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AMOUR PASSIONNÉ À BALI

AMOUR PASSIONNÉ À BALI

Auteur:: Mistpa
Genre: Romance
Dénichka est une très belle jeune femme de la vingtaine. Ses parents et elle travaillent dans l'hôtel le plus huppé de Bali qui est détenu par une famille de milliardaires: la famille Adéniyi. Elle vit sa routine quotidienne tout aussi lassante que ennuyante. Un événement inattendu viendra bouleverser son quotidien : L'arrivée de Chaz, célèbre footballeur et jeune héritier de la famille Adéniyi. Dénichka sera embarqué dans un tourbillon de sentiments et de sensations dont elle n'aurait jamais soupçonné l'existence. Amour, désir, passions torrides...quand Cupidon se déchaîne, vous serez étonnés des cibles qu'il choisit et de l'intensité de ce qui unit deux belles âmes. Les deux amants seront frappés par une nouvelle innatendue...un bébé surprise.

Chapitre 1 L'arrivée du prince charmant

***Dénichka***

Le jour se lève sur la belle côte d'azur.

Mes paupières s'ouvrent lentement. Le bruit sourd des vagues et des oiseaux dans le ciel constitue mon réveille-matin depuis plusieurs années déjà.

Au même moment, ma mère toque à la porte de ma chambre.

"Réveille-toi, ma chérie. Tu vas être en retard" dit-elle

"Hmmm! Tu me le répète tous les matins, maman. Je suis déjà en éveil" dis-je entre quelques soupirs.

Je me lève lassablement à moitié sur mon lit. Je frotte vigoureusement mes yeux avec mes doigts et je passe mes mains dans mes cheveux.

"Ça y est ! Le jour vient encore de se lever" balbutiai-je entre deux bâillements.

Mon prénom c'est Dénichka et j'ai vingt-cinq ans. Je vis avec mes parents à Bali depuis que je suis toute petite. Nous sommes au nombre de deux enfants. J'ai un frère âgé de vingt ans. Il continue ses études dans une université située à plusieurs kilomètres de chez nous et ne vient à la maison que pendant les vacances.

Mes parents travaillent au EL DORADO : l'hôtel le plus grand et populaire de Bali. Mon père, Fernando, est un petit cuisinier et ma mère est ménagère.

Nous ne sommes pas spécialement riches mais nous arrivons à subvenir à nos besoins. Je suis fière de mes parents et de tous les sacrifices qu'ils font pour mon frère et moi. Néanmoins, nous sommes très souvent victimes de moqueries. Je ne vais pas nier que celà me fait mal mais j'arrive à passer au-dessus de tout ça.

Alors moi, je suis serveuse toujours dans le même hôtel. Mes parents l'ont difficilement accepté mais j'ai tout fait pour les convaincre. Nous avons connu une période très difficile où nous avons failli perdre notre maison. Cette maison est le seul bien que nous détenons. Mes parents l'ont acquis grâce à leurs économies très difficilement. Je n'ai pas eu d'autre choix que de trouver rapidement un boulot. Et c'est celui qui se présentait à moi.

À l'hôtel tout se passe plutôt bien sans compter les propositions indécentes de certains clients et les filles de riches qui ne manquent pas une seule occasion de se moquer de moi. Mais je tiens le coup. Je suis toujours restée droite dans mes bottes et fidèle à mes principes.

Je me lève doucement de mon lit pour aller prendre une douche.

"Ouille !" m'exclamai-je

Je viens de marcher sur une barrette à cheveux posée sur le sol.

Je m'abaisse et la retire.

Décidément, ma journée s'annonce très belle.

Quelques minutes suffisent pour que je m'apprête. Je porte mon habit de rechange et je vais prendre le petit déjeuner avec mes parents.

"Bonjour ma puce!" dit mon père.

"Bonjour papa" répondis-je

Je joins le geste à la parole et lui fais une bise sur la joue. Il me serre dans un long câlin. Maman se joint avec nous. Avec le temps, ce câlin matinal est devenu une sorte de petit rituel entre nous. Dans notre famille, nous restons très soudés.

"Allez, prenons le petit déjeuner" cria ma mère.

Papa et moi faisons semblant d'être offusqués. Maman est douée pour rompre ce genre de moment.

Elle nous sert le thé.

Je déjeune en les observant se chamailler. Bientôt trente ans qu'ils sont ensemble. Il m'arrive de vouloir vivre ce genre d'amour mais jusqu'à ce jour je ne suis pas encore tombé sur l'homme qui m'en donnera envie. Je n'ai pas eu énormément de relations amoureuses mais les hommes qui voulaient passer aux choses sérieuses ne m'ont pas approché. Les gens viennent beaucoup plus à Bali pour les vacances. En plus de ça, travailler en tant que serveuse dans un hôtel ne m'aide pas beaucoup. Les garçons que je rencontre se méprennent sur moi. Ils ne pensent qu'à s'amuser.

Je ne suis pas une sainte mais j'ai des principes et des valeurs.

Je termine mon petit déjeuner et leur dit au-revoir.

Je monte sur mon vélo et commence par pédaler.

