Ces genres de nouvelles arrivent généralement quand on s'y attend le moins, c'est souvent quand nous pensons que tout va bien dans notre vie que ça arrive.
Avec ma famille nous vivions de l'agriculture, nous avions des champs de manioc, macabo et bien d'autres que nous récoltons toutes les veilles du marché.
C'est ce qui a permis à mes parents de me nourrir jusqu'à mes 11ans que je venais d'avoir et je faisais déjà la classe de 3ème dans le seul lycée se trouvant dans mon village.
Je n'étais pas la seule mais j'étais très intelligente à l'école , très brave.
Dernière d'une lignée de trois, je restais la seule enfant de mes parents car mes grands frères étaient morts de suite d'accident de moto.
Même si on taxait cette mort de sorcellerie, moi je savais juste qu'ils ne sont plus et je m'arrêtai là.
NSANGOU Safi est mon nom, originaire de la région de l'ouest Cameroun, je suis Bamoum !
Entre culture et sorcellerie, c'est difficile de faire la différence entre les deux dans ce village.
La nouvelle venait de tomber, mon père venait de piquer une nouvelle crise, bien qu'il n'était pas très vieux, les évènements de la vie avaient fait de lui un être fragile qui n'attend que l'heure de sa mort. À la morts de mes frères, maman n'avait pas pu supporter et s'en était allée avec eux aussi.
Depuis 9ans papa prenait soin de moi tout seul, il avait des frères et sœurs c'est vrai, mais dans ma famille ça a toujours été « chacun pour soi et Dieu pour tous »
Papa était cardiaque depuis lors ! J'étais au lycée quand une maman du village est venu m'appeler.
__ : ton père risque de mourir toi tu fais quoi à l'école ?
Moi : il a quoi ? Je l'ai laissé à la maison ce matin avant de venir en classe.
__ : on te parle tu fais comme si on ment seulement. Marche vite il veut te voir avant de mourir. Fit-elle en me poussant par la tête pour me faire avancer un peu plus vite.
Moi : mon père ne va pas mourir, il a toujours eu des crises mais il n'est jamais mort. Je refuse.
__ : ah ma fille, c'est Dieu qui décide de ces choses là.
Nous étions donc rentré à la maison, mon père respirait à peine.
Inutile de chercher la route de l'hôpital car non seulement il est déjà presque à l'agonie, mais aussi l'hôpital de soigne pas gratuitement, entre les frais de soins et les médicaments à payer, ça ne devait pas être là grande joie.
La plume de Val
Je suis très jeune ! Je ne sais pas ce qu'est la vie, j'en ai même aucune idée.
Je suis devant lui, il me regarde et souris.
Comment quelqu'un peut sourire étant sur le lit entrain de partir ? C'était étrange. Pendant que je coulais les larmes, lui il semblait heureux.
Moi : papa ne me laisse pas s'il te plaît, maman n'est pas là pour prendre soin de moi, mes frères ne sont pas là non plus, il n'y a personne papa, sois fort et fais comme tu as toujours fait.
Il me tient donc par la main et m'a dit toujours avec ce même sourire sur les lèvres.
Papa : ne t'inquiètes pas ma fille, tu n'es pas seule, je serai là, ta mère aussi est là. Mais plus encore, Dieu sera toujours là pour te protéger, nous te protègerons tous. Mets toujours dieu devant tout et tu seras heureuse, tu es très sage et intelligente, alors utilise ces atouts pour réussir.
Moi : papa non, je refuse que tu me laisses comme ça, je suis seule, je vais vivre où même d'abord ? Je n'ai nulle part où aller.
Papa : non, j'ai mes frères et sœurs, même si nous n'avons pas toujours été sur la même longueur d'onde , ils sauront prendre soin de toi. Mais va chez ton oncle Bob.
Il est un peu plus gentil que les autres, vas chez lui, sauf en cas d'obligation avant que tu partes ailleurs.
Sa main lâchait la mienne tout doucement, c'était si difficile de m'en faire.
