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Épouse de Son Père

Épouse de Son Père

Auteur:: Doufali
Genre: Romance
Yacine pensait vivre l'amour parfait avec son époux jusqu'à ce qu'elle le rencontre... Almamy. La seule mention du nom de son beau-fils lui faire frémir. Almamy, son fantasme le plus secret... Elle en a douloureusement conscience : elle ne devrait pas être attirée par lui. Alors, quand il décide de le confronter après un baiser volé, Elle succombe. Elle souhaiterait plus que tout pouvoir revenir en arrière, mais il est déjà trop tard. Hantée par cette nuit passée dans ses bras, elle aura du mal à éteindre ce feu dévorant qui crépite entre eux, avant qu'il ne la consume tout entière...

Chapitre 1 PROLOGUE

PROLOGUE

Il y a des secrets que nous ne devons jamais transmettre à qui que ce soit, des secrets que nous devons porter jusqu'à la tombe.

Mon histoire en fait partie, ce genre de choses qui dépassent l'entendement et qui donnent envie de jeter la première pierre.

Je sais que vous allez me juger, et que vous allez me maudire dans votre cœur.

Mais je me suis préparé à l'accepter, je ne me défends pas, je ne suis pas un saint, et je n'étais pas une personne vertueuse.

Je ne vous demande pas de ne pas le faire, je ne vous demande pas de faire quoique ce soit.

Oh oui, c'est au-delà de tout ce qui vous vient à l'esprit. J'étais le pire, l'horreur qu'on ne voudrait jamais raconter aux enfants.

Cet acte qui dégoûterait même les plus maudits.

Je ne vous demande ni clémence, ni compassion.

Parce qu'en dépit de tous les péchés que vous avez pu commettre, vous ne pourrez pas vous empêcher de me juger, vous me pointerez du doigt.

Alors tout ce que je vous demande en ce moment, c'est de lire mon histoire pour alléger un peu mon fardeau.

Ce poids lourd du cœur avec qui je traîne depuis 35 ans.

Vous voulez savoir ce secret, ce qui s'est produit, je comprends.

Nous sommes humains et nous sommes curieux.

Je ne vous ferai pas attendre, mais permettez-moi d'abord de vous avertir :

Oubliez la morale, la bonne grâce, car ce que vous êtes sur le point de lire choquera plus d'un si ce n'est pas tous. Je vous le dirai bientôt, mais je dois recommencer depuis le début. Rentrons dans le temps.

Chapitre 2 Partie 1

*******TRENTE CINQ ANS PLUS TÔT *******

Je sais pourquoi elle est réticente, je ne peux pas oublier que cet homme a qui je vais dire oui est plus âgé qu'elle de quinze ans. Oui mon futur mari a soixante-cinq ans. Je sens déjà les ragots venir, mais je suis prêt à l'assumer. Je serai forte et montrerai à tous que l'amour n'a pas d'âge.

Oui parce que même s'il est vieux, cet homme m'aime. Oh que oui il m'aime éperdument et en plus il me respecte. Et pour moi cela suffit à faire fonctionner un ménage.

L'amour et le respect constituent pour moi la base d'un bon foyer. Qu'est-ce que je devrais espérer de plus ?

Un sentiment qui n'a même pas une définition assez rationnelle ? Si pour les autres c'est essentiel, tel n'est pas mon cas. Je me résous à combler ma vie à être avec une personne qui je sais m'aimera jusqu'à la fin.

Et ça Baye Ibou le fera, oui il m'aimera et pour toujours.

*********

Baye Ibou : je suis épuisé, chérie.

Je souris en lui massant le dos alors que je sens parfois ces os craquer sous mes doigts. Il est si fragile que j'ai peur de lui faire parfois mal. Oh il n'est pas repoussant juste un peu maigrichon et vieux et ça on ne peut pas le lui reprocher.

Moi : tu dois arrêter d'aller visiter les chantiers, tu devrais t'alléger en déléguant quelqu'un d'autre à ta place.

Il grognait toujours à chaque fois que je lui disais cela mais pas cette fois-ci.

Baye Ibou : ne t'inquiète pas, ton vœu va bientôt se réaliser.

Moi: ça veut dire?

Baye Ibou: mon fils aîné a décidé de rentrer au pays.

Moi : ah bon?

Je ne connais pas ces enfants, bien entendu j'en ai déjà rencontré certains mais je ne les fréquente pas. Après tout être la quatrième femme d'un homme qui a déjà une vingtaine d'enfants n'est pas une chose aisée. Surtout lorsque nous ne vivons pas dans la même ville. Je suis la seule de ses épouses à vivre en centre ville logé dans une de ces grandes maisons. Les autres aussi vivent dans leur maison mais dans sa région natale. Il fait la navette toutes les semaines afin d'aller les voir. Je sais déjà qu'elles doivent être en train de me maudire de les priver autant de leur époux la plupart du temps même si ceci n'est pas ma faute.

Je l'avais prévenu avant le mariage que je n'allais pas quitter ma ville pour rejoindre la sienne et il l'a très tôt accepté donc je ne me sens pas responsable. Surtout que son business marche plus ici qu'ailleurs.

Baye Ibou : oui...... reviens la semaine prochaine.

Moi : mais n'était il pas marié ?

Il soupire

Baye Ibou : divorcé

Moi: ah !

Baye Ibou: en plus ils n'ont pas eu d'enfants.

Moi : je vois.

On parle rarement de ses enfants même si je sais la fierté qu'il voue à ce fils aîné dont il parle quasiment avec honneur.