J'ai l'habitude de me rendre à l'hôtel sur mon vélo. Nous habitons juste à cinq minutes de l'hôtel. Quelques pédales et je tombe sur Diana, ma meilleure amie. Elle est également sur son vélo.

"Salut jolie fille!" dit-elle

Je souris face à sa taquinerie.

Diana et moi travaillons au EL DORADO. Elle travaille en tant que ménagère donc elle est en interaction avec ma mère.

Nous prenons des nouvelles l'une de l'autre et continuons à bavarder jusqu'à arriver à destination.

Devant l'hôtel, nous posons nos pieds au sol simultanément.

"Ça fait plusieurs années que je suis ici mais ça me fait toujours cette sensation. L'EL DORADO est juste époustouflant." s'exclame Diana.

Eh oui, Diana a raison. Quoi que l'on puisse dire, cet hôtel vaut tout son prestige. En un mot, il est magnifique.

"Allez, rendons nous à nos postes avant que Madame Vera ne nous chope" lui dis-je.

À l'entente de son nom, Diana fronce les sourcils.

Madame Vera est une dame de la cinquantaine qui supervise les postes à l'hôtel. Elle est une sorte de contrôleur qui rappelle tout le temps à l'ordre les employés. Elle est particulièrement chiante et ne manque pas de nous rabaisser devant les clients.

Nous entrons par derrière l'hôtel et montons les marches de l'escalier de service. À peine a-t-on garé nos vélos que Madame Vera nous interpelle.

"Jeunes filles! Avez-vous vu l'heure qu'il est ?" questionne t-elle les sourcils froncés.

Diana tente de lui répondre :

"Madame Vera, il n'est que..."

Elle lui coupe la parole:

" Je m'en fous de l'heure qu'il fait. Vous devez toutes être à vos postes." argua-t-elle.

Diana s'apprêtait encore à lui répondre mais je parvins à la devancer.

"C'est compris, Madame." murmurai-je.

Elle reste debout un instant et nous fixe sans rien dire. Elle s'approche de Diana qui grogne entre ses dents.

"Ai-je bien été claire, Mademoiselle Diana!?"

Elle prononce son nom avec un certain dégoût.

"Oui,très claire" prononça Diana malgré elle.

Je prends Diana par le bras pour l'emmener.

Contrairement à moi qui arrive à garder mon sang froid, Diana n'a pas la langue dans sa poche. Elle dit tout ce qu'elle pense sans retenue. Bien évidemment, ce caractère d'elle lui vaut souvent des préjudices mais je suis souvent dans les parages pour rattraper le tir.

Et c'est pareil de mon côté, tellement je me tais que les gens ont un malin plaisir à me marcher sur les pieds. Diana me pousse très souvent à taper du poing sur la table comme avec ses filles de riches qui passent leur temps à se moquer de nous et nous traiter de filles pauvres.

Diana et moi arrivons dans la cabine de rechange.

"J'en ai marre, Dénichka, marre de me laisser marcher autant sur les pieds." dit-elle à bout de souffle.

J'essaye de la réconforter.

"J'en suis consciente et je vis la même chose que toi mais que veux-tu ? Tu sais plus que quiconque combien nous avons besoin de ce boulot. Et tu sais que tu nous ne mènerons pas cette vie indéfiniment" dis-je.

Elle parvient difficilement à se calmer. Ce que nous fait vivre Madame Vera est injuste. Nous remarquons bien la manière dont elle traite les enfants de riche mais en ce qui nous concerne, elle passe son temps à se défouler sur nous selon ses humeurs.

Diana et moi changeons nos habits contre les vêtements de service.

Une robe courte pour Diana et un ensemble haut et jupe pour moi. La couleur des vêtements est de couleur bleu nuit pour nous toutes avec des inscriptions de nos prénoms sur la poitrine.

Diana ramasse son panier de linge et s'apprête à entamer sa journée.

"À tout à l'heure, ma puce" me dit-elle en me faisant une bise sur la joue.

"À plus, chérie" lui répondis-je.

Je la regarde s'en aller pendant que je réajuste mes vêtements.

Diana et moi, nous nous sommes rencontrées il y a quatre ans. Elle était là quelques mois avant moi. Nouvelle et naïve que j'étais, je n'avais pas vraiment de personnalité. C'est elle qui m'a montré comment me défendre et comment forcer les gens à me respecter.

Je me replonge encore au jour où on s'est adressé la parole pour la première fois.

"Tu es la fille de Madame Florencia!?" me demanda t-elle éberluée.

Madame Florencia, c'est ma mère. J'ai répondu oui à sa question et elle s'est lancé dans un énorme discours d'éloges intarissable sur toutes les qualités qu'avait ma mère.

"Franchement tu as trop de chance d'être la fille de Madame Florencia. Je t'envie trop. C'est la dame la plus géniale que je connaisse." Dit-elle en souriant.

Ensuite elle me fit de gros câlins à tout va. L'espace de quelques minutes, nous sommes devenues les meilleures amies du monde. Je pense que la raison pour laquelle notre amitié marche si bien c'est à cause du mélange que forme nos divergences. Elle est là pour combler mes vides et moi les siens. .

