Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Romance > Adieu, mon amour perdu
Adieu, mon amour perdu

Adieu, mon amour perdu

Auteur:: Little Red Cap
Genre: Romance
Il y a deux ans, je suis devenue l' épouse de Pierre, un mariage arrangé par sa grand-mère mourante. J' étais naïve, je croyais que mon amour sincère pourrait faire naître le sien, même s' il m' avait tendu un accord de divorce déjà signé le soir de nos noces. Pendant un temps, j' ai cru mon rêve se réaliser : il était devenu le mari parfait, attentif, prévenant. Puis, Chloé, son premier amour, est revenue. Elle l' a harcelé, l' a piégé, et Pierre est retombé sous son emprise, m' ignorant, me dévalorisant. J' ai vu la photo de Pierre avec Chloé en peignoir, le regard doux qu' il ne m' avait jamais donné. J' ai vu la vidéo de leur baiser. Mon cœur s' est brisé. Quand j' ai découvert ma grossesse, j' ai cru à un nouveau départ, mais l' espoir a été de courte durée. À l' hôpital, alors que je venais d' apprendre la nouvelle, je l' ai vu porter Chloé dans ses bras, me demander d' aller lui acheter du chocolat. Je me suis sentie humiliée, trahie. Quand j' ai demandé le divorce, Chloé a orchestré une machination infâme, m' accusant de l' avoir agressée, me faisant passer pour folle. Pierre ne m' a pas crue, m' a jetée la pierre, et dans la confusion, j' ai chuté dans les escaliers. J' ai perdu mon bébé. Le monde s' est effondré. Mon enfant, le fruit de mon secret espoir, n' était plus. La douleur, la rage, m' ont dévorée. Je me suis relevée, non pas brisée, mais transformée. J' ai exposé la vérité, révélé la vraie nature de Chloé, et Pierre a enfin vu son erreur. Il m' a suppliée de lui pardonner, de revenir. Mais mon cœur, après tant de larmes, était devenu de pierre. Je suis partie, divorcée, libre. La douleur persistait, mais en elle, j' ai trouvé une force nouvelle, une paix inattendue.

Introduction

Il y a deux ans, je suis devenue l' épouse de Pierre, un mariage arrangé par sa grand-mère mourante.

J' étais naïve, je croyais que mon amour sincère pourrait faire naître le sien, même s' il m' avait tendu un accord de divorce déjà signé le soir de nos noces.

Pendant un temps, j' ai cru mon rêve se réaliser : il était devenu le mari parfait, attentif, prévenant.

Puis, Chloé, son premier amour, est revenue. Elle l' a harcelé, l' a piégé, et Pierre est retombé sous son emprise, m' ignorant, me dévalorisant.

J' ai vu la photo de Pierre avec Chloé en peignoir, le regard doux qu' il ne m' avait jamais donné. J' ai vu la vidéo de leur baiser. Mon cœur s' est brisé.

Quand j' ai découvert ma grossesse, j' ai cru à un nouveau départ, mais l' espoir a été de courte durée. À l' hôpital, alors que je venais d' apprendre la nouvelle, je l' ai vu porter Chloé dans ses bras, me demander d' aller lui acheter du chocolat.

Je me suis sentie humiliée, trahie.

Quand j' ai demandé le divorce, Chloé a orchestré une machination infâme, m' accusant de l' avoir agressée, me faisant passer pour folle.

Pierre ne m' a pas crue, m' a jetée la pierre, et dans la confusion, j' ai chuté dans les escaliers.

J' ai perdu mon bébé.

Le monde s' est effondré. Mon enfant, le fruit de mon secret espoir, n' était plus. La douleur, la rage, m' ont dévorée.

Je me suis relevée, non pas brisée, mais transformée. J' ai exposé la vérité, révélé la vraie nature de Chloé, et Pierre a enfin vu son erreur.

Il m' a suppliée de lui pardonner, de revenir. Mais mon cœur, après tant de larmes, était devenu de pierre.

Je suis partie, divorcée, libre. La douleur persistait, mais en elle, j' ai trouvé une force nouvelle, une paix inattendue.

