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52 Trahisons, Un Amour Brisé

52 Trahisons, Un Amour Brisé

Auteur:: Rowan Grey
Genre: Romance
Pour Gabin, je n'étais qu'une simple designer d'intérieur sans attaches, une femme qu'il pouvait modeler à sa guise. Il ignorait que j'étais l'héritière du plus prestigieux cabinet d'architecture de Paris, cachant ma fortune pour être aimée sincèrement. Mais le jour de notre PACS, il m'a abandonnée en robe blanche pour la cinquante-deuxième fois, préférant courir au chevet d'Inès, sa « fragile » meilleure amie qui s'était tordu la cheville. À son retour, il m'a tendu une boîte de macarons à la pistache pour se faire pardonner, persuadé que c'étaient mes préférés. C'étaient ceux d'Inès. Moi, je les détestais. En découvrant qu'il avait aussi vidé notre compte épargne pour payer le loyer de sa maîtresse, quelque chose s'est brisé en moi. J'ai déchiqueté ma robe de mariée, j'ai démissionné et je suis rentrée à Paris pour reprendre ma place au sommet, loin de lui. Quand il a débarqué des mois plus tard pour me demander en mariage publiquement, pensant me piéger par la pression sociale, il ne s'attendait pas à ce que je prenne le micro. Devant tout le gratin parisien, j'ai révélé ma véritable identité et la liste de ses cinquante-deux trahisons, transformant sa mise en scène romantique en une humiliation publique dévastatrice.

Chapitre 1

Pour Gabin, je n'étais qu'une simple designer d'intérieur sans attaches, une femme qu'il pouvait modeler à sa guise.

Il ignorait que j'étais l'héritière du plus prestigieux cabinet d'architecture de Paris, cachant ma fortune pour être aimée sincèrement.

Mais le jour de notre PACS, il m'a abandonnée en robe blanche pour la cinquante-deuxième fois, préférant courir au chevet d'Inès, sa « fragile » meilleure amie qui s'était tordu la cheville.

À son retour, il m'a tendu une boîte de macarons à la pistache pour se faire pardonner, persuadé que c'étaient mes préférés.

C'étaient ceux d'Inès. Moi, je les détestais.

En découvrant qu'il avait aussi vidé notre compte épargne pour payer le loyer de sa maîtresse, quelque chose s'est brisé en moi.

J'ai déchiqueté ma robe de mariée, j'ai démissionné et je suis rentrée à Paris pour reprendre ma place au sommet, loin de lui.

Quand il a débarqué des mois plus tard pour me demander en mariage publiquement, pensant me piéger par la pression sociale, il ne s'attendait pas à ce que je prenne le micro.

Devant tout le gratin parisien, j'ai révélé ma véritable identité et la liste de ses cinquante-deux trahisons, transformant sa mise en scène romantique en une humiliation publique dévastatrice.

Chapitre 1

Adélaïde POV:

Je me suis réveillée avec cette sensation familière de nœud à l'estomac, comme si j'allais vomir. C'était la cinquième fois que j'essayais de me marier. Pas un mariage en grande pompe, juste une signature au bureau de l'état civil, un PACS, ce bout de papier qui scellerait notre amour. Mais pour Gabin, même ça semblait trop demander.

J'ai toussé, ma gorge était en feu. La fièvre me rendait faible, mais je me suis forcée à me lever. Gabin dormait encore, son visage doux et insouciant. Je me suis penchée pour l'embrasser, un geste d'espoir que tout se passerait bien aujourd'hui.

"Gabin," j'ai murmuré, "il est temps de se préparer."

Il a grogné, se retournant. "Dix minutes de plus, Adélaïde. Juste dix minutes."

J'ai soupiré. Toujours dix minutes de plus.

J'ai enfilé la robe que j'avais choisie – simple, blanche, mais élégante. Mes parents, ma seule famille présente, attendaient déjà au restaurant voisin. Ils avaient tout organisé, un petit déjeuner intime pour célébrer l'occasion.