Il venait de nous laisser, il venait de me laisser, la seule personne que j'avais venait de me quitter.
La vie est si injuste ! Pourquoi certaines personnes doivent être heureuses et pas d'autres ? Hein ? Je me demandais bien si Dieu existe, tous les dimanches on partait à l'église, donc c'était ça m'a récompense ? Donc je partais prier à l'église pour que Dieu me prenne tous ceux que j'aimais ?
Trop de questions sans réponses, trop de « pourquoi » et pas assez de « Parce que.»
Pourquoi DIEU pouvait lui-même faire les choses comme ça ? C'est quoi ce déséquilibre dans la vie ? Entre les hommes ? Ce n'était pas juste.
À onze ans j'étais orpheline.
J'étais sortie de l'hôpital, l'habit tout mouillé par les larmes, je ne savais pas s'il fallait monter ou descendre, mon cerveau s'était arrêté de fonctionner.
Je me rappelais donc de ce qu'il m'a dit avant de mourir, il fallait que j'aille voir oncle Bob pour le prévenir, pour lui annoncer la nouvelle.
La plume de Val
Je marchais aussi comme ça, comme quelqu'un qui est perdu, évidemment j'étais perdue.
J'avais marché sur plusieurs kilomètres avant d'arriver chez mon oncle il n'était pas là.
Sa femme dit qu'il est allé récolter du vin.
Ma fille il y a quel problème ? Pourquoi tu pleures ?
Moi : tante, papa est parti !
__ : comment, parti où ?
Moi : mort.
C'était plus fort que moi, je n'arrivais plus à dire un mot de plus. Je me suis mise en sanglots.
Elle essaya tant bien que mal de me consoler mes j'étais inconsolable.
__ : ton oncle va revenir d'un moment à l'autre, ne pleure plus.
Comment pouvait-elle me demander de ne plus pleurer pourtant j'étais en deuil ? Pourtant je venais de perdre mon père ?
Quelle vie m'attendait devant ? Quel avenir était tracé pour moi ? Devais-je encore aller à l'école ou alors c'était fini comme ça ? Je n'avais aucune idée !
J'étais restée longtemps dans la cours avant qu'il n'arrive , il était là enfin.
Moi : oncle papa ne vit plus, il est mort.
Oncle : il était malade ?
Moi : il a toujours été malade, mais il s'en sortait toujours.
Oncle : allons-y voir.
Nous prîmes le chemin de retour et après plusieurs kilomètres de marché, nous arrivâmes.
Le corps était déjà rentré à la maison car l'une de mes tantes avait déjà ramené la dépouille.
Nous n'étions retourner à la maison et là ils étaient tous là, tout le monde était là, je me demandais comment ils étaient au courant de la nouvelle.
Notre maison était inondée de personnes, connues et inconnus, tous étaient présents ce jour.
Je ne reconnais même plus le chez nous, tout était devenu subitement différent.
Je voyais quelques grands frères du quartier derrière la maison entrain de creuser de la tombe de mon père.
Les choses se passaient très vite, plus vite même que je pensais.
Mes oncles et tantes étaient tous regroupé dans la maison pour discuter, je ne sais pas de quoi, mais ils étaient tous là.
J'entre et je les entends parler du prix du cercueil, ils étaient entrain de faire certainement le programme de l'enterrement.
Mais à voir l'allure des choses, le corps n'allais pas durer à la morgue, oui, c'était à la morgue, ce n'était pas rentré à la maison, j'avais juste fait nées illusions, peut être dû aux troubles de cette terrible nouvelle.
J'observais aussi seulement les choses, je ne pouvais rien faire que de faire les commissions dont on me demandait de faire.
C'était ça mon rôle.
La plume de Val
En quelques jours, je dirai en deux semaines mon père était déjà sous le sol, l'enterrement et les funérailles faisaient déjà presque partie du passé.
Je ne pouvais qu'accepter ce qui était arrivé.