Chapitre 1

Je savais que mes règles étaient en retard, ça faisait déjà trois mois. Je n'y avais pas vraiment prêté attention, avec tout le stress de ces derniers temps. Mais ce matin-là, une pensée a traversé mon esprit, une pensée liée à cette nuit, il y a trois mois. J'ai commencé à me douter de quelque chose.

Le lendemain, sans rien dire à personne, je suis allée seule chez le gynécologue. L'attente dans le couloir semblait durer une éternité. Chaque minute était pesante.

« Félicitations, Madame Dubois, vous êtes enceinte de trois mois. »

Les mots du médecin flottaient dans l'air, mais j'avais du mal à les saisir. Enceinte. J'étais enceinte. Cette nouvelle, si soudaine, m'a laissée complètement perdue.

Assise sur un banc dans le couloir de l'hôpital, je fixais l'échographie, cette petite tache noire sur un fond gris. C'était mon bébé. Trois mois plus tôt, j'avais accompagné Pierre pour un voyage d'affaires. Il y avait eu un dîner, un dîner très arrosé. J'avais bu, plus que de raison. Sous l'effet de l'alcool, cette nuit-là, nous avions eu notre première et unique relation intime depuis notre mariage.

À ce moment-là, j'étais folle de joie. Je pensais que c'était un nouveau départ. Après toutes ces années à l'aimer en silence, à attendre, notre relation avait enfin franchi une étape. Je pensais que les choses allaient enfin changer.

Mais cette joie a été de courte durée. Le lendemain matin, en me réveillant, j'ai pris mon téléphone, comme d'habitude, pour regarder les actualités. Et là, mon cœur s'est arrêté. Une photo. Une photo de Pierre, tout sourire, en train d'accueillir Chloé à l'aéroport. Chloé, son ex, son premier amour. Ils étaient là, sur la photo, si proches, si naturels. Son sourire pour elle, son regard, chaque détail me faisait mal, une douleur sourde et profonde dans la poitrine.

J'ai essayé de me calmer. J'ai pris une grande inspiration, je me suis tapoté les joues.

« Ce n'est qu'une photo, Élise. Tu es sa femme maintenant. C'est toi, la femme de Pierre. »

Mais je savais au fond de moi que ce n'était pas si simple. Depuis son retour, tout avait changé. En repensant à ces trois derniers mois, à son indifférence, à ses absences, à l'amertume qui s'était installée en moi, j'ai eu envie de rire de ma propre naïveté.

C'est à ce moment-là que je l'ai vu. Pierre. Il marchait dans le couloir, dans ma direction. Et il n'était pas seul. Il portait Chloé dans ses bras.

Mon corps s'est figé. J'ai baissé la tête instinctivement, fourrant l'échographie dans mon sac en un geste rapide, comme si je cachais une preuve de crime. J'ai attendu, le cœur battant. Une ombre s'est projetée sur moi. J'ai levé les yeux lentement.

Ils étaient là, juste devant moi. Pierre et Chloé. Sans la moindre gêne. Mon esprit est devenu blanc pendant une seconde.

« Élise, ça fait longtemps. »

C'était la voix de Chloé. Douce, presque chantante. Chloé, la femme que Pierre n'avait jamais vraiment oubliée.

J'ai forcé mes lèvres à s'étirer en un sourire.

« Ça fait longtemps, Chloé. »

C'était la première fois que nous nous voyions face à face depuis son retour. Le jour de notre anniversaire de mariage, dans un couloir d'hôpital, alors que je venais d'apprendre que je portais son enfant.

Chloé, blottie contre lui, a dit d'une voix faible : « Pierre, merci de m'avoir amenée à l'hôpital, ce n'est qu'une légère hypoglycémie, rien de grave. »

Pierre m'a regardée, l'air préoccupé, mais pas pour moi.

« Élise, va acheter du chocolat pour elle. »

J'ai souri, un sourire amer. Ma main, qui était posée sur mon ventre, s'est lentement retirée. Ce qui était une hésitation il y a quelques minutes est devenu une certitude absolue.

Je devais divorcer.