Mon téléphone a vibré. C'était ma mère. "Tout va bien, ma chérie ? Gabin est prêt ?"

"Presque, Maman," j'ai menti, ma voix rauque. Elle ne méritait pas ça.

Dans le salon, j'ai vérifié les derniers détails. Les documents étaient sur la table basse, prêts à être signés. J'ai jeté un coup d'œil à la fenêtre, la lumière du matin filtrait doucement. C'était censé être un jour parfait.

Un bip. C'était le téléphone de Gabin. Un message d'Inès. Mon estomac s'est tordu.

Gabin est entré dans le salon, ses cheveux en bataille. Il a attrapé son téléphone. Son visage s'est figé.

"Qu'est-ce qu'il y a ?" j'ai demandé, ma voix plus calme que mon cœur battant.

Il a levé les yeux, l'air coupable. "C'est Inès. Elle... s'est tordu la cheville. Elle a besoin d'aide pour aller à la pharmacie."

Mon sang s'est glacé. "Maintenant ? Gabin, nous avons rendez-vous dans une heure."

Il a détourné le regard. "Elle n'a personne d'autre. Elle est tellement fragile, Adélaïde. Tu sais bien. Elle a plus besoin de moi que toi."

Ces mots. Toujours les mêmes mots. "Elle a plus besoin de moi que toi."

J'ai fermé les yeux, un silence assourdissant a envahi la pièce. Je n'ai pas crié. Je n'ai pas pleuré. Rien.

"Bien sûr," j'ai dit, ma voix plate. "Va l'aider."

Il a semblé soulagé, presque surpris par mon calme. "Je serai rapide, je te le promets. On y va dès que je reviens."

Il est sorti en vitesse, son téléphone à la main. Je suis restée là, seule, dans ma robe blanche, au milieu des papiers non signés.

Le bruit d'une voiture démarrant a résonné. Il était parti. Encore.

J'ai senti une odeur douceâtre flotter dans l'air. Sur la table de chevet de Gabin, j'ai vu une petite boîte à macarons. Des macarons à la pistache. Inès adorait ça. Moi, je détestais. Gabin le savait.

Mais il avait dit qu'il serait rapide. Il reviendrait. N'est-ce pas ?

J'ai dû attendre une heure. Puis deux. Puis trois.

Mes parents sont arrivés, le visage soucieux. Ma mère, les yeux brillants de larmes, m'a serré dans ses bras. Mon père, plus silencieux, a posé une main sur mon épaule.

"Il... il ne viendra pas, n'est-ce pas ?" a murmuré ma mère.

J'ai hoché la tête. Un vide immense s'est formé dans ma poitrine.

"Adélaïde," a dit mon père, sa voix ferme. "Pourquoi t'accroches-tu à un homme qui ne te donne pas la priorité ? Qui te traite comme une option ?"

J'ai eu envie de crier, de me défendre, de dire que ce n'était pas si simple. Mais les mots sont restés coincés dans ma gorge.

Mes parents sont partis, me laissant seule avec le silence de l'appartement. La robe blanche me semblait lourde, étouffante.

Plus tard dans l'après-midi, Gabin est rentré. Il portait un sac de la pharmacie et une boîte de macarons à la pistache.

"Je suis désolé, Adélaïde," a-t-il dit, l'air fatigué. "Inès était vraiment mal."

Il n'a pas remarqué ma robe. Il n'a pas remarqué les documents sur la table. Il a juste posé les macarons sur le comptoir.

"Tiens, je t'ai rapporté tes préférés. Pour te faire pardonner."

Mes préférés. Les macarons à la pistache. Ceux que je détestais.

J'ai senti quelque chose se briser en moi. Pas avec un fracas, mais avec un craquement doux et définitif.

"Gabin," j'ai dit, ma voix étrangement claire. "Tu ne te souviens même pas de ce que j'aime, n'est-ce pas ?"

Il a froncé les sourcils. "Bien sûr que si. Tu adores les macarons à la pistache."

Un rire amer m'a échappé. Un rire que je ne lui avais jamais montré avant.

