Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Romance > 1 mètre 50
1 mètre 50

1 mètre 50

Auteur:: Déesse
Genre: Romance
Qu'est-ce que tu crois ? Que je vais accepter d'être ta fiancée ? Elle éclate de rire , t'es-tu bien regardé ? Mais , tu prends tes rêves pour des réalités ? Regarde-toi un peu ! Avec cette petite taille , tu penses que tu pourrais être le père de mes enfants ? Tu mesures un mètre cinquante ! Et tu avoir une femme comme moi ? Ce n'est pas parce que je couche de temps en temps avec toi que tu vas penser que tu m'intéresse , non , tu ne m'intéresse aucunement . C'est ton argent qui m'intéresse rien de plus . Saches que je ne me marierai jamais avec toi .Voilà ce que j'entends en voulant épouser celle que je prenais pour ma copine . Je m'appelle Justin et je mesure 1 mètre 50 .Toute ma vie , on s'est moqué de moi à cause de ma taille . Parfois j'en fais des cauchemars la nuit . Quand mon destin rencontre celui de cette belle femme recroquevillé dans la rue , elle est est en larme , elle ne demande que de l'aide . J'ai aidé cette femme , j'ai fait tout ce que je pouvais faire pour lui redonner le goût de vivre ! Aujourd'hui , après des mois de soin cette femme me révèle sa beauté , elle est magnifique , elle est très belle et elle mesure un mètre quatre-vingts ! Malgré ce que je ressens pour elle au fil des mois , je ne peux pas lui déclarer ma flamme : elle me rejettera comme les autres ! Puis-je un jour trouver l'amour ? Et si c'était elle qui était devant moi ? Et si c'était ma femme ? Mais comment le savoir si je n'essaie pas . Mais j'ai si peur d'être à nouveau rejeter !

Chapitre 1 Un demi-homme

Dylan se tenait debout devant le miroir de la salle de bain, ses yeux scrutant chaque détail de son reflet. Il avait l'habitude de se regarder de haut en bas, mais aujourd'hui, quelque chose semblait différent. Peut-être était-ce l'ombre de la déception qui pesait lourdement sur ses épaules, ou bien ce regard incertain qui se fixait dans le miroir. Il avait 1 mètre 50, une taille qui l'avait toujours fait se sentir invisible. Dans un monde où la stature semblait être synonyme de pouvoir, il n'avait jamais trouvé sa place.

Il repensa à la scène de ce matin. L'instant précis où il avait pris son courage à deux mains pour lui proposer ce qu'il croyait être le plus beau geste de sa vie : une demande en mariage. Une proposition sincère, presque naïve. Il l'aimait. Il en était sûr. Elle était belle, brillante, et si différente de tout ce qu'il avait connu. Mais son rejet avait été brutal. Sans ménagement, elle l'avait regardé comme un insecte qu'on écrase sous la semelle.

« Tu te prends pour qui ? » avait-elle lancé en éclatant de rire. « Regarde-toi un peu ! T'es quoi, là ? Un petit homme avec un petit corps et des petites ambitions. Tu crois vraiment que je vais accepter d'être ta fiancée ? »

Les mots étaient venus comme une gifle. Dylan avait senti ses jambes fléchir sous la violence de la douleur. Il avait voulu parler, lui dire que ce n'était pas juste, mais les mots se bloquaient dans sa gorge. À quoi bon ? Elle avait déjà pris sa décision.

Elle n'avait pas seulement rejeté sa demande, elle l'avait ridiculisé. Son cœur s'était serré quand elle avait continué :

« C'est ton argent qui m'intéresse, rien de plus. Tu crois vraiment que je vais t'épouser, toi ? »

La déception s'était transformée en une douleur sourde. Toute sa vie, Dylan avait été confronté à la cruauté des moqueries à propos de sa taille. Les enfants à l'école, les adultes qui ne le prenaient jamais au sérieux... Mais il avait toujours cru que l'amour pouvait tout effacer. Aujourd'hui, il n'était plus si sûr de rien.

Dans un soupir de résignation, il se détourna du miroir et s'habilla machinalement. Il était loin d'imaginer que sa journée allait prendre un tournant radical. Alors qu'il quittait son appartement, la tristesse encore gravée sur son visage, il aperçut une silhouette recroquevillée dans la rue. Une femme, tremblante, semblait implorer de l'aide.

