Oser n'est pas un péché; fantasmer sans oser en est un. Luna⚜♾⚜
Il se fait tard et Luna n'est toujours pas rentrée chez elle. Pour une fois, rentrer chez elle ne faisait pas partie de ses plus grand désir. Elle se dit que peut-être si elle reste un peu plus, elle oubliera cette journée stupide qui l'a laissée avec un morceau de cœur en moins.
Elle doit faire un choix, un choix qui ne perturbera personne, un choix qui l'aiderait à se démonstrer qu'elle est plus que ce que les gens pensent d'elle et qu'elle donne l'impression d'être; mais lequel?
Perdue dans le monde flou de ses pensées, elle regardait venir un homme qui lui semblait familier et retourna rapidement son regard en s'apercevant que celui-ci le regardait aussi. Aussi rapidement qu'elle se détourna, elle lui fit face maudissant intérieurement cette faiblesse éphémère qui lui fit se détourner.
-Bonsoir.
Elle engagea la conversation la première. Cherchant bien à faire valoir sa force de caractère et sa curiosité.
-Bonsoir.
-Pourquoi me regardez-vous ainsi?
Sans même lui laisser le temps de répondre, elle lui posa une autre question.
-Avez-vous l'impression de me connaître?
-Je ne vous regardais pas. Il se peut. Cet homme, se dit-elle, est différent.
-Tu es une ancienne de mon lycée, n'est-ce pas? -Il se peut.
Ils se présentèrent et commencèrent à discuter; elle avait l'impression que ce dernier la connaissait plus qu'il le laissait entrevoir mais loin de la mettre en garde elle l'incitait à connaitre cet homme un peu plus.
Tout c' qu'il disait, elle le changait en sa manière. Tout c' qu'elle faisait, il lui donnait un nom ou faisait une comparaison. Ils jouaient à un jeu dont aucun d'entre eux n'ignorait l'ampleur.
-J'ai l'impression que tu ne veux plus partir-dit-il.
-Ta présence m'est bénéfique et tes paroles d'origines douteuses m'enchainent comme un étang au milieu d'une terre désséchée-pensa-t-elle alors qu'elle se contentait de sourire.
Il l'ennuya encore pour sa coiffure et lui vola quelques sourires de plus. Faible après cette toride journée, le corps de la jeune femme craqua sous l'emprise du charme de ses mots ; elle sentait déjà que le corps de cet inconnu l'attirait comme un aimant et faisait des efforts pour ne pas lui répondre.
Quand l'heure sonna pour cendrillon de partir, elle s'en alla non sans souhaiter de rencontrer encore une fois cette créature qui en elle a réveillé une douce flamme; mais contrairement à elle, elle ne laissa rien qui puisse permettre au prince charmant de la rechercher.
Tel le gentleman qu'il est il le conduisit jusqu'à ce qu'elle prenne un taxi. Sur le chemin, il continuait à lui parler et elle, continuait à révasser. Arrivée à la station, elle regretta ce moment qui allait prendre fin mais son bonheur était telle qu'elle fit la sourde oreille à son cœur qui continuait à pleurer.
-Au revoir Jefferson!
-Au revoir Luna.
Elle se retourna pour le voir, sauvegarder son image au cas où ils ne se recroisent point, et à sa grande surprise il fit de même, il sourit quand il la vit le regarder; elle lui sourit et d'un geste de la main mis fin à cette exquise rencontre.
-Il est canon ce Jefferson!
-Pardon? -Répond le chauffeur.
-Euh..non...pas vous.
Il la regarda dans le rétroviseur puis hocha la tête.
-D'accord.
Dès cet instant, la perception de Luna sur les sentiments changea de direction. Il fallait pour l'amour beaucoup pour se rechauffer mais qu'en est-il de la passion si forte qu'un humain puisse sentir pour quelqu'un ou quelque chose d'autre? Cette question ne cessait de hanter Luna quand elle parlait au jeune Jefferson.