Oncle Bob m'avait fait venir chez lui pour y vivre.
Il avait un fils, Théo, il était content de m'avoir dans leur maison,
Tout le monde était content et partageait ma liesse, mais ce je ne savais pas que cette liesse devait vite se transformer en tristes faits divers.
Quelques temps étaient passés, un mois environ, tout allait bien, j'étais prise comme l'enfant de la maison, mon oncle prenait aussi bien soin de moi mais le problème avec lui est qu'il n'était pas très souvent là, alors c'était sa femme et son fils aîné qui faisaient la loi à la maison.
Ma souffrance commença le jour où j'allais puiser de l'eau à la source, elle( la source) était à environ trois kilomètres de la maison, il y avait une piste qui sortait derrière la maison et menait directement à cette source d'eau .
Comme tous les matins et soirs, je puisais de l'eau , cette fois c'était en soirée, aux environs de 17h par là.
Quand je partais le soleil était à son horizon.
À ma grande surprise ce soir là la source était bondée de monde, des jeunes venus de partout pour puiser de l'eau, je n'en avait jamais vu autant.
Les filles, les garçons, les enfants, les grandes personnes, du moins des gens plus âgés que moi, tous étaient là ce soir là et comme toujours, il fallait faire le rang, je m'étais alignée comme tout le monde, les jeux fusent de partout, les divers jeux, ils étaient heureux, ils jouaient et chacun jouait juste pour voir le temps passé et attendre son tour de puiser de l'eau.
J'avais posé mon sceau d'eau en attendant mon tour.
Habillée d'un petite robe noir et presque transparente, mon dessous se voyait pour Celui qui se concentrait à me regarder.
J'étais petite, c'est vrai, mais mon corps disait le contraire, j'étais potelée, avec de petits seins qui commençaient encore à pousser, à 11ans je pouvais convaincre quelque que j'en ai plus et il ne pouvait pas discuter.
J'avais toujours les cheveux courts, depuis mon enfance, j'avais toujours eu des cheveux courts et cela allait très bien avec moi.
Assise sur un plancher un peu plus loin du rang des accessoires d'eau, j'observais les jeunes s'amuser et quand un scène amusante se présentait, je ne m'empêchait pas de rire aussi comme les autres.
Mais entre temps le temps le temps passait et je ne m'en rendais pas compte, du moins, même si je me rendais compte, je ne pouvais pas retourner à la maison sans ce que je suis allée chercher, donc je devais impérativement rentrer avec le sceau plein d'eau.
Maos les choses allaient se passer autrement, c'était mon tour et j'avais bel et bien puisé mon eau.
Avec certains garçons qui sont toujours entrain de taquiner les petites filles qu'ils croisent en route, j'en faisais partie, mais j'étais beaucoup plus concentrée sur mon eau et là j'étais déjà sur la route de retour dans les 18h passé, il faisait déjà noir, mais puisque je faisais cette route depuis plus d'un mois, j'avais la maîtrise mais à, très loin de là source, et encore loin de là maison, je me fit attaquer, je ne sais pas par qui, mais ils m'avaient effrayé et la peur m'avait fait laisser tomber le sceau que j'avais sur la tête, l'eau s'était versé sur l'un d'eux mais j'avais pris la fuite en prenant laissant le sceau là-bas.
En ce moment je n'avais pas pensé à ce que l'on pourrait me faire une fois à la maison sans eau ni son récipient.
Je me devais de sauver d'abord ma tête avant toute chose.
Ils étaient au nombre de trois, du moins, ceux que j'avais vu, je ne sais pas s'il y avait d'autres dans les herbes ou pas.
Ils ne m'avaient même pas poursuivi, ils n'arrêtaient pas de rire quand je prenais la fuite.
Enfin j'étais arrivée à la maison, je pensais que j'étais sauvé et pourtant, c'était là qu'était le problème, la femme de mon oncle que j'avais déjà prise l'habitude tante, était assise devant la porte, avec un fouet en main, je n'avais pas compris au départ, j'étais entrée en courant avant qu'elle m'appelle.
