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Adieu Liam, bonjour Éléna Claude

Adieu Liam, bonjour Éléna Claude

Auteur:: AIMEE
Genre: Romance
Pour lui, j'avais tout abandonné : mon nom, ma fortune, mon avenir. Cinq ans de ma vie sacrifiés pour un amour qui sentait le mensonge. Le jour de l'anniversaire de notre fils, sa mère m'a conviée à une prétendue fête. C'était en réalité son mariage avec sa maîtresse. Mon fils a couru vers lui, l'appelant « Papa ». Liam, paniqué, l'a brutalement repoussé. Célien est tombé, sa tête heurtant le sol. Devant tous les invités, sa nouvelle femme m'a humiliée, et sa mère a ordonné qu'on me jette dehors. Liam, lui, est resté silencieux, complice de ma déchéance. À cet instant, l'amour que je lui portais est mort. Il venait de renier son propre sang pour une femme et un domaine. Mon cœur s'est glacé. J'ai regardé Liam droit dans les yeux et, d'une voix forte, j'ai lancé devant toute l'assemblée : « Cet enfant n'est pas ton fils. » Puis, j'ai pris la main de mon fils, prête à redevenir Éléna Claude, l'héritière qu'ils n'auraient jamais dû sous-estimer.

Chapitre 1

Pour lui, j'avais tout abandonné : mon nom, ma fortune, mon avenir. Cinq ans de ma vie sacrifiés pour un amour qui sentait le mensonge.

Le jour de l'anniversaire de notre fils, sa mère m'a conviée à une prétendue fête. C'était en réalité son mariage avec sa maîtresse.

Mon fils a couru vers lui, l'appelant « Papa ». Liam, paniqué, l'a brutalement repoussé. Célien est tombé, sa tête heurtant le sol.

Devant tous les invités, sa nouvelle femme m'a humiliée, et sa mère a ordonné qu'on me jette dehors. Liam, lui, est resté silencieux, complice de ma déchéance.

À cet instant, l'amour que je lui portais est mort. Il venait de renier son propre sang pour une femme et un domaine.

Mon cœur s'est glacé. J'ai regardé Liam droit dans les yeux et, d'une voix forte, j'ai lancé devant toute l'assemblée :

« Cet enfant n'est pas ton fils. »

Puis, j'ai pris la main de mon fils, prête à redevenir Éléna Claude, l'héritière qu'ils n'auraient jamais dû sous-estimer.

Chapitre 1

Éléna Claude POV:

J'ai tout donné, tout abandonné pour lui. Mon nom, ma fortune, mon avenir. Cinq ans de ma vie, passés à vivre dans l'ombre, à prétendre être quelqu'un que je n'étais pas, tout ça pour un amour qui, aujourd'hui, sent la rose et le mensonge.

Il est rentré, tard, comme d'habitude. L'odeur de Prunelle Lafont flottait autour de lui, âcre, entêtante. Ce parfum de rose, doux-amer, m'agrippait la gorge, m'empêchant de respirer. C'était devenu le symbole de sa trahison, une seconde peau qu'il ramenait à la maison.

Je me suis reculée. Mon corps tout entier hurlait de dégoût. Chaque muscle se raidissait.

"Éléna, qu'est-ce que tu as ?" a-t-il murmuré, sa voix trop douce, pleine d'une fausse tendresse.

Il a tendu la main vers moi. J'ai esquivé son toucher, comme si sa peau était brûlante.

"Ne t'approche pas," j'ai dit, ma voix étranglée, à peine un murmure.

L'explication est venue, clichée, usée. "C'est juste du travail, ma chérie. Tu sais, les Lafont... Il faut bien s'entendre pour les affaires, non ?"

Il promettait que ça ne se reproduirait plus. Toujours les mêmes mots, creux, sans substance.

Mon cœur s'était transformé en pierre. Chaque "je t'aime" qu'il prononçait sonnait faux, comme une blague amère. Je ne pouvais plus le croire. Les mensonges avaient tissé une toile épaisse entre nous.

Il a insisté, s'approchant de nouveau. Sa main a effleuré ma joue. C'était une caresse mécanique, sans âme. Une tentative désespérée de racheter ce qui était déjà perdu.

Je me suis souvenue de la première fois que nos regards se sont croisés. Un gala de charité à Paris, loin de tout ça. J'étais la fille de Adalbert Claude, l'héritière du Groupe Claude. Il était un vigneron ambitieux. Ses yeux, d'un bleu profond, m'avaient capturée.

Je m'étais sentie tomber, irrémédiablement, quand il m'avait rattrapée ce soir-là. Un verre de champagne brisé, ma robe de créateur tachée. Il s'était agenouillé, ses mains fortes tenant les miennes, un sourire désarmant. "Permettez-moi de vous aider, mademoiselle." Mon sauveur.

Il avait déclaré son amour avec une telle ferveur, une telle passion. "Tu es à moi, Éléna. À moi, et à personne d'autre." Ses mots avaient résonné en moi comme une promesse sacrée. J'avais cru que son amour était une forteresse, inébranlable.