Une flamme peut-être. Mais rien ne prouve que cette flamme aussi proche de l'amour soit-elle puisse être autre qu'une attirance animée par le sentiment de rejet causé par la tromperie de l'être aimé et à qui on faisait confiance aveuglement.
Ces genres de flamme-se dit-elle- sont très destructrices et surtout quand le cœur et le bonheur d'une personne sont en danger et dans ce cas-ci plus que son cœur et son bonheur, c'est sa réputation qui est l'enjeu.
C'est loin d'être logique-pensa-t-elle- mais ce n'est pas non plus impossible...au contraire.
Elle sourit oubliant un peu ses problèmes en regardant défiler devant elle batiments et nature.
...
Cette joie qu'elle ressentit toutefois avec son nouvel ami ne dura qu'un court instant .
-T'étais où?
-Ah bonsoir Xander.
-J'exige une réponse!
-Je vais bien mer...
-ASSEZ LUNA!
Elle sursauta mais ne montra aucune peur. Bizarrement, elle avait repris des forces pour faire face à son mari. Cela fait une semaine qu'elle l'évite, qu'elle lui prépare tout mais se ferme dans la chambre d'amis; depuis qu'elle a su qu'il lui trompait ouvertement, elle ne pouvait le regarder autrement. Elle avait perdu la force de lutter pour lui; mais juqu'à quand?
-Écoute-moi mon ami, je n'ai pas à te faire connaitre mes moindres mouvements. Tu as eu ton temps de plaisir, laisse moi jouir le mien.
-Si jamais tu me trom....
Elle descendit le doigt dirigé vers elle avec une brusquerie digne d'une rebelle.
-Si jamais je trouve quelqu'un pour te tromper tu seras le premier à l'apprendre.
-Tu n'oseras pas!
-Oh oui j'oserai! Un conseil...
-Quoi?
-Prend une douche, tu pues l'hier.
Sur ce elle tourna les talons et s'enferma dans sa nouvelle chambre. La nouvelle chambre de Luna faisait partie des 4 chambres d'amis de leur demeure; très espacée, elle faisait jouir à son hôte une vue imposante d'une image digne de compte de fées: le jardin de Lys et de rose.
Luna s'assit et resta à contempler l'espace qui lui apportait paix et réconfort. Elle songea que ce fut grâce à ce jardin qu'elle eut l'idée de sa première marque soit le "Lys Rosé", une robe princesse avec des toiles africaines mais en mode française. Peu après, elle fut connue et son entreprise commença à être connue et à apporter plus de bénéfices que prévues.
A ces moments, elle était heureuse, sans souci et peu après elle commenca à confier un poste important à son mari et ensuite à l'ami de ce dernier qui se révéla être un excellent styliste. Un jour, surprenant la conversation de deux des employés, elle apprit que son mari lui trompait et que cette dernière profitait de casi la majorité du revenu de son mari.
Cet incident la troubla mais elle resta de marbre à toute idée lui dictant de se quereller. Au contraire, elle continuait à l'exiger de faire de son mieux et lui donnait le même amour auquel il était habitué. Peine perdue.
Aujourd'hui plus que n'importe quel jour, elle s'attendait à partir pour un rendez-vous important mais ce dernier étant abscent depuis la veille de son départ fit remporter la réunion pour une autre date. C'est c' qui fit que Luna, ce jour-là, rencontra Jefferson.
Gérer ma passion révèlerait d'un suicide mental-dit Luna à ses fleurs-comment un Lys pourra-t-elle s'empêcher d'être le symbole de la bonté, de l'honneur et du service si fier des scouts? Comment une rose pourra-t-elle s'empêcher de briller et d'être acceuillie dans la demeure des jolies femmes à qui on en offre des centaines? Comment un enfant pourra-t-il dire non à des sucreries qu'on lui offre avec délicatesse? Non, je n' pourrais point contrôler cette passion qu'il a fit renaître dans mes veines...je n' pourrais point... Ce fut ses derniers mots avant de sombrer dans le sommeil.
* ...
-Tu sais qui j'ai rencontré cet aprèsm?
