Préface
Bernard m'a fait l'honneur de me demander d'écrire la préface à son livre.
Lourde tâche, même pour quelqu'un qui a l'habitude d'écrire. Comment commencer ? Quoi écrire ? Comment être intéressant sans qu'on me soupçonne de parti pris ? Comment en faire suffisamment sans en faire trop ?
On trouve sur internet des instructions assez précises sur l'art et la manière d'écrire une préface. Preuve, s'il en faut, que la tâche est ardue et que les mots se dérobent facilement.
Et les méthodes ne soulagent pas de la difficulté : écrire, c'est s'exposer, dévoiler irrémédiablement ses réflexions, ses sentiments, ses émotions sans fard, prendre le risque d'être jugé sans pouvoir se défendre et si c'est difficile pour une préface, que dire de la difficulté de publier un livre entier ?
Alors, je me lance et je vais tenter de me montrer aussi courageuse que mon partenaire d'écriture et d'aventures intellectuelles.
Je ne suis pas spécialiste de littérature. Je ne sais pas disserter sur le style, le choix des mots, les intentions de l'auteur... Je dirais donc ce que j'ai aimé dans ce roman et qui vous le fera peut-être choisir, à vous ensuite de découvrir les raisons qui vous le feront apprécier.
C'est un roman raconté à hauteur d'enfants, d'enfants qui découvrent et observent le monde sans jugement et sans pathos malgré l'adversité qui les a menés dans cette collectivité d'enfants sans parents.
C'est un roman lent qui oblige à regarder la vie et les paysages qu'ils traversent en même temps qu'eux.
C'est un roman lyrique qui réussit à nous faire revivre vers les émerveillements touchants de naïveté de l'enfance pour des couleurs, des musiques et des rencontres.
Ce sont des histoires de vie qui se tissent et s'entremêlent, qui se heurtent et s'éloignent pour mieux se rapprocher.
C'est un roman qui se suffit à lui-même et qui donne envie de lire le suivant.
Nathalie Goursolas-BogrenLe pays des châteaux