Il a essayé de m'embrasser. Sa bouche, qui avait autrefois été mon refuge, était maintenant une source de révulsion.

Je l'ai repoussé avec toute la force que je pouvais rassembler. Il a chancelé, surpris par ma réaction.

"Qu'est-ce qui ne va pas ?" a-t-il demandé, son visage marqué d'une fausse incompréhension.

Ce n'était plus l'homme que j'avais aimé. L'image de mon sauveur s'était brisée, révélant un étranger, faible et manipulateur.

L'odeur de Prunelle. Elle imprégnait tout. Ses vêtements, sa peau, ses cheveux. C'était comme si elle était là, entre nous, une présence invisible et toxique.

J'ai essayé de me dégager, de fuir cette étreinte qui me suffocait.

J'ai senti son cœur battre contre le mien. Son cœur, qui battait pour une autre. La pensée m'a déchirée.

Ses mots, autrefois des mélodies, étaient devenus des bruits parasites. Des excuses. Des platitudes.

Ses promesses. Elles s'envolaient, légères et futiles, comme des feuilles mortes emportées par le vent.

Il était perdu dans son monde, aveuglé par son ambition. Il ne voyait pas la destruction qu'il laissait derrière lui. Il ne me voyait plus. Il ne nous voyait plus.

Je l'ai regardé, fixement. Mon regard s'est empli de déception, de rage. Une rage froide, implacable.

« Laisse-moi. »

Chapitre 2

Éléna Claude POV:

Un coup de téléphone a brisé le silence tendu entre nous. Son portable a vibré sur la table basse. Il a regardé l'écran, son visage s'est figé.

"C'est Prunelle," a-t-il murmuré, presque à lui-même. "Elle ne se sent pas bien."

Sans un mot de plus, il s'est précipité dehors. Il n'a pas regardé en arrière. Il ne m'a pas demandé si j'allais bien. Il ne s'est pas soucié de l'expression de douleur sur mon visage.

Mon cœur s'est serré. Il venait de prouver ce que je savais déjà : sa priorité n'était plus moi. Elle ne l'avait jamais été, pas vraiment, pas depuis longtemps. Il avait couru à son chevet, alors qu'il me laissait seule, noyée dans son parfum volé.

C'en était trop. Je ne pouvais plus supporter cette mascarade. Cette vie de mensonges. Cette humiliation silencieuse. Je me suis sentie vide, mais une force nouvelle a commencé à bouillonner en moi. Une force froide, dure.

J'ai sorti mon vieux téléphone, celui que j'avais gardé rangé au fond d'un tiroir. Le numéro de mon père. Je ne l'avais pas appelé depuis cinq ans. J'ai hésité un instant, puis j'ai appuyé sur "appeler".

La voix de mon père, Adalbert Claude, a retenti. "Éléna ? C'est vraiment toi ?" Il y avait de la surprise, de l'incrédulité, puis une joie immense.

"Papa," j'ai dit, ma voix tremblante. "J'ai besoin de toi."

Un silence. Puis, un sanglot étouffé de l'autre côté. "Ma fille... Tu es revenue."

"Et j'ai ton petit-fils, Papa."

Un cri de joie. Un rire mêlé de larmes. "Un petit-fils ? Mon Dieu, Éléna ! Pourquoi ne m'as-tu rien dit ? Je veux le voir ! Je veux vous voir tous les deux !" L'amour inconditionnel. La sécurité. Tout ce que j'avais cru trouver en Liam, et que j'avais abandonné.

Mon petit Célien dormait dans son lit, un léger sourire sur ses lèvres. "Papa... il va venir pour mon anniversaire, n'est-ce pas ?" Il avait murmuré ça avant de s'endormir, une lueur d'espoir dans ses yeux d'enfant.

Je me suis agenouillée près de son lit. J'ai caressé ses cheveux doux. Mes larmes ont coulé silencieusement sur son front. Mon petit garçon. Il ne méritait pas ça. Il ne méritait pas un père qui l'oubliait pour une autre femme.

Je devais attendre. Attendre encore un peu. Pour Célien. Pour qu'il puisse dire adieu à ce père absent, à cette chimère.

J'espérais que Liam, pour une fois, serait assez homme pour partir sans regret. Mais je savais que c'était un vœu pieux. Il ne pensait qu'à lui, à son ambition.

La colère montait en moi. Une colère sourde, profonde. Chaque jour passé ici après ce soir était une insulte.

Sa trahison était un poids sur ma poitrine. Il avait piétiné mon cœur, mon amour, ma dignité.

Il n'y avait plus de place pour l'amour. Seulement de la résignation, et le désir ardent de protéger mon fils.

Je me suis souvenue de ses promesses. Elles étaient comme du sable entre mes doigts. Inconsistantes. Illusoires.

Mon avenir sans lui était un tableau blanc. Vide d'amour, mais rempli de possibilités.