Je lisse de mes mains les poches de ma jupe lorsque j'aperçois au loin Madame Vera. Très rapidement, je sors de la cabine. Je ne veux surtout pas avoir à subir encore ses remontrances. C'est le genre de femme qui vous gâche votre journée juste avec ses mots piquants.

Je traverse plusieurs étages avant d'arriver au cinquième. C'est l'endroit où se situe la boîte VIP. En tant que serveuse, je suis polyvalente mais actuellement je suis affectée à la boîte VIP.

Il est neuf heures du matin. Avant j'aurais dis que personne ne va en boîte le matin mais depuis que j'exerce dans ce milieu, je peux affirmer le contraire. Les gens ne boivent pas que la nuit. Certes l'affluence est beaucoup plus forte la nuit mais en journée, la boîte ne manque pas de clients.

Je me dirige vers le bar. Natalie, celle qui tient le bar, est dans tous ses états. Je m'empresse de lui demander ce qui ne va pas.

"Natalie, y-a-t-il un problème ?" lui demandai-je.

"Oh, non chérie. Tout va bien. Tu sais comment Nico me met de mauvaise humeur les matins....Tiens apporte ça à la table six" me répondit-elle.

Je prends dans mes mains le plateau qu'elle me remet.

Nico c'est son mari. Il lui fait vivre l'enfer mais je ne sais pas pourquoi elle s'efforce à rester avec lui. Quand je l'observe, l'adage : Le cœur a ses raisons que la raison ignore prend tout son sens.

Heureusement que dans la vie il n'y a pas que des personnes méchantes. Natalie est une dame au cœur en or, altruiste et qui ne veut aucun mal à son prochain. Elle m'a très bien accueilli et depuis quatre ans tout se passe très bien. Les bonnes personnes existent juste qu'elles sont rares. Aussi rare qu'une aiguille dans une botte de foin.

Je soupire et m'empresse de remettre sa commande au client.

Ainsi de suite la journée se poursuit comme tous les autres jours de la semaine.

Lorsque j'ai un peu de répit, je m'assois sur une chaise du bar un peu dans un coin en pensant à ma vie. Je ne veux pas passer toute ma vie à faire ce métier. Mon rêve c'est de devenir créatrice de marque, icône de la mode. J'adore tout ce qui est en rapport avec la mode. D'ailleurs, la majorité de mes vêtements et ceux de Diana ont été confectionnés par moi.

Je fais ce boulot pour aider mes parents, mon frère mais également me lancer dans mes projets. Quand bien même la paye est consistante, il m'est toujours difficile de donner réellement vie à mes projets.

Malgré toute cette monotonie, j'ai foi en moi et en tout ce que je peux accomplir. Je sais que je finirai par atteindre les objectifs que je me suis fixé. Cet espoir que je nourris me permet de vivre.

Natalie m'interpelle et je la rejoins. Elle me donne quelques petites instructions pour terminer la première partie de la soirée. Je m'exécute pendant que Diana me rejoint. Elle aussi vient de terminer la première partie de son boulot.

"Hey chérie ! Tu n'as pas fini?"

"Oui, juste un instant !"

Je dépose mon tablier pour la rejoindre. Nous allons prendre notre pause dans le coin détente des employés.

Nous commandons des mojitos et des sandwichs.

Après plusieurs bouchées, Diana expire profondément.

"Qu'est ce que c'est fatiguant tout ce boulot!"

"Tu as totalement raison" dis-je entre deux bâillements.

"... Et cette routine, je n'en peux plus mais heureusement qu'un nouveau visage viendra nous changer un peu les idées" dit-elle

Surprise, je ne peux m'empêcher de lui demander de qui elle parle.

"Comment se fait-il que tu ne sois pas au courant ? Ah, Dénichka ! Tu n'as pas le temps pour les ragots. Tu ne penses qu'à travailler."

Elle fait durer le suspense du ragot. Entre deux bouchées, je finis par lui demander :

"De l'arrivée de qui parles-tu ?"

"Chaz, le fils du PDG!" dit-elle avec une voix suave.

Chapitre 2 La désillusion

***Chaz***

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La voix dans l'interphone du jet privé me ramène à moi. Mon casque à l'oreille et la musique à volume bas, je m'étais complètement déconnecté de la réalité.

Je descends les marches de l'avion et le vent frais vient caresser mon visage.

Bali, quel magnifique endroit !

C'est la seule raison pour laquelle j'ai accepté malgré moi de venir ici.

Au même moment, une voiture s'approche vers moi et se positionne. C'est le chauffeur. Il descend et m'ouvre la portière d'où se dégage une de mes chansons rap préférée. Je l'aime déjà ce chauffeur.

Je m'installe derrière et il contourne la voiture pour prendre place.

"J'espère que vous avez fait un bon voyage ! Votre père vous attend impatiemment"

"Oui, merci !" répondis-je

"Avant de démarrer, Monsieur Chaz je suis un grand fan et je voudrais une orthographe"

Je soupire et prends le stylo qu'il me tend pour lui signer son orthographe sur un tee-shirt qu'il a spécialement apprêté. Sacré chauffeur !

