Dans le noir complet, un rire résonnait dans les airs, un rire rempli de bonheur. Intrigué, il essaya de s'avancer vers ce rire pour découvrir l'origine, à qui, il provenait. Et malgré sa vision nocturne, un pouvoir grâce à sa nature vampirique, il ne parvenait pas à voir quoique ce soit. Cela le mit en rogne, lui qui était de nature patient et calme, qu'il avait acquis, il avait déjà des siècles, il crut devenir complètement fou.
Loin de comprendre ce qu'il lui arrivait, ce que le destin lui offrait enfin après des siècles d'attentes, il s'arrêta net quand il vit une lumière luisante, aussi brûlante que le soleil lui-même.
Voulant en avoir le cœur net de ce qu'il lui arrivait, il approcha sa main vers cette lumière brûlante, attiré par elle, par ses lueurs. Il vint même par entendre une voix, une merveilleuse voix qui réveilla en lui des sensations qu'il n'avait encore jamais ressenti. De merveilleuses sensations qui réveillèrent ses instincts bestiales, loin d'être sanguinaire qui pourrait laisser entendre par sa nature. Non, des sensations de plaisir, un besoin de vouloir être proche de cette lueur brillante, la toucher, la goûter, la lier à lui pour l'éternité.
À la seconde où il avait posé son doigt sur cette lueur, il comprit enfin ce qu'il lui arrivait, il réalisa enfin au point de se sentir idiot. Il venait enfin trouver sa moitié, son âme, son tendre Calice. Il connaissait enfin son existence après des siècles et des siècles de patience.
Rien que de comprendre cela, il sut alors que tout allait changer pour lui, son destin et celle de son Calice. Il eut un pincement au cœur en pensant à son peuple, car une fois qu'ils auront découvert l'existence de son Calice, ils voudront tous faire de lui leur roi comme le voulait la loi. Une chose, qu'il ne pourra pas leur offrir au risque de se faire traquer par son frère, le roi actuel des vampires.
Il n'eut à peine le temps de voir ses longs cheveux d'or, de ses yeux bleu océan, qu'il fut brutalement extirpé de sa vision sur son Calice. En ouvrant les yeux subitement, il eut la sensation qu'on venait de la jeter contre un mur violemment, en lui coupant presque la respiration.
Loin de comprendre et d'imaginer ce qu'il lui était arrivé, la raison de cette extirpation violente, il essaya de retrouver son Calice, voir son visage, savoir qui elle était pour commencer les recherche du lieu où elle se trouvait en fermant les yeux. Il utilisa l'un des nombreux pouvoirs qu'il avait hérité par son sang royale, mais pour la première fois depuis des siècles, ça ne se passa pas comme prévu.
Il avait beau forcé, se concentrer, il ne sentit plus la présence de son tendre Calice comme il y avait peu. Il ne put malheureusement pas savoir qui elle était, si elle allait bien ou non, il était dans l'incapacité de la protéger du monde, des atrocités des hommes, mais surtout de son frère.
En se relevant, il essaya de comprendre la raison de ce rejet violent. Il sentit que quelque chose l'empêchait de continuer dans cette voie, une force puissante, ça il ne pouvait le nier. Il releva le regard vers le ciel pour prendre un temps pour réfléchir, trouver l'origine de ce pouvoir qui cacher l'identité de sa tendre aimée.
Et après réflexion, l'unique chose capable de le faire rejeter de sa propre vision sur son Calice, lui laisser dans l'incapacité de la voir, la connaître, c'était l'œuvre de sorcellerie. Une servante de Gaïa était à l'origine de ce crime odieux.
Alors avec un sourire malicieux, il était prêt à relever le défi que cette sorcière lui avait imposé. Il allait tout mettre en œuvre pour trouver son tendre Calice.
Car, il était déterminé à la lié à lui pour l'éternité.
