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Addiction

Addiction

Auteur:: IBIZAR
Genre: Aventure
Ibrahima arpentait les rues de la ville de Dakar l'air de rien. À le voir, on aurait conclu que c'était le jeune cadre accomplit et parfait dont toutes les femmes rêvaient d'avoir avec elles, mais loin de la... il était bien beau, il était bien habillé mais au fond, il avait un mal être qu'il ne saurait expliquer.

Chapitre 1 01

Chapitre 1

Ibrahima arpentait les rues de la ville de Dakar l'air de rien. À le voir, on aurait conclu que c'était le jeune cadre accomplit et parfait dont toutes les femmes rêvaient d'avoir avec elles, mais loin de la... il était bien beau, il était bien habillé mais au fond, il avait un mal être qu'il ne saurait expliquer.

Il avait envie de vivre une vie normale, loin des tracas et des problèmes de famille, il voulait de la sérénité du calme, du confort et du réconfort, mais il n'en avait ni chez lui, ni dans son lieu de travail. Mais la faute à qui ? se demandait-il en entrant dans un grand restaurant de la place.

Il regarda son portable et vit qu'il était presque 22h. Il s'en foutait royalement, oui, il n'en avait cure que mberry s'inquiète ou non, car à l'instant T, il n'avait plus aucun sentiment.

Il s'assit dans un coin reculé de la pièce et fit signe au serveur qui rappliqua aussitôt : bonsoir monsieur !

Ibrahima : bonsoir, je peux avoir de l'eau et le menu s'il vous plait ?

« Tout de suite »

Il le regarda partir avant de sortir de nouveau son telephone et de composer un numéro. Quelques instants plus tard, on décrocha et à l'autre bout du fil, il entendit un souffle puis un léger « allo »

Ibrahima : bonsoir ma chérie....

« Tu es ou comme ça ? »

Ibrahima : comment tu vas ? Hein ?

« .... Je vais bien, j'essaie de ne pas trop me fatiguer avec mon état. »

Ibrahima : fallait y penser aicha, fallait y penser avant de faire ce scandale chez mberry. Tu sais ce que ça allait provoquer, tu le savais.

Il y eut un long silence à l'autre bout du fil avant que la jeune femme ne soupire : je suis désolée ibou, vraiment désolée. Je... j'étais emportée par la colère et tu sais que mon état n'arrange rien.

Ibrahima : ....

Aicha : tu es ou ??? Rentre s'il te plait il se fait tard.

Ibrahima : oui je vais le faire, en t'en fais pas pour moi.

Il lui posa encore des questions pour savoir comment elle allait avant de raccrocher. Au fond, il n'était pas fâché contre elle non, mais plus tôt contre mberry qui faisait tout pour mettre aicha en colère. En réalité, il ne la reconnaissait plus, oui, il ne reconnaissait plus cette jeune femme ambitieuse, calme posée et discrète qu'elle avait toujours été. Il ne pouvait pas croire qu'elle avait fait une chose pareille. Allait-il continuer de vivre ce genre de vie, surtout en sachant tout ce qu'elle avait fait ? Et le pire dans tout ceci, c'est qu'elle ne regrettait rien, absolument rien. Et au lieu d'être fâché, Ibrahima avait peur, oui très peur...

Il soupira puis fit signe au serveur une nouvelle fois pour lui donner sa commande. Il ne comptait pas manger sa nourriture, non, il ne lui faisait pas encore confiance ; et donc, il comptait bien manger dans ce restaurant avant de rentrer chez lui....

Son telephone sonna au même moment. C'était sa mère : allo.

Ibrahima : bonsoir maman, il y a un problème ?

Maman saly : mon fils tu es ou ? Ta femme m'a appelé en pleur, disant que tu es partie en trombe de la maison et j'ai rappliqué. Qu'est ce qu'il se passe dis-moi ????

Ibrahima soupira : il ne se passe rien maman, il se fait tard, prend un taxi et rentre, je passe te voir demain.

Maman saly : non jamais, je ne rentre pas tant que je ne t'aurai pas vu. Tu as intérêt à venir tout de suite Ibrahima. Mberry est très inquiète tu sais.

Ibrahima regarda le plat qu'on déposait devant lui avant de murmurer à sa mère : ok j'arrive.