Moi qui pensait que je passerais inaperçu. À la première minute, on m'a déjà reconnu. Je n'imagine pas ce que va être la suite de mon séjour ici. Je soupire.

"Tu connais mon prénom mais moi je ne connais pas le tien. Comment t'appelles-tu?" lui demandai-je

Il sourit de toutes ses dents.

" Je m'appelle André, monsieur" répondit-il.

"Tu peux m'appeler Chaz, ravi de faire ta connaissance"

Je lui tends ma main qu'il serre fort.

Je pars d'un fou rire.

"Toi, je sens qu'on va s'entendre" dis-je avec le sourire aux lèvres.

Pour toute réponse, il me sourit et augmente le volume à fond.

Ce qui me met tout de suite de bonne humeur.

Quelques minutes plus tard, nous arrivons à destination.

Je regarde au loin cette gigantesque maison et je suis plongé dans des sentiments anciens.

"Monsieur, bienvenue à la maison" m'annonce le chauffeur.

Pour toute réponse, je fais un signe de tête.

Il continue par rouler jusqu'à ce que nous entrions dans la maison de mon père, celle où j'ai grandi.

Aussitôt qu'il s'est garé, les employées de la maison se sont ruées sur moi pour décharger mes effets.

Je ne vois pas tout de suite mon père. Il doit certainement être occupé avec ses multiples affaires.

Je marche d'un pas lassant pour entrer dans la maison. Une fois à l'intérieur, je reste debout tout éberlué. Cette maison revêt énormément de souvenirs aussi bons que mauvais.

Je ne sais pas combien de temps je suis resté debout là jusqu'à ce que la voix de mon père me ramène à moi:

"Bienvenue fiston !" me dit-il avec le sourire aux lèvres et les bras grand ouverts.

Un sourire se dessine de lui-même sur mes lèvres. Je marche lentement pendant que papa marche aussi vers moi. On se rejoint dans un câlin aussi vigoureux et fort. Il me donne de grandes tapes dans le dos.

Je retrouve sa chaleur et je ne peux m'empêcher de reconnaître que ça me fait extrêmement plaisir de le retrouver.

Il finit par me relâcher et me tient par les épaules.

"Tu es reparti il y a quelques mois et on dirait que ça fait des années. Comment s'est passé ta saison?" me questionne t-il

"Papa, tu as eu toutes les nouvelles nécessaires grâce aux journaux et aux paparazzis. Qu'est ce que tu veux encore savoir?" dis-je en riant.

"Tu sais bien ce que je veux savoir" me répondit-il avec un regard suggestif.

J'étouffe un rire.

Il regarde sa montre.

"Mais bon je ne suis pas pressé. Le voyage t'as déjà assez fatigué. Il est déjà neuf heures du soir. Tu prends un bain et on se retrouve au dîner." dit-il en souriant.

J'acquiesce d'un signe de tête.

Il s'arrête un instant et me fixe dans les yeux avant d'ajouter.

"Je suis fier de toi, fiston. Allez, on se dit à tout à l'heure."

Il se retourne et rentre dans son bureau tout en continuant avec ses appels téléphoniques incessants.

Mon père est un homme de la cinquantaine qui ne fait pas son âge. Il est homme d'affaires et est le propriétaire de l'hôtel le plus populaire de Bali : l'EL DORADO.

Depuis petit, il a toujours voulu m'associer aux affaires mais moi j'étais dévoré par la passion du football. Au début, il a voulu forcer les choses mais il a fini par accepter la vérité.

J'avais donc quinze ans lorsque je suis allé en centre de formation. Mais avant d'y aller, une grande tragédie est survenue avec maman. Je me fige face au cours que prennent mes pensées. Maman!? Non, je ne veux pas y penser.

J'ouvre la porte de mon ancienne chambre, celle où j'ai passé mon enfance. À ma demande, papa n'y a opéré aucun changement.

J'allume timidement la lumière et la chambre s'éclaire.

Je me dirige vers le lit et je m'assieds. Je tombe sur le dos, mes mains derrière la nuque.

Ah cette chambre ! Que de bons souvenirs. Je prends rapidement une douche avant le dîner.

On toque à ma porte.

"Monsieur, votre père vous attend pour le dîner"

C'est une employée de maison. Elle doit être nouvelle.

"D'accord, un instant j'arrive" répondis-je.

Je l'entends se retourner sur ses pas.

Je mets mon tee-shirt très rapidement et je me joins à la salle à manger.

Papa est tout enthousiaste quand il me voit arriver.

"Pourquoi as- tu autant duré ? Je m'impatientais." dit-il

"En fait je....."

Je n'ai pas le temps de finir ce que j'ai à dire. Mon regard tombe sur celui d'une très belle jeune femme, la trentaine à peine entamée.

Mon père se met à sourire face à ma confusion.

"Oh, désolé de ne t'avoir pas informé. On a une invitée ce soir. Silvia, ma compagne" dit-il avec un énorme sourire aux lèvres.

La jeune femme tout aussi enjouée me tend sa main manucurée aux longs ongles fins.

"Enchantée de te rencontrer, tout le plaisir est pour moi. Ton père m'a tellement parlé de toi" dit-elle d'une voix mielleuse.

