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A lui malgré moi

A lui malgré moi

Auteur:: Epiphanie
Genre: Milliardaire
Hannah DA SILVA,jeune comptable de profession ne fait qu'éssuyer les échecs dans sa carrière professionnelle. Licenciement après licenciement,c'est ce qu'elle subit depuis un an déjà. Hannah est au bord de la dépression, surtout qu'elle est la seule fille de sa mère,le devoir de prendre soin de cette dernière repose sur ses frêles épaules. Elle se rappelle alors qu'elle avait décliné une offre. Celle de faire partie du personnel de la grande et prestigieuse Entreprise MOREL. Juste par peur de ne pas être à la hauteur. Hannah est le genre de fille qui aime rester dans l'ombre mais il est temps pour elle d'être coriace et d'affronter les péripéties de la vie. Si seulement elle savait que ce contrat de travail qu'elle à signé n'était qu'un simple document pour couvrir ce qu'elle allait vivre réellement. Et si celui qu'elle appelle Patron est derrière cette souffrance qu'elle a endurée au cours de ces dernières années ?

Chapitre 1 Chapitre 1

-Vous êtes virée.

-Je comprends monsieur. Ce que j'aimerais connaître c'est juste la raison de ce licenciement abusif.

-Tu es une employée à problèmes. Maintenant je sors de mon bureau et ne reviens plus jamais dans mon entreprise.

Encore la fameuse phrase. Une employée à problèmes.

Vous n'imaginez pas le nombre de fois que j'ai entendu cette phrase dans la vie. J'ai arrêté de compter depuis mon dernier licenciement. Et pourtant je fais très bien mon travail et on ne me reproche rien d'autre que le fait que je puisse leur créer de sérieux problèmes. Je me demande toujours quels genres de problèmes?

Mais bof je suis déjà habituée.

Je pouvais comprendre si j'étais une de ses gosses de riches mais là je suis disons choquée. Comment une fille qui peine même à se nourrir peut-elle créer des problèmes dans une entreprise?

Moi c'est Hannah. Hannah DA SILVA. Je vis avec ma mère, Chloé, ici en France plus précisément à Montpellier. C'est ma seule famille et c'est celle qui s'est le plus battu pour moi.

J'ai terminé mon cursus il y a quelques années et comme vous le voyez je peine à trouver un emploi stable. Ma mère ne cesse de me dire que je suis encore jeune et que d'ici là je trouverai un taff. Elle n'a pas tort, je viens de totaliser vingt-deux ans.

Mais là n'est pas le problème. Je n'arrive plus à subvenir à ses besoins.

Vous vous demandez sûrement pourquoi c'est moi qui doit faire cela n'est ce pas ?

Eh bien je suis son unique enfant et mon père je ne l'ai pas connu.

Il est décédé bien avant que je ne sorte du ventre de ma mère.

Elle s'est battue toute seule pour prendre soin de moi et là je sens qu'elle est épuisée. Pas qu'elle soit aussi vieille que cela mais j'ai juste envie de lui donner le nécessaire pour qu'elle n'ait plus à se battre pour nous deux. Je n'ai plus envie qu'elle fasse ces petits boulots pour subvenir à nos besoins. Elle n'a pas terminé son cursus, elle peine donc à trouver un emploi dans une entreprise.

Je dois prendre soin d'elle, c'est mon devoir.

C'est toute triste que je quitte le bureau de Monsieur Antonio GUTERRES,mon patron ou mieux mon désormais Ex Patron.

Franchement je ne le comprends pas ce mec. Ça fait un mois que je bosse pour cette boîte mais je me vois encore et une fois de plus dans la rue.

Il ne me reproche pourtant rien. Je m'assure de toujours bien faire mon travail mais bon je n'y peux rien.

Au début je pleurais mais ça n'en valait pas la peine et depuis que je le fais aucune des entreprises ne m'a rappelé.

Je préfère garder ces larmes le jour de mon mariage. Et en y pensant je me demande vraiment si je me marierai un jour. Ma vie professionnelle et ma vie amoureuse sont carrément similaires.

Chaque année je me fais virer du cœur d'un garçon c'est triste je le sais.