Chapitre 2

À l'université, nous nous connaissions tous les trois. Pierre, Chloé et moi, nous étions membres du conseil étudiant. J'étais dans une promotion inférieure. Pierre était le président, brillant, charismatique. Chloé était la vice-présidente, belle et intelligente. Ils formaient un couple parfait, le genre de couple que tout le monde admire. Ils semblaient faits l'un pour l'autre.

Moi, j'étais juste une étudiante discrète, une petite main au conseil. J'aimais Pierre, mais en secret. Je n'aurais jamais osé rêver de plus.

Chloé a pincé les lèvres, un petit sourire en coin.

« Élise, ces dernières années, tu as bien pris soin de Pierre. »

Ses mots étaient mielleux, mais je comprenais très bien ce qu'elle voulait dire. Elle me rappelait que j'étais une remplaçante, une gardienne temporaire. J'ai serré les poings dans mes poches. Mais j'ai gardé mon calme.

« Pas de problème, après tout, je suis sa femme. »

J'ai insisté sur le mot "femme". Le sourire de Chloé s'est figé une fraction de seconde.

À ce moment-là, une infirmière est arrivée avec un fauteuil roulant. Pierre a déposé Chloé dedans avec une douceur infinie, arrangeant une mèche de cheveux qui tombait sur son visage. Les hommes peuvent être doux, oui. Mais seulement avec la personne qui compte pour eux. Mon cœur s'est serré.

Chloé a levé la tête vers Pierre pour le remercier, puis ses yeux se sont posés sur moi.

« Élise, tu attends pour voir un médecin ? »

Sa voix était pleine d'une fausse sollicitude.

« Non, j'ai déjà vu le médecin. Je m'apprêtais à partir. »

Soudain, Chloé a tiré faiblement la manche de Pierre, sa voix est devenue encore plus douce, presque un murmure.

« Pierre, mon hypoglycémie recommence, j'ai besoin de quelque chose de sucré. »

L'anxiété s'est immédiatement peinte sur le visage de Pierre.

« D'accord, je vais en acheter tout de suite. »

« Non, ne me laisse pas. Reste avec moi. » a-t-elle supplié.

Il a eu l'air partagé, impuissant. Puis il s'est tourné vers moi, son expression changeant du tout au tout. L'inquiétude a laissé place à une indifférence froide.

« Élise, tu peux aller acheter une boîte de chocolats ? Et tu les apportes au cinquième étage, chambre 502. »

Sa demande était un ordre, pas une question. J'ai senti un rire moqueur monter en moi. C'était donc ça. Demander à sa femme d'aller acheter des chocolats pour son ex-petite amie. Le jour de leur anniversaire de mariage.

« Pierre, je suis ta femme, pas ta bonne. »

Une lueur de surprise a traversé ses yeux, mais elle a vite disparu. Elle a été remplacée par de l'impatience, de l'agacement.

« Élise, quand est-ce que tu es devenue comme ça ? Tu ne vois pas que Chloé fait une crise d'hypoglycémie ? Si elle n'avait pas besoin que je reste avec elle, je ne te demanderais pas d'y aller ! »

Sa voix était dure.

« Pierre, tu ne vois pas, toi ? Je sors tout juste de la consultation du gynécologue. »

J'ai marqué une pause, le laissant absorber l'information, même s'il ne semblait pas y prêter attention.

« Et puis, tu as oublié que tu es marié ? Tu la portes dans tes bras juste devant moi, tu me prends pour quoi ? Une idiote ? »

Le visage de Pierre s'est durci, l'impatience a gagné. Il a parlé sans réfléchir, jetant les mots comme des pierres.

« Élise, n'avions-nous pas convenu de ne pas nous mêler de la vie privée de l'autre ? Tu as déjà oublié ? »

J'ai éclaté d'un rire sec, sans joie. Ma main s'est à nouveau éloignée de mon ventre. L'accord. Il osait me parler de cet accord maintenant.

Je me suis levée. Je l'ai regardé droit dans les yeux.

« Pierre, comme tu veux. »

Chaque mot était détaché, froid.

Puis, je lui ai tourné le dos. Et je suis partie, sans un regard en arrière.

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022