Je m'appelle Amélie Dubois, et mon cœur n'a jamais battu que pour lui, Louis Lefèvre, le prodige de la haute couture que j'ai sauvé de la maladie avec mes larmes, transformant ses croquis sans vie en robes somptueuses.
Mais ce soir, sous les projecteurs aveuglants de la mode parisienne, sa sœur Sophie, avec son sourire de lame, a brisé ma vie.
« Amélie Dubois n'est qu'une usurpatrice ! » a-t-elle hurlé, ses accusations résonnant dans la salle, tandis que les robes nées de mon sacrifice se décomposaient, révélant des vers et des ordures à la place des chefs-d'œuvre.
Louis, l'homme pour qui j'ai tout donné, m'a regardée avec mépris, m'ordonnant de prouver mon don, puis m'a forcée à ingérer cette bouillie immonde, fruit de mes "créations" souillées. J'étais seule, humiliée, ma dignité piétinée sous les rires sadiques de la foule.
Pourquoi m'a-t-il trahie ainsi ? Comment a-t-il pu oublier l'amour et les nuits où j'ai pleuré pour lui, jusqu'à l'aveuglement ? Qu'ai-je fait pour mériter un tel châtiment, une exécution publique orchestrée par ceux-là mêmes que j'ai sauvés ?
Alors que mon rire hystérique déchirait le silence, une étrange lumière a embrassé mon corps, marquant le début d'une nouvelle ère. C'est à ce moment précis que mon véritable voyage a commencé.
La lumière des projecteurs était aveuglante, une chaleur blanche qui brûlait la peau. Autour de la scène, des centaines de visages formaient une masse indistincte, un murmure collectif de tissus coûteux et de parfums de luxe. Amélie Dubois se tenait au centre de ce cirque, le cœur battant si fort qu'elle l'entendait dans ses oreilles, un tambour so
Une douleur aiguë traversa la poitrine d'Amélie, si intense qu'elle eut du mal à respirer. L'air semblait s'être solidifié dans ses poumons. Chaque inspiration était une lutte. Ses mains étaient moites, glacées. Sous les projecteurs, la sueur coulait le long de son dos. C'était une torture physique, une agonie qui se répercutait dans chaque fibre d