Je n'ai jamais eu autant mal jusqu'à ma dernière rupture. J'aimais Alan et j'étais prête à tout pour lui. Et si je dis tout vous comprendrez que même le pire y est.

Mais le gars m'a laissé tomber pour une raison que jusqu'à maintenant j'ignore encore.

Ces histoires de relations ne me disent plus grand chose désormais. Je veux me concentrer sur ma vie. Il me faut réussir. Quant au reste, l'avenir s'en chargera.

De retour au bureau, je commence à ranger mes effets sous les regards interrogateurs de tous.

Ils se demandent sûrement ce qui ne ne va pas avec moi. Je ne vais pas leur faire ce plaisir de leur montrer une mine triste et abattue. Je garde la tête haute.

-Qu'est qui se passe ? Tu vas où avec tes effets?

C'est Mia, elle c'est ma collègue de travail et mon amie en même temps.

Elle s'est vraiment montrée sympa depuis la première fois que je suis arrivée dans cette entreprise et je me suis aussi attachée à elle. Je parle vraiment à elle seule ,les autres c'est pour la cohésion sociale. Ils sont hypocrites et moi je déteste ce genre de personne.

-Je suis virée chérie.

-Quoi? Mais qu'est ce que tu racontes ?

-Tu as compris.

-Pourquoi ?

-La fameuse phrase.

-Tu sais tu peux poser une plainte contre l'entreprise. C'est un licenciement abusif.

-Tu es sérieuse ? Tu crois que qui va m'écouter. Ne t'inquiètes pas chérie. Je suis habituée à cette vie.

-Mais c'est pas normal.

-On y peut rien.

C'est ainsi que je remplis les formulaires prouvant que je ne suis qu'une employée de l'entreprise et que j'ai pris le chemin de la sortie.

Je n'ai pas fait attention aux paparazzi. Ils me mettent hors de moi. Surtout cette fille, Armelle.

Elle est toujours là à s'initier dans les affaires d'autrui. Pourtant on sait tous ici qu'elle se fait sauter par le patron mais personne n'en parle.

Je les ignore tous et je sors. L'air frais me croise et je prends un grand souffle avant de commencer à marcher. Ma maison n'est pas très loin de mon lieu de travail je préfère donc m'y rendre à pied au lieu de m'associer à la longue file d'attente pour les transports en commun.

Après 15 minutes de marche j'arrive enfin chez moi. Je sonne et comme toujours ma mère met du temps à ouvrir. Elle doit sûrement être en train de ramasser des ordures qui n'existent pas quelque part.

Je suis impatiente mais elle finit par ouvrir. Toujours joyeuse. Je l'admire cette femme.

-Tu comptes me laisser tous les jours devant la porte à moisir. C'est ça ?

-Arrêtes d'exagérer. Tu as à peine fait deux minutes devant la porte.

-Ouais c'est ça ?

-Comment à été ton travail ?

J'hésite à lui raconter ce qui s'est passé. Elle semble forte mais je sais qu'elle souffre au fond d'elle-même. Je ne veux pas en rajouter. Je fais mine de rien et lui dis que tout se passe bien.

Ensuite je monte prendre une douche et je redescends pour le dîner.

Ça s'est passé calmement. J'étais épuisée et je voulais me reposer. Je remonte donc laissant ma mère au salon regardant un feuilleton à la télévision.

Je me jette sur mon lit et là toute la colère et la haine que j'ai encaissées ces derniers temps reviennent dans mon esprit et mon cœur se serre. Pourquoi ça m'arrive à moi? Qu'ai je fais pour mériter tout ça.

Quand je vois ma mère, mon cœur se déchire . Ça sent qu'elle a besoin d'être traitée comme une reine. Je n'ai pas les moyens mais je fais de mon mieux.

Et voilà encore que je me fais virer.

Je suis perdue dans mes pensées lorsque je me rappelle que j'avais reçu une offre d'emploi par email. Mais pour dire vrai je l'ai snobé parce que ça vient d'une grande entreprise et moi j'aime pas ces genres d'emplois.

Mais je ne sais plus si j'ai vraiment le choix.

Je prends mon ordinateur et jette un coup d'œil à mes mails.

Mince le délai est passé mais je veux bien tenter ma chance. Je n'ai pas trop le choix.