Un vampire s'engouffra dans les profondeurs de la forêt à la recherche d'un bon cerf pour lui prendre l'entièreté de son sang. Ses sens en alerte, il utilisa son ouïe, son odorat pour sentir, entendre quoi que ce soit qui pourrait le mener vers un bon gibier.
Ayant pisté l'odeur qu'il connaissait par cœur depuis quelques mois à des centaines de mètres de lui, il utilisa sa vitesse surhumaine pour traquer l'animal. Mais il s'arrêta subitement quand il perdit la trace de l'animal, il ne sentit plus d'odeur, plus d'émotion comme la peur, ou bien les battements de cœur de l'animal, entendre son sang pulser dans ses veines, il ne sentit plus rien.
Le vampire de six siècles fut surpris de ne plus rien sentir, entendre, comme s'il était redevenu un mortel, un humain. Il se mit à craindre pour sa vie, pour celle de sa paire, parce qu'un être était capable d'une telle puissance, la royauté. Il n'en connaissait que deux, le roi actuel Orius et le prince Dorius.
Il espérait de tout cœur, qu'il s'agit de son prince Dorius, son créateur que son frère, le roi. Tout simplement parce qu'il était la seule création du prince Dorius, autrement dit, un loyal disciple du prince, une menace pour le roi. Car, le roi ne pouvait ni lire, entendre ses pensées, encore moins le contrôler, seul son prince en était capable.
Et contrairement à son frère, le prince n'était pas capable d'une telle atrocité, ce qui rendit le prince plus compatissant ; il était le seul prêt à l'appeler "mon roi". Car à ses yeux, le prince fut le seul qui méritait la couronne.
Craignant une attaque de Orius, puisque le roi l'avait menacé lui et sa compagne de les tuer s'il ne livrait pas le prince, le vampire se tint prêt attendant son heure. Le roi allait enfin se débarrasser de lui, un partisan du clan de Dorius. Sentant une présence puissante, le vampire se retourna subitement en sortant ses crocs et ses griffes prêt à se changer. Il poussa un son bestial en s'apprêtant à attaquer ; mais on arrêta très vite son attaque.
Aussi vite que la lumière, le vampire fut à terre et il découvrit avec stupéfaction son prince, qui se tenait au-dessus de lui avec un sourire moqueur.
- C'est ainsi qu'on accueille un ami Louis ? Je suis blessé, déclara le prince avant de soulever son ami avec un rire.
- Mon prince... Vous êtes de retour... Souffla-t-il avec surprise.
- Cela semble te surprendre vieil ami ? Demanda-t-il en levant un sourcil moqueur.
- Vous avez disparu pendant cinq ans... Je craignais pour vous, votre frère... Ne put-il s'empêcher de lui faire part de ses craintes avec tristesse.
En effet, Dorius avait dû quitter la cour, son ami pour des raisons qui ne le regardaient que lui, du moins il pouvait le confier à Louis, puisqu'il était le seul ami que Dorius possédait. Et la raison de son départ était évidente, il s'agissait de son Calice, seule dans la nature. Étant donné qu'il ignorait qui elle était, ne sentant plus sa présence, il devait impérativement chercher moyen de la trouver.
- Ce n'était pas le cas, et puis... Commença-t-il par dire en aidant Louis à être présentable avant d'ajouter, je ne suis pas encore une menace pour mon frère.
- Vous serez toujours une menace aux yeux de votre frère.
- Il est l'aîné, la couronne lui revint par nos lois sacrées, répondit-il le regard impassible sachant que les choses étaient différentes à présent qu'il connaissait l'existence de son Calice.
- Vous savez tout comme moi que vous méritez bien mieux la couronne que votre frère !
Dorius eut presque un sourire, touché par la loyauté sans faille de son ami. Il savait que sa transformation n'était pas la cause, mais grâce à une longue amitié.
Dorius avait repéré Louis proche de la mort dans les rues de Paris, quand la peste noire éradiquait la population, effrayant la France. Dorius avait vu dans le regard de Louis ce soir là, une volonté féroce de vivre. Du moins, c'était son esprit vif, sa rage de vouloir vivre qui l'avait appelé.