Il mangea un bout de son plat puis paya avant de sortir du local. Il avait laissé sa voiture devant chez lui et avait marché jusqu'au restaurant. Heureusement que ce n'était pas vraiment loin car il arriva chez lui quelques minutes plus tard.

Il avait le visage pale, il avait la tête complètent mélangé et sa chemise était déboutonnée. Il avait l'air désemparé et ça se voyait à des km. Il dévala les escaliers jusqu'au deuxième étage et ouvrit la porte.

Au même moment, mberry qui était au salon avec sa belle-mère se leva brusquement pour aller à sa rencontre. Ibrahima avait remarqué qu'elle avait pleuré....

Maman saly : ay ibou, qu'est ce qu'il t'arrive ? Cette fille a failli devenir folle d'inquiétude.

Ibrahima : ça va maman, viens je te ramène.

Maman saly : hey Ibrahima ne me contrarie pas, ne sort pas de cette maison avant d'avoir réglé ce problème avec ta femme ; tu ne le l'a pas vu ? On dirait que tu n'as pas de cœur...

Ibrahima jeta la clé sur le canapé et fixa sa mère : est ce qu'elle t'a dit ce qu'il se passe ?

Maman saly : non et je ne veux pas le savoir, mberry est ta femme et ce n'est pas bien de l'inquiéter comme ça. Regarde-la, elle n'a pas arrêté de pleurer pendant tout ce temps.

Ibrahima se tourna vers sa femme qui baissa la tête. Mais il était bien trop fâché pour avoir de la peine pour elle.

Ibou : maman, il faut lui demander de t'expliquer ce qu'elle a fait. Tu me connais, je ne me fâche pas rapidement, alors dis-toi que c'est quelque chose de grave.

Maman saly se tourna vers sa belle-fille : mberry, regardes moi !!!! Qu'est ce qu'il s'est passé ?

Elle baissai toujours la tête, en larmes...

Maman saly : mais dites-moi bon sang !!!!!

Ibrahima : demande lui ce qu'elle a fait à aicha. Tu me dis que je n'ai pas de cœur et que je n'ai pas pitié d'elle. Ok, mais est ce qu'elle a eu pitié d'aicha qui est aujourd'hui à 8mois et quelques de grossesse ? Hein ???? Elle a failli la tuer et pendant toute la semaine, elle a joué un sale jeu pour qu'elle demande le divorce. Quand aicha a été au courant de son jeu, elle a failli accoucher. Heureusement qu'elle m'a trouvé à la maison quand elle est venue ici, car je sais que mberry l'aurait achevé.

Maman saly fronça les sourcils : mais mberry, qu'est-ce que tu as dit à cette petite ?

Mberry : maman je...

Ibrahima : ELLE MA DECU MAMAN, ELLE MA FAIT MAL ET LE PLUS DUR C EST QUELLE MA UTILISE POUR FAIRE MAL A AICHA. QU EST-CE QUE J'AI FAIT POUR MERITER CA ????

Maman saly : QUEST CE QUE TU AS FAIS ???? CEST CE QUE TU VEUX SAVOIR ??? HEIN ???? TON SEUL TORT C'EST DAVOIR ETE POLYGAME IBRAHIMA ET RIEN D'AUTRE. LA VIE QUE J'AI VECU DANS LA MAISON DE TON PERE NE T A PAS SUFFIT ???HEINNN ???? ET BIEN TOUT CA N'EST QUE LE DEBUT....

Ibrahima écarquilla les yeux, ne croyant pas à ce que sa mère venait de dire. Mais au fond de lui, il n'était pas vraiment surpris et contre toute attente, il se tourna vers mberry : ou es mon fils ?

Mberry : .... Il... euh il dort...

Il les dépassa puis prit son fils de 5 mois, pris les clés de sa voiture et sortit en claquânt la porte derrière lui. Mberry cria : IBRAHIMA OU VAS-TU ????? OU COMPTES TU EMMENER CET ENFANT ???

Mais il ne répondit pas, il mit son enfants sur le siège bébé derrière lui avant de démarrer en trombe.

A suivre....

Chapitre 2 02

Chapitre 2

Aicha : mais ibou qu'est-ce que tu fais ici ? Et pourquoi tu as babacar avec toi ?

Ibou : je t'expliquerai ce soir.