Tante : NSANGOU !!!
Moi ( toute affolée et transpirante ) tante...
Tante : tu compte m'expliquer ce que tu fais à la source depuis 15h ?
Moi : il y avait beaucoup de personnes là-bas et on faisait le rang. J'étais obligée de faire le rang aussi.
Tante : tu mens !
Ce mot en sortant de sa bouche était sorti avec un coup de fouet sur le dos puisque j'étais devant elle quand lait.
J'essaie de fuir mais il n'y pas moyen.
Tante : tu pars où ? Tu veux courir avec moi ? Où est mon sceau ? Hein ? Où est mon sceau NSANGOU ? On m'a dit que tu étais entrain de jouer avec tes camarades là-bas et tu viens me mentir qu'il y avait le rang là-bas ? Depuis quand tu mens ? Qui t'a appris ça ?
Les coups de fouet ne faisaient que se multiplier au fur et à mesure qu'elle faisait monter sa colère.
Mon dos chauffait on aurait dit du feu qui y brûlait.
Je ne puis Supporter cette douleur alors je pris la fuite, direction inconnue.
En ce moment, je n'avais plus pensé à ceux que je fuyais pour me retrouver dans cette situation.
Je ne savais pas où j'allais , mais elle ne me laissa point !
Tante : tu vas où comme ça ? Si tu fais jusqu'à tu pars NSANGOU, tu restes là-bas, tu ne mets plus tes pieds dans cette maison !
Moi : tante s'il te plaît ! S'il te plaît ne me tape plus je vais tout t'expliquer pardon seulement ne me tape plus !!! Ça fait mal tantine, tantine s'il te plaît ! Je t'en prie ça fait mal, j'ai mal ooh s'il vous plaît venez m'aider.
C'était insupportable ! Elle n'arrêtait pas de me fouetter, le bâton qu'elle me tabassait c'était cassé, je pensais qu'en fin j'étais sauvée, or que non ! L'épisode deux de la première saison arrivait en force.
Tante : tu penses que c'est fini ? Je vais te montrer qu'on ne joue pas avec moi, je vais te montrer que c'est moi qui commande dans cette maison NSANGOU ! Tu peux acheter un sceau comme celui que tu as jeté là ? Tu sais combien ça coûte ? Théo, donnes moi l'autre bâton là, l'enfant ci va me sentir aujourd'hui.
J'avais le corps entier qui chauffait, non, chauffer c'est peu, j'avais le corps en feu.
Mon dos, mes pieds, mes bras, tout le corps brûlait.
Enfin oncle Bob était arrivé, j'avais reçue une correction pendant une trentaine de minutes.
Il avait tout calmé, bien que sa femme ne voulais pas m'écouter , lui au moins avait pris la peine de m'entendre.
Oncle : je t'écoute Safi, ta mère dit que tu est partie puiser l'eau depuis 15h et ce n'est que maintenant que tu rentres.
Moi : mon oncle il y avait beaucoup de personnes à la source, on faisait le rang, alors j'ai dû attendre mon tour pour puiser l'eau.
Oncle : et où est cette eau maintenant ?
Moi : à mon retour, en route il y a certains garçons qui sont sortis des champs, j'avais peur qu'ils devaient me violer, alors j'ai fuis en laissant le sceau là-bas.
Oncle : hum ! Tu as reconnue un d'eux ? Ils étaient combien ?
Moi : ils étaient trois, j'ai vue trois garçons sortir des champs, un à gauche et les deux autres à droite mais je n'ai pas pû voir leurs visages, il faisait déjà noir.
Tante : Bob tu vois bien que l'enfant ci te ment, ce n'est qu'une menteuse, quels gars sont sortis des champs ? Ce sont les mensonges. Il fallait me laisser la corriger correctement et bien ! Voilà, comme ça, ça va lui apprendre à ne plus mentir !
