Aloïs: bon écoute, je demande à papa, s'il me dit oui, on y va !
Alaël: et s'il dit non ?
Aloïs: je vais chercher des arguments pour le convaincre de nous laisser partir.
Alaël: le connaissant, il va nous sortir un « pas tant que les résultats du bac ne sont pas sortis » tu vas voir
Aloïs(se dirigeant vers le salon en sortant de la chambre): je n'espère pas.
Au salon, trouver son père
Aloïs: papa ?
Lui(concentré sur la télé): oui ?
Aloïs: Aloïs et moi sommes invité à un anniversaire, on peut y aller ?
Lui(concentré sur la télé): non pas tant que les résultas du bac ne seront pas sortis !
Aloïs: mais papa, c'est une occasion pour nous de relâcher la pression que nous avons accumulée depuis plusieurs semaines déjà !
Lui: pression tu dis ?
Aloïs: oui, des révisions, des Décapis (réviser toute la nuit), nos cerveaux ont besoin de relâcher la pression là. Je te jure qu'Alaël et moi nous saturons et que nous avons besoin de nous détendre.
Lui: hum et pourtant depuis la fin des épreuves, c'est à dire deux semaines ! Quand je rentre, je ne vous trouve pas à la maison, et votre mère me dit souvent que vous êtes dehors depuis 10 heures
Aloïs:
Lui: alors c'est qu'elle pression que tu veux aller encore relâcher à un anniversaire ? Et à pareille heure ?
Moi:
Yaëlle sortant de la cuisine !
Elle: bon papa, je vais au lit
Lui: tu as fini de bien mangé
Elle(souriant): oui papa
Lui: ok, bonne nuit mon lapin
Elle: bonne nuit papa chéri
Elle alla le prendre dans ses bras, le serra fort contre lui, ensuite lui donna un baiser sur la tempe avant de le lâcher . Quand elle passe devant son frère, elle lui tire la langue, ce dernier essaie de la talocher mais elle esquive et se moque de lui.
Yaëlle: hahahah
Aloïs: va dormir là-bas, tchip
Papa: donc non monsieur Mbala, je ne trouve pas cette sortie, utile.
Moi:
Papa: ton frère et toi devriez plutôt vous reposez, récupérer tranquillement à la maison et attendre aussi tranquillement pour vos pré-inscriptions.
Alaël: papa s'il te ...
Il tourne son visage vers son fils et le regarde durement. Alaël se ravise pour insister auprès de son père. La mine déçu et le moral a plat, il rajouta simplement
Aloïs: ok, bonne nuit papa
Lui: bonne nuit, à demain
Alaël(allongé sur le lit et les yeux fermés): alors ?
Aloïs: man, je n'ai pas envie de rater cette fête
Alaël: mais le boss a dit niet ! Pas le choix (il ramène le drap sur sa tête) mieux on pionce tranquillement.
Aloïs: hummmm, toi poince ! Tu as sommeil !
Alaël: après ..... honnetement, je ne vois pas pourquoi tu veux absolument sortir ce soir ! Après les résultats du bac, il y aura full des fêtes organisées par les gens de Descartes ! Donc....
Aloïs : donc rien ! Moi je veux sortir et je sortirais
surtout que je devais conclure un nerveux bouquet aux nénès redoutables. Alors rester dormir ce soir me paresser pas réalisable. Je suis donc allé contre la décision de mon père, je suis allé prendre ma douche, je me suis apprêté et une heure plus tard je fis le mur direction la Sablière ou se déroulait la boum !
Vicky: tu vas où Yaël ?
Yaël: je viens de faire un tour dans la chambre des garçons et Aloïs n'y est pas.
Vicky:
Yaël: je vais le chercher
Vicky: tu sais au moins où il est partit ?
Yaël: Alaël m'accompagne pour me montrer où se trouve la fête et crois moi, ton fils va passer un sale quart d'heure !
Vicky MBALA Avec l'un de mes fils, ils étaient allé chercher son frère jumeau comme il me l'avait annoncé sauf que le lendemain matin à mon réveil, les filles Armélica et Yaëlle étaient entrain de faire le ménage et Aloïs entrain de roupiller
Moi(en le réveillant): ohhh monsieur, bien le bonjour
Lui(exténué): oooooohhhh, maman, oui bonjour (souriant les yeux fermés) ça va ?
Moi: oui et toi ? Bien dormis ? Elle était bien ta fête ?
Lui(souriant): écouter maman, je....
Moi: j'espère que tu es prêt à recevoir la colère de ton père ? D'ailleurs comment ça se fait que tu dormes, ton frère est où ?
Lui(se redressant légèrement): ben dans son lit
Moi: non son lit, il est vide !
Lui: ah tient, je ne m'en suis pas rendu compte !
Moi: hier tu les les as pas vu à ta soirée ?
Lui: vu qui ?
Moi: bah, ton père et ton frère
Lui(en écartant les yeux): beh non !
Moi: c'est étrange, hier soir il m'a dit qu'il ne t'avait pas trouvé dans la chambre, alors il a demandé à Alaël de l'accompagne te chercher !
Lui(encore plus étonné): je n'ai vu personne !
Je sors en flèche de la chambre pour retrouver Armélika au salon
Moi: Armé ?
Elle: oui maman ?
Moi: tu as vu ton père ce matin ? Ou même ton frère ?
Elle: non
Moi(depuis le salon): Yaëlle ?
Elle(depuis la cuisine mais qui se dirige vers nous): maman ?
Moi: ce matin tu aurais croisé papa ? Ou bien Alaël ?
elle: non pas du tout
C'est à se moment qu'un stresse qui ne dit pas son nom, monta en moi. Et je me suis souvenue qu'à aucun moment dans la nuit je mettais réveillée, il était évident que je l'aurais fais, si Yaël était rentré dans la nuit. Mais alors, où sont-ils passés ?