Aicha : mais ce n'est pas mon tour ibou, et tu le sais.

Ibou : oui je le sais mais je ne peux pas dormir avec elle après ce qu'elle a fait.

Aicha soupira puis laissa son mari entrer dans la pièce . Elle avait mal pour lui, et en même temps, elle regrettait d'avoir débarqué comme ça chez lui sans prévenir. Elle était la principale cause de son mal, et elle s'en voulait énormément.

Aicha : je te sers quelque chose à boire ?

Ibou : non, tu peux coucher babacar ? Il n'a pas arrêté de dormir...

Aicha exécuta et avec son gros ventre, elle se dirigea dans leur chambre quand ibou l'interrompit : non couche la avec ta cousine... elle pourra s'occuper de lui....

Aicha obéit et le fit puis revint au salon ou était assis son mari. Malgré son gros ventre, elle était assez jolie. Oui, aicha était une femme très belle, très calme mais surtout, extrêmement différente de mberry.

Aicha : excuse moi mon cœur, je sais que je suis la cause de ton mal, je n'aurai pas du....

Ibou l'interrompit : non ne t'excuse pas, tu étais dans ton droit.

Aicha : .... Pourquoi tu as emmené babacar avec toi ?

Ibou : je ne sais même pas...

Aicha lui caressait la tête et savait qu'il avait mal. Elle regarda la pendule du salon et vit qu'il était presque minuit.

Aicha : tu vas dormir ici ?

Ibou : oui... j'ai boulot demain et je ne vais pas me mettre à me faire mal en dormant avec mberry.

Aicha soupira : ok, allons-nous coucher, il se fait tard.

Elle savait que ce que son mari faisait n'était pas bien. Mais y pouvait elle grand-chose, non, surement pas. En plus de cela, elle trouvait que c'était bien fait pour cette femme, qu'elle aille au diable, pensait-elle.

Elle regardait son mari se déshabiller pour s'allonger à côté d'elle. Une fois fais, elle se tourna et ibou l'enlaça de derrière. Toutes les lampes étaient éteintes, et un silence de plomb régnait dans la chambre quand il le brisa : excuse la d'accord ?

Aicha hocha la tête : oublie ça...

Ibou soupira puis renifla le parfum d'aicha. Il lui susurra : tu sens aussi bon tous les jours

Elle sourit : merci mon cœur... mais ne me flatte pas, je sais que je ne suis plus aussi désirable...

Ibou : rire, tu penses ?

Il promena sa main sur sa hanche avant de répondre : tu es toujours désirable à mes yeux. J'aurai bien voulu te faire l'amour la maintenant, mais j'ai peur que tu accouche dans mes bras.

Aicha éclata de rire : tu sais que c'est pour bientôt ?

Ibou : je pensais que c'était pour aujourd'hui...

Aicha : rire, non... mais il avait fallu de peu.

Ibou se tut imaginant tout ce que mberry avait fait, mais il décida de dormir et de ne plus y penser, après tout, il était venu chez aicha pour la paix qui y régnait et rien d'autre.

Mais le sommeil ne venait pas, il n'arrivait pas à fermer l'œil. En réalité, il pensait encore et encore à la mberry qu'il avait épousé. Pourquoi avait-elle changé à ce point ? Et pourtant il connaissait la réponse à cette question. Il savait qu'il était la principale cause de son changement.

Avait-il bien fait d'épouser une seconde femme ? bien sûr que non, se disait-il. Oui il savait que c'était trop top. Après seulement deux années de mariage, c'était normal de voir de telles réactions. Après tout, n'était-il pas la seule et unique raison de tout ce rafus ? se demandait il en fermant complètent les yeux...

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Fina : mberry Faye qu'est-ce que je t'avais dit ? Hein ??? Tu es trop naïve. Ce n'est pas comme ça que cette fille va partir de la vie de mon frère hein ?

Mberry : écoute Fina, je n'écouterai plus tes conseils. Tu ne peux pas venir me dire de faire tout ça, et maintenant que mon mari m'en veut, tu viens me dire le contraire.

Fina : regarde-toi. Tu as l'air d'une zombie ; il emmène ton fils avec lui et ne te dis rien.

Mberry soupira, elle en avait marre de Fina, et marre de ses conseils. Elle avait juste envie d'une chose, c'est de la voir partir. Elle ne comprenait d'ailleurs pas pourquoi elle était venue si tôt dans sa maison.