Sans compter du fait qu'il était une recrue potentielle pour faire de lui un vampire, car Dorius avait longtemps sillonné les rues de Paris. Son ouïe, son odorat l'avaient mené à Louis et il avait découvert un jeune homme ayant tout perdu, la peste noire avait emporté la seule famille qui lui restait ; son père.
Quand leurs regards s'étaient croisés, Louis avait compris, il avait deviné que Dorius était différent de tous, pas humain pour pouvoir marcher, vivre aux côtés des malades, des morts qui décoraient les rues. Et aussi étrange que ça put paraître, Louis n'avait ressenti aucune crainte tant que le désespoir avait rongé sa peau, qu'il ne voulait pas mourir ainsi.
- Veux-tu vivre ? Lui avait-il demandé en changeant la couleur de ses yeux; qui étaient devenus rouges ardents, montrant également à cet humain sa vraie nature.
- Je ne veux pas mourir... Lui avait-il répondu les larmes aux yeux, le regard suppliant.
- Tu vas mourir c'est indéniable mais tu ne seras plus jamais le même soit en certain, l'avait-il averti avant de le porter dans ses bras.
À l'abri des regards des humains, Dorius avait transformé Louis dans les bois profonds de la France. Il avait fini par faire de lui un vampire, un être immortel, où le temps, les maladies ne pouvaient plus rien faire contre lui, son disciple à jamais.
Depuis sa transformation, Dorius n'avait pas lâché son disciple durant tout au long de son apprentissage. Car l'avoir transformé était une chose, mais il avait dû apprendre à Louis la maîtrise de la soif de sang humain, la chose la plus compliquée à contrôler durant les premières années de mutations.
Et durant ces années d'apprentissage, Dorius et Louis étaient devenus des amis loyaux et fidèles. À jamais, Louis lui sera éternellement reconnaissant pour lui avoir sauvé la vie, lui offrir une nouvelle vie bien qu'elle avait été difficile et longue, la solitude avait fini par le peser au point de vouloir plus ; comme l'amour.
Dorius regarda son ami et il fut surpris de voir plusieurs poches de sang entièrement vides dans les mains de son ami, y compris dans le sac à dos qu'il portait. Il vint même à comprendre la raison pour laquelle son ami se trouvait au beau milieu des bois sombres de leur terre, il était en train de chasser du gibier.
Seulement, Dorius connaissait son ami par cœur, mieux que lui-même puisqu'il l'avait transmuté ; il connaissait la maîtrise de la soif de sang parfaite de son disciple. Alors le sang de gibier qu'il espérait obtenir n'était pas pour lui, mais pour quelqu'un d'autre.
- Tu étais en train de chasser n'est-ce pas ? Demanda-t-il à son ami suspicieux loin l'envie de lire dans ses pensées pour connaître la vérité.
- En effet, j'avais trouvé une proie mais vous êtes apparu subitement.
- Pour qui est ce sang que tu t'acharnes à obtenir ? Je sais que ce n'est pas pour toi, tu as une grande maîtrise de la soif de sang mon ami, le questionna-t-il intrigué gardant le regard suspicieux.
- En effet, il n'est pas pour moi, répondit le disciple le regard fuyant et hésitant.
Il était temps pour Louis de révéler la vérité, ce qu'il avait fait parce que la solitude devenait trop dure pour lui. C'était contraire à leurs lois, Louis aurait dû demander l'accord à son créateur pour muter une autre personne, se choisir une partenaire pour l'éternité.
Dorius n'était pas stupide, il avait deviné la raison, mais il voulait l'entendre de la bouche de son ami.
- Elle s'appelle Anna... Finit-il enfin à lui répondre après avoir senti le regard perçant de son prince.
- Louis, commença-t-il par l'appeler sous un soupir mais son disciple l'interrompit en se défendant au mieux.