Pour toute réponse, j'arbore un sourire simple.

"Chaz est un peu timide avec les gens qu'il ne connaît pas." ajoute mon père en prenant les mains de sa dulcinée entre les siennes.

Et moi qui croyait qu'on allait passer un moment entre hommes.

Je tire ma chaise et je m'assieds.

La gouvernante, Georgina, nous sert le repas. Je ne mange pas grand chose parce que en tant que sportif j'ai l'obligation de rester en parfaite forme parce que la saison va bien recommencer.

La copine de mon père passe tout le dîner à me fixer de telle sorte que ça en devenait gênant.

Il n'est pas bien de juger sur l'apparence mais cette jeune femme me donne l'impression d'être une croqueuse de diamant. Après, la réalité est peut-être tout le contraire.

C'est d'ailleurs ce que je souhaite à mon père parce qu'il mérite vraiment d'être heureux. Mais elle ne s'arrête pas de me fixer. En plus de ça, elle ajoute des grimaces avec l'intention d'attirer mon attention. Malgré moi je supporte pour mon père. Drôle de moment en famille!

Ses gestes deviennent tellement insistants que je n'arrive plus à les supporter. Je me demande comment mon père n'arrive pas à voir tout ça.

Je décide de sortir de table.

"Fiston, mais...." essaye t-il de dire en se levant.

"Non, papa, tout va bien. Profite de la soirée avec ta dulcinée. Moi j'ai autre chose à faire" rétorquai-je.

"Autre chose de mieux que de rester dîner avec ton père après ce long moment d'absence?" dit-il faiblement.

Je n'essaye pas de lui répondre. Je sors de la salle à manger. On aura cette discussion plus tard ou il la négligera certainement comme à son habitude.

Je viens de passer une saison épuisante et je n'ai aucune envie de me prendre la tête. D'autant plus que je dois réfléchir sur beaucoup de choses.

J'ai juste deux mois de vacances avant que la saison ne recommence. Mes vacances viennent à peine de débuter. Je ne veux pas les gâcher avec une intruse.

Mais je ne peux m'empêcher de me demander où mon père trouve ce genre de filles. Oh, bien-sûr que je le sais. Généralement, c'est un ami à un ami qui le lui présente. Et ça a toujours été comme ça dans leur cercle amical.

Ce qui m'offusque c'est le fait qu'il n'arrive pas à voir que ces filles sont très souvent mal intentionnées. Je veux dire, ça saute à l'œil.

Depuis que maman n'est plus là, il a du mal à se retrouver. Il ne sait plus trop comment retrouver son équilibre. Mais ce n'est pas une raison pour que tout le temps il fasse des mauvais choix.

En même temps c'est un grand garçon. Juste que ses actes montrent le contraire.

Heureusement que j'ai ma salle de gym ici à l'intérieur de la maison. Je décide d'aller faire quelques exercices d'abdominaux et de gainage. Le sport est la seule chose qui arrive à me détendre.

Je m'exécute et je fais plusieurs exercices. Il ne manque de rien. La salle de gym est très bien équipée.

Soudain mon téléphone sonne. Je ne reconnais pas le numéro mais je décroche quand même.

"Mon pote!? Tu es venu à Bali et tu ne m'informes pas? Si ton père ne l'avait pas dit au mien qui me l'a dit à moi, je n'en serais pas été au courant" crit-il avec la voix pétillante.

Cette voix, je la reconnais. C'est Yuz, mon meilleur ami avec qui je me suis perdu de vue à cause de nos carrières professionnelles.

"Yuz, je suis désolé, je viens à peine de venir et je voulais mettre un peu d'ordre dans...." dis-je le souffle court.

Je ne finis pas ma phrase. Il me coupe la parole comme à son habitude.

"Pourquoi ton souffle est si court? Tu ne perds pas du temps apparement" dit-il d'une voix suggestive.

Je ne peux m'empêcher de sourire face à sa remarque. Décidément, il ne changera jamais.

"Mais non, je faisais quelques exercices physiques à la salle de gym" lui répondis-je.

"Si tu le dis. Bon, que dirais-tu si on se vois ce soir? Je suis dans les parages et je pourrais me retrouver chez toi en peu de temps. " propose t-il.

"Donne moi le temps de soufller un peu. Demain soir, c'est mieux" dis-je.

"Souffler à Bali? C'est la première fois que j'entends ça. Mais c'est d'accord. On se dit à demain soir. Je viens te chercher, on sort" dit-il la voix enjouée.

"Ça marche, je...."

Il me coupe encore la parole. Sacré Yuz!

"Tu t'es absenté trop longtemps, mon pote. J'ai trop de choses à te raconter. Bon, à plus mon pote. Je ne veux pas t'empêcher de souffler"

Il dit le mot "souffler" avec beaucoup de sacarsme.

On se dit au-revoir et il coupe l'appel.

Je m'ouvre dificilement aux gens. D'autres me trouvent arrogants, d'autres timide. La réalité c'est que je fais très attention à qui rentre dans mon intimité. Je ne laisse pas n'importe qui y entrer.