Fina : bon je vais te laisser, je vois que tu n'es pas dans ton assiette. Mais va chercher ton fils. 12h de temps sans lui, alors qu'il n'a que 5 mois, c'est trop.

Mberry : ok...

Elle attendit qu'elle sorte pour pouvoir aller prendre une douche. En réalité, Ibrahima l'avait prévenu qu'il emmenait babacar dans un moment, et donc, elle en profitera pour s'excuser. Elle prit une douche rapide puis se dirigea dans sa chambre et décida de porter une tenue légère mais très simple.

Elle se regarda sur le miroir et vit la mberry d'antan. Elle soupira puis s'assit sur son lit. Elle avait mal oui mal au plus profond de son être. Pourquoi n'arrivait elle pas à supporter cette femme ? se demandait-elle. Et pourtant, après toute cette histoire, mberry ne regrettait absolument rien, et cela l'inquiétait au plus haut point.

Un bruit à la porte la fit sursauter. Elle se regarda une dernière fois devant le miroir puis sortit de la chambre. Ibrahima venait d'entrer dans la maison. Il était bien habillé tout frais et surtout, il sentait bon. Mberry avait le cœur qui battait à tout rompre et surtout, elle avait ma au cœur. Mais elle ne fit rien apparaitre.

Sans un mot pour elle, ibou lui tendit son fils....

Mberry : avant de partir, je dois te parler ....

Ibrahima : je risque d'être en retard. On le fera ce soir ou demain.

Mberry : ibou ça ne prendra pas du temps.

Ibrahima : donne-lui le sein, il pleure.

Mberry exécuta puis s'assit sur le canapé. Ibou fit de même mais ne la regardait pas. Elle prit son courage à deux main : Ibrahima, je ne sais pas ce qui m'a pris de faire croire à aicha que... que tu étais impuissant pendant un temps de notre mariage, et que tu avais des relations partout. Je ne sais pas ce qui m'a pris d'avoir inventé toutes ces histoires pour la faire mal. Mais je m'excuse pardonne moi ibou.

Ce dernier se leva avant de la regarder droit dans les yeux : ce n'est pas à moi que tu dois des excuse mberry ; BYE.

A suivre.

Chapitre 3 03

Chapitre 3

Ibrahima était au bureau mais avait vraiment la tête ailleurs ; Il repensait encore et encore à tout ce que mberry avait pu faire pour le séparer d'aicha ; en réalité, il ne comprenait pas vraiment, il en savait pas ce qu'il se passait dans sa tête. Et même si elle était jalouse, il y avait quelque chose qui l'intriguait. Comment peut-on faire ça à une femme enceinte et à terme de surcroit....

Il soupira pour la énième fois de la journée avant d'enlever ses lunettes pour les déposer sur la table. Ibou était employé dans une entreprise commerciale d'exploitation industrielle. Il y était comme chef des ressources humaines et avait d'excellents avantages. Il ne se plaignait pas raison pour laquelle il s'était permit d'épouser une seconde femme.

Il se rappela de son mariage avec mberry. Quand il était venu demander sa main, il ne s'était jamais douté que ça aurait été si rapide. En réalité, leur relation avait duré presque 4 ans et le père de sa femme n'avait pas hésité à l'époque.

Il sourit encore en se souvenant de la réaction de mberry quand on lui avait annoncé son mariage le lendemain. En effet, son papa étant l'imam du quartier, il avait trouvé judicieux de ne pas attendre et de demander à son gendre d'envoyer ses émissaires le lendemain, qui coïncidait à un jeudi.

Bien sûr, cela arrangeait ibou à l'époque car il n'était pas assez riche pour faire une grande fête, et mberry aussi n'aimait pas les grandes cérémonies. Mais comme ils n'avaient rien préparé, ibou s'était moqué du stress et de la pression de sa femme.

Ah la belle époque.!! Il s'en souvenait comme si s'était hier et il se souvenait même du mini évanouissement improvisé de mberry le jour de leur nuit de noce. Il sourit en y repensant. Elle était si belle, si jolie, et elle l'est toujours d'ailleurs, pensait-il. Il se rappelait de son dévouement, de son ambition mais surtout, de son amour pour lui.... il arrivait à lire dans ses yeux, il lui arrivait de comprendre ce qu'elle voulait dire, il lui arrivait oui de savoir ce que mberry voulait. Mais alors, que lui avait il prit de prendre une seconde épouse après seulement deux ans de mariage ?????