- La solitude devenait trop grande mon prince ! Et depuis votre départ soudain... Je ne le supportais plus... Je sais que j'aurai dû demander votre accord comme l'exige la loi !
Dorius ne répondit rien à cela, il ne pouvait lui en vouloir, ni même être en colère, car il savait que ce moment viendrait, ce fut la première chose que Dorius avait mise en garde avant de le transformer.
Il jouira d'un puissant pouvoir, le contrôle de la soif sera ardu, mais le pire de tous était la solitude. Il finit par s'incruster dans la peau pour vous ronger de l'intérieur, finissant par trouver les jours, les années, les siècles devenir de plus en plus longs, au point de craquer, vouloir un être à ses côtés pour passer les prochains siècles.
Tous les disciples attendirent ce moment, quand leur créateur leur accorda ce souhait de se choisir une paire, une partenaire pour la vie et cela en leur accordant la vie éternelle.
Cette loi avait été écrite dans le sang, pour empêcher une surpopulation de vampire, pour se cacher parmi les humains pour éviter un désastre, parce que le contrôle de la soif était le plus important pour la famille royale, les princes de la nuit. Du moins, pour le prince Dorius s'était le plus important, mais quant à son frère aîné Orius, ce dernier ne pensait pas la même chose.
Dorius revint à lui pour s'avancer vers son ami, il posa ses mains sur ses épaules pour le rassurer, le réconforter comprenant le geste impulsif de son amie. Et à présent que son ami avait choisi sa paire, Dorius fut curieux d'en savoir un peu plus concernant cette Anna.
- Depuis combien de temps l'as-tu transmuté ?
- Cela fait à peine quatre lunes... Je lui apprends le contrôle de la soif, comme vous me l'avez appris, répondit-il retrouvant un sourire rien qu'en parlant d'elle, pensant à sa tendre Anna.
- Comment tu t'es pris ? L'a-t-elle accepté ? Tu sais que les premières semaines sont les plus difficiles, voulut-il tout savoir dans les moindres détails.
- Ça n'a pas été si difficile pour elle, je me suis pris différemment, avoua-t-il tout gêné.
Si le vampire pouvait encore rougir, il serait tout rouge du visage. Car courtiser Anna avait été difficile pour lui, il ne savait pas vraiment comment s'y prendre, d'autant plus que ce n'était plus la même époque. Il avait dû faire preuve de stratagèmes pour gagner la confiance de l'humaine, tenter une approche pour ensuite la séduire.
Sans aucun doute, il avait réussi à le faire, car elle était devenue sa paire. Louis avait cru que c'était difficile, mais il avait oublié que leur nature les poussait à être des êtres sublimes et envoûtants. Pour séduire leurs proies de manière plus efficace, leurs semblables utilisaient cet atout pour séduire leurs pairs.
- Comment tu t'es pris ? Tu l'as enlevé ? Demanda-t-il curieusement.
- Non loin de là mon prince, je ne pouvais m'y résoudre, répondit Louis avec douleur.
- Beaucoup d'entre nous ne se gênent pas pour le faire afin d'avoir celle qu'ils désirent tant dans leur couche pour toujours ! Même nous les princes de la nuit.
Avec amertume, le prince exprima sa connaissance des pratiques malsaines de son frère aîné, du moins de ses nombreux disciples. Pire encore, pratiquer la dépendance chez les humains.
- Vous êtes différent de lui... C'est vous qui devrez être roi, lui dit son disciple avec douleur.
Dorius lui offrit un simple sourire devant la loyauté sans faille de son disciple. Mais, il n'ajouta rien, il fit un pas sur le côté pour flairer une odeur, pour aider son ami à trouver une bonne proie pour sa paire.
- Alors tu l'as courtisé ? Comme nous le faisions au bon vieux temps ? Demanda-t-il avec un sourire taquin au coin des lèvres, voulant en savoir davantage.