J'ai retiré délicatement ma robe de mariée, l'ai posée sur la table et j'ai saisi les ciseaux du tiroir. Devant ses yeux ébahis, j'ai commencé à couper. Des lanières de tissu blanc sont tombées sur le sol, déchirées, irrécupérables.

"Qu'est-ce que tu fais ?" a-t-il balbutié.

J'ai continué à déchirer, morceau par morceau, le symbole de notre union jamais consommée. La robe qui était censée être le début d'une nouvelle vie avec lui est devenue le linceul de notre passé.

Chapitre 2

Adélaïde POV:

Quand Gabin a vu le tas de tissu blanc déchiqueté sur le sol, il a finalement compris que quelque chose d'irréparable venait de se produire. Son visage est devenu blême. Il a tendu la main vers moi, mais je me suis reculée.

"Adélaïde, qu'est-ce qui ne va pas ?" a-t-il demandé, sa voix trahissant une panique tardive. "Je... je suis désolé pour les macarons. C'est juste que j'étais pressé."

Je l'ai regardé, un vide sidéral dans les yeux. "Tu ne comprends toujours rien, Gabin."

Un moment plus tard, j'ai aperçu un détail sur le col de sa chemise. Une légère trace rosée, à peine visible. Une odeur sucrée, fruitée, m'a agressée les narines. Le parfum bon marché qu'Inès portait toujours. Mon propre parfum était subtil, discret, un cadeau de ma mère. Celui-là était envahissant, comme Inès elle-même.

J'ai senti la nausée monter. Ce n'était pas seulement la trahison ; c'était la flagrante indifférence, le manque de respect pour moi juste après m'avoir fait faux bond pour la cinquième fois.

"Je te quitte, Gabin," ai-je dit, ma voix basse mais ferme.

Il a ri, un rire nerveux. "Ne dis pas de bêtises, Adélaïde. Tu es en colère, c'est tout. On a juste besoin de se calmer."

"Non," j'ai rétorqué, "je ne suis pas en colère. Je suis juste... vide."

Je me suis dirigée vers notre chambre, ignorant ses supplications. J'ai ouvert l'armoire commune. Mes vêtements étaient impeccablement pliés, les siens en vrac. J'ai commencé à rassembler mes affaires, calmement, méthodiquement.

"Adélaïde, arrête ça !" Il m'a suivi, essayant de me retenir. "Où vas-tu ? Tu n'as nulle part où aller."

Son arrogance m'a frappée au cœur. Il pensait vraiment que j'étais sans ressources, sans attaches. Après tout, c'est ce que je lui avais fait croire.

"J'irai où je veux," ai-je dit, sans le regarder.

J'ai pris la petite pile de billets que nous avions économisés pour l'achat d'un appartement. Notre "fonds d'avenir", comme il l'appelait. Il était plus mince que je ne m'en souvenais.

"Gabin, où est passé l'argent ?"

Il a hésité. "Quel argent ? Oh, tu veux dire la somme pour l'appartement ? J'ai... j'ai dû aider Inès avec quelques factures. Elle était vraiment dans le pétrin et elle ne peut pas payer son loyer. Elle me remboursera, je te le promets."

Il avait utilisé notre argent, sans même me consulter, pour Inès. Encore.

Mon sang a bouilli un instant, puis s'est refroidi à nouveau. C'était la goutte d'eau. Il n'y avait plus de retour en arrière possible.

J'ai ramassé mes valises, déjà prêtes. Mes parents m'avaient appelée plus tôt, après que Gabin m'eut planté. Ils m'avaient demandé de rentrer à Paris. Pas de questions, juste de l'amour et une porte ouverte. Ils avaient vu ça venir, bien avant moi.