-Non, qui?
Alpha s'afferait à un nouveau tableau, un dessin qui lui plût et qu'il voudrait faire renaître sur une de ses toiles.
-La fille qui était dans le même lycée que toi.
-Il y a eu beaucoup mec! N'oublies pas que j'ai passé 14 ans dans ce lycée.
-Luna, elle se nomme Luna. Noire, des lèvres pulpeuses, des grosses dents, des yeux moqueurs et une belle lune.
Alpha le regarda. A un instant il crût qu'il été amoureux mais quand il vit le sourire de ce dernier il se ravisa à poser sa question.
-Ah la Luna! Ce n'est pas une mauvaise fille.
-Je crois que je lui ai tapé dans l'œil. Et je tiens à voir comment elle est. Il rit d'un ton qui marquait bien de c' qu'il a en tête.
-Fais attention avec elle, elle est fragile comme une feuille de papier.
Jefferson venait de raconter à Alpha sa rencontre avec Luna et ce dernier fût surpris d'entendre son ami parler de cette fille comme une proie facile. L'ayant connue au lycée, il n'imagina pas les contours qu'on prit la vie de Luna en changeant de milieu et le mode de vie qu'elle menait.
A en dire vrai, il ignorait presque comment elle était et ce qu'elle est devenue. Ils continuèrent à parler un peu d'elle et rapidement leur conversation fut apportée sur d'autres cibles: foot, basket, le groupe, les filles...
À la fin de la soirée, ils avaient déjà fait un bilan d'une semaine pûrement masculine.
Avant de dormir, Jefferson se dit: "Je l'aurai celle là".
De son côté, Luna pensait en rêvant: "Il doit être mien celui là".
-J'aimerais bien rester mais elle fait n'importe quoi maintenant.
-Et alors ? Qu'importe ce qu'elle fait? L'important c'est qu'on soit ens...
-Non Andréa ! C'est ma femme et je ne la laisserai pas s'en aller.
Il était furieux ; furieux contre sa femme, contre cette fille qui l'emprisonne, contre lui-même. Il prit son manteau et se dirigea vers la porte.
-Xander!
Il ne répondit pas. Il fallait qu'il s'éloigne de tout ça; un nouveau départ avec sa femme. Alors il rentra chez lui accompagné d'un bouquet de Lys, les fleurs préférées de sa femme, et un joli petit collier ayant un Lys comme médaillon. Ce n'est qu'en arrivant devant la porte qu'il se rendit compte qu'il avait encore oublié ses clés.
Elle va me tuer-se dit-il.
Toc toc toc
-...je n' t'ai encore rien dit ; c'est un tombeur ce type!
-Alors si je comprends bien, tu craques pour lui!? -Plus que ça ma belle, il est ...
Toc toc toc toc
-Attend, quelqu'un frappe à la porte. Je vais ouvrir et voir qui c'est.
-D'accord mais tu fais vite!
-Ça doit être...
Elle ouvra la porte et resta muette de surprise avant de pouvoir parler.
-Xan...Xander!
-T'attendais-tu à quelqu'un d'autre belle ? -Euh..non ...mais...
Il s'était fait beau, comme la première fois qu'ils se sont rencontrés. Elle le regarda un long moment avant de s'apercevoir qu'il n'avait pas oser entrer sans son invitation.
-Je te laisse Mila, mais je te raconterai tout plus tard.
-D'acc ma chérie ; on se parle.
-On se parle.
Voyant son air embarassé, elle s'effaça pour le laisser passer tout en l'imaginant sortant de chez sa maîtresse, l'embrassant avant de la laisser pour un autre moment qui n'est pas loin d'un bientôt. Chassant cette image douloureuse dans son cerveau, elle le suiva à l'intérieur.
Quelques minutes après ils étaient dans le salon. Xander regardait sa femme qui hier ressemblait à une furie et qui aujourd'hui lui servait du thé en souriant mais elle semblait être loin de lui.
- Hier soir...
- T'as bien dormi Xander?
