et de toute façon, personne ne m'attend chez moi.

Moi : Ok si tu le dis. Tu peux rester si tu veux alors.

Comme vous pouvez le deviner, nous avons travaillé d'arrache-pied du matin jusqu'au soir. Il est très tard à présent et tous les employés sont déjà rentrés. Il ne reste plus que Sarah et moi. Elle s'entête à rester avec moi et rien ne peut lui faire changer d'avis visiblement.

22h:20min

C'est assez bon pour aujourd'hui. Il est temps de rentrer chez moi pour me reposer. Je ressors de l'entreprise en compagnie de Sarah.

Moi : À demain Sarah, bonne nuit, lui souhaitai-je en me dirigeant vers ma voiture.

Sarah : Jojo attends, me stoppe-t-elle en pressant les pas derrière moi.

Moi : Il y a un problème ?

Sarah : Je me disais que peut-être on pourrait aller dîner ce soir qu'est ce que tu en penses ?

Moi : Aller dîner ? Non merci. Refusai-je poliment.

Sarah : Je ne parle pas forcément de sortir dîner dans un restaurant, je peux venir chez toi pour te faire à manger si tu veux.

Me faire à manger ? Mais qu'est qu'elle croit ? Je suis conscient de ses sentiments pour moi et il est grand temps que j'éclaircisse les choses entre nous parce que là, ça vire à autre chose.

Moi : Sarah je...., Dis-je en marquant une pause. Je ne sais pas ce que tu crois qui se passe entre nous, mais je veux être sincère avec toi, je ne t'aime pas Sarah et j'aime toujours ma défunte femme, que son âme repose en paix. Stella est la seule femme que j'aime et je ne pense pas pouvoir aimer une autre femme. Je m'excuse si mon attitude ou mon comportement t'a fait penser une seule seconde qu'il puisse y avoir quelque chose entre nous à part l'amitié, parce que ça n'arrivera pas. Je suis désolé. Bonne nuit !

Sarah : Mais jojo, dit-elle d'une voix triste. Je.....

Je ne reste pas plus longtemps à l'écouter. Je marche à ma voiture, y monte, démarre et m'en vais.

***************

Les phares de mon véhicule m'ont permis de voir la jeune femme arrêtée devant mon portail. Qui est-elle ? Je descends et me rapproche d'elle.

Moi : Oui ? Que puis-je faire pour vous ?

_Bonsoir monsieur. Au fait, je suis entrain d'attendre la patronne de cette maison. Êtes-vous son fiancé ?

Moi : La patronne de cette maison ? Demandai-je abasourdi. Qu'est ce que vous racontez ? Ma femme est déjà morte.

_Jésus ! Fit-elle appeurée. Elle est morte quand ? Je l'ai juste vu ce matin. J'ai même eu à parler avec elle.

Moi : Est-ce une blague là ? Parce que ce n'est pas du tout drôle ? Dis-je la mine serrée. Vous avez parlé avec ma femme qui est décédée il y a deux ans de cela ?

_Seigneur ! Crie t-elle avant de s'évanouir devant moi.

Moi : Mademoiselle ! Hé ! Réveillez-vous. Fis-je en lui donnant des petites tapes sur la joue mais rien n'est fait.

Je la porte et entre à l'intérieur avec elle puis la fait coucher au salon. Je postille ensuite son visage d'eau. Elle se réveille en sursaut.

_AAAAHHHHH ! Hurle t-elle en se levant brusquement.

Moi : Calmez-vous. Que vous arrive t-il ?

_J'ai vu un fantôme, j'ai vu un fantôme. Panique t-elle en respirant fortement.

Moi : Qui êtes-vous ? Et que faisiez vous devant ma maison ?

_Je suis la technicienne de surface qui a été envoyée chez vous. J'ai parlé avec votre fiancée ce matin. Elle m'a dit de revenir ce soir.

À écouter son explication, je comprends enfin ce qui lui arrive. Elle a sûrement du rencontrer Sarah qui lui a menti en prétendant être là patronne de ces lieux.

Moi : Rassurez-vous, vous n'avez pas vu un fantôme. La femme que vous avez vu ce matin n'est pas ma femme et encore moins la patronne de ces lieux. C'est moi le patron ici. Je lui ai juste demandé de m'aider à trouver une ménagère c'est tout.

_Ah je comprends. Dit-elle plus rassurée.

Moi : C'est donc toi ma domestique ?

_Oui c'est moi monsieur mais je préfère que vous m'appeliez une technicienne de surface, c'est un peu plus mieux.

Moi : Ok j'ai compris et c'est quoi ton nom ?

_Stella monsieur, je m'appelle Stella SILLAS.

Je reste figé après qu'elle m'ait dit son nom. Stella ? Comme ma Stella c'est ça ?

