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Adèle: L'Amour Brisé de Paris

Adèle: L'Amour Brisé de Paris

Auteur:: Bev Garnett
Genre: Romance
« Adèle, il faut qu'on parle. » La voix de Marc était calme, trop calme, alors qu'il m'annonçait la fin de nos cinq ans de mariage. « Je pense qu'on devrait divorcer. » Le monde s'est effondré, mais le pire était à venir : il était tombé amoureux de Chloé, sa jeune stagiaire. Pourtant, il m'a assuré que ce n'était qu'un « faux divorce », une mise en scène pour apaiser sa maîtresse. Je devais juste quitter la maison quelques jours et tout reviendrait à la normale. J'ai acquiescé, car un pacte invisible me liait, menaçant de détruire ma vie si je refusais. Mais chaque mot qu'il prononçait était un mensonge, une cruelle tromperie que mon système détectait comme une « erreur ». « Tu as toujours été si raisonnable, Adèle. » Ce murmure était la dernière trace de notre relation. Mon départ n'était pas une pause, mais le début d'un compte à rebours macabre. « [Avertissement système : Séparation du partenaire principal, Marc Dubois, détectée.] » « [Mission « Maintien du mariage » a échoué.] » « [Lancement du protocole de dissolution. Compte à rebours de sept jours initié.] » C'est ainsi que ma mort programmée a commencé, au moment même où Marc s'affichait, main dans la main, avec l'autre, dans les rues de Paris. Il affichait son bonheur, et ma trahison, aux yeux du monde. Mon corps était en sursis, mais mon cœur était déjà brisé. Quand nos regards se sont croisés sur la place Vendôme, il y a eu un silence glaçant. « Adèle. Qu'est-ce que tu fais ici ? » « Tu aurais pu aller n'importe où. Il fallait que tu viennes ici ? » Ses paroles, empreintes de reproche, étaient une nouvelle humiliation. Il a tenté d'acheter ma dignité avec une carte de crédit illimitée, mais la femme qu'il avait aimée n'existait plus. « Garde ton argent, Marc. » Je suis partie, me dirigeant vers mon atelier, mon dernier refuge. Mais là aussi, ils étaient là. « Bientôt, tout ce qui est à elle sera à moi. Y compris toi. » Chloé m'a dévisagée, son sourire suffisant me transperçant le cœur. « Pourquoi tu ne peux pas simplement disparaître tranquillement pendant quelques jours comme on l'avait convenu ? » Disparaître tranquillement. C'était tout ce qu'il voulait. Cette nuit-là, la torture a pris une nouvelle forme. « J'espère que tu as vu comme il est heureux maintenant. Il ne t'a jamais aimée. Il était juste coincé avec toi. » J'étais morte à l'intérieur, ma vie s'écoulait à chaque battement. « [Temps restant : 48 heures.] » Le denier jour, la sentence est tombée. « [Temps restant : 1 minute.] » La douleur était inimaginable, mon corps devenait froid. La porte s'est ouverte, le personnel de l'hôtel a découvert mon corps sans vie. Mon téléphone a sonné, c'était Marc. « C'est encore une de ses scènes pour attirer l'attention ! Dites-lui d'arrêter sa comédie ! » Une comédie. C'est tout ce que j'étais. Puis, le noir. « [Cessation des fonctions vitales. Anéantissement de l'hôte terminé.] » Mais le noir n'a pas duré. Je me suis retrouvée à flotter, un spectre invisible, assistant à la scène de ma propre mort. Marc, le visage blême, a fait irruption dans la pièce. « Adèle ! Arrête de jouer ! Lève-toi ! » Il a réalisé l'horreur de la situation, mon corps inerte. « Heure du décès : 15h24. » Il est tombé à genoux, suppliant mon corps, cherchant une réponse impossible. « Adèle ? Adèle, réveille-toi... C'est une blague, n'est-ce pas ? » « [Anomalie détectée. Erreur système critique 404 : Hôte non trouvé pour la dissolution finale de la conscience.] » « [Le protocole d'anéantissement a échoué. Conscience de l'hôte préservée sous forme spectrale.] » « [Nouvelle mission secondaire activée : Accumulation de la valeur de regret.] » Je devais le faire souffrir, le pousser au regret le plus profond. « [Valeur de regret de Marc Dubois : 10%.] » Le spectacle de son repentir ne faisait que commencer.