Mon cœur était une coquille vide. L'amour que j'avais ressenti pour lui s'était évaporé, ne laissant qu'un goût amer.

Je me suis levée, mon regard fixant la porte par laquelle il était parti. L'écho de ses pas s'était estompé.

Son image, autrefois si belle, s'était distordue. Elle était devenue laide, repoussante.

Sa présence, autrefois réconfortante, me causait maintenant des frissons. Un malaise physique.

J'avais confiance en lui. Une confiance aveugle. Elle avait explosé en mille morceaux, comme un miroir brisé.

Le désespoir m'a envahie. Un désespoir froid, sans larmes. Il m'a laissée là, impuissante.

Il n'y avait plus d'espoir. Juste la certitude d'une fin.

Mon cœur s'était refermé. Il ne battrait plus jamais de la même façon pour lui.

Mon regard s'est durci. Plus de pitié. Seulement la détermination.

Son nom brûlait sur mes lèvres. Une cicatrice.

Chapitre 3

Éléna Claude POV:

Le lendemain matin, un messager de Magdeleine Villemaire, la mère de Liam, est venu à la porte. Une femme au visage sec, habillée de noir, m'a tendu une note. C'était une convocation, froide et impérative. Nous devions nous présenter à la "fête d'anniversaire" de Célien.

Je savais ce que Magdeleine pensait de moi. Une parvenue. Une fille sans le sou, sortie de nulle part. Elle n'avait jamais manqué une occasion de me le faire sentir. Cette "invitation" n'était qu'un prétexte.

"Papa va venir ! Papa va venir !" Célien sautait de joie, son petit visage rayonnant. Ses yeux brillants me transperçaient. Il ignorait tout des jeux de pouvoir, des trahisons. Il ne voyait que la promesse d'un père.

Nous sommes arrivés au domaine Villemaire. L'air était lourd. Les visages des invités étaient figés, les sourires forcés. Un grand banquet était dressé, mais l'ambiance était funèbre. Personne ne nous a accueillis. Personne ne nous a regardés. Sauf elle.

Liam se tenait là, au centre de l'assemblée. Sa main était posée sur la taille de Prunelle. Elle rayonnait, un sourire triomphant sur les lèvres. Son parfum de rose était plus fort que jamais, un défi.

Magdeleine a fait taire la foule d'un geste. Son regard, glacial, a balayé l'assemblée avant de s'arrêter sur moi. "Nous avons une grande nouvelle à annoncer." Elle a marqué une pause dramatique. "Prunelle Lafont attend un enfant ! L'héritier du domaine Villemaire-Lafont est en route !"

Un murmure d'excitation a parcouru la foule. Les visages se sont tournés vers Liam et Prunelle. Liam a souri, un sourire de pure joie, qu'il ne m'avait jamais montré. Il a regardé Prunelle avec une adoration que je n'avais pas vue dans ses yeux depuis des années.

Il a embrassé Prunelle avec passion, oubliant tout le reste. Oubliant son propre fils, qui se tenait juste là, les yeux écarquillés. Célien l'a regardé, sa petite main serrée dans la mienne. Ses joues, auparavant roses de joie, sont devenues d'un blanc cendre.

Mon cœur s'est glacé. Il ne voyait pas Célien. Il ne le voyait absolument pas. Comme si un voile invisible l'avait effacé de son esprit. Célien, son propre sang.

La colère a bouilli en moi. Une colère brûlante, si intense qu'elle me donnait des vertiges. Liam m'avait trahie. Mais il avait aussi trahi son fils.

Je comprenais maintenant. Magdeleine avait tout orchestré. Cette fête n'était pas pour Célien. C'était une mise en scène macabre. Une humiliation publique. Une exécution.

Les visages autour de nous étaient des masques. Des masques de dédain, d'indifférence. Personne ne semblait se soucier de l'enfant. Personne.

La douleur était si intense que mon corps tout entier tremblait. Une douleur si profonde qu'elle me coupait le souffle.

J'ai vu Prunelle me sourire. Un sourire narquois, victorieux. Elle avait gagné. Elle avait tout pris.

Je sentais ses yeux sur moi. Un regard de pitié moqueuse. Je ne pouvais plus le supporter.

Mon amour pour Liam était mort, froidement. Il n'y avait plus rien. Seulement les cendres d'un feu éteint.

Chaque mot qu'il avait prononcé était un mensonge, une trahison. Ses promesses, des bulles de savon.

Son regard, autrefois empli d'amour, était maintenant vide d'émotion pour moi.

Ma confiance était brisée. En miettes, impossible à réparer.

Le désespoir m'a envahie. Un désespoir total. Il m'a plongée dans un abîme silencieux.

Il n'y avait plus d'espoir. Le futur était sombre.

Mon cœur s'était refermé. Il était devenu un bloc de glace.

La rage montait. Une rage froide, dévorante. Elle me consumait de l'intérieur.

Son nom. Il était devenu un juron.

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