Peut être qu'avec un peu de chance ils me prendront.

Je réunis vite mes papiers et je l'envoie à l'adresse qu'on m'a donnée. Je croise les doigts pour qu'ils acceptent de me recevoir pour l'entretien et là je ferai mes preuves.

Une fois mes dossiers envoyés je referme mon ordinateur et me connecte avec mon smartphone.

Je vois un SMS de Mia que j'ouvre aussitôt. Elle compatis à ma tristesse. C'est un ange cette fille. Je suis chanceuse de l'avoir rencontrée. Il me fallait ce genre de personne dans ma vie.

Je réponds mais le sommeil finit par avoir raison de moi.

Je m'endors sans m'en rendre compte

Chapitre 2 Chapitre 2

Je me suis réveillée précipitamment au cours de la nuit et la première chose que j'ai faite était de me jeter sur mon ordinateur portable. Et là je vois que j'ai reçu un email. Elle vient de l'entreprise MOREL. Wow je trouve la réponse rapide. Je n'aurai jamais cru qu'ils accorderaient de l'importance à mon e-mail.

J'ai vite lu et je constate que j'ai eu droit à un entretien le lendemain même à 09h du matin.

La joie qui m'envahit était incommensurable. Je voulais tout miser pour décrocher un poste dans cette entreprise. Je ne savais pas à cet instant que j'allais regretter cette décision de faire partie du personnel de cette grande et prestigieuse entreprise.

Le sommeil m'avait quitté d'un coup et je prends mon téléphone pour causer avec mes amis noctambules.

Là je vois un message de Émile. Lui c'est un jeune qui me fait la cour depuis un certain temps mais moi je ne veux pas de lui. Je le lui ai bien fait comprendre mais il est bien têtu comme une mule. Il me voit déjà comme sa femme et blabla. Juste que le mariage se célèbre sur consentement des deux personnes. Il l'a sûrement oublié. Bref.

Vu qu'il était en ligne je me déconnecte automatiquement. J'ai déjà mal à la tête, il ne faudrait pas qu'il vienne en rajouter.

Je ferme fortement les yeux pour pouvoir dormir. Je dois passer un entretien demain et il faut que je sois en forme et surtout à l'heure.

-Hannah tu ne pars pas travailler aujourd'hui. Ça fait plus de trente minutes que j'essaie de te réveiller. Tu dors comme si tu n'allais plus jamais le faire. Laisse moi te dire que les hommes n'aiment pas les femmes paresseuses. Tu ferais mieux de te dépêcher pour ne pas être en retard.

Eh oui c'est ma mère. Chaque matin j'ai droit à une leçon de morale parce que je l'avoue être matinale c'est pas vraiment mon truc.

Là je prends une douche rapide et je me brosse les dents.

Je n'ai pas besoin de me préparer pour cet entretien. Je le fais souvent donc je suis habituée.

Je dois juste sortir tôt de la maison pour que ma mère ne se doute de rien.

J'emporte mon petit déjeuner et je me mets à courir hors de la maison comme d'habitude quoi.

Aujourd'hui je ne peux pas y aller à pied vu que c'est un peu plus loin que mon lieu de travail. Il va falloir que je prenne un taxi.

C'est ce que je fais et à 8h00 j'étais déjà devant cette entreprise de renom.

J'avoue que le bâtiment est bien construit. Presqu'un gratte-ciel. On sait déjà que ce sont des personnes importantes qui y travaillent.

Je doute de moi à cet instant je ne sais pas si je peux être recruté dans cette entreprise mais bon...

Je pousse légèrement la porte et je rentre.

Je vois une jolie brune aux cheveux courts assise derrière un bureau. Sûrement la secrétaire. Elle a la mine renfrognée comme toutes celles que je croise d'ailleurs. Elles croient déjà avoir réussi leurs vies. Lol.

-Bonjour demoiselle. Dis-je avec un large sourire.

-Bonjour. Elle le fait sans même le regarder.

-Je suis là pour un entretien d'embauche.

-Vous attendez à la salle 2 à l'étage.

-Euh lequel. Vous savez, le bâtiment est tellement grand et vaste. Dis-je avec un faux sourire.