Baye Ibou: je pensais qu'il n'allait plus rentrer au pays tellement il y avait réussi sa vie.

Moi : mais peut-être qu'il a compris que tu as assez travaillé.

Baye Ibou: oui et j'espère bien qu'il acceptera de reprendre le flambeau.

Moi : pourquoi refuserait-il de le faire ?

Baye Ibou: Almamy est un homme assez fier, il n'a jamais voulu compter sur moi pour réussir sa vie. Il s'est assez battu pour s'en sortir à l'aide de ses propres moyens.

Moi: humm alors c'est un homme comme ça qu'il te faut pour te remplacer.

Baye Ibou (avec fierté): oh que oui, j'ai hâte de te le présenter.

********

Ma mère : voilà, tu devras boire celui-ci et l'autre te laver avec durant cinq jours.

J'ouvre le flacon et je le sens avant de le regretter, son odeur est déplaisante.

Moi : Hun

Ma mère : ne fais pas cette tête, tu dois te résoudre à prendre cette potion.

Moi : mais...

Ma mère : pas besoin Yacine, tu dois le faire et puis c'est tout. Je te rappelle que tu entames ta troisième année de mariage sans un petit bout de Dieu.

Je soupire en entendant encore cela sortir de sa bouche, si je comptais le nombre de fois qu'elle m'a répété cela alors nous en serions encore là demain.

Moi : je ne suis pas encore enceinte parce que Dieu ne l'a pas encore décidé.

Ma mère : tu es trop limité toi, dois-je te rappeler que tu te retrouves dans un mariage polygamie. Tu crois que tes coépouses vont rester assises et te regarder t'accaparer de leur époux sans rien faire ?

Moi : mais je ne me le suis pas accaparé.

Ma mère : ça, c'est ce que tu veux te faire croire, mais on n'a pas tous la même impression.

Moi (soupirant) : si tu le dis.

Ma mère : alors explique-moi pourquoi après tous les examens qui montrent que vous pouvez avoir d'enfants, tu n'es toujours pas tombé enceinte ?

Moi : bref...

Je n'ai marre que l'on ramène constamment ce sujet sur la table, d'accord, je ne suis pas encore tombé enceinte, mais ce n'est pas la fin du monde.

Ma mère : ou bien tu me dis si chez ton mari les choses ne fonctionnent pas très bien.

Je la regarde les yeux bien écarquillés.

Moi : tout va très bien chez mon mari.

Ma mère : on ne dirait pas.

Moi : pense, ce que tu veux et tu sais quoi, je dois rentrer chez moi. J'ai un dîner à préparer pour mon époux.

Ma mère : bien, mais n'oublie pas de respecter les consignes pour ces médicaments.

Moi (me levant) : d'accord et salue papa pour ma part.

Chapitre 3 Partie 2

Une des choses qui m'apaise est la cuisine, je suis à chaque fois heureuse de le faire quand mon mari est de tours chez moi. Pour ce soir, je nous ai préparé comme entrée de la salade chinoise après pour plat principal ballotin de poulet à paner ensuite comme accompagnement croquettes de pomme de terre. Je sais qu'il aura faim surtout avec ce long trajet.

Je finis de déposer le dernier couvercle lorsque j'entends le vrombissement du moteur de sa voiture, je suis toute souriante en allant me poster devant l'entrée aussi pas moins d'une minute j'entends sonner, je vais ouvrir, sourires aux lèvres et la première chose que je vois, c'est lui avec son bazin deux pièces en bleu ciel accompagné de son bonnet rouge qui cache souvent ses cheveux blancs.

Moi : assalamou aleykoum Daddy

Lui ( tout sourire): waleykoum salam soxnassi (madame)

Moi: yekcil ak djam, namone nala torope (bienvenue, tu m'as beaucoup manqué.)

Je lui cède le passage et il passe la porte alors que j'essaye de l'alléger en prenant son cartable des mains.

Moi : dioxma li ma téyeula papa yaw tamite (donne-moi ceci que je te la garde).

Il accepte et j'allais me retourner pour fermer la porte lorsque je remarque une autre personne. J'ai un sursaut d'une demi seconde en voyant la personne.

Il s'agit d'un jeune homme pas si jeune que ça, puisqu'il doit être dans la trentaine comme moi. Mais il est réellement grand et à travers ses habits, on peut deviner qu'il semble bien proportionné avec son teint bien foncé. Le premier truc qui me frappe, c'est son magnétisme, son beau sourire, sa mâchoire carrée...

Moi : oh !

Baye Ibou: ah oui chérie, j'ai essayé de t'appeler tout à l'heure pour te prévenir qu'Almamy allait rentrer avec moi.

Je plisse les paupières, surpris.

Moi : oh, c'est lui ton fils aîné ?

Il décide lui-même de me répondre.

Almamy (me tendant la main) : bien sûr, c'est moi, enchanté de vous rencontrer.

Moi : moi de même.

Mais ce qu'il se passe lorsque nos doigts se touchent me paraît bien étrange.

Baye Ibou : Almamy va rester ici le temps de quelques jours pour se familiariser avec le travail.

Moi : Ah

Almamy (avec sa valise) : j'espère que ça ne vous dérange pas ?

Moi : oh non, non

Je vois Baye Ibou regarder son fils avec les yeux qui brillent.

Baye Ibou: je te l'avais dit, ta tante est une très bonne personne. Évidemment que ça ne nous dérange pas, en plus elle est toute seule ici.

Moi : euh, entrez.

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