- J'ai fait mon possible... Les humains sont devenus si compliqués à approcher, gagner son influence était ardue alors je suis entré dans ses rêves, lui avoua son disciple en fronçant les sourcils mais avec un large sourire aux lèvres il ajouta, je suis parvenu à gagner son amour.
- Les humains évoluent chaque siècle ainsi que leur méthode de vie, c'est à présent à nous de s'adapter à eux, lui expliqua le prince avec un faible sourire.
- Votre frère n'est pas de cet avis malheureusement, lui fit-il part de ses craintes en marchant au côté de son prince.
- Mon frère est un problème pour notre sécurité et celle de notre monde, ça je ne peux le renier.
- Alors vous comptez agir ? Demanda Louis avec espoir prêt à agir au côté de son roi légitime.
- Pour l'instant, j'ai d'autres préoccupations, reconnut-il hésitant ne sachant si c'était le bon moment ou non de lui dire la raison de son départ soudain.
Peu après ses dires, Dorius leva son regard quand il sentit une odeur lui chatouiller les narines, Louis avait également senti cette odeur ; ils avaient trouvé leur proie. Plus ancien que Louis, Dorius fut plus rapide pour emprisonner la bête dans ses bras. Il utilisa l'un de ses nombreux pouvoirs pour endormir la bête, pour empêcher l'animal de souffrir.
Alors que Dorius aida à son ami à extraire le sang de l'animal pour sa paire, mais il sentit le regard de son ami sur lui.
- Je remarque que vous n'avez pas perdu la main, rit Louis en voyant la douceur de son prince envers l'animal.
- Je déteste les souffrances inutiles mais je te remercie Louis et depuis tous ces siècles passés ensemble, tu peux cesser ces formes de respect, lui sourit-il en relevant son regard vers lui.
- Je... Fut-il hésitant avant de chercher de bonnes excuses pour garder cette forme de politesse, vous êtes mon prince et mon créateur... Je vous dois éternellement le respect.
- Tu sais pourquoi je t'ai transmuté, la véritable raison bien que j'en ai terriblement honte ? Lui demanda-t-il avec un faible sourire.
- Dès le début de ma nouvelle vie, je l'ai compris. Vous vouliez un ami à qui vous confier, quelqu'un sur qui compter, comme un... Commença Louis par dire avec un sourire, qu'il finit par perdre ne parvenant pas à finir sa phrase.
- Comme un vrai frère, termina le prince avec un faible sourire confirmant par le même occasion ses dires.
- Je vous voyais chaque jour m'épier vous demandant si j'étais un bon choix ou non, qu'est-ce qui vous a tant décidé à m'accorder l'immortalité ?
- Parce que j'ai vu dans ton regard que je pouvais me fier à toi, te donner pleinement et éternellement ma confiance, comme le ferait un frère.
- Vous avez un frère, encore de la famille.
- J'ai un frère qui est devenu une atrocité pour nous tous ! On n'a jamais été vraiment proche lui et moi et depuis ta transmutation, cela a empiré, se confia-t-il avec amertume en lui donnant la dernière poche de sang à son ami.
- Les choses changeront quand vous trouverez votre Calice le premier, tenta son ami de le réconforter.
Oui, il l'avait trouvée mais il ignorait qui elle était comme le voulait le destin, mais quelqu'un fit barrage à son destin. Dorius avait besoin de son ami pour trouver son Calice.
Tout le sang collecté, Dorius donna la dernière poche de sang à son ami, qui ce dernier trouva son prince étrangement silencieux concernant son Calice. Dont Dorius n'avait pas cessé de lui en parler, lui montrer sa hâte de trouver sa moitié, la lier à lui pour l'éternité, faire d'elle une reine.
Plus Louis le regardait et plus il finit par comprendre la raison du départ soudain de son prince.
- Tu as trouvé ton Calice... Souffla-t-il cessant enfin les formes de respect après tous ces siècles.
Soudain, le regard du prince se fit silencieux, puis un sourire rempli de convoitise apparut, surprenant par la même occasion son plus fidèle ami.