-Niveau 3. Prenez juste l'ascenseur.

-Merci et bonne journée.

Je marche rapidement vers l'ascenseur,je rentre et je suis sur le point de le refermer quand je vois un jeune homme courir vers moi en me demandant de ne pas fermer.

-Vous vous rendez à quel niveau ?

-Trois.

-Ah génial. Sans même demander mon avis, il rentre et se met à tourner en rond.

Il à l'air d'une personne qui vient en retard à son lieu de service. Je ne cherche pas à en savoir plus. Je suis plus stressée pour mon entretien.

Enfin la machine décide de s'arrêter et on sort.

Mon ami de tout à l'heure semble avoir la trouille tellement il se précipite pour rejoindre son bureau.

Moi je cherche la salle où je devrais attendre et je finis par la trouver.

J'étais concentrée sur mon téléphone quand on me fit appel.

Il était déjà l'heure et je ne me suis même pas rendue compte.

On m'a fait entrer dans un bureau.

Je fis face à un homme de la trentaine sûrement.

Il avait la carrure d'un boss et était imposant. Beau mais pas exagérément.

Org il sent tellement bon.

Ça c'est ma faiblesse,je fonds.

J'ai attendu son autorisation avant de prendre place après l'avoir salué.

-Parlez nous de vous.

Waouh il est vraiment froid comme mec. Il m'a à peine regardé. En plus il ne sourit pas. Ça craint....

Je me mis à parler de mon cursus et tout ce dont j'avais l'habitude.

Je le fixais pour essayer de lire quelque chose sur son visage mais rien ne laissait rien paraître. Je voulais pourtant savoir si mes arguments étaient convaincants.

-En quoi pensez-vous pouvoir être utile à cette entreprise ? Vous n'êtes pas sans savoir que c'est une entreprise de renom.

-Je suis prête à bosser comme une folle pour garder ce post. J'en ai besoin. Faites moi juste confiance et laissez moi une chance. Je ne vous décevrai pas. Mon CV est une preuve.

Il me regarda quelques minutes. Je sais qu'il a été surpris par ma réponse. Qui aurait donné cette réponse si ce n'était moi?

Mais j'étais désespérée et je ne savais plus quoi dire.

Il me remercia et promis de me rappeler si mon dossier était validé.

Moi j'avais juste envie de sortir de ce bureau.

Je lui fis un rapide au-revoir et ouvrit la porte du bureau me voilà dans le couloir cherchant à m'échapper de ce lieu comme une voleuse. Je marche rapidement la tête baissée. J'avoue que je ne regardais pas devant moi. J'étais presque à la sortie quand de fus interrompu dans ma marche par un corps tel le corps d'un dieu grec.

Un homme mesurant à peu près 1m90..

Le parfum envoûtant... Je lève rapidement les yeux et je croise son regard.

Le gars est d'une beauté ensorcelante.

Tellement grand que je ne peux le fixer longtemps. J'avais bousculé par mégarde celui que je crois être le responsable de cette entreprise.

Pourquoi je dis cela ? Les regards qui étaient portés sur moi. C'était comme si je venais de commettre un crime.

Certains employés murmuraient entre eux.

Je suis restée figée pendant un moment à contempler cette magnifique créature avant de balbutier des excuses à peine audibles.

Il ne me répondait pas. Il me regardait d'un regard noir et méchant. J'ai pris peur. Je ne savais pas comment me comporter.

Il se retourna et s'adressa à un homme en tenue que je ne connaissais pas.

-C'est qui cette fille ?

-Je... je ne sais pas monsieur.

On arrivait à lire la peur dans ses yeux.

-Je suis venue pour un entretien d'embauche. Réussis je à marmonner.

-Je ne crois pas vous avoir adressé la parole.

-.....

-Faites attention où vous mettez vos pieds la prochaine fois.

Et il s'en alla sans que je ne puisse placer un mot.

C'est qui cet homme qui fait trembler cette entreprise bon Dieu.

Dans quoi me suis je mise ?

Mais il me restait toujours une chance d'échapper à cet enfer.

Et si on ne me rappelle pas? A voir l'atmosphère c'est pas si mal que ça.