Et pourtant, beaucoup s'était posé la question, beaucoup s'était interrogée. Il y en avait même qui avait réussi à insinuer qu'il sortait déjà avec aicha avant son mariage avec mberry, rire. Ibou en riait toujours. Mais ce qui l'avait le plus marqué c'était la réaction de mberry... ah mberry.... Murmura-t-il...

Il s'en souvenait et avait encore plus d'admiration pour elle. Oui, quelques mois après leur deuxième anniversaire de mariage, ibou était rentré un peu tard ce jour-là. Mberry qui était enceinte de 6 mois n'arrivait pas à dormir. Elle était restée au salon à l'attendre mais rien. Elle n'arrivait pas à le joindre, mais bizarrement, elle ne s'inquiétait pas.

Ibou était rentré différent, et comme si de rien n'était mberry l'avait accueilli comme d'habitude. Bien sûr, il était mal à l'aise et savait qu'il devait dire la nouvelle à sa femme avant quoi que ce soit, mais cette dernière, avait comme un sixième sens et lui avait chuchoté : assied toi, et dis-moi ce que tu as à me dire...

Ibou avait écarquillé les yeux ce jour-là, et savait que sa femme était déjà au courant de la nouvelle mais voulait l'entendre de sa propre bouche. Il prit son courage à deux mains et s'assit en face d'elle. Il baissa automatiquement la tête, ne sachant pas par où commencer....

Ibou : mberry ?

Mberry : oui

Ibou : euh je pense que tu sais déjà ce que je veux te dire. Comment tu es au courant, je ne le sais pas mais je...

Elle l'interrompit : parle ibou, je n'écoute que toi. Dis-moi ce qu'il se passe

Ibou soupira puis la fixa : j'ai épousé une deuxième femme aujourd'hui et je passe la nuit avec elle ce soir....

Mberry se tut, ne disant rien, ne faisant aucune réaction. Ce que son mari ne savait pas c'est qu'elle était au courant très tôt le matin et avait passé toute la journée à pleurer... elle ne s'était pas arrêté mais elle s'était quand même ressaisit et avait pris une longue douche pour ne pas éveiller les soupçons.

Mberry : je le sais ibou... je le sais...

Et aussitôt après elle s'était levé, s'était dirigée dans la chambre et apporta avec elle un sac : j'ai pris le soin de te faire un sac. Il y a tout ce dont tu auras besoin, des effets personnels, sous-vêtements, brosse à dent, pâte dentifrice et aussi, l'argent liquide que tu avais mis dans ton placard.

Ibou ouvrit grand ses yeux, mort de honte mais surtout de surprise. Mberry continua : tu devrais partir maintenant, il se fait tard et ta femme doit t'attendre actuellement.

Ibou murmura : je sais, mais je ne veux pas te laisser seule ici avec ton état.

Mberry : et pourtant c'est ce que tu avais prévu non ? Ne t'en fais pas pour moi mon chéri, part et prend ton temps. J'appellerai ma sœur pour qu'elle passe la semaine avec moi, mes congés ne sont pas encore finis...

Il hocha la tête et prit le sac qu'elle lui avait tendu. Ibou ne savait pas pourquoi mais à cet instant précis il était parvenu à lire tout le désarroi d'une femme trompée, trahie. Avait-il pris la bonne décision ? S'était-il demandé ce jour-là !!!!!!

« Ibou, Ibrahima show.... »

Son collègue Doulaye l'interrompit dans sa réflexion. Ibou se rendit compte qu'il était assis en face de lui.

Ibou : tu es la depuis quand ?

Doulaye : rire environs une semaine hein...

Ibou sourit : tu es vraiment con.

Doulaye : dis-moi ibou, tu pensais à quoi ?

Il soupira puis desserra le nœud de sa cravate. Il avait soudain chaud et le cœur qui battait la chamade. Il regarda autour de lui et vit que son bureau était bien climatisé....

« Doulaye, je pensais à ma femme.... »

Doulaye : rire la quelle ?