_Tout va bien monsieur ? Demande-t-elle après avoir remarqué mon état.

Moi : Euh et tu n'as pas un autre prénom à part Stella ?

_Oui oui, je me nomme également Nadia.

Moi : Ok Nadia c'est beaucoup mieux. Enchantée Nadia, moi c'est Joachim SAYANG, dis-je en lui tendant la main.

Nadia : Enchantée monsieur SAYANG, réplique-t-elle en me serrant la main. Je suis ravie d'être votre technicienne de surface, vous n'allez pas le regretter.

Moi : Je l'espère.

Nadia : Pouvez-vous me faire visiter les lieux s'il vous plaît. J'aimerais commencer.

Moi : Quand ? Maintenant ? Non demain. Il se fait tard. Je veux me reposer d'accord ?

Nadia : D'accord monsieur, fit-elle souriante. Où se trouve ma chambre s'il vous plaît ?

Moi : Tu peux choisir la chambre que tu veux parmi les chambres du premier étage. Elles sont toutes vides. Fais-toi plaisir.

Nadia : Vraiment ? Merci monsieur. Merci.

Moi : Je t'en prie, Dis-je en bâillant, bon je te laisse. Je vais me coucher. Bonne nuit Nadia.

Nadia : Bonne nuit monsieur.

Je lui fausse compagnie et gravis les escaliers. Je suis toujours surpris par le fait qu'elle s'appelle Stella. Une coïncidence vraiment bizarre. Et ce n'est pas la seule chose qui me choque. Il y a aussi le fait qu'elle soit technicienne de surface. Une femme pareille si on me dit qu'elle est technicienne de surface, je n'aurais pas cru. Elle est belle quand même ! Bref, je loue son courage de ne pas utiliser sa beauté pour tomber dans la débauche. Elle travaille honnêtement et c'est à féliciter. Bon ce n'est pas tout ça, mais je suis épuisé moi. Quant à Sarah, elle me rendra des comptes demain. Dire qu'elle est ma femme et la patronne de ses lieux, franchement qu'est ce qui ne va pas avec elle ?

******Le lendemain matin

6h:40min

Nadia : Bonjour monsieur, votre petit déjeuner est déjà prêt. M'acceuille t-elle au bas des escaliers. Vous pouvez passer à table.

Moi : Tu es déjà debout ? Demandai-je en regardant l'heure qu'il fait à ma montre ? Tu t'es réveillée à quelle heure ?

Nadia : Cinq heures piles monsieur.

Moi : Waouh, M'exclamai-je en haussant un sourcil. Tu es très matinale. C'est bien.

Nadia : Merci monsieur. J'ai l'habitude. Me rassura-t-elle.

Moi : Par contre, tu n'étais pas obligée de te donner tout ce mal tu sais ? Je n'ai pas l'habitude de déjeuner les matins.

Nadia : Vraiment ? Je n'étais pas au courant de ça monsieur.

Moi : Eh bien maintenant tu l'es Nadia. Ne me fais plus à manger les matins d'accord ?

Nadia : Compris monsieur. Mes excuses.

Je ne prends pas de petit déjeuner les matins, pas parce que je n'ai pas faim mais parce que j'avais l'habitude de déjeuner avec Stella et puisqu'elle n'est plus, je n'éprouve plus l'envie de déjeuner. Il y a énormément de choses que je dois expliquer à cette fille mais je n'ai malheureusement pas encore le temps.

Nadia : Du coup, qu'est ce que je fais de la nourriture monsieur ?

Moi : Ce que tu veux, du moment......

Sarah : Bonjour Jojo, m'interrompt Sarah en débarquant à l'improviste chez moi. Je suis venu te chercher pour qu'on aille à l'entreprise ensemble, je.....

Elle se tait brusquement après avoir remarqué la présence de Nadia.

Sarah : Toi ici ? L'interroge-t-elle apparemment très surprise.

Moi : Pourquoi tu t'étonnes de sa présence ? N'est-ce pas toi qui l'a contacté ? Lui demandai-je un peu perdu.

Sarah : Oui mais j'avais demandé à ce qu'on change de fille.

Moi : Pourquoi ?

Sarah : Parce que je sais quelle genre de personne tu aimes au travail et cette fille ne correspond pas à tes critères Jojo, c'est pour ça que.....

Moi : Rassures-toi, elle correspond parfaitement à mes critères. Dis-je en lui ôtant les mots de la bouche. Tu n'as pas à t'en faire Sarah. Merci pour ton aide.

Sarah : Mais Joachim.......

Moi : Et une dernière chose, apparemment tu serais ma femme et la propriétaire de ses lieux ? Dis-moi plus Sarah. Je suis tout ouïe. Quand est-ce que nous nous sommes mariés jusqu'à j'ai mis mes biens en ton nom ?

#À_suivre

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