Est ce que je veux vraiment travailler ici après ce que j'ai vu aujourd'hui ? Et si on ne me rappelle pas ?

Mais non.. Faut qu'on me rappelle. Je dois travailler et placer ma mère plus haut que possible. Je vais me revoir,ma manière d'être. Il faut que je réussisse à faire face à certaines personnes. Ne surtout pas avoir peur et ne pas laisser les humeurs des autres m'affecter. Je suis extrêmement sensible.

Chapitre 3 Chapitre 3

C'est le cœur battant la chamade que j'ai couru hors de cette entreprise.

Je revois toujours son visage,sa corpulence,sa taille. Bon Dieu! Il est juste à croquer.

Et je me rappelle aussi de la manière dont il m'a traité et je me suis refroidie sur le champ.

Ce monsieur doit être méchant. C'est d'ailleurs le cas pour tous ces riches. Ils sont méchants et n'ont aucune compassion.

Je décide de laisser cette expérience derrière moi. Je devais plutôt trouver une solution. Je ne peux pas rentrer à cette heure. Maman va sûrement se poser des questions. Je ne peux pas non plus causer avec mon amie. Elle doit être au boulot. Et franchement c'est la seule que j'ai. A part elle je ne vois pas avec qui je peux m'ouvrir. Oui je suis comme ça.

J'étais toujours en train de réfléchir quand soudain je sentis une présence derrière moi. J'hésite à me retourner mais si je ne veux pas me faire agresser en pleine rue, il vaut mieux le faire. Disons que ce quartier n'a pas trop une bonne réputation.

Je me retourne et ce que je vois me fait sourire comme une malade. C'est juste Osvald devant moi.

Vous ne le connaissez sûrement pas. Eh bien Osvald c'est en quelque sorte mon meilleur ami. Mais depuis le lycée. On s'est perdu de vue parce qu'il est allé continuer ses études supérieures en Amérique. Depuis lors je n'ai plus eu de ses nouvelles. Le voir ici comme ça me fait très chaud au cœur.

-Mais qu'est-ce que tu fais ici mec? Attends tu es revenu quand au juste?

-Je suis là depuis quelques jours. Je doutais de ton identité voilà pourquoi je voulais d'abord me rassurer.

-Assh j'ai cru qu'on me suivait. Moins un je crie. Mdr.

Ensemble on éclate de rire et on entame la causerie. Au moins je pourrai passer du temps avant de rentrer. Maman ne soupçonnait rien.

Il y avait un glacier juste à quelques mètres et on a décidé de prendre un pot en racontant nos vies.

-Pourquoi tu es revenu alors ??

-J'ai terminé mes études et je suis revenu trouver un job ici.

-Oh. Mais tu aurais pu rester là-bas. Tu allais sûrement en trouver aussi. Non?

-Ouais. Mais je préfère ici. Tu vois?

-D'accord. Bonne chance à toi alors.

-Merci et toi tu travailles où ?

J'hésite à lui raconter ma mésaventure. Je ne veux pas faire pitié alors je décide de ne pas le faire. J'ai pas envie d'en parler de toute façon.

-Je venais tout juste de passer un entretien. J'espère qu'on va me rappeler.

-Je ne me fais aucun souci pour ça. Tu as toujours été très intelligente.

-Avec un sourire,je lui dis merci.

On parle de tout et de rien.

C'était plutôt passionnant. Et là j'apprends que je suis plus seule puisque lui aussi est celib. Il vient de se faire plaquer tout comme moi. En y repensant ça fait vraiment marrer. J'ai même réussi à oublier l'épisode de tout à l'heure,le trac et tout.

On s'échange les Contacts avant que je ne décide de m'en aller.

J'ai passé un bon moment et aussi perdu du temps. Je m'engouffre dans un taxi que j'arrête et je mets à penser à penser à ma vie. Mais j'ai pas envie de gâcher ma journée. Je chasse ces pensées de mon esprit.

Quelque temps après, je suis devant chez moi en pensant à ce que j'allais inventer. Parce que je ne reviens pas à cette heure d'habitude...

Ma mère m'ouvre après que j'ai toqué à la porte. Elle me regarde en essayant de lire dans mes yeux. J'ai l'air triste, je le sais.