Pendant deux jours, je suis restée sans nouvelle de mon mari et de mon fils. Je ne mangeais plus, ne dormais plus et passais le plus claire de mon temps à prier et à pleurer car, il était évident que quelque chose leur été arrivés !
Le troisième jour, j'ai commencé à faire les hôpitaux avec mes autres enfants et une partie de ma congrégation de l'église car je n'en pouvais plus de rester à la maison sans rien faire et c'est le cinquième jour que nous avons retrouvé Alaël entre la vie et la mort à l'hôpital.
Moi: docteur, mon fils n'était pas seul dans la voiture, il n'était pas seul, où est son père ?
Lui: je suis désolé madame, mais votre mari.... Votre mari n'a pas survécu au choc.... Il se trouve actuellement à la morgue.
Je me rappelle être tombée dans les pommes et qu'à mon réveil, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Une fois de plus. J'étais veuve et j'avais un fils qui avait la vie qui ne tenait qu'à un fil. En plus de ça, je devais aussi penser à mes trois autre enfants ! Qui pleuraient leur père et avaient peur pour leur frère
Lorsque je suis allée trouver Yaël (son corps) à la morgue, jusqu'à présent je me demande bien comment je suis parvenue à me tenir à côté de lui et à m'adresser à lui comme s'il était vivant
moi: Bébé, si cette nuit là, j'avais su que je ne te reverrais plus, crois moi. JAMAIS, je ne t'aurais laisser partir sans sentir ton corps contre le mien pour une dernière fois, JAMAIS, je ne t'aurais laisser partir sans te dire à quel point je t'aime et que tu es le seul homme que je n'ai jamais aimé, JAMAIS, je ne t'aurais laisser partir sans t'embrasser ! Tu nous as été retiré si violemment. Tu vas é-nor-mé-ment nous MANQUER A TOUS ! bébé, tu laisses un vide si immense derrière toi ! Ta famille, les enfants et moi. Tu restes un regret éternel ! Je n'arrive pas à me faire à l'idée de ne plus te laisser seul au salon devant la télé, te faire ton bouillon de crabe ou de te préparer ton Nkumu. Yaël, devant ta dépouille, je suis si faible, si vulnérable et son ressource, mais permet moi de te demander avec la dernière force qui me reste que où que tu sois, laisse revenir Alaël. Les enfants et moi ne pourrions pas supporter vos deux disparitions ! Bébé s'il te plaît. Je me met à genoux ! Demande au monsieur qui se trouve avec toi, de ramener notre fils, je ne suis pas prêt à te perdre toi et notre bébé en même temps ! S'il te plaît !!!!
Les jours, les semaines qui ont suivi n'ont pas été facile, entre l'organisation des funérailles de Yaël, les visites à l'hôpital de Alaël mais aussi me réorganiser par rapport à nos autre enfants. Mon seul réconfort vint quand mon fils commença à montrer de réels signe de rétablissement et qu'il finit enfin par sortir de l'hôpital seulement avec des séquelles qui allaient s'amoindrir au vil des années.
Ce sont mes enfants qui m'ont énormément portée durant la première année de la disparition de leur père, ils ont été également la raison pour laquelle, je ne pouvais pas craquer. Ils ont été fort, chacun à leur niveau; Armélica qui devait aller poursuivre son master à Nancy à continuer à l'UOB afin que nous restions ensemble et soudés, Aloïs ne se voyait pas aller également en France sans son frère alors que tout deux avaient obtenu leur bac. Mais aussi partir et me laisser ne lui semblait pas probable. La plus difficile à gérer fut la dernière: Yaëlle qui se referma dans un cocon. Ma fille avait perdue sa joie de vivre, elle parlait à peine. Que se soit à moi ou même à ses frère et soeur, et en 1 an, je ne l'avais pas vu sourire une seule fois !
Je n'ai pas essayé de refaire ma vie, ça ne servait à rien et de toutes les façons. Yaël avait été le premier homme de ma vie et le seul que je souhaitais connaitre alors ma seule raison de vivre était mes enfants. Cependant il eut pas mal d'homme qui ont tenté leur chance avec moi, a commencé par notre voisin Guy-orphée, déjà que du vivant de mon mari, les regards appuyés qu'il me lançait ne laisser planer aucun doute sur ses intentions, alors il ne manqua pas l'opportunité de me séduire après ma l'enterrement de Yaël.
Malgré mes « non » catégoriques, il insistait et s'invitait parfois tout seul à la maison, ce qui agaçait les enfants et en particulier Aloïs. A qui je me confiais énormément lorsque j'en avais beaucoup sur le coeur, je finis par lui dire la fois où monsieur MEBIANE avait essayé de m'embrasser en me touchant les fesses !
Le soir même, il alla cassé son portail et le menaça d'aller à la police s'il remettait encore les pieds chez nous.
Mais quelque semaines plus tard, Yaëlle m'annonça qu'elle été enceinte. Cette nouvelle ne m'enchantait bien évidement pas, parce que son bac approchait mais je ne sentais pas la force de le lui reprocher. Tous mes enfants étaient affectés par la disparition de leur père mais plus particulièrement elle. Yaëlle était la dernière et elle avait nouée un lien particulier avec Yaël. Et j'étais bien plus peinée pour mon bébé, car elle avait perdu un père, un confident, un grand frère, un conseiller, son jumeau et homonyme ! A ce moment là, pour moi, je devais tout lui passer, ne pas la blâmer ou la brusquer mais surtout la soutenir et l'encourager malgré tout et tout faire pour qu'elle obtienne son examen.