Ses instincts de gentillesse prirent le dessus, et sans réfléchir, Dylan s'approcha. Peut-être était-ce un hasard, ou peut-être que l'univers lui envoyait une chance de se racheter aux yeux de la vie.

Il tendit la main, la première d'une longue série de gestes qui allait bouleverser sa perception de l'amour. Mais pour l'instant, tout ce qu'il savait, c'est qu'il venait de croiser une personne dans le besoin, et il comptait bien l'aider.

Chapitre 2 La Rencontre Inattendue

Dylan s'approcha de la silhouette qui se tenait là, prostrée contre le mur d'un immeuble. La femme était recroquevillée sur elle-même, ses mains crispées sur ses genoux, comme si elle tentait de se protéger du froid, mais aussi de quelque chose de bien plus lourd, invisible. Il n'y avait pas de cris, juste un silence lourd, presque pesant. C'était comme si le monde autour d'elle s'était arrêté de tourner, et que tout ce qu'il restait était cette image, cette scène figée.

Au début, Dylan hésita. Après tout, il n'était pas d'un naturel intrusif. Mais quelque chose en lui, un mélange de solitude et d'empathie, le poussa à faire le premier pas. Il se pencha légèrement en avant, ses yeux cherchant à capter le moindre signe de mouvement. Finalement, il s'approcha davantage, ses bottes résonnant doucement sur le pavé.

« Excusez-moi... » sa voix trembla légèrement, comme si ce mot-même était une rupture, une intrusion dans le silence. La femme releva la tête brusquement, ses yeux rouges et gonflés de larmes la fixant. Un instant, elle sembla sur le point de fuir, mais elle se figea.

Dylan ne savait pas quoi faire ni quoi dire. Il n'était ni un psychanalyste, ni un expert en situations d'urgence, mais son cœur lui disait que cette femme avait besoin de quelqu'un. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il ne pouvait pas la laisser là, seule dans cette rue déserte.

Elle tourna lentement son visage vers lui, une expression de méfiance marquée par la douleur. Ses cheveux, longs et désordonnés, masquaient une partie de son visage. Elle n'avait pas l'air d'une mendiante, mais plutôt d'une personne brisée par une souffrance invisible. Dylan, malgré sa petite taille, se sentit inexplicablement grand face à cette détresse. Il n'était plus le Dylan qui était rejeté pour sa taille, il n'était plus ce petit homme insignifiant. Pour la première fois, il se sentait capable de quelque chose.

« Vous allez bien ? » demanda-t-il, d'une voix plus douce cette fois.

Elle cligna des yeux, comme si elle venait de sortir d'un profond cauchemar. Puis, d'une voix éteinte, elle murmura : « Non, je ne vais pas bien... »

Dylan s'agenouilla pour être à sa hauteur, ne voulant pas l'effrayer davantage. Il n'était pas sûr de ce qu'il fallait faire, mais il savait que l'ignorer n'était pas une option. « Vous voulez que je vous aide ? »

Elle le regarda, un instant, avec une lueur d'incertitude dans ses yeux. Puis, lentement, elle hocha la tête, comme si elle acceptait cette petite étincelle de gentillesse, mais avec une immense réserve. Dylan tendit une main tremblante vers elle, hésitant encore, mais elle la saisit. Un contact aussi simple, mais d'une puissance incroyable. Elle le fixa dans les yeux, cherchant quelque chose qu'elle ne trouvait sans doute plus en elle-même : de l'espoir.

« Comment vous appelez-vous ? » Dylan s'efforça de briser le silence, essayant de l'aider à se sortir de l'ombre de son esprit. Elle hésita, et puis, finalement, répondit dans un souffle à peine audible :

« Léa. »

Son nom résonna dans la tête de Dylan, et il sentit quelque chose d'inattendu se réveiller en lui. Il n'était pas là pour jouer le rôle du sauveur, mais pour offrir un peu de réconfort à une âme brisée. La façon dont elle prononça son prénom laissa entendre une telle tristesse qu'il eut du mal à retenir une vague de compassion qui le submergea.