-Pourquoi tu reviens à cette heure?

-Euhh.... J'ai eu un mal de tête et j'ai eu la soirée pour me reposer.

-Tu me mens?

-Mais non maman. Qu'est-ce que tu t'imagines ?

-Hannah,je te connais.

-Tu t'es encore fait virée?

Là je sens que je ne vais plus tenir le coup. Je craque et me met à pleurer devant elle. Je déteste ça mais ça ne dépend pas de moi.

Ma mère me prend dans ses bras et essaie de me consoler du mieux qu'elle peut.

-Pourquoi ça m'arrive à moi maman ? Je ne mérite pas d'être heureuse maman?

-Arrête de dire des trucs de ce genre.

-Ton temps viendra.

Je me tais et profite du bon moment dans ses bras. Je ne sais pas à quel moment je me suis endormie mais je me suis réveillée sur le canapé couverte d'un drap.

Maman n'est pas là, je profite nettoyer ma chambre. Ça fait longtemps que je ne l'ai pas fait.

En rangeant mes effets je tombe sur un coffret que je décide d'ouvrir.

Ça me pique le cœur. C'est la chaîne en argent que m'avait offert mon copain pour mon anniversaire. Et mon nom était gravé dessus. Je sens les larmes monter. Je me rappelle de tous nos bons moments.

La vie peut être bien cruelle. Mais c'est mon destin et je vais l'assumer. Je le range dans le coffre de mon lit et nettoie ma chambre de fond en comble.

Je ne sais pas quoi faire de ma soirée. Je n'ai pas toujours reçu d'email et donc je suis là.

Je descends et trouve maman au salon.

Ça serait pas mal si pour passer le temps on se faisait une bonne cuisine et qu'on passe du temps entre mère et fille. Ça fait longtemps qu'on a pas eu ces moments d'intimité. C'est un peu ma confidente et je lui raconte tout. Bon tout ce que je peux lui raconter bien-sûr.

Ça c'est plutôt bien passé. Après avoir mangé et papoté, je me suis endormie sur le canapé.

En pleine nuit je me suis réveillée et là je constate que j'ai reçu un email.

Je décide de le vérifier. C'est l'entreprise dans laquelle j'ai passé l'entretien ce matin.

Wow. Je dois passer aujourd'hui même à 10h du matin. J'ai la chair de poule d'un coup. J'espère que ça se passera bien et que je ne me ferai pas une fois de plus virée.

Le visage et la réaction de l'homme que j'ai rencontrée ne cessait de me revenir.

Il me fait horriblement peur.

Je n'ai pas pu me rendormir. J'avais hâte d'être à mon rendez vous.

J'ai causé avec des potes en ligne et lu quelques bouquins sur internet.

Dès 08h j'étais déjà devant la grande entreprise MOREL. Je vous passe mon début de journée. Suis assez stressée actuellement.

Tout s'est vite passé et j'ai été accueillie par celui qui m'a fait passé mon entretien.

Après les salutations je pris place en attendant juste qu'il s'adresse à moi.

-Bienvenue Mlle Hannah.

-Je.... Je ne comprends pas.

-Vous êtes retenue pour le poste de comptable dans notre entreprise. Disons que vous êtes chanceuse. On était juste à la recherche d'une personne ayant vos performances. Vous pourrez commencer dès demain mais d'abord il faudra remplir quelques dossiers et signer.

J'étais tellement heureuse que je n'arrivais pas à placer un mot.

Je suis recrutée dans une entreprise reconnue dans le monde entier. C'était un rêve ou juste la réalité ? Pas plus de deux jours et je suis déjà recrutée ? En plus la date de dépôt des dossiers était déjà passée ? Ça fait un peu bizarre.

-Vous serez sous ma supervision. J'espère que notre collaboration sera des plus belles. Je suis monsieur Louis MARTIN. Votre chef de département.

-Je suis ravie de travailler avec vous.

Ensuite il me fit signer des documents que je ne pris pas le temps de lire. J'avais juste envie de partager ma joie avec la personne la plus chère pour moi.

Peut être c'était la pire erreur de ma vie ou du moins la meilleure décision que j'ai prise? Je ne sais pas comment qualifier l'acte que je viens de poser.

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