Oncle : prochainement ne marche plus la nuit, si tu arrives à la source et qu'il y a trop les gens, rentre quand il fait encore jour.
Je ne veux pas entendre que les garçons t'ont violé ici. Ils sont trop barbares ces gens.
Moi : merci tonton, j'ai compris.
Oncle : Théo allons chercher le sceau en question.
Ils étaient partis et la femme de mon oncle m'avait privé de nourriture cette nuit là !
C'était mieux que le fouet en tout cas !
J'avais dormi cette nuit là sans vraiment savoir où j'étais , entre les traces des fouets et le corps qui chauffait, le sommeil était venu me soulager.
Le lendemain à cinq heures l'eau froide me réveilla du lit pour que j'aille faire mes travaux champêtres.
J'ignorais pourquoi mais la femme de mon oncle avait en elle une haine assez particulière.
Elle : madame les vraies femmes se lèvent à 4h du matin pour commencer le travail, toi il faut seulement qu'on te verse de l'eau à 5h pour que tu le lèves ? Tu es qu'elle genre de femme ? Vas me puiser l'eau avant qu'on ne salisse ça !
Avec la précipitation, avec l'eau encore qui coulait sur moi, je me rendis à la source pour ramener encore de l'eau à la maison, ce matin là fut l'un je matins difficiles à oublier car j'étais au centre des moqueries de mes semblables.
Certains qui disaient, en riant que j'avais fait pipi sur moi au lit.
__ une grande fille comme toi pisse encore au lit mama ?
__ en plus elle est même belle hein, weeehh l'apparence est vraiment trompeuse.
Je n'osais pas ouvrir la bouche, si seulement je tentais de le faire j'allais recevoir toutes les humiliations du monde, alors je restais bouche bée devant toutes ces bandes d'ignorants qui ne savaient rien de ma vie mais qui se permettaient de me parler de la sorte.
J'avais puisée mon eau et quand je voulais porter pour rentrer avec, l'un de ceux qui se moquaient de moi fit tomber la bassine en me bousculant, comme s'il ne l'avait pas fait exprès.
__ oups ! Pardonnez-moi moi madame la pisseuse au lit ! Ça sens même hein !
Comme si de rien n'était, j'avais puisée une fois de plus de l'eau dans ma bassine et, par ma grande surprise, quelqu'un vint m'aider à me l'a déposer sur la tête.
Il n'était pas très grand, mais il n'était pas aussi petit non plus, habillé d'un blouson cuir homme de couleur noire, un djinn de couleur bleue, il ne semblait pas être très d'accord avec ce que les autres me faisaient et m'avait dit une seule phrase.
__ porte ton eau rentre, ne fais pas attention à eux, ils ne savent pas ce qu'ils font.
Moi : merci.
J'étais partie sans me retourner.
Je n'avais plus eu de mauvaises nouvelles à mon arrivée à la maison, après avoir fait trois tours à la source, j'avais fais ensuite la vaisselle et la lessive.
Les congés de Pâques étaient terminé ! J'étais juste à quelques mois de composer le BEPC.
Avec tous les évènements qui se sont passés ces derniers temps, je n'étais vraiment plus sûr de moi, Théo aussi faisait le même examen, mais il était plus âgé que moi, de deux ans peut être, je n'étais pas trop sûr de son âge.
Puisque le village entier n'avait que deux grands lycées, le notre devait composé dans le leur. Donc leur lycée était l'un des sous centre de toute la région.
Donc j'avais eu la chance de n'être pas très loin, mais je ne trouvais pas assez de temps pour réviser, en plus j'avais perdu beaucoup de cours.
Pendant que je cherchais comment faire, une idée me vint à l'esprit .
Je pouvais demander les cahiers de Théo pour lire les cours, ou même pour recopier dans les miens si possible.
Un soir donc il était de retour des classes, vue sa mine qui dégageait un peu de sourire, je m'approchais donc de lui.
Moi : bonsoir Théo et bon retour.