Ibou : mberry.... Elle a changé, complètement changé. Elle a failli faire perdre à aicha son bébé. Et cette dernière est venue à la maison faire un scandale.

Doulaye ouvrit grand ses yeux : Aicha ???? La timide ? Faire un scandale ?

Ibou : oui, tu l'aurais vu, elle était dans tous ses états.

Doulaye : mais qu'est-ce que mberry a bien pu lui faire ?

Ibou : tu sais depuis mon remariage, elle n'a pas manifesté de jalousie, et j'ai trouvé ça bizarre. Mais après je me suis rendue compte qu'elle était juste différente des autres femmes. Et bien pendant que je pensais cela, elle se liait d'amitié avec aicha, et elles se parlaient tous les jours au telephone. Moi je pensais que c'était une bonne chose, mais mberry, sur conseil de ma stupide sœur, a commencé à dire du mal de moi. Que je suis un coureur, et que je m'apprêtais à prendre une troisième femme, que je suis impuissant par moment et qu'aicha devrait penser à se trouver un autre mari, car elle-même comptait divorcer de moi, de peur de contracter une ist. Rire

Doulaye : quoi ? Mberry ???

Ibou : oui. Et pendant ce temps-là, à chaque fois que j'allais chez aicha, elle me faisait la tête, elle se refusait à moi, et con que je suis, je pensais que c'était dû à son état. Mais je m'étais trompé sur toute la ligne. Je lui ai demandé ce qu'il y allait pas et elle m'a sorti les audios de mberry. J'avoue que quand je les écoutais, j''ai été choqué et tellement surpris...

Doulaye soupira : Ibrahima, tu sais que tu as juste 34 ans ?

Ibou : quel est le rapport mec ?

Doulaye : tu as 34 ans mais quand je t'écoute parler, tu as l'air d'en avoir 50. Tu sais je te l'avais dit, si mberry n'est pas jalouse c'est qu'elle ne te l'a pas montré. Nous savons tous les deux qu'elle t'aime et toi aussi tu l'aime. Alors essaie de la comprendre et de la pardonner. Il faut parler avec elle ibou, il faut la rassurer, c'est une femme tout ce dont elle a besoin c'est d'être rassurée.

Ibou : j'avoue que depuis ce scandale, j'ai du mal à croire qu'elle ait fait ça. Mais je ne sais pas pourquoi, j'ai de la peine pour elle. Car la mberry que je connais, je sais qu'elle souffre. Je sais qu'elle a mal actuellement et ça me fend le cœur Doulaye....

Doulaye : prend ton telephone et écris lui. Dis-lui quelque chose qui lui fera passer une bonne journée... c'est tout ce que tu dois faire.....

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De son coté, mberry n'arrivait même pas à se concentrer dans son travail. Heureusement qu'elle allait partir plus tôt, car elle devait allaiter son fils. Elle travaillait dans une agence évènementielle depuis presque 4 ans et était maintenant la chargée de communication.

Elle regarda l'heure sur sa montre et vit 13h20.... Elle soupira et allait se lever pour aller au toilette quand son telephone sonna en message. C'était ibou. Elle s'assit de nouveau et l'ouvrit aussitôt. Mais à sa grande surprise, alors qu'elle ne s'y attendait pas, elle vit ces trois mot « je t'aime » et elle éclata en sanglot.

Elle pleurait toutes les larmes de son corps, comme si elle venait de se faire vider de son poids. Elle avait accumulé cette peine pendant tout ce temps et maintenant, elle le ressortait. Elle prit le telephone en tremblant et répondit « moi aussi je t'aime. Pardonne moi, je ne sais pas ce qui m'a pris. »

Ibou sourit en recevant ce message et composa aussitôt son numéro. Mberry se précipita de répondre : allo...

Ibou : tu pleures ?

Mberry mentit : non je. Je ne pleure pas...

Ibou : tu descends à quelle heure ?

Mberry : 13h30 pour pouvoir allaiter babacar

Ibou : on se retrouve à la maison pour parler ? Ça te va ?

Mberry : oui ça me va. A tout à l'heure...

Ibou : hey !!!!

Mberry : hum ?

Ibou : faute acceptée est à moitié pardonné. Et l'autre moitié on règle ça à la maison ok ?

Elle sourit avant de lui chuchoter : ok....

A suivre.

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