Introduction

« Adèle, il faut qu'on parle. »

La voix de Marc était calme, trop calme, alors qu'il m'annonçait la fin de nos cinq ans de mariage.

« Je pense qu'on devrait divorcer. »

Le monde s'est effondré, mais le pire était à venir : il était tombé amoureux de Chloé, sa jeune stagiaire.

Pourtant, il m'a assuré que ce n'était qu'un « faux divorce », une mise en scène pour apaiser sa maîtresse.

Je devais juste quitter la maison quelques jours et tout reviendrait à la normale.

J'ai acquiescé, car un pacte invisible me liait, menaçant de détruire ma vie si je refusais.

Mais chaque mot qu'il prononçait était un mensonge, une cruelle tromperie que mon système détectait comme une « erreur ».

« Tu as toujours été si raisonnable, Adèle. »

Ce murmure était la dernière trace de notre relation.

Mon départ n'était pas une pause, mais le début d'un compte à rebours macabre.

« [Avertissement système : Séparation du partenaire principal, Marc Dubois, détectée.] »

« [Mission « Maintien du mariage » a échoué.] »

« [Lancement du protocole de dissolution. Compte à rebours de sept jours initié.] »

C'est ainsi que ma mort programmée a commencé, au moment même où Marc s'affichait, main dans la main, avec l'autre, dans les rues de Paris.

Il affichait son bonheur, et ma trahison, aux yeux du monde.

Mon corps était en sursis, mais mon cœur était déjà brisé.

Quand nos regards se sont croisés sur la place Vendôme, il y a eu un silence glaçant.

« Adèle. Qu'est-ce que tu fais ici ? »

« Tu aurais pu aller n'importe où. Il fallait que tu viennes ici ? »

Ses paroles, empreintes de reproche, étaient une nouvelle humiliation.

Il a tenté d'acheter ma dignité avec une carte de crédit illimitée, mais la femme qu'il avait aimée n'existait plus.

« Garde ton argent, Marc. »

Je suis partie, me dirigeant vers mon atelier, mon dernier refuge.

Mais là aussi, ils étaient là.

« Bientôt, tout ce qui est à elle sera à moi. Y compris toi. »

Chloé m'a dévisagée, son sourire suffisant me transperçant le cœur.

« Pourquoi tu ne peux pas simplement disparaître tranquillement pendant quelques jours comme on l'avait convenu ? »

Disparaître tranquillement. C'était tout ce qu'il voulait.

Cette nuit-là, la torture a pris une nouvelle forme.

« J'espère que tu as vu comme il est heureux maintenant. Il ne t'a jamais aimée. Il était juste coincé avec toi. »

J'étais morte à l'intérieur, ma vie s'écoulait à chaque battement.

« [Temps restant : 48 heures.] »

Le denier jour, la sentence est tombée.

« [Temps restant : 1 minute.] »

La douleur était inimaginable, mon corps devenait froid.

La porte s'est ouverte, le personnel de l'hôtel a découvert mon corps sans vie.

Mon téléphone a sonné, c'était Marc.

« C'est encore une de ses scènes pour attirer l'attention ! Dites-lui d'arrêter sa comédie ! »

Une comédie. C'est tout ce que j'étais.

Puis, le noir.

« [Cessation des fonctions vitales. Anéantissement de l'hôte terminé.] »

Mais le noir n'a pas duré.

Je me suis retrouvée à flotter, un spectre invisible, assistant à la scène de ma propre mort.

Marc, le visage blême, a fait irruption dans la pièce.

« Adèle ! Arrête de jouer ! Lève-toi ! »

Il a réalisé l'horreur de la situation, mon corps inerte.