Théo : Merci Safi. C'est comment ?
Moi : ça va. S'il te plaît, je voulais te demander quelque chose.
Théo : oui quoi ?
Moi : j'aimerais avoir tes cahiers, depuis je n'ai pas les cours, et l'examen approche.
Théo : humm. Attends le soir. Je vais d'abord travailler avec.
Moi : d'accord Merci.
J'étais un peu soulagée, à l'idée de savoir que je devais enfin être en ligne comme tous les autres candidats.
Je pouvais avoir de l'espoir , je devais au moins ça à mon père. Son souhait était de me voir réussir à l'école comme j'ai toujours fait, il était très content de moi à ce sujet. Alors il fallait faire mon possible pour honorer sa mémoire en réussissant à cet examen qui venait à grand pas.
Il m'avait dit qu'il devait me donner ça le soir, j'avais un mauvais pressentiment car je ne l'avais jamais vue ouvrir son cahier pour étudier, il était toujours avec ses amis, toujours dehors entrain de marcher.
Et quand bien même il était à la maison, il écoutait toujours la musique, depuis que j'étais arrivée dans cette maison je ne l'avais jamais vue avec le cahier en main. Sauf s'il le faisait tard dans la nuit.
Le soir était donc arrivé et j'avais attendue fatiguée qu'il fasse un geste mais non, il ne l'avait pas fais, je me suis donc dis qu'il avait peut être oublié et qu'il fallait que je le lui rappelle.
Moi : Théo s'il te plaît t'es cahiers là. Tu m'as oublié ?
Théo : non je n'ai pas oublié. En effet je voulais qu'on soit seuls pour que je te fasse une proposition !
Moi : oui laquelle ?
Théo : tu as besoin de les cours non ?
Moi : oui
Théo : voilà, moi aussi j'ai besoin de quelque chose.
Moi : quoi comme ça ? Tu sais bien que je n'ai pas d'argent .
Théo : qui a parlé d'argent ? Je sais que tu n'as rien.
Moi : et tu veux alors quoi de moi ? Je peux bien te donner quoi ?
Théo : tu peux me donner plus que tu le penses, tu as beaucoup de choses. Et toi-même tu le sais très bien.
Mon cœur battait mais je ne comprenais pas au départ ce qu'il me demandait jusqu'à ce qu'il décidé de briser la glace.
Théo : Safi arrête de faire comme une gamine dis donc, tu as as déjà presque 12ans et regarde ton corps, tu as le corps d'un adulte tu es bien formée et tout. Donc à toi de choisir !
J'étais dépassée ! Il venait là de me demander de coucher avec lui pour avoir les cours qu'il avait dans ses cahiers. Non seulement je n'avais jamais couchée à avec quelqu'un , mais il était en plus mon cousin, en aucun cas je ne pourrai accepter une telle chose.
Moi : mais Théo tu me demandes de coucher avec toi ? Tu es normal même ? Tu es mon cousin, tu as déjà oublié ? Je ne peux pas.
Théo : Okay ! Cool, de toute façon, je suis là si tu changes d'avis , après tout ce n'est pas moi qui veut étudier et que je n'ai pas les cours. Donc réfléchis et tu me dis. Je serai là !
Wow ! J'avais au départ pensé à tout sauf à ça, celle là je n'avais pas vue venir. Il fallait que je paye les cours d'un autre moyen.
Je n'avais pas répondue, je l'avais partir, je ne voulais même plus lui parler, ce n'était pas de ma faute si j'avais un corps qui ne correspondait pas à mon âge.
J'avoue que j'avais un postérieur qui ne personne sans effets, mais ce n'était pas de ma faute et ce n'était pas une raison pour profiter de moi de la sorte. Je n'étais pas d'accord avec cela .
Mais la vie ne nous donne pas toujours ce que nous voulons, parfois il faut faire des choses atroces pour arriver à ses fins.
Cependant je n'étais pas prête pour ça, du moins, pas encore.