- Bien sûr et toi?
- C'était un peu agitée mais j'ai quand même réussi à fermer l'œil. Tu veux que je te prépare quelque chose ?
- Non ça va, je mangerai plus tard.
- Ah...
- C' n'est pas ce que tu crois.
- Je n'ai rien dit.
- Ferme les yeux.
- Pour??
- S'il-te-plaît ma douce!
- D'acc... C'est fait.
- Ouvre-les maintenant.
Oh mon Dieu! C'est ce qu'elle pensait en ce moment. Il lui a exactement acheté les fleurs qu'elle préfère. Plus éblouie fut-elle encore quand en ouvrant la boîte elle vu le médaillon de Lys. Elle adore les cadeaux mais que cache ces présents ?
Depuis qu'il l'a trompé, elle se méfie complètement de lui. Elle ne voudrait pas que ce soit une ruse ou qu'il essaie d'acheter son pardon et son silence. Dans sa tête toute sorte de raison faisait chemin mais aucune ne pouvait la faire baisser garde devant son infidel de mari.
Drôle -pensait-elle- je lui traite d'infidel alors que je tremble pour ce nouveau venu; je n' vaux pas mieux que lui en tout cas. Mais je n' dois quand même pas lui faire ce plaisir.
-Pourquoi ces présents ?
Il réfléchit un instant avant de répondre en regardant ce qu'il tenait.
-Tu n'aimes pas?
Elle ferma les yeux sur les choses qui pourrant l'empêcher de répondre négativement.
-Euh..non...je veux dire... j'apprécie mais je ne peux accepter.
-Pourquoi?
Elle s'apprêtait à trouver une excuse bidon quand la sonnerie du téléphone lui donna la chance parfaite pour échapper à cette question. Elle pris l'apparail et le porta à son oreille.
Elle parut surprise puis vexée et ensuite un air entendu se dessina sur son visage. Elle déposa le combinet et allait à la cuisine quand elle l'entendit sonner encore.
Dringggggggg
-C'est pour toi. Elle dit que t'as ENCORE oublié tes clés chez elle. Elle lui passa l'appareil puis s'en alla ne voulant pas entendre une miette de leur conversation.
* ...
-Je savais que tu reviendrais.
Ayant oublié ses clés, Xander retourna les cherchez chez Andreíta. Il trouva cette dernière en proie à une excitation qui ne le laissa pas de marbre.
-Silence.
Elle commença à l'embrasser sur le seuil de la porte et il se laissa faire. Ses baisers quittaient sa bouche pour se nourrir de son cou pendant que ses mains jouaient avec la braguette de son pantalon.
Il la met dos au mur et entoure son cou de sa main droite ; il enleva son corsage et sa jupe et le regarda avec ce regard qui signifiait qu'il était en colère. En colère pourquoi et contre qui? Nul n'en sait. Il renforçait la pression de sa main sur son cou mais elle ne donnait aucunement l'expression d'étouffer; au contraire, elle semblait se réjouir de cette prise.
-Embrasse-moi Xan...
Il prit ses lèvres sans la laisser finir et se laissa déshabiller lui aussi. En sous-vêtements, tout deux, ils rejoignirent le canapé.Du mur au canapé, du canapé à la table, les caresses se multipliaient comme les goutes d'eau lors d'une pluie d'été.
De sa main gauche,il tenait ses cheveux crépus et sa main droite caressait ses fesses cachées sous des dentelles noires qui forment la culotte qu'elle porte , il tatonnait ses seins durs sous les soutiens-gorges de dentelle noire.
-Viens S'il-te-plaît !
-Devrais-je?
Il le dit avec ce sourire qui disait qu'il comptait bien poursuivre les préliminaires plus longtemps que prévu.
-Oui, viens.
Elle l'attira vers lui pour qu'il puisse obéir plus rapidement à sa demande. Il ne résista pas. Il savait que résister à Andréa au cours de ces moments de passion serait peine perdue, alors il n'avait qu'à obeir et jouir lui aussi de cette partie de plaisir.