« Heure du décès : 15h24. »

Il est tombé à genoux, suppliant mon corps, cherchant une réponse impossible.

« Adèle ? Adèle, réveille-toi... C'est une blague, n'est-ce pas ? »

« [Anomalie détectée. Erreur système critique 404 : Hôte non trouvé pour la dissolution finale de la conscience.] »

« [Le protocole d'anéantissement a échoué. Conscience de l'hôte préservée sous forme spectrale.] »

« [Nouvelle mission secondaire activée : Accumulation de la valeur de regret.] »

Je devais le faire souffrir, le pousser au regret le plus profond.

« [Valeur de regret de Marc Dubois : 10%.] »

Le spectacle de son repentir ne faisait que commencer.

Chapitre 1

« Adèle, il faut qu'on parle. »

La voix de Marc était calme, presque trop calme. Il était assis en face de moi dans le grand salon de notre villa parisienne, la lumière du soir filtrant à travers les baies vitrées, dessinant de longues ombres sur le parquet coûteux.

Mon cœur a manqué un battement. Ces mots ne présageaient jamais rien de bon.

« Je pense qu'on devrait divorcer », a-t-il dit, sans même me regarder dans les yeux. Il fixait un point vague au-dessus de mon épaule.

Le monde s'est effondré autour de moi. Divorcer ? Après cinq ans de mariage, un mariage que je croyais solide, que j'avais bâti avec tout mon amour et mon dévouement. J'étais Adèle Dupont, une styliste de mode respectée, mais avant tout, j'étais sa femme.

« Pourquoi ? », ai-je réussi à articuler, ma voix un simple murmure.

C'est là qu'il a enfin levé les yeux. Il y avait de la pitié dans son regard, et cela m'a fait plus mal que tout.

« Écoute, Adèle... C'est compliqué. Je suis tombé amoureux de quelqu'un d'autre. »

Quelqu'un d'autre. Ces trois mots ont résonné dans ma tête, vides de sens.

« Chloé », a-t-il ajouté, comme si cela devait tout expliquer.

Chloé. Sa jeune stagiaire. Je l'avais vue au bureau, une fille jeune, pleine d'ambition, qui le regardait avec des yeux brillants. J'avais choisi de ne pas y prêter attention, de faire confiance à mon mari. Quelle idiote.

« Mais ce n'est qu'un faux divorce », a-t-il poursuivi rapidement, voyant sans doute la panique sur mon visage. « Juste pour la calmer. Elle est jeune, elle veut des garanties. Elle veut que je l'épouse. Alors, on signe les papiers, tu quittes la maison pour quelques jours, une semaine tout au plus, et une fois qu'elle sera rassurée, on annulera tout. Tu reviendras. Rien ne changera, je te le promets. »

Il mentait. Chaque mot était un mensonge, mais la pire partie était que je n'avais pas le choix. Un pacte invisible, un système étrange qui régissait ma vie dans ce monde, me liait à lui. Une séparation prolongée, un vrai divorce, et ma vie serait anéantie. Littéralement.

J'ai hoché la tête, incapable de parler. Les larmes que je retenais menaçaient de déborder.

« Parfait. Je savais que tu comprendrais », a dit Marc avec un soulagement visible. « Tu as toujours été si raisonnable, Adèle. »

Il s'est levé, m'a tapoté l'épaule comme on le ferait avec un bon chien, et est monté à l'étage. Je suis restée là, seule dans le silence assourdissant du salon, le cœur en mille morceaux.

Le lendemain, j'ai fait une petite valise. Marc m'observait depuis le seuil de notre chambre.

« Tu ne prends que ça ? », a-t-il demandé, un sourcil levé.

J'ai regardé le contenu de la valise : quelques vêtements simples, une trousse de toilette. Tout ce dont j'avais besoin pour survivre quelques jours. Tout ce qui restait de ma vie ici.

« C'est suffisant », ai-je répondu d'une voix neutre.