Yuz fait partir des rares amis que j'ai eu dans ma vie. C'est le fils d'un ami à mon père. Depuis petits, nous étions tout le temps ensemble. Nous étions plus que proches. Mais de nos jours, les amitiés ne durent plus vraiment. Tout le monde finit par se séparer à un moment donné. On est plus aussi proches qu'on l'a été pendant le passé.

Moi je suis allé en centre de formation et lui son père a commencé par l'intégrer de plus en plus dans les affaires. Aujourd'hui je suis footballeur professionnel et lui il est dans l'immobilier. Son père peut être fier de lui parce qu'il a su s'imposer sur le marché de l'immobilier et dans le monde des affaires également.

La majeur partie de la faute me revient. Yuz a toujours voulu qu'on garde le contact mais je me suis renfermé sur moi-même. Ça n'empêche pas que je l'apprécie toujours comme avant et que je sais que je peux lui fais confiance.

Soudain, dans le cours de mes pensées, j'appercois dans le miroire gigantesque, Silvia, la compagne de mon père. Elle me regarde à travers la porte entrebâillée. Elle est en nuisette, presque dénudée et me fixe intensément.

Je m'apprêtais à lui dire de s'en aller lorsque j'entends une voix rude derrière nous.

"Que fais-tu ici?"

C'est mon père.

Chapitre 3 Âme sœur

***Monsieur Adeniyi***

Ça fait déjà plus de cinq minutes que je suis derrière à observer cette scène lugubre.

Silvia qui est en train d'espionner mon fils en se déhanchant. Curieusement, elle m'avait aller chercher quelque chose à la cuisine. Et pendant ce temps, moi je l'attendait comme un cocu dans mon lit.

Comment j'ai pu garder mon sang froid durant cinq minutes?

C'est une caractéristique naturelle que j'ai.

"Que fais-tu ici" demandai-je.

Elle se retourne et commence par balbutier.

"Non, chéri....je"

"Tu quoi? Espionner mon fils pendant que tu es en petite tenue et que tu fais des gestes sordides ? Est-ce là le comportement d'une femme qui tient à moi? Tu veux le père et le fils?" demandai-je la colère dans la voix.

"J'allais à la cuisine et puis je...." continue t-elle

"La cuisine est au rez chaussée. Nous étions au premier étage dans ma chambre. Et tu te retrouves au troisième étage ? Alors que tu maîtrises très bien la maison. Ça fait plus de cinq mois que tu y séjournes." rétorquai-je.

Elle s'approche de moi et met ses mains sur mes joues.

Au même moment, Chaz se met sur le pas de la porte et nous fixe. Il a l'air de se demander comment je peux autant me laisser berner.

"Chéri, c'est toi seul que j'aime et tu le sais" dit-elle comme si elle essayait de se défendre devant un jury.

Je repense encore à tous ses déhanchements pendant ses cinq minutes.

Je prends ses mains entre les miennes et je la regarde droit dans les yeux.

"Toi et moi c'est fini. Rammase tes affaires et sors de chez moi. Tu peux garder la voiture et tout le reste si c'est de ça que tu as peur. Je t'aimais réellement mais tu as joué avec mes sentiments. Je ne veux plus te voir" dis-je la voix contenue de colère.

Je descends les marches de l'escalier à la vas vite pendant qu'elle se met à pleurer. Je l'entends demander à Chaz de me dire quelque chose pour que je puisse revenir sur ma décision.

Je m'assieds dans le salon principal avec un verre de whisky à la main.

Je ne suis pas du genre à pleurnicher mais cette fille je l'ai vraiment aimé. D'ailleurs j'ai cinquante-trois ans.

Je sens Chaz venir s'asseoir à côté de moi dans le canapé. Il ne parle pas tout de suite. Mais je le sens compatir.

Silvia descend les marches de l'escalier en poussant avec rage ses valises.

Arrivée à mon niveau, elle s'arrête et me fixe dans les yeux.

"Alors c'est comme cela que tu me jettes?" demande t-elle

Face à mon silence, elle s'énerve encore plus.

"De toute façon, je ne perds rien. Qu'allais-je faire avec un homme aussi ennuyant que toi. Tu passais ton temps à me parler de tes affaires du matin au soir. Tu me rends juste un service et je trouverai beaucoup mieux que toi." Ajoute-t-elle.

Je demeure silencieux. Elle se retourne sur ses talons et sort de la maison en claquant bruyamment la porte centrale.

J'ai reçu tous ses mots comme un coup de poignard mais la vérité même si elle est amère est toujours mieux que de vivre dans un doux mensonge.

Je sens les mains de Chaz sur mon épaule en signe de réconfort. Lui qui ne boit pas d'habitude s'autorise à prendre un verre avec moi.

"Ton agent va te tuer s'il apprend que tu as bu, fiston" dis-je entre deux gorgées.

"Comment le saura t-il? En plus ce n'est qu'un verre" répondit-il.

Je lui souris.

"Papa, tu as cinquante-trois ans. Et elle quoi? Vingt-quatre ans?" questionne t-il le ton rempli de désarroi.