« Léa, je m'appelle Dylan. » Il marqua une pause, cherchant ses mots. « Est-ce que vous voulez que je vous aide à vous relever ? »

Elle leva lentement les yeux vers lui, un regard qui semblait aussi perdu que le sien l'avait été, des instants auparavant. « Je... je ne sais même pas par où commencer... » murmura-t-elle.

« Vous n'avez pas à commencer par quoi que ce soit. » Dylan se força à sourire, malgré le nœud dans sa gorge. « Si vous voulez, je peux vous emmener chez moi, vous pourrez vous reposer un peu. »

Elle hésita, puis, après un moment de silence, accepta d'un signe de tête. Dylan la soutint pour la faire marcher, un geste simple mais significatif. Ses bras tremblaient légèrement, mais il ne pouvait pas se permettre de montrer qu'il était aussi en proie à l'incertitude que lui. Il l'accompagna dans les rues, chaque pas semblant plus lourd que le précédent. La nuit commençait à tomber, et avec elle, une fraîcheur presque glaciale envahissait l'air.

En arrivant chez lui, Dylan la fit s'installer sur le canapé. Il avait un petit appartement, modeste, mais il n'avait jamais imaginé que quelqu'un y chercherait refuge un jour. La femme, pourtant fragile et perdue, semblait plus calme. Elle n'avait rien dit depuis leur arrivée, se contentant de s'effondrer en silence. Dylan s'activa pour préparer une boisson chaude, un geste simple mais apaisant.

Lorsqu'il revint avec une tasse de thé fumante, elle leva les yeux vers lui. Ses yeux étaient remplis de gratitude, mais aussi d'une profonde mélancolie. « Merci... » souffla-t-elle doucement. « Je ne sais même pas ce qui m'est arrivé... »

Dylan s'assit en face d'elle, posant la tasse sur la table. « Vous n'avez pas à m'expliquer quoi que ce soit. Mais si vous avez envie de parler, je suis là. »

Elle ferma les yeux un instant, comme si les mots étaient un fardeau trop lourd à porter. Puis, après une longue pause, elle prit la parole. « Je suis partie. Je... je suis partie de chez moi, de ma vie, de tout. »

Dylan l'écouta en silence, respectant son besoin de partager ce qu'elle avait sur le cœur. Il savait que ce n'était pas le moment pour poser des questions, mais il comprenait déjà une chose : Léa portait un fardeau lourd, un fardeau qui ne se portait pas que sur ses épaules, mais sur toute son âme. Il n'avait pas les réponses, mais il savait une chose : il voulait l'aider, à sa manière, aussi maladroitement cela puisse paraître.

Dans cette petite pièce, au milieu de la nuit qui tombait, Dylan sentait que sa vie venait de prendre un tournant. Lui, ce petit homme de 1 mètre 50, avait eu l'audace de tendre la main. Et, pour une fois, il ne regrettait pas d'avoir cru qu'il pouvait faire une différence.

Chapitre 3 Un monstre

Alicia

- Où sont vos parents ?

- Je suis orpheline .

- Vous avez quel âge ?

- Vous êtes policiers ?

- Je veux juste apprendre à vous connaître .

- Je n'ai pas besoin de compagnie . Et dites à la police que je n'ai rien à leur dire .

- Pourquoi faites-vous ça ? Vous voulez laisser celui qui vous a fait ça en liberté ?

Vous voulez qu'il le fasse à quelqu'un d'autre ?

- Chaque personne porte sa croix . Ça , c'est la mienne .

- Voulez-vous manger quelque chose ?

- Je ne sais pas , mais , J'ai très faim .

- Très bien , je reviens , je vais demander au docteur ce que vous pouvez manger .

- D'accord , merci beaucoup . Même si ça aurait été mieux que je meurs .

Il vient vers moi avec un visage grave :

- Ne dites plus jamais ça . Vous allez vous rétablir et ça ne serait qu'un mauvais souvenir . Je serai là , je vais vous aider .

- Vous ne le connaissez pas .

- Et alors ?

- Je pourrais être une voleuse ou un assassin ?

- Non , ce n'est pas possible . Vous êtes trop innocent pour être l'un des deux .

Je reviens .