Il a haussé les épaules. « Comme tu veux. J'ai réservé une suite dans un hôtel de luxe pour toi. Tu ne manqueras de rien. »

Il me traitait comme une affaire à régler, un problème à gérer avec de l'argent. La femme qu'il avait juré d'aimer et de chérir n'existait plus. J'étais devenue un obstacle.

Alors que je m'apprêtais à descendre, son téléphone a sonné. Le nom « Chloé » s'est affiché en grand sur l'écran. Marc a décroché instantanément, son visage s'illuminant.

« Mon amour ? Oui, tout se passe comme prévu. Elle est en train de partir... Oui, je sais, je suis désolé que ça ait pris autant de temps. Ce soir, la maison est à nous. Je t'aime. »

Sa voix était douce, mielleuse, une voix que je n'avais pas entendue depuis des années. Il a raccroché et m'a regardée, sans aucune gêne.

« Elle est un peu impatiente », a-t-il justifié platement.

J'ai senti une vague de nausée me submerger. Je ne sentais plus la tristesse, juste un vide immense, une sorte de torpeur. J'étais déjà morte à l'intérieur.

En bas, avant de franchir la porte d'entrée, mon regard s'est posé sur notre photo de mariage, encadrée sur la console. Nous étions jeunes, souriants, pleins d'espoir. C'était une autre vie. Une vie qui venait de s'achever.

J'ai détourné les yeux. Je n'ai pas pris la photo. Je n'ai rien pris qui me rappelait notre passé. J'ai simplement ouvert la porte.

Marc était derrière moi. « Je t'appellerai dans quelques jours », a-t-il dit.

Je n'ai pas répondu.

J'ai fait un pas dehors, le soleil froid de l'après-midi sur mon visage. Au moment où mon pied a touché le gravier de l'allée, une voix métallique et sans émotion a retenti directement dans mon esprit.

[Avertissement système : Séparation du partenaire principal, Marc Dubois, détectée.]

[Mission « Maintien du mariage » a échoué.]

[Lancement du protocole de dissolution. Compte à rebours de sept jours initié.]

[Temps restant : 168 heures.]

La porte de la villa s'est refermée derrière moi avec un claquement sec. C'était fini. Mon compte à rebours avait commencé.

Chapitre 2

Je me suis enregistrée à l'hôtel que Marc avait réservé. Une suite impersonnelle, luxueuse et froide. Je me suis assise sur le lit immense, la valise posée à côté de moi, intacte.

La voix du système était une réalité avec laquelle je vivais depuis cinq ans. Ce n'était pas ma première vie. J'étais morte une fois, dans un accident de voiture banal dans mon monde d'origine, et je m'étais réveillée dans le corps d'Adèle Dupont, le jour de son mariage avec Marc.

Le système était apparu en même temps. Ses règles étaient simples et cruelles. J'avais été choisie pour une mission : vivre la vie d'Adèle et assurer le succès de son mariage avec Marc Dubois. Si je réussissais, je pourrais peut-être un jour retourner chez moi. Si j'échouais, la sanction était claire : l'anéantissement.

Pendant cinq ans, j'avais joué mon rôle à la perfection. J'étais devenue Adèle, j'avais appris à aimer Marc, ou du moins, l'idée de l'amour que nous construisions. J'avais cru que nous pouvions être heureux. J'avais oublié la menace constante qui pesait sur moi.

[Échec de la mission principale : Maintien du mariage.]

[Sanction programmée : Cessation des fonctions vitales.]

[Temps restant avant exécution : 167 heures, 48 minutes, 12 secondes.]

Le compte à rebours s'affichait dans un coin de ma vision, comme sur un écran de jeu vidéo. Sauf que ce n'était pas un jeu. C'était ma vie. Ou ce qu'il en restait. Une semaine. J'avais une semaine à vivre.

Les premiers jours, je n'ai rien fait. Je suis restée dans la suite, commandant le service en chambre sans appétit, regardant la télévision sans vraiment voir les images. Mon téléphone est resté silencieux. Marc ne m'a pas appelée.

Il était trop occupé.