"N'abuse pas Chaz, elle en a vingt-neuf." répondis-je.

Il soupire face à l'impuissance dont il est sujet. Je sais qu'il aurait voulu faire plus mais il est en incapable. Il se contente de regarder dans le vide et de prendre part à la discussion.

***Chaz***

Silvia vient de larguer mon père devant moi. Elle n'a même pas eu pitié de lui. Elle lui a dit des mots aussi blessants que poignants.

Et pourtant mon père l'aimait vraiment. Ça se voyait dans la manière dont il la regardait. Papa me fait de la peine. Le seul réconfort que je suis capable de lui apporter est de discuter avec lui.

Nous parlons de ma saison passée. Mon père est un passionné de football donc il me fait part des améliorations que je pourrais mettre en œuvre. Il me félicite également pour le chemin déjà parcouru.

Ce sont ces moments-là que j'adore. Ces moments de discussion franche entre hommes. J'aime le voir aussi insouciant et bavard. D'habitude il est trop surchargé par ses affaires.

Soudain, un objet tombe sur le sol. C'est une boîte de bague de fiançailles.

"Attends papa, suis-je en train de rêver ?"

Il s'abaisse sur le sol et ramasse l'objet et me répond entre deux soupirs.

"Non fiston, j'allais la demander en mariage" avec la voix teintée de regret.

Je ne pensais pas qu'il l'aimait autant. C'est vrai qu'il a l'habitude de ramener beaucoup de jeunes femmes à la maison. Mais j'étais loin de me douter du fait qu'il éprouvait des sentiments réels et forts pour cette fille d'autant plus que c'est la première fois en dix ans qu'il demande une de ses petites amies en mariage. Si je n'avais pas vu cette bague sur le sol, j'aurais juré qu'il recherchait l'amour désespérément comme à son habitude.

Silvia avait toutes ses chances mais elle a décidé de tout faire foirer. De toute façon, elle ne l'a jamais aimé donc ce n'est pas une perte pour elle. Seul mon père souffre dans cette histoire.

"Pourquoi tu affiches cette mine triste ? Tu devrais être content pour moi. Grâce à toi j'ai évité la pire erreur de ma vie." dit-il

"Une erreur plus grande que celle que tu as commise avec maman?" demandai-je

Il se fige et devient silencieux. Je sais que c'est un sujet très délicat pour lui. D'ailleurs, nous n'en parlons jamais.

"Je suis désolé" dis-je pour m'excuser."

Nous ne parlons jamais de maman. Elle a été le plus grand amour de papa et également sa plus grande déception. Il a fallu des mois pour qu'il s'en remette. Et même des années après, cette histoire demeure une zone d'ombre dans laquelle il ne s'autorise pas à entrer.

Je décide d'aller dormir pendant que papa reste encore au salon à boire.

Je me fais du souci pour lui mais je sais que plus aucune douleur ne sera plus forte que celle que maman lui a infligée.

Je monte les marches d'escaliers et avant d'entrer dans ma chambre, je lui jette un coup d'œil. Je ne peux m'empêcher de lui demander:

"Papa, ça va aller ?"

"Oui fiston, ne te fais pas de soucis pour moi. Je suis un costaud. Et n'oublie pas qu'ici c'est toi l'enfant" dit-il sur une pointe d'humour.

Je souris et rentre dans ma chambre.

Le lendemain

***Diana***

Je viens de sortir de chez moi pour me rendre au boulot et je ne vois aucune trace de Dénichka. Ce n'est pas dans son habitude. Je retourne la chercher chez elle.

"Bonjour" dis-je en ouvrant la porte de sa maison.

C'est son père, Monsieur Fernando qui m'accueille. Comme à son habitude il est toujours aussi souriant et bavard.

"Diana, qu'est ce qui t'amène par ici?" demande-t-il avec entrain.

"Je me rendais à l'hôtel et je n'ai aperçu Dénichka nulle part." répondis-je

Il m'explique qu'elle se sent un peu mal ce matin. Je me rends dans la chambre. Dénichka est couchée et un peu pâle.

"Oh, ma belle! Qu'est ce qui ne va pas" demandai-je en m'asseyant sur le bord de son lit.

"C'est rien de grave. J'ai mal digéré ce que j'ai mangé hier. J'ai un peu de maux de ventre mais ça va aller" répondit-elle.

Je lui demande si elle pourra venir travailler mais elle pense plutôt venir dans la soirée.

Je compatis pour elle. Ça me fait mal de la voir ainsi. Mais comme elle l'a dit, elle se sent déjà beaucoup mieux grâce aux médicaments qu'elle a pris.

Je décide de prendre congé d'elle.

"Allez, on se dit à tout à l'heure ma puce! Prends soin de toi" dis-je en lui faisant un bisou sur le font.

"Merci" répond t-elle d'une petite voix.

Je sors de chez elle en soupirant.

Je ne peux m'empêcher de penser à Madame Vera. Elle aime ce genre de situation où elle passe son temps à réciter un long sermon.

Je pédale mon vélo et quelques ruelles avant l'hôtel, je tombe sur lui. Mon cœur se met à battre très vite.