Il sort et revient avec le docteur et les policiers . Je n'ai pas envie de parler . Qu'est-ce que je pourrais dire ? Que mon beau-père a abusé de moi depuis des années ? Et que je l'ai signalé à ma , mais elle ne m'a pas crû ? Si elle ne me croit pas qui le fera ? Je suis une laissée pour compte . Personne ne se soucie de moi , j'aurais mieux fait de ne pas naître . Ma mère me l'a suffisamment répété . Je suis une malédiction dans sa vie . Comme si je lui portait la poisse . Est-ce de ma faute si je suis né et que mon père l'a abandonné ? Comment pouvais-je demander à mon père de rester s'il ne voulait pas d'enfant ?

Malgré les innombrables fois où elle a tenté de m' avorter , celà n'a pas été possible . Elle a dû se faire à cette idée : que je venais pour lui pourrir la vie . Et c'est ce qui s'est passé . Tous les hommes qui venaient ne duraient pas avec elle , car elle avait une enfant turbulente .

Un jour lasse de moi , elle est allée le déposer dans le parc à côté de notre maison , elle pensait que quelqu'un allait l'enlever et la débarrasser de moi . Mais , ça n'a pas été le cas . J'avais cinq ans . J'ai marché pendant des heures pour retrouver la maison et j'ai frappé à la porte . Elle m'a ouverte pensant que c'était son amoureux du moment , non , ce n'était que moi . Ce jour-là , elle a hurlé de douleur en me laissant des phrases telles que :

- Pourquoi je ne peux me débarrasser de toi ? Pourquoi es-tu toujours dans ma vie ? Ne peux-tu pas me laisser vivre en paix ?

Elle a tout de même ouvert la porte pour que j'entre . Je ne comprenais pas pourquoi elle me détestait autant . J'ai toujours voulu que ma mère m'aime . Que pouvais-je faire pour qu'elle m'aime juste un peu ?

Chaque jour au couché , je priais mon dieu et le père noël pour qu'il fasse que ma mère m'aime . J'ai prié tous les jours pour qu'elle me regarde comme les autres mamans regardent leurs enfants . Mais ça n'a jamais été le cas . Je n'ai jamais eu grâce à ses yeux .

Je suis fatiguée de souffrir , je n'ai plus goût à rien .

- Bonsoir mademoiselle , je vais vérifier vos constantes .

Il vérifie mes constantes , et dit :

- Tout semble bon . Mais , nous allons vous garder pendant deux jours . Comment vous vous sentez ?

- Je vais bien docteur . Mais , j'ai très faim .

- Oui , c'est normal . Les infirmières vont vous apporter de la bouillie .

- De la bouillie ?

- Oui , vous ne devez pas manger quelque chose de lourd actuellement .

J'ai dû appeler la police pour qu'il puisse nous aider à appréhender celui qui vous a fait ça .

- Je n'ai rien à dire .

- Pourquoi mademoiselle ? Voulez-vous laisser ce monstre faire ça à quelqu'un d'autre ? Voulez-vous avoir la mort d'une personne sur votre conscience ? Réfléchissez bien , ils seront là jusqu'à demain matin , si vous voulez parler . Nous avons aussi une cellule d'aide aux victimes de viols .

- Je...je n'ai pas besoin d'aide . Je vais bien .

- Non , vous n'allez pas bien . vous devrez prendre conscience de ce qui vous est arrivé .

Il se tourne vers le monsieur qui m'a emmené ici . Il lui donne une enveloppe :

- Voici les photos que nous avons dû prendre . Quand vous serez à deux , je préfère que vous lui montrer ce qu'elle a subi . Elle doit comprendre qu'elle vient de loin .

- D'accord docteur , merci beaucoup .

Le docteur sort et il s'assoit près de moi je lui demande :

- Comment vous vous appelez ?

- Je m'appelle Dylan . Et toi ?

- Je m'appelle Alicia .

- Enchanté Alicia , tu as un très beau prénom . Nous allons arrêter de nous vouvoyer . Nous sommes maintenant des amies ou tu ne veux pas être mon amie ?

- Je ne sais pas .

- Tu vas regarder des choses horribles , mais , il faut que tu vois comment tu étais quand tu es arrivée ici .

- Je n'ai pas envie de voir .

- Si , il le faut . Il faut que tu vois ce que ce monstre t'a fait .

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022