Je l'ai vu sur les réseaux sociaux, dans les magazines people en ligne. Marc et Chloé, photographiés à la sortie d'un restaurant étoilé, main dans la main. Marc et Chloé, assistant à un gala de charité, Chloé portant une robe de créateur et un collier de diamants qui devait coûter une fortune. Il affichait son bonheur, notre trahison, aux yeux du monde entier. Chaque photo était une nouvelle blessure, un rappel brutal de sa cruauté et de mon impuissance. Je me souvenais du jour où il m'avait offert mon premier bijou, un simple bracelet en argent. Il avait dit : « C'est pour te rappeler que mon cœur est lié au tien. » Ces souvenirs étaient maintenant empoisonnés.

Le troisième jour, je me suis souvenue de quelque chose. C'était l'anniversaire de la mère de Marc, Hélène. J'avais toujours entretenu une relation chaleureuse avec ses parents. Au début, ils avaient été méfiants envers moi, la styliste un peu bohème pour leur fils, le PDG sérieux. Mais avec le temps, ils m'avaient adoptée. Hélène disait souvent que j'étais la fille qu'elle n'avait jamais eue.

J'avais déjà acheté son cadeau, une luxueuse écharpe en cachemire que j'avais conçue moi-même. Elle était dans mon atelier. Par un dernier réflexe de décence, j'ai appelé mon assistante et lui ai demandé de l'emballer et de la faire livrer aux parents de Marc, avec une simple carte signée de mon nom. C'était ma dernière responsabilité, mon dernier adieu à cette famille qui m'avait accueillie.

Quelques heures plus tard, mon téléphone a vibré. C'était Hélène. J'ai hésité, puis j'ai répondu.

« Adèle, ma chérie ? J'ai reçu ton cadeau, il est magnifique, merci. Mais... que se passe-t-il ? J'essaie de joindre Marc, il ne répond pas. Son père et moi avons vu les photos dans la presse... Qui est cette fille ? Dis-moi que ce n'est pas vrai. »

Sa voix était pleine d'angoisse. Que pouvais-je lui dire ? La vérité était trop compliquée, trop douloureuse.

« Hélène... Marc et moi, nous avons besoin d'une pause », ai-je menti faiblement.

« Une pause ? Adèle, ne me mens pas. C'est à cause de cette petite arriviste, n'est-ce pas ? Mon fils est un idiot ! Un parfait imbécile ! Son père va le tuer. Nous sommes de ton côté, tu le sais. Ne le laisse pas te faire ça. »

Ses paroles étaient un baume sur mon cœur blessé, mais elles ne changeaient rien. Le compte à rebours continuait de défiler dans ma tête.

« Merci, Hélène. Ça compte beaucoup pour moi », ai-je dit, ma voix se brisant. « Je dois y aller. »

J'ai raccroché avant de m'effondrer en larmes.

Le soir du quatrième jour, sentant les murs de l'hôtel se refermer sur moi, j'ai décidé de sortir. Juste pour marcher, pour respirer un air qui n'était pas recyclé. J'ai mis un chapeau, des lunettes de soleil, et je me suis promenée le long des quais de la Seine.

Et c'est là que je les ai vus.

Ils sortaient d'une boutique de joaillerie de la place Vendôme. Marc tenait la porte ouverte pour Chloé, qui riait aux éclats, un petit sac de velours rouge à la main. Ils semblaient si heureux, si insouciants.

Mon premier réflexe a été de me cacher, de fuir. Mais mes pieds sont restés cloués au sol. Nos regards se sont croisés par-dessus la foule.

Marc a figé. Son sourire a disparu. Il y a eu un instant de flottement, un silence suspendu au milieu du bruit de la ville. Chloé a suivi son regard et m'a vue. Un sourire suffisant s'est dessiné sur ses lèvres. Elle s'est rapprochée de Marc, a passé son bras sous le sien d'un air possessif.

Le monde s'est rétréci à cette scène. Mon mari, sa maîtresse, et moi, la femme mise au rebut, les observant depuis l'autre côté de la rue. La rencontre était inévitable, et elle promettait d'être douloureuse.

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