"Salut ma belle, viens je te dépose en voiture" dit-il

"Yuz, je suis en retard pour le boulot. À plus" répondis-je difficilement.

Je pédale mon vélo sans regarder en arrière. Je l'entends qui crie derrière et qui m'appelle mais je ne réponds pas.

Ah Yuz! On a eu une aventure d'un soir. Je pensais être maîtresse de mes sentiments mais je me suis très vite attachée à lui.

J'ai été surprise par la tournure qu'ont prise mes sentiments mais je ne contrôlais plus rien et ça me faisait très peur.

Yuz vient d'une famille très riche et moi je ne suis qu'une simple petite ménagère. Il venait régulièrement à l'hôtel avec ses amis. Je nettoyais souvent sa chambre et voilà ce qui est arrivé.

Yuz ne m'a pas utilisé, au contraire j'ai laissé libre court à mes désirs et je pensais tout contrôler mais j'avais tort. J'étais attiré par lui physiquement. On s'est séduits.

D'ailleurs, qu'est ce qu'un homme aussi riche que lui me voudrait à moi? Depuis que j'ai su ce que je ressentais pour lui, je me suis éloignée de lui. C'est ce que je sais faire le mieux : m'éloigner.

Bien-sûr, Dénicha est ma meilleure amie, elle est au courant de tout ce qui se passe. Enfin, elle est au courant que d'une partie de l'histoire. Elle sait ce qui s'est passé entre nous mais je ne lui ai pas avoué mes sentiments pour lui.

Je suis de nature forte. J'aime avoir le contrôle et le pouvoir sur tout. Du coup c'est nouveau pour moi de me sentir faible et impuissante face à cette situation.

Je laisse libre court à mes pensées jusqu'à ce que je me retrouve devant l'hôtel. Je sens ma gorge qui s'est nouée. Je n'arrive pas à l'accepter au fond de moi-même mais la vérité est que je suis follement amoureuse de Yuz.

J'essuie rapidement une larme qui s'échappe de mes yeux. Je gare mon vélo et je me dirige dans l'entrée de service pour mettre mon uniforme.

Madame Vera me demande d'après Dénichka. Je l'informe de ce qu'elle est un peu malade mais qu'elle viendra dans l'après-midi. Curieusement toutes les piques qu'elle me lançait ne me faisaient ni chaud ni froid. J'étais éparpillée dans mes pensées. Je ne pensais qu'à lui. Il est la seule chose qui m'adoucit, moi qui d'habitude est forte et dure de caractère.

Madame Vera finit par me laisser. Certainement parce qu'elle a remarqué que contrairement aux autres jours je ne lui réponds pas.

Je finis de m'apprêter et je commence mon travail. Sacré journée !

Le soir

***Chaz***

J'ai passé la journée à faire des exercices physiques et à m'entraîner sur le terrain de football. Mon entraîneur personnel a réussi à se libérer pour que nous travaillions environ deux heures.

Ensuite j'ai discuté avec Yuz. Il ne cessait de me répéter qu'on devrait sortir. Je suis du genre casanier donc il me l'a en quelque sorte imposé.

Couché sur mon lit, je suis un match de football à la télévision. J'entends des klaxons bruyants. C'est sûrement lui. Je me suis déjà apprêté donc j'éteins juste la télévision et je sors.

Il passe sa tête à travers la vitrine.

"Salut mon pote!" Dit-il avec un sourire large.

Il est toujours aussi extraverti et enjoué.

Et bien-sûr la musique est tellement à fond qu'on arrive même pas à s'entendre.

Il commence à rouler.

"Où est-ce qu'on va?" demandai-je en me tournant vers lui pendant que je mets ma ceinture de sécurité.

"Dans l'hôtel numéro un de tout Bali" répondit-il toujours avec cette joie dont lui seul a le secret.

Oh,non pensai-je intérieurement. J'avais envie d'aller dans un endroit où il n'y aurait pas trop de monde quand même. Quand tu es une célébrité, c'est difficile de sortir sans rencontrer des gens qui veulent passer un peu de temps avec toi. Ce qui fait que les seuls moments intimes que tu peux avoir sont ceux que tu passes chez toi.

Quelques minutes plus tard, nous arrivons. Yuz me connait bien donc il passe par une entrée privée avec moins de gens.

Nous nous asseyons dans le bar VIP pour avoir un peu d'intimité.

"Alors, raconte moi tout. Qu'est ce qui s'est passé dernièrement ?" me demande-t-il.

"Tu sais, rien d'extraordinaire..." dis-je entre deux soupirs.

"Bonsoir, messieurs, voici vos deux gin tonic que vous avez commandés" dit la belle servante en déposant le plateau sur la table.

Sa voix est tellement fraîche et apaisante.

Je tourne mon regard sur elle et je tombe sur une fille d'une beauté rare.

Je suis tout de suite plongé dans le fond de ses yeux.

Ce n'est pas seulement sa beauté. Elle dégage quelque chose d'indescriptible.

"Merci !" balbutiai-je

Je venais de rencontrer celle qui allait être mon âme sœur, ma moitié, la mère de mes enfants. Et je sais qu'au fond de moi je l'avais déjà su.

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