Mes parents. Les fondateurs du cabinet d'architecture le plus prestigieux de Paris, Gamelin & Associés. Pour Gabin, qui s'était bâti seul et qui méprisait les "privilèges", j'avais toujours été Adélaïde Dubois, une simple designer d'intérieur de province, sans lien avec la richesse. Je portais des vêtements simples, je mangeais des plats du quotidien, je ne parlais jamais de ma vie d'avant. Je voulais qu'il m'aime pour moi, pas pour mon nom ou mon héritage. Et il avait profité de chaque once de ma gentillesse, de ma compréhension.

Il m'a attrapé le bras alors que je passais le seuil de la porte. "Adélaïde, s'il te plaît. Ne fais pas ça. On peut arranger les choses."

J'ai secoué la tête. "Il n'y a rien à arranger, Gabin. C'est fini."

J'ai jeté un dernier coup d'œil à l'appartement. Les cinq années de ma vie passées ici avec lui. Les rires, les larmes, les projets d'avenir. Tout semblait si lointain maintenant.

Dans l'entrée, sur le meuble à chaussures, se trouvait le bracelet en argent qu'il m'avait offert pour notre premier anniversaire. C'était le seul bijou que j'avais gardé, le seul signe matériel de son affection. Il n'était pas cher, mais il avait une valeur sentimentale inestimable. Jusqu'à aujourd'hui.

Je l'ai enlevé de mon poignet, le métal froid et léger. Je me suis dirigée vers la poubelle de la cuisine et l'ai laissé tomber, sans un regard en arrière. Il a atterri sur les restes de la boîte de macarons à la pistache.

Je suis sortie de l'appartement. Sans un mot de plus, sans un regard en arrière.

Chapitre 3

Adélaïde POV:

J'ai passé la journée à l'hôtel, le billet d'avion pour Paris déjà en poche. Je n'avais pas pleuré. Il n'y avait plus de larmes. Juste un vide immense, une sorte de paix froide qui s'était installée en moi.

Le lendemain matin, j'ai pris une décision. Il fallait que je règle ça. Je devais mettre fin à cette mascarade.

Je suis allée au bureau, le même cabinet d'architecture où Gabin et moi travaillions. Je n'avais pas dormi de la nuit, mais je me sentais étrangement lucide.

Mon patron, Monsieur Durand, m'a accueillie avec un sourire. "Adélaïde ! Toujours aussi matinale. Alors, prête à signer ces plans ?"

J'ai posé mon dossier de démission sur son bureau. "Monsieur Durand, je suis venue vous annoncer mon départ."

Son sourire s'est estompé. "Votre départ ? Mais... pourquoi ? Vous êtes une de nos meilleures designers. Vous et Gabin, vous formez une équipe redoutable. Vous avez remporté le prix de l'innovation trois années de suite !"

Les éloges n'avaient plus de sens. "Je suis désolée, mais ma décision est prise."

Au même instant, la porte de son bureau s'est ouverte sans frapper. Gabin est entré, un dossier à la main, son regard rivé sur moi. Il a ralenti, s'arrêtant net en voyant le dossier sur le bureau de Monsieur Durand.

"Qu'est-ce qu'il se passe ici ?" a-t-il demandé, son ton déjà accusateur.

J'ai remarqué la trace rouge sur son cou, à peine cachée par le col de sa chemise. Une marque. Une marque fraîche. Et cette odeur. Le même parfum bon marché et sucré d'Inès.

Il avait passé la nuit avec elle. Alors que je déchiquetais ma robe de mariée, alors que ma vie s'écroulait, il la réconfortait, la possédait.

Une vague de dégoût m'a submergée. Mais j'ai gardé mon calme. C'était la dernière fois qu'il m'atteindrait.

"Adélaïde démissionne," a dit Monsieur Durand, l'air perplexe.

Gabin a tourné son regard vers moi, ses yeux injectés de sang. "Démissionne ? C'est à cause de notre désaccord d'hier, n'est-ce pas ? Tu dramatises encore ! Inès a vraiment mal à la cheville, elle ne pouvait pas rester seule."

"Gabin !" a grondé Monsieur Durand. "Ce n'est pas le lieu."

"Laissez-nous, Monsieur Durand," ai-je dit, ma voix toujours aussi paisible. "Je crois que Gabin et moi avons besoin de discuter."

Monsieur Durand a hésité, puis a quitté la pièce, secouant la tête.

Gabin s'est avancé vers moi, les bras croisés. "C'est ridicule, Adélaïde. Tu es sur le point de saboter ta carrière à cause d'une petite dispute. Tu sais très bien que Inès est comme ma petite sœur. Elle n'a personne d'autre."

"Peut-être qu'il est temps qu'elle trouve quelqu'un d'autre," ai-je répondu, mon regard fixé sur la trace sur son cou.

Il a suivi mon regard et a rougi. Il a touché sa gorge, essayant de couvrir la marque. "Ce n'est rien. Un moustique. J'ai dû l'oublier ce matin."

Un moustique. À Paris, en plein hiver ? Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire. Un sourire froid, sans joie.

"Tu penses que je suis stupide, Gabin ? Tu es incapable de raconter un mensonge crédible."

"Et alors ? Tu es jalouse ? Tu veux qu'elle te remplace au bureau aussi ? Tu es tellement possessive, Adélaïde. Tu me reproches d'aider une amie en difficulté alors que tu es la femme avec qui je projette de construire ma vie !"

Je l'ai regardé, immobile. Il était tellement aveugle, tellement égocentrique. Il ne voyait que son propre rôle de "héros", ignorant le chemin de destruction qu'il laissait derrière lui.

"Je suis fatiguée, Gabin," ai-je dit, ma voix s'étranglant légèrement. "Fatiguée d'attendre, fatiguée de comprendre, fatiguée de pardonner."

"Tu n'as jamais eu à pardonner quoi que ce soit," a-t-il affirmé, sa voix montant. "C'est toi qui es irrationnelle. Tu es impulsive."

"Impulsive ?" J'ai ri, un son sec. "J'ai attendu cinq ans pour que tu me donnes la priorité. Cinq ans pour que tu me traites comme ta compagne et non pas comme une option de secours. Cinq ans de PACS annulés, de promesses brisées, de nuits passées seule."

Il a ouvert la bouche pour protester, mais je l'ai coupé.

"Non. Écoute-moi pour une fois. Cette démission n'a rien à voir avec toi. Elle a tout à voir avec moi."

Il a froncé les sourcils, les bras croisés, l'air renfrogné. "Alors, c'est quoi ? Une crise de la trentaine ? Tu vas faire le tour du monde sur un coup de tête ?"

"Peut-être," ai-je dit, un sourire énigmatique sur les lèvres. Je ne lui dirai pas où j'allais, ni pourquoi. Il n'avait pas besoin de savoir.

Au moment où il allait répliquer, la porte s'est ouverte pour la deuxième fois. Inès est apparue, l'air mutin, la cheville bandée mais un grand sourire sur le visage.

"Oh, je suis désolée ! J'ai interrompu quelque chose ?" Son regard a balayé Gabin, puis moi, avec une satisfaction à peine voilée. "Gabin, j'ai un petit problème avec les plans du projet Dupont. Tu pourrais m'aider ?"

Gabin a immédiatement relâché la tension dans son corps. Il s'est tourné vers Inès, son visage adouci. "Bien sûr, ma puce. Qu'est-ce qu'il y a ?"

Inès s'est approchée de lui, lui a chuchoté quelque chose à l'oreille, et Gabin a posé une main sur son épaule. Ils formaient une bulle, m'excluant complètement, comme ils l'avaient fait tant de fois.

Alors qu'ils s'éloignaient, Inès s'est retournée, son regard croisant le mien. Un sourire victorieux a illuminé son visage, un sourire qui disait : Il est à moi.

La porte s'est refermée derrière eux. Le silence est revenu, lourd et oppressant.

Dans le calme qui a suivi, j'ai entendu un petit "clic". Mon regard s'est posé sur mon poignet. Le bracelet en argent. Celui que Gabin m'avait offert pour notre premier anniversaire. Il était brisé. Il s'était détaché, et le petit fermoir